‹ La France protestante (volume 2)Chapitre 243 sur 252 · TOME V · texte numérisé non relu

TOME V

Colonne 163 : Jean Davant, ministre d'Aranjuzon. Lors de son abjuration, il publia : Déclaration véritable des raisons qui ont indvit maistre Jean de Davant, (y-devant ministre en Bèarn, de quitter la R. P. R. pour embrasser la R. C. A. et Romaine. Le 21 me jour de mars 1627. A Paris; en la paroisse de SuBenoist, entre les mains du R. P. Athanase Mole, capucin, prédicateur apostolique, après son sermon fait le jour de Feste du dit sain et. Paris, Seb. Cramoisy, 1628; 40 p. à la fin desquelles est une attestation délivrée à J. de Devant, par les anciens de l'église d'Aranjuzon (J. de Lachallet, de Menbielle, Decazzère, P. Mouguet) comme ayant été leur ministre avec grande édification depuis l'an 1605.

Omis à la colonne 188 : DECOURT, famille originaire de Blois, établie dès le XVIme siècle à La Rochelle. François Decourt aurait, vers cette époque, épousé Marie Deprignes, d'où une nombreuse descendance dont on suit ça et là les traces dans les registres de l'église réformée à La Rochelle, à Marennes et plus tard en Hollande, à

Dordrecht. Voici les plus notables ; Guy Decourt épouse à La Rochelle, 4 fév. 1606, Marie Joubert; François, épouse à Marennes, 4 fév. 1631, Anne Villeneuve; autre François, épouse à Marennes, 1» le 2 dée. 1665, Madelaine Chaboisseau; 2° Marie Fillastreau de Boisrousseau ; autre François, épouse à Dordrecht, 30 oct. 1668, Cornelia van den Linden ; d'où Jean, marié à Catherine van Steenberger ; puis Henri-François, marié à Marguerite Coignon ; puis Etienne-Jean, marié à W. van Meeteren et aïeul de M. Orderwater Decourt, habitant anjour d'hui Dordrecht. Peu après la révocation de l'Edit de Nantes, le curé de l'église Si-Nicolas de La Rochelle constatait que la famille Decourt était restée protestante, car en inscrivant la naissance d'un fils de François Decourt, banquier de cette ville, et de Marie-Elisabeth Jamin, il ajoutait :

c qui se disent mariés, ce qui ne nous « est pas apparu. >

Colonne 201 : Delacourt (Gervais), de Soissons. Permission lui est donnée en 1571 d'habiter pour quelque temps la ville de Lausanne. Il est qualifié de « maistre d'escripture, chiffrer et conter, aussi en l'art de géométrie, soit au regard de la théorique ou de la pratique, aussi en astrologie et aultres parties des sciences mathématiques. »

Dans deux opuscules astronomiques d'Elie de Molery, pasteur et astronome, parus l'un et l'autre en 1606, Delacourt est mentionné sous le nom de Gervasius Curianus, comme « très docte professeur de mathématiques dans la célèbre académie de Lausanne. > (H. Vuillbumier).

Colonne 232, ajoutez à : Dknfrrt-Rocherkau, que ses prénoms étaient Jean- Marie -Philippe -Aristide, ce dernier étant celui qu'on lui donnait exclusivement dans les relations sociales. Le 9 mai 1855 à la suite d'une blessure grave reçue en Crimée, Denfert, alors capitaine, fut décoré sur le champ de bataille et revint en France. A la fin de cette même année, il fut nommé professeur à l'Ecole d'application de Metz, pour le Cours de construction.

C'est alors qu'il composa son t Mi-

ADDITIONS ET CORRECTIONS

moire sur les voûtes en berceau, » qui fat présenté à l'Institut par le maréchal Vaillant et publié en 1860, dans la • Revue d'architecture, » de M. César Daly.

Envoyé en Algérie, Denfert eut l'occasion d'appliquer les idées contenues dans son t Mémoire » en faisant construire sur le Tigaout, à Orléansville, un pont passerelle, d'une seule arche avec 27 mètres de portée, et d'une solidité à toute épreuve. D'autres travaux importants ont été égalelement exécutes, en Algérie, sous sa direction. Il a publié dans la « Revue politique et littéraire » (n<> du 13 déc. 1873), un travail qui a pour titre :

« Des droits politiques des militaires, • où, à rencontre d'une proposition faite à la Chambre des députés tendant à exclure de la représentation nationale, les militaires en activité de service, il demande pour eux l'électorat et l'éligibilité. A la môme t Revue » (n° du 2 mai 1874), il a donné une longue étude sur : « Les militaires et le droit commun et sur La liberté décrire dans V armée. >

Denfert avait épousé M11* Surleau, fille du pasteur de Montbéliard ; union d'où sont nés deux enfants : Marie, i'ainée, qui a épousé M. Sabouraud, capitaine du génie ; et un fils, Aristide, capitaine du génie, qui après avoir renoncé à la carrière militaire, a épousé Ml|e Goquely fille d'un banquier de Paris.

Quant aux origines de la famille Denfert - Rochereau ; d'après les recherches de M. de Richemond, elle serait originaire de la Vendée. Le c Rochereau • qui leur a donné son nom serait un fief aux portes de Fontenay-le-Comte. Cet ancien fief s'appelle aujourd'hui • Roucherau. » D'après des recherches spéciales et récentes, de M. Denis de Thezan, les Denfert, qui sont appelés dans quelques actes, t Denfert de Rochereau »

et « sieur de Rouchereau, » auraient été des premiers, à Fontenay-le-Comte, à embrasser la Réforme, vers 1562.

Vers 1730, un autre Denfert pour échapper aux persécutions qui sévissaient dans le Poitou, vint se fixer à

Jarnac. Les Denfert ont, en effet, été tenus en haute estime dans le Consistoire de Jarnac pendant le XVIII™* siècle. Enfin, de Jarnac, ils sont venus se fixer à S1 Maixent.

(D. Charruaud).

Colonne 237, ajoutez : Nicolle Denise, conseiller au présidial de Provins, déposé de sa charge comme étant « de la Luthérerie, » en 1556 (Mém. de Cl. Haton, p. 41 et 54).

Colonne 355, Des Ouches, ministre à Montargis en 1568. Peut-être est-il le môme que Annet des Olches, ministre à Ollon (Vaud) en 1557; démissionnaire en 1559 avec les ministres et professeurs calvinistes ; reçu habitant à Genève le 27 mars de la même année. (Vuilleumier).

Colonne 380, lig. 6 : De Vaud (Gilbert). Le pays dont il dit qu'il est sorti, est le pays de Vaud. En effet, dans ses comptes de 1562, le bailli de Lausanne dit qu'il a payé 10 flor. 6 sols à Gillebert de Vaulx pour des prédications qu'il avait faites par intérim à Villette (paroisse entre Lausanne et Vevey, (Vuilleumier).

Colonne 482 : Dragon. — Un M. de Chomiane (sic), jadis ministre en Daupbiné, est recommandé en 1635 à la classe de Morges par les seigneurs de Berne et présenté pour le poste de Vich par le seigneur de Prangins, en vertu de son droit de patronat sur cette église. La classe le nomme < par obéissance. > Mais la maison « ministériale > étant en fort mauvais état, et le dit seigneur un patron des plus difDcultueux, toujours en retard pour le payement de la pension, M. de Chomiane obtient dès 1637 d'être transféré à Perroy (entre Rolle et Aubonne). Ce ministre parait avoir été bien en cour à Berne ; aussi ne tardet-il pas à devenir un des membres influents de sa classe. On le charge de missions de confiance auprès du Souverain et lui remet les fonctions parfois délicates de secrétaire. Il est mort à Perroy en 1645.

(Vuilleumier).

Colonne 501 : Drelincourt. Il a été dit, à cet endroit, que le 4me fils du pasteur Charles Drelincourt, baptisé le 5 mai

ADDITIONS ET CORRECTIONS

1641, reçut le prénom d* Antoine, étudia la médecine et la pratiqua d'abord à Genève, où il reçut la bourgeoisie gratuitement le 5 juin 1 678, puis à Orbe, en Suisse, où il mourut sans postérité.

Cette dernière assertion nécessite une rectification.

Antoine Drelincourt, docteur en médecine, est titré par LL. EE. de Berne ; autistes des médecins bernois et fribourgeois. Il avait épousé Anne- Marguerite Burlamachi, de Genève, fille de noble Jacques Burlamachi et et de Anne Diodati ; elle lui donna trois enfants : 1« Marquer itb-Elisabeth-Evb, née à Genève le 15 juillet 1676, mariée à Etienne de Martine» y fils de Jean-François de Martines, seigneur de Bézenas et de Anne de Pierrefleur ; 2° Charles, né à Orbe, le 4 décembre 1679, et 3° Marie, née à Orbe le 3 août 1684.

Il est assez probable que ce Charles, fils du docteur Antoine, alla s'établir à Paris et devint Fauteur d'une branche des Drelincourt qui, durant tout le XVIII me siècle, subsistait honorablement à Montreux, canton de Yaud.

Cette branche remonte par titres à Jean-Pierre Drelincourt, victime de la révocation de l'Edit de Nantes et natif de Paris. Le 4 avril 1738, il obtint des seigneurs de Berne la naturalisation dans le Pays-de-Vaud et le droit de bourgeoisie de Bussigny près Oron. C'est à Chernex, bameau de la paroisse de Montreux, qu'il fixa sa demeure. Son fils unique, Jean- Antoine, qui s'était occupé tout particulièrement d'agriculture et de botanique, laissa un fils et une fille. Ce fils, Jean-François, fut en Suisse le dernier descendant mâle de la famille Drelincourt ; né en 1777, il mourut à Yeytaux en mai 1853, après une vie consacrée à l'enseignement. Susanne Talon, de Verne x, sa femme, lui donna une fille unique, Susannb-Françoisb, née en 1806, qui épousa Jean- Jacques- Vin cent Masson, de Veytaux, elle vit aujourd'hui (mars 1886) à Montreux. La fille de Jean-Antoine Drelincourt fut Louise-Françoisk, née en 1775 et mariée en 1794 à Jean-

Pierre-David Du four, qui mourut à Veytaux, le 4 avril 1830. Elle fut la grand-mère de Charles Dufour, professeur à Morges, Louis Dufour, ancien professeur à Lausanne et Marc Dufour, docteur-médecin et directeur de l'Asile des aveugles à Lausanne.

(A. du Mont).

Colonne 510, ajoutez : Adrien Duban, d'Autun, inscrit en 1564 au livre du recteur de Genève. Il a été pasteur dans le pays de Vaud; en dernier lieu, 1598 à 1610, à Aubonne, où il eut plus d'une fois maille à partir soit avec la baronne du lieu, qui se permettait de venir à la Cène « avec les mitons » et se comportait peu modestement avec ses ministres, soit avec son diacre Jérôme Viart, qui soutenait c que les petits enfants n'ont point la foi. » Duban mourut en 1610, tandis que la classe de Morges était en instance auprès de LL. EE. de Berne pour obtenir qu'il fût < déchargé, > vu son âge et ses infirmités.

(Vuilleumibr).

Colonne 569 : Anne du Bourg. • Vers 1520, il fut nommé professeur de droit civil à l'Université d'Orléans. * Ajoutez que depuis notre article sur cet illustre martyr, il a paru une c Notice sur Anne du Bourg » à l'Université d'Orléans (Mém. de la Soc.

archéologique de l'Orléanais, t. XVIII), par M. Jules Doinel, archiviste du Loiret.

Colonne 595, lig. 4 et suiv. : Constant. Corrigez la fin de cette généalogie d'après la note que voici dont nous remercions l'honorable auteur.

Le 14 novembre 1567, est la date de l'inscription dans le Registre de l'Eglise italienne de Genève du mariage de hon. Augustino Costante (Augustin Constant) de la ville d'Ayre en Artois, habitant de Genève, avec Elisabeth, fille de noble Nicolas Pellissari aussi habitant de Genève.

Le 5 février 1570, ces époux firent dresser leur contrat de mariage, au bourg de saint Gervais, en la rue de Coutance, par maître Jacques Bienvenu, notaire. L'épouse apportait une dot de mille écus d'Italie, dits pistolets.

ADDITIONS ET CORRECTIONS

La vraie position sociale d'Augustin Constant, de la ville d'Âyre, est demeurée jusqu'ici inconnue, mais rien ne fait supposer qu'elle fût brillante.

On n'est pas mieux informé par des documents historiques des motifs qui décidèrent cet habitant de Genève à quitter cette ville pour aller s'établir à Lausanne, en 1590, avec ses deux fils et cinq filles.

Hon. Augustin Constant, allié Pellissari, termina sa carrière à Lausanne, le 14 mai 1593. Les registres de l'état civil de cette ville apprennent que sa veuve mourut le 3 janvier 1611.

Hon. David Constant, né à Genève, le 15 janvier 1587, est qualifié épicier dans sa lettre de bourgeoisie de Lausanne (du 31 octobre 1614). Il épousa à Lausanne Jeanne Marion, fille de hon. Jacques Marion, apothicaire d'Angers et de Marie Gazeau, deMérindol.

Il acquit une certaine aisance dans le commerce d'épicerie ; industrie continuée avec succès par son fils, hon.

Philibert Constant.

Ce sont les fils de ce dernier qui, en faisant suivre leur nom de celui de Rebecque, affichèrent pour la première fois la prétention de descendre des nobles Constant, seigneurs de Rebecque (dans les environs d'Ayre).

David Constant, pendant 59 ans professeur à l'Académie de Lausanne, employa tous les moyens imaginables, à Berne et à Genève pour anoblir son nom en cherchant à l'identifier avec celui d'une famille illustre.

Les deux Augustin Constant ne doivent pas être confondus. L'un soutint avec éclat en France la cause du protestantisme et ne séjourna point à Genève; le second, originaire de la ville d'Ayre en Artois, habita Genève de 1567 à 1587, puis se fixa à Lausanne en 1590, il y mourut en 1593.

Tandis qu'Augustin Constant, seigneur de Rebecque vivait encore en 1621 .

(A. du Mont).

Colonne 625 : du Chat (Eudothée), ministre à Claye, 1617-19. 11 y a grande apparence que ce ministre doit être identifié avec Timothée du Chat , précédemment pasteur « es Clex près Paris, » qui fut le premier pasteur de

l'église française de Berne. Cette église fut établie en 1623, à la demande des habitants du pays de Vaud, et surtout sur les instances du comte de la Suze, le constructeur des fortifications de Berne. La population française de cette ville s'étant considérablement accrue par suite de rétablissement de nombreux réfugiés français, un second pasteur, ayant le titre de diacre, fut établi en 1714. Les deux pasteurs ne furent mis sur le même pied que par une loi de 1860. Voici la liste des pasteurs, parmi lesquels figurent plusieurs noms d'origine française : 1624, Timothée Du Chat ; 1629, Adam Du Crest; 1646, Jean-Louis de Bouvray; 1648, Rodolphe Clerc; 1681, George Thorman ; 1684, Marc-Elie de Saussure; 1688, Moïse Hollard; 1720, César- Auguste de Frey; 1756, Elie Bertrand; 1765, Jean-Philippe Dutoit; 1775, Henri-François VuUyamoz; 1788 Jean-François Real; 1799, Louis- Auguste Curtat; 1800, Elie d'Autun; 1816, Auguste Schajfter. Depuis la loi de 1860, Timothée Delhorbe, précédemment diacre, et auparavant pasteur à Auxerre ; 1861, Edouard Luder; 1862, Louis - Aug. Bernard; 1863, Victor Gross. Les deux derniers nommés sont les pasteurs actuels. Un Antoine Du Chat était en 1636 « actuaire » de la classe de Lausanne, et 1634 à 1646, pasteur à Bex.

(Vuilleumier).

Colonne 717 : Du Jon; lig. 11 : • juillet 1562, • lisez 1568. Lig. 20 : « Otterburg, » lisez Otterberg, église française près Kaiserslautern.

A la liste que nous avons donnée, col. 718-726 des ouvrages du ministre Franc. Du Jon, pasteur à Metz et professeur à Heidelberg, il convient d'ajouter que le « Catalogue des livres condamnés par l'archev. de Paris, le 1er septemb. 1685, » mentionne ainsi notre n« VIII : Francisci Junii Indices expurgatorii duo, testes fraudum ac falsationum pontificiarum. Priorjussu Philippi H régis Hisp. et Albani ducis consilio concinnatus in Belgio ; posterior editus jussu Gasp. Guiroga cardinalis, adjecto indice librorum prohibitoruui concilii Tridentini. —

ADDITIONS ET CORRECTIONS

Une sœur de Du Jon, Jeanne, fut la 2me femme de nob. Antoine de Serrières, d'une ancienne famille messine.

Elle mourut à Metz, le 20 mars 1632.

(0. Cuvier).

Colonne 742, lig. 25 : Dumahche (Pierre), ministre réfugié à Vevey. Il fut appelé en 1685 à occuper le poste de sous-diacre, fondé la même année par M. de Montlune dans le double but de procurer un aide aux pasteurs de Vevey et de fournir à un pasteur français réfugié, victime de la persécution, un asile honorable. Ce ministère a été exercé jusqu'à la fin du XVHIme siècle par les ecclésiastiques suivants ; 1685, Pierre Dumarchè; 1712, Fleury Robert; 1719, Jaques- Samuel Dufresne; 1721, Abel GiUiard, puis N. Hurtault ; 1728, Jean-Pierre Secretan ; 1734, Jean-François Jayet ; 1738, Abraham-Louis Decoppet; 1739, Antoine Maroger ; 1774, François Chavannes; 1784, Charles Morin.

Par un décret de Tan 1837, le diaconat de la fondation Montlune a été converti en un poste de 3m* pasteur.

Voy. Jules Chavannes, Les réfugiés français dans le Pays de Vaud, Lausanne, 1874, page 148.

(Vuilleumikr).

Colonne 783, ligne 5 : Ce n'est pas à La Neuveville (Neuchâtel) que Guillaume ou Moulin rat ministre, mais à Noville, dans le gouvernement (aujourd'hui district) d'Aigle. Lignes 9 et suiv. En 1536 (lisez : en 1533), Du M. avait remplacé son ami (lisez : Simon Robert) dans sa chaire d'Aigle, et en 1527 (lisez : 1536) il exerçait le ministère pastoral à Vevey (ajoutez : qu'il quitta dés 1537). (Vuilleumier).

Colonne 854, lig. 24 : Ant. Pignet et Ant. du Pinet sont-ils le même?

Nous le croyons sans en pouvoir donner la preuve. Nous aurions dû ajouter que cette assimilation est rendue fort vraisemblable par la correspondance de Calvin, où, il apparaît encore aux dates des 15 sept. 15Ù (Opéra Calv. Brunsw. t. XXI, 343 ; oct. 1545 (ibid. 363) ; mars 1548 (t.

XII, 667 et cf. XXI, 422 et suiv.) ; janv. 1549 (t. XIII, 140) ; juin 1562 (t. XIX, 474). La môme correspon-

dance, 1544-49, montre qu'il avait pris parti contre Calvin.

(Vuilleumier).

Colonne 875, Duplessis, Charles et A.

c'est-à-dire Accasse ou Achats, sont les deux frères Du Plessis d'ALBiAc, dont il avait été déjà amplement question au t. I<* col. 87-92. Cette répétition malheureuse nous a cependant permis de mieux faire connaître le talent de celui qui était poète, et nous pouvons ajouter aujourd'hui d'après les notes de M. Vuilleumier, que Charles figure en 1552-53 et 1556-57 dans les comptes du bailli de Lausanne parmi les pensionnaires de LL.

EE. de Berne.

Colonne 906 ; lig. 7 en rem. : Dupré. < Autre, pasteur à Divonne 1637-63. > Cet autre est Jean-Louis Dupré. Obligé cette année-là (1663) de quitter le pays de Gex, il vint offrir ses services à la classe de Morges. A la recommandation de M. de Balthazar, seigneur de Prangins, il rat nommé, 1664, suffragant du pasteur de Vich, de qui dépendait l'église de Prangins, et il paraît avoir rempli ces modestes fonctions environ dix ans. En 1673, les pasteurs de la classe font entre eux une collecte en faveur du s' Dupré, suffragant, pressé de maladie et de pauvreté. (Vuilleumier).

Dupuy. Parmi les nombreuses familles de ce nom énumérées col. 910 à 951, nous avons omis une famille Dupuy de la Grange, qui s'écrit aujourd'hui du Pui, et qui réfugiée de la Guyenne lors de la Révocation, s'établit à Leyde où elle a été et est encore florissante. Nous avons cependant cité plusieurs de ses alliés, notamment Nicolas Bucaille (III, 343) et un Clignet (IV, 478). Le premier connu de ces Dupuy était consul de Vicq en basse Guyenne, et avait deux fils : Jean, également consul de Vicq, et Charles, docteur eu médecine. Le premier épousa Suzanne Delapierre, d'où un fils unique, Antoine, né le 26 septembre 1665, qui s'expatria en 1687 et après une longue pérégrination par la France, la Suisse et l'Allemagne, arriva dénué de tout en Hollande vers 1689. Sur les instances d'un ami, le pasteur

vi. 29

ADDITIONS ET CORRECTIONS

Ronfange, qui avait été pasteur en Guyenne et qui l'était alors de l'église françoise d'Enkhuysen, il s'établit dans cette ville de la Hollande septentrionale. Il épousa à Amsterdam, en 1690, Marie, fille de David de Montsarrat, consul de Castres et de Catherine Tabariès, mariage d'où sont issus dix enfants. Le seul de ceux-ci qui ait laissé des descendants est Pierre (1710-67), reçu docteur en médecine en 1737, élu en 1763 représentant de sa ville natale aux Etats-généraux de Hollande, et après sa législature (qui durait deux ans) membre du Conseil d'Etat. De son mariage contracté en 1747 avec Marie Monsieur il laissa quatre enfants, dont un seul Meinard- Sixon (1754-1834) professeur en médecine à l'Univ. de Leyde eut une postérité. Il avait épousé en 1783, Marthe-Digna Balhman, fille du premier magistrat de la ville de Kampen (Over-Yssel) seul nom hollandais qu'on voie dans la famille en l'espace de deux siècles. Cette union lui donna deux filles et un fils, Pierre -Antoine (1785-1838), docteur en droit, secrétaire de l'administration de la ville de Leyde, marié en 1818 à Marianne-Louise, fille de Nicolas Bucaills, receveur général des contributions à Leyde, et de Rose-Céline Clignet; union d'où sont nés sept enfants, dont trois fils ; les deux aînés morts célibataires en service aux Indes orientales ; le cadet, Jean-Corneille, docteur en droit, est greffier du tribunal de police de Haarlem (charge qui en Hollande est donnée par nomination du roi et non achetée). Il a épousé d11* Ursule-Hortense, fille de Petrus-Isaacus de Fremery (voy. cidessus, col. 710, lig. 32), d'où deux enfants, Marianne -Louise et Petrus Isaacus.

Colonne 950, lig. 2 et suiv. : « Charles « (du Puy de Montbrun), se retira en « Hollande avec son fils Etienne. Ce ■ dernier, né en 1718 dans le Langue - < doc et mort à Maastricht, 28 mars « 1785, est l'humble auteur d'un Re- * cueil de cantiques sacrez et d'Eté- « mens de la lecture pour apprendre à « épeler et à lire correctement, 1769,

« in-8°. * — Ces mots « l'humble auteur > prouvent que nous étions très étonnés de voir une famille héroïque de guerriers transformée tout d'un coup en la personne d'un petit maître d'école. Cependant nous n'avions pas de raison suffisante pour contester des renseignements fournis par un descendant de ce dernier et admis par MM. Haag. Mais aujourd'hui nous croyons que MM. Haag ont été induits en erreur par ce descendant, M. Etienne du Puy, résidant en 1857 au Honberg près Lobith en Hollande (V, 951, note 2), lequel s'est mépris eu ce que son ancêtre, Etienne du Puy, l'auteur du Recueil de Cantiques n'était nullement le même que Etienne du Puy de Montbrun. Il était seulement son homonyme. C'est ce que rend évident l'extrait (qui nous a été communiqué depuis) du « Uittreksel uit een registergetiteld : Livre des fiançailles et des mariages de l'église walonne de Zée depuis l'an 1760, » extrait ainsi conçu:

Novemb. 1763. Il y a promesse de mariage entre Etienne Dupuy, veuf, natif du Vigran en Languedoc et consolateur à Maëstricht d'une part et Suzanne Lambermont, veuve de Charles Guyot, native d'Amsterdam d'autre part.

Un du Puy de Montbrun n'a pas pu être inscrit sans autre désignation et en cette forme sommaire dans un acte officiel. De plus, sauf la rencontre fortuite des deux Etienne, la série des prénoms dans les deux familles est toute différente et en troisième lieu nous avons eu communication d'un cachet des Du Puy de Maëstricht qui n'a aucun rapport avec le lion de gueules en champ d'or des Montbrun, car il porte deux écus juxtaposés, à dextre un arbre sur sa terrasse ; à senestre coupé, au 1er de quatre X (âeti). au 2me d'un oiseau passant à droite.

Les deux familles étaient donc parfaitement étrangères l'une à l'autre ce qui explique très bien pourquoi le correspondant de MM, Haag, en 1857.

s'excusait de n'avoir aucun titre entre les mains qui justifiât sa filiation.

L'Etienne auteur du Recueil de Gan-

ADDITIONS ET CORRECTIONS

tiques après avoir tenu un pensionnat de jeunes gens à Maastricht, devint proposant-consolateur de l'église wallonne de cette ville. Il aspirait au titre de ministre, non sans quelque droit car il prêchait fort bien, mais le synode de la province ne voulut jamais l'admettre qu'à l'office de consolateur parce qu'il n'avait pas suivi de cours de théologie et n'avait pas de grade académique. Sur la On de sa vie il obtint la charge d'échevin de la cour féodale de Dalhem (Li m bourg de Belgique).

Colonne 1014 : Durand, n° 13, Addition : Jean Durand, pasteur d'Is-sur-Tille, c'est-à-dire* de Dijon, au XVIIme siècle, était allié de la famille de Campredon (t. III, col. 680, no 2). C'est ce qu'on voit dans une série d'actes qui ont été analysés par M. Louis Paris dans son recueil intitulé le Cabinet historique, t. IX (1863), page 289, savoir :

Contrat de mariage de noble Jacques de Campredon, écuyer, fils de Jean, seigneur du dit lieu (Le Dictionn. des postes indique six villages de ce nom dans FAriège, la Dordogne, l'Hérault et le Var), fils de nob. Jean et de d'1* Alix de Bayars, avec Jeanne, fille de nob. Guillaume Le Noir s»" de La Roque et de dll« Marguerite Le Gras, passé à Castres le 15 janvier 1590.

— Contrat de mariage de nob. Jacques de C. fils de Jacques et de d!|e Le Noir, accordé le l«r nov. 1630, avoc d"e Judith, fille de nob. David de Durand, écuyer, et de d,le Jeanne de La Fage de la ville d'Anduse. — Baptême en l'église réformée d'Anduse, de Jacques de C, fils de Jacques et de Judith de Durand, né le 23 octob. et bapt. le 3 nov. 1646. — Extrait du registre des baptêmes de l'égl. P. R. d'Issurtile, M« Jean Durant étant ministre, portant que Jacques, fils de sr Jacques de C, sr de Passavant et d^ Anne-Marie Durant, né le 7 juin 1672; marraine dll« Anne d'Aussy, femme du dit Durant ministre. — Contrat de mariage de Jacques de C, écuyer, seigr de Passavant (puis de Lironcourt et de Vaugecourt), conseiller du roi en ses conseils, fils

de Jacques de C. et de Anne-Marie Durant, accordé le 11 avril 1711 à Stockholm. Ce dernier, Jacques de Campredon, arrivé à l'âge d'homme abandonna la religion où il avait été baptisé pour entrer brillamment dans la carrière diplomatique. Des 1693, il servait en qualité de secrétaire à la suite de M. de Bonrepos, ambassadeur en Danemark et Hollande. En 1698, le mis. de Bonac, neveu de ce dernier, chargé des affaires du roi à La Haye, se l'attacha et l'emmena avec lui en 1700 lorsqu'il fut nommé ambassadeur auprès du roi de Suède, Charles XII.

M. de Campredon continua de servir la diplomatie française dans les Etats du nord et particulièrement en 1719 comme secrétaire principal du comte de Senecterre, ambassadeur en Hanovre, et il a laissé sur sa carrière jusqu'à cette année un intéressant mémoire, mais trop court (40 p.), qui était resté en la possession d'une famille de Dijon (les de Bretaigne, conseillers au parlem. de Bourgogne) et qui a été imprimé dans le Cabinet historique. (Dannrkuthkr).

Colonne 1031 : « Durril, ministre à Bradeyrac, lisez à Bergerac. On trouve dans les registres du Conseil de Genève, 6 déc. 1558 > : M" François de Dureil, Lucas Aube et Gilles partent de Genève pour la Guyenne chacun à l'endroit de l'élection de la compagnie ; Dure il à Bergerac, Aube à S**- Foy, Gilles à Bordeaux.

Colonne 1074, lig. 3 en rem. : « Du Tkil, ministre à Lausanne, 1670; à Prilly, près Lausanne, 1696. > A compléter et à corriger : Bernard Du Teil (Tiliaeus), fut diacre à Lausanne de 1636 à 1641. Il était disciple de Pierre Dumoulin et avait été nommé à la demande expresse du Conseil de la ville.

Vu ses mérites, les seigneurs de Berne lui permirent de prendre le titre de troisième pasteur. — Du Teil (Samuel), pasteur à Prangins 1674, à Ecublens 1676, à Prilly près Lausanne 1685 ; mort en 1709. (Vuilleumibr).

Colonne 1112 : Duvoisin (François-Samuel) n'était pas pasteur en Provence, mais à Provence, paroisse du bailliage (aujourd'hui district) de Grandson, Vaud.

ADDITIONS ET CORRECTIONS

Il n'était pas Français, mais il fit un séjour à Paris en 1774 comme aide temporaire de son oncle, le chapelain de l'ambassade de Hollande, qui avait épousé la fille du malheureux Calas.

Voy. Tome III, col. 477, ligne 23.

(Vuilleumier).

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