‹ La France protestante (volume 2)Chapitre 244 sur 252 · TOME VI · texte numérisé non relu

TOME VI

Colonne 126-127 : Estiennk. A l'indication des travaux bibliques de Robert Estienne il eut convenu d'ajouter l'indication des principales études du môme ordre qui ont été publiées en ces derniers temps. Ce sont principalement :

Bibliotheca novi Testamenti grxci ; Brunswick, in-8°, 1872. Par Ed. Reuss.

Novum Testamentum textus Stephanici; A. D. 1850; edidit F. H. A.

Scrivener; Cambridge, 1877, in-18.

/. H. A. Scrivener ; a plain introduction to the criticism ojf the N. T.; 3me édit.; Cambridge, in-8<>. 1883.

/. Wordsworth, Old latin biblicaltexts : I ; Oxford, 1883, in-4<>.

(S. Berger.) Colonne 375, ajoutez : FALC (Pierre), conseiller du roi, receveur et payeur des officiers de la chambre mi-partie, de Castres, dès 1596; puis trésorier provincial de l'extraordinaire des guerres en Languedoc (habitant Montpellier), mourut à Roquecourbe, le 15 oct. 1630. Son fils, Jean, secrétaire ordinaire de la chambre du roi, bourgeois de Castres, épousa Rachel de Ferret dont la sœur, Marguerite, était mariée avec Etienne Cros, écuyer.

De l'union de Jean Falc naquirent à Castres : 1° Daniel, qui suit, présenté au baptême par Jean de Seguin, sieur Des Homs et par Jeanne Falc, le 17 sept. 1642 ; — 2» Louis, présenté par Paul de Falc et par Suzanne de Froumen, le 18 septemb. 1659 ; — 3» Jean, sieur de Calmont, qui épousa Suzanne, fille d'Abel Dejean et de Suzanne de Massias, le 13 juillet 1700, et qui mourut sans postérité le 17 août 1729, laissant ses biens à son neveu, Noble N. de Falc, sieur de Puechberton. — Daniel, avocat au parlement, épousa Bachel de Vernoux qui lui donna Jean, né le 18 mai 1665. —

(Jean), lieutenant en la judicature et baronnie de Montredon, 1602, meurt étant premier consul de Roquecourbe, le 8 mars 1624. — (Jacques), docteur et avocat, mourut aussi à Roquecourbe, 25 novembre 1668.

(Pradel).

Colonne 379, lig. 14 en rem., Falquet (Pierre), pasteur à Aubusson.

Colonne 376-78 : Falgubrollks, famille languedocienne. Ajoutez :

Ses Armes étaient = d'argent au phénix de sable, les ailes éployées, au chef d'azur chargé de trois molettes d'or. Hippolvte était fils d'Etienne et de Catherine de Laversa. Sauveur, habitant de Monoblet détenait le bénéfice de S. Bomain de La Cadière, viguerie de Sauve, en 1574. d'après le curieux journal de Barthélémy, publié à Montpellier à la suite de l'Hist. des deux sièges de Sommières.

David épousa Marguerite de Pelet (non de Valet). Jean, galérien, 1692- 1695. Sa femme, enfermée dans un couvent, était Anne de Solier. Leur fils, Charles, avait épousé une dn« de Moularen et laissa une fille, Louise. Le pasteur de Nîmes, Claude de Falguerolles, desservait aussi l'église de Sl-Brez, viguerie d'Anduze, en 1574, et celle de Colognac l'année suivante (Journ. de Barthélémy). Son fils, Pierre, qui mourut jeune, était procureur à la chambre de l'édit en 1596; Jean alla étudier à Genève ; le troisième, Jacques, fut pourvu de l'office de conseiller référendaire des chancelleries de France pour servir à la chambre de l'édit, par lettres patentes de 1595, confirmées plusieurs fois, la dernière le 26 déc. 1607.

(Pradel).

Colonne 380 : Fanjeaux ou Fanjaux (Antoine de), ajoutez : pasteur de Puylaurens. Il est signalé sous le nom de « Jean Gineste dit Fanjeaux ou le médecin de Lavaur, > dans un arrêt du parlem. de Toulouse qui le condamne à mort, 10 juin 1562; voy. t. II, col. 51. Il était, dit-on, originaire de Verfeil, ce qui n'est pas improbable, plusieurs huguenots de cette ville, chef-lieu de la temporalité des archevêques de Toulouse, s'étant réfugiés à Puylaurens après

ADDITIONS ET CORRECTIONS

l'anéantissement de l'église de Verfeil (Mém. de l'acad. des se. de Toulouse, 1880). L'on de ces réfugiés, Arnaud Bodet, lieutenant du juge de Verfeil en 1561, prévôt du diocèse de Castres en 1569, devint notaire à Puylaurens et reçut le généreux testament de son compatriote Fanjeaux. Celui-ci présida plusieurs colloques et synodes, en particulier contre Olaxe. Il fut un de ces pionniers inconnus qui sacrifièrent leur vie à établir la Réforme dans le haut Languedoc. Peut-être même estce lui qui fut essor il lé en pleine paix par les très catholiques seigneurs de Garrevaques (voy. Journal de Faurin, p. lOty. En 1596, il avait deux frères, Gaspard et Jban, et quatre enfants de sa femme Gaillarde d'Imbert, fille de Jean d'Imbert et de Sabine Chambert. Il mourut le 16 déc. 1607, laissant une belle bibliothèque composée d'ouvrages de théologie, de médecine et de droit que son fils, Paul, vendit pour la somme considérable de 6000 livres.

Fanjaux eut deux filles dont Tune, Anne, épousa Pierre Fournée, et l'autre, Marie, un bourgeois de Sorèze nommé Nathanaël David. Il eut aussi deux fils, Paul, le plus jeune, dont on a un diplôme de maître es arts, daté de Montauban, 9 septemb. 1610 (Biblioth. du Protestantisme Fr.), mourut sans enfants en 1665. L'aîné, Barnaras, docteur en médecine et plusieurs fois consul de Puylaurens, décéda le 22 janvier 1655. H avait épousé Marie de Nupces, morte le 8 mai 1666, qui lui avait donné :

1° Gaillarde, mariée avec Noël de Pèrier, sieur de Saint- Alens en 1655 et qui mourut le 8 oct. 1672 : (... ayant rendu l'esprit avec beaucoup de douceur, en la consolation et assistance de M. David, escolier genevois, proposant en l'acad. de Puylaurens) ; — 2° Antoine, né le 27 mars 1627, avocat, longtemps membre du consistoire de Puylaurens et qui eut à souffrir à ce sujet au moment de la Révocation, De son mariage avec d11* Marthe, fille de Jacques Barrau et d'Anne Rey, 2 avril 1654, il n eut que deux filles. Marie, l'aînée, épousa

François de Tenon, sieur de Lajonquière, fils d'Abel et de Paule de Bouffard, mariage béni par Th. Arbussy, professeur à l'académie de Puylaurens, le 8 déc. 1675. La seconde fille d'Antoine de Fanjaux s'appelait Anne. Elle avait épousé Philippe de Bedos, sieur de Mirabel, d'une famille très attachée au protestantisme et qui mérita cette note remise à l'Intendant du Languedoc vers 1700 : « M. de « Bedos, soixante ans, catholique fort c ambigu ; M. de Mirabel, père, qua- « tre-vingts ans, faux catholique et « très obstiné dans ses préjugés ; M.

« de Mirabel, fils, trente ans, catho-

< lique fort suspect ; M. de Fonbas, « son oncle, est fugitif. C'est le carac-

< tère de cette famille d'être distin- « guée en mal dans Puylaurens, > Archiv. de l'Hérault, c. 273.

(Pradbl).

Colonne 418, ajoutez : FARGIS (Jean de), lieutenant- général de Lisle-en- Jourdain, sénéchaussée d'Armagnac, condamné à une amende de mille livres, en faveur de divers couvents, par arrêt du pari, de Toulouse du 5 avril 1570. (Pradbl).

Colonne 420, ajoutez : FARGUES (Jean), notaire, consul et membre du consistoire de Puylaurens, en 1628 et plus tard, était fils de Géraud Fargues et de Peyronne Roquet. Il mourut le 28 mai 1660 laissant deux fils : André, notaire, qui épousa Suzanne Favar dont l'une des filles, Marguerite, se maria à Castres avec Abel Peliuier ; et Jean, consul de Puylaurens en 1667, et autres années, marié en Suisse, à Neufchâtel, en 1671, avec Barbely de Guy d'Audanger, originaire de la Champagne. C'est de lui, très probablement, que parle Pierre Bayù dans ses lettres à son père du 27 sept. 1671 et 2 juill. 1672. Il mourut en 1681.

Sa femme se remaria avec Philippe de Bedos, sieur de Fonbas, 16 janv.

1687, et se réfugia à La Haye. Il laissa trois fils : André, qui épousa Olympe de Bonvilar, fille de Pierre, seigr de Lavernède et de Marguerite de Gautran en 1711 ; Paul, mort militaire ; et Jean-Henry, né le 27 oct.

1664, présenté au baptême par Jean-

ADDITIONS ET CORRECTIONS

Henry d'Audanger, baron de Sorcy, capitaine d'une compagnie franche Suisse, frère de Mme Fargues. — Jean- Henry Fargues, avocat au parlement, épousa Elisabeth de Lacger d'Algans.

François, marié avec Anne Terson, fille de Jacques et de Madeleine Quinquiry, de Sl-Paul, an Désert, le 19 mars 1754; — Jean, militaire ; Marie- Esther, enlevée une première fois à ses parents (mauvais catholiques) et conduite, ainsi que Marthe Lafon, Tune dans le couvent de la Visitation, l'autre dans celui des Ursulines, à Toulouse, mars 1723. — Marie-Esther fut relâchée quelque temps après, puis de nouveau conduite à la Visitation par lettre de cachet du 21 juill. 1731. Transférée de Toulouse à Lavaur, elle fut enfermée aux Filles de La Croix, par une nouvelle lettre de cachet du 14 oct. 1731. Elle écrivait de là à l'Intendant du Languedoc, un mois après : «... Quel sort plus triste que le mien t A l'âge de vingt-sept ans enlevée pour la seconde fois d'entre les bras de mes tendres père et mère, réduite à ne plus leur parler, à ne plus écrire et à verser des larmes continuelles à la suite de l'inhumanité de pareils enlèvements qui n'ont d'autres causes, je suis obligée de le dire dans mon désespoir, que la haine que M. Lacoste, doctrinaire et curé de Puylaurens, a conçue depuis sept ou huit ans contre mon père, et c'est moi, innocente et malheureuse, qui sers d'objet à cette vexation, tant par les 180 livres par an qu'on oblige mon père à fournir au couvent, que par

mon exil, ne pouvant ni être servie de mes parents, ni leur être utile. »

Ensuite, Marie-Esther réclame une liberté qu'elle retrouva un peu tard, sans doute, si Ton s'en rapporte à l'époque de son mariage avec François de Terson , fils d'Abel, sieur de Lajonquière et de Louise, de Ginette.

Il fut célébré au Désert par le pasteur Michel Viala, le 29 oct. 1744. Le troisième fils de Jean-Henry Fargues, appelé Paul, épousa Jeanne Estaunié, au Désert, le 22 nov. 1744. Il mourut en 1775, âgé de 78 ans, — Un autre Paul Fargues, son proche parent, avait épousé Elisabeth-Marie- Anne-Judith d'Imbert dont il eut de nombreux enfants. L'une de leurs filles, Victoire-Marie-Benjamine, épousa le baron Jean- Pierre- Antoine Rey, maréchal de camp, le 18 avril 1818.

Leur fils, Henry-David, s'était marié avec Jeanne-Philippine de Ginette, le 7 juillet 1808, qui lui donna Paul- Emile, le 7 juillet 1808, père de Mm« la comtesse actuelle de Bouffard- Madiane. (Pradel).

Colonne 498, Omis : FERMER (Michel), de Gahors, musicien dont on a un volume intitulé : Quarante et neuf Psalmes de David avec le cantique de Simèon et les commandement de Dieu, traduitz en rithmes françoises par Clément Marot et mis en musique à trois parties selon le chant vulgaire, jmr Michel Ferrier, de Cahors en Quercy ; Paris, Nicolas Du Chemin, I5l>8, in-lG.

C'est tout ce qu'on sait de cet artiste. Voy. Haag, V, 97 et M. 0. Douen, dans son Clément Marot, II, 54.

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