GARROS
pasteur Garrigues, peut-être fils de ce dernier, a trad. de l'anglais de Wollaston nn ouvrage intitulé Ébauché de la religion naturelle, avec des additions considérables (La Haye, 1726, in-4o ; 1756, 3 vol. in-12). — (Barthélémy), de Lodève, admis à la bourgeoisie genevoise avec ses fils, en 1706. — Garrigues, direct»" des construct. navales à La Rochelle, décédé en 1836.
GARRISSON (Pierre de), fils de Pierre et de sa seconde femme Anne Laireille qu'il avait épousée en 1637, était lieutenant particulier au présidial de Montauban lorsqu'il reçut signification d'un arrêt du Conseil d'État conçu en ces termes :
Le Roy ayant esté informé que dans le corps du présidial de Montauban il y a quatre officiers faisant profession de la R. P. R. sçavoir le sr Garrisson, lieut.-part., les s" Delon et Varassus, conseillers et le sr de Ricupeyroux, advocat de sa S. M. et estimant à propos pour le bien de son service et de ses sujets... ordonne qu'ils seront tenus de se démettre de leurs offices en faveur de personnes catholiques capables de les exercer, sinon à faute de ce faire... leurs offices seront déclarés vacants et impétrables. Donné à Versailles, le 14 septemb.
Garrisson se soumit d'abord, mais le remords l'assiégea bientôt et il s'enfuit du royaume. Son fils Pierre, avocat, resté à Montauban, converti et bientôt conseiller au Sénéchal, reçut du pasteur Thomas Satur une lettre datée de Londres juill. 1687, dans laquelle on lui racontait que le digne magistrat était mort le 23 juin, huit jours après être arrivé à Cantorbéry et que les ministres de cette ville, MM. George et Frouillard, rendaient témoignage « des actes d'une humiliation, d'une résignation et d'une confiance admirables » au Seigneur, qu'il avait faits en leur présence.
Ce deuxième Pierre, conseiller, eut pour fils aîné Etienne de Garrisson, né à Montauban, 13 oct. 1669, qui suivit l'exemple donné par son grand-père et s'expatria aussi, sur la fin de Tannée 1691. On a de lui une belle el curieuse lettre datée de Berlin, 12 juill. 1692, dans laquelle il explique à son père les dures nécessités de sa fuite et en implore le pardon. Cet Etienne s'établit à Amsterdam où il fonda une maison de commerce de vins et de
grains qui avait ses navires à elle. Il mourut le 5 avril 1740. II avait épousé (18 juin 1700) une d1»* Deleruul qui lui donna de nombreux enfants par lesquels cette famille se continua en Hollande jusqu'à la fin du dernier siècle, ainsi qu'on peut le voir en détail dans Lee Montalbanaù et le Refuge par H. de France (1887, ra-8°, p. 276-293). A la même famille appartenait Jonathan Garrisson, avocat, lequel figure sur une liste de convertis de Montauban, du 24 août 1685 (Tt 253) et plusieurs Garrisson réfugiés à l'époque de la Révocation en Angleterre, à Dublin, pois (1708) à New-York (voy. Baird). — A Amsterdam existait aussi une antre famille dn même nom, ayant la même origine montalbanaise, mais différente en réalité, et pauvre, au sujet de laquelle il est plaisant de voir le gros négociant d'Amsterdam, Etienne, écrire (15 septemb. 1732) en parlant d'un nommé Jean Garrisson, simple courtier de commerce : « La conformité de nom est chose déplorable, car il est bien difficile de faire comprendre aux gens du pays qu'il n'y a pas de parenté entre personnes du même nom et de la même ville. » (Lee Montalb., p. 291.) — De tous ces Garrisson de Montauban, un seul, Jacob, étudia la théologie ; encore l'abandonna-t-il (en 1669) pour se faire avocat.
GARROS (Pierre), poète gascon [Haag, V 221], né à Lectoure, étudia le droit et la théologie à Toulouse, et se rendit assez habile en hébreu pour comprendre le texte sacré dans la langue originale. Cette étude ne lui fit pas négliger toutefois la poésie, qu'il cultiva avec succès. Admirateur passionné de Clémence Isaure, il ne laissait presque point se passer une seule année sans adresser quelque pièce de vers à l'Académie des Jeux floraux. Sa religion l'ayant forcé de quitter Toulouse, il regagna sa ville natale où il mourut dans un âge très avancé. On a de lui Pealmee de David, vivats en rime gasconne, Toulouse, 1565, in-8°, et Poesias gasconae, Toulouse, 1567, petit in -4°, dédiées au prince de Navarre comme les Pealmee l'avaient été à Jeanne d'Albret. Ce sont de grandes raretés bibliographiques. — Hubert Garrotf ministre de l'église de Cotantin près Morat (pays de Vaud) en 1536 (Uerminj., Corr. des R., IV 63).