XIV. Oratio panegyrica Friderici I, Berl., 4790, in
XV. Instruction donnée par Frédéric- Guillaume I au prince royal, son fils, pour la campagne du Rhin, en 4734, trad. de l'allem., Berlin, 4793, in-8o.
XVI. Tableau généalogique des descendons du bourgrave de Nûrnberg, Frédéric, auquel remontent, en ligue directe, presque toutes les maisons régnantes de V Europe, Berlin, 4795, in-8©.
XVII. Sur l'ordre de succession dans la dynastie des souverains de la Prusse et du Brandenbourg de la maison de Hohenzollem, Berlin, 4798, in-8<>.
XVIII. Mémoires pour servir à f histoire de Sophie-Charlotte, reine de Prusse, Berlin, 4804, in-8<>.
Erman a publié, en outre, dans les Mémoires de l'académie de Berlin, sous le titre : Sur les bévues littéraires (an. 4786- 4803), treize mémoires où il traite de leur influence sur la mythologie, l'histoire, la géographie, la biographie, la science étymologique, les sciences exactes; — Éloge
ERMAN — ERARD
de SchuUz (an. 4794-95) ; — Mémoire sur la princesse Barbe de Brandenbourg, fille du margrave Jean (an. 4803) ; — Mémoire historique sur la ville et le château de Cœpenick (an. 4804).
Voy. les noies du sermon L'adoration en esprit et en vérité, par le pasteur F.-J.-D. Andrié, prononcé dans l'église de la FriedericbsUdt, le 22 déc. 1861 ; imp. a Berlin, H. Sauvage, 1862, in-8«de 58 pages.
Jean-Pierre Erman laissa deux fils.
L'aîné, nommé Jean-Georges, fat pasteor de l'église française de Postdam, et mourut le 4er mai 4805. Il a publié :
I. Mémoire historique sur la fondation de r église françoise de Postdam, 4785.
II. Sermon pour le premier jubilé centenaire de la fondation du collège royal français de Berlin, Berlin, 4790, in-8<\
III. Sermons sur divers textes de V Écriture sainte, Berlin, 4794, in -8°.
IV. Sermon sur le devoir de prier pour les rois, Berlin, 4794, in -8°.
Le cadet, Paul, professeur au collège français et membre de l'académie des sciences, s'est fait connaître avantageusement, ainsi que son fils Adolphe (que son voyage autour du monde a rendu célèbre), par de savantes recherches sur le magnétisme. On trouvera la liste de leurs ouvrages dans Kaiser.
4. ERARD (alias Evrard) ministre, au XVIme siècle, de Burtoncourt, fief mouvant du duché de Deux-Ponts, entre Metz et Sarrelouis, appartenant alors à André de Vienne sr de Clervant. Cette église qui disparut bientôt pour être annexée à celle de Metz avait été desservie aussi par Pierre de Cologne, 4563 ; Nicole de Courettes, 4572-77 ; Qardesy, 4577 ; MaiUard, de Courcelles, 4585 ; Peter, 4593. (0. CuviBR.) — Marie Erard de Smiair, de Normandie, 74 ans et sa fille, assistées à Londres (48 et 44 liv. st.), 4706-4740. — Jean Erard, chevalier, seigr de Belisle, marié à Anne de Ferrières veuve de René de Gonzabatz (minutes de Soullard not. à La Rochelle) ; abjure pour devenir capitaine de vaisseau, puis chef d'escadre ; tué en 4705 au combat de Malaga (Richemond).
5. ERARD ou plutôt ERRARD (Jean), un des meilleurs ingénieurs militaires du XVI™ siècle [Haag, IV 544] et l'un des premiers qui ait écrit sur l'art de fortifier
les places, naquit à Bar-le-Duc en 4554. On ne connaît cette date que par un beau portrait (gravure de Thomas de Leu) portant qu'il fut exécuté en l'année 4600 quand Errard avait 46 ans et l'on ne sait absolument rien des origines de sa famille1 et des commencements de sa carrière.
Nous ne nous arrêtons pas à parler des généalogies fantaisistes fournies par La Chenaye des Bois dont nous avons si souvent à relever les sottes complaisances ; encore moins à discuter une charte ridicule de l'an 4436 suivant laquelle les Errard descendaient d'un chef danois débarqué, l'an 985, en Normandie pour aider le duc Richard à repousser une invasion du roi Lothaire. Aux écrivains d'aujourd'hui assez aveugles pour répéter de telles sornettes s, il vaut mieux emprunter leur jugement formé sur les documents contemporains de l'homme dont ils parlent, lequel était un serviteur excellent du roi Henri IV et des ducs de Bouillon. « Esprit vigoureux, disent-ils, cœur austère, il ne quêta pas les applaudissements ; avec une bonhomie bien passée de mode, il fit son devoir simplement; il dissimula presque son génie et ses talents. On dirait qu'il s'est refusé à nous fournir les moyens de l'admirer. Hors deux ou trois passages dans ses livres, il n'a rien laissé qui puisse nous fixer sur sa famille, ni sur sa vie, ni sur ses travaux, et sans les soins pieux de longues générations, le Barrois ne pouvait rendre la justice due à l'un des hommes dont il doit être le plus fier*. » C'est en peu de paroles bien peindre un de nos vieux huguenots. En effet on lit c'est-à-dire on lisait, dans les registres de l'église deCharenton, que Jean Erard ingénieur du roi et Barbe (de Reims ou de Reince) sa femme, firent baptiser dans cette église, le 28 octob.
1 Cependant il pourrait bien être le fils d'en Philippe Errard qo on trouve employé vers 1546 sons la direction d'an ingénieur italien A dee travaux de fortification dans la Lorraine. Voj. l'ouvrage ci-dessous mentionné de MM. Lallemend et Boinette, page 1 1 note.
1 Jean Errard de £ar-U-Ih»c, ea vie, ses œuvres, etc., par Marcel Lallemend et Alfred Boinette; Bar-le-Duc, 1884, in- 12 de 334 p. ; page i. Petit volume clérical foisonnant d'erreurs volontaires et beauooup trop loué dsns le BuU. XXXIII, 425.
* Jean Errard, par M. Lallemend et A. Boinette, page H.