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a joué, de 4 6i0 ài 4 63S, à rAssemblée politique de La Rochelle.
Le S5juiD 4624, lebaroD de Mitois, qui avait déjà rempli diverses missions à la satisfaction de TAssemblée, fut élu président pour un mois. On lui donna Clemenceau pour adjoint, Casaubon et Savary pour secrétaires. Le premier acte des dépiités des églises, sous sa présidence, fut de répondre à la Déclaration donnée par le roi à Niort, le 47 mai, pour contraindre les Protestants à désavouer FAssemblée. lis ordonnèrent la publicaiion, en forme de manifeste, « d*un recueil tant des violences exercées contre les Protestants que de ce qui avoit esté commis contre les édicts » ; ce soin pris, ils s'occupèrent des moyens de soutenir la guerre.
Le manque d^argent paralysait tous leurs efforts, et le plus souvent, aux demandes pressantes des commandants des places fortes, TAssembiée en était réduite à répondre « qu^on n'avoit moyen de leur fournir hommes ni poudre maintenant.» Il en résultait nécessairement que les villes où les Huguenots étaient les maîtres, succombaient Tune après Tautre. Mais ce n'était pas le seul mal contre lequel elle avait à combattre. Il lui fallait encore prévenir les divisions dans le parti, réprimer les trahisons, et c'était peut-être là la tâche la plus difQcile ; mais l'énergie ne lui manqua jamais. Elle frappa sans ménagement ceux qui, comme l^oftcAa/ eiMolan, députés du conseil provincial de la Guienne, abusèrent de leur position pour essayer de rompre l'union des églises.
Mitois occupaitdepuis quelquesjours le fauteuil de la présidence, lorsque arrivèrent des émissaires de Lesdi" guières et de La Trémoille, qui engagèrent, au nom de ces deux seigneurs, l'Assemblée à se séparer ou du moins à suspendre ses séances e! à envoyer au roi des députés à qui ils procureraient des passe-ports. Le conseil de ville, consulté sur celte proposition, pria l'Assemblée « d'en vouloir faire bonne considération .» En conséquence,
l'Assemblée écrivit au roi une lettre très-humble et très-soumise, en lui demandant des passe-ports pour ses députés. Peu de jours après. Des Isles^ Maison, l'agent de Lesdiguières, rapporta la réponse du maréchal, qui insis* tait pour que l'Assemblée commençât par se séparer, en s'en gageant à obtenir du roi une abolition générale et des passe-ports, non pas pour ses députés, mais pour les députés généraux. L'Assemblée ne voulut rien décider avant d'avoir consulté les églises du Midi et les agents qu'elle avait envoyés en Hollande et en Angleterre. En attendant»
elle répondit à Lesdiguières qu'elle sa séparerait, si le roi donnait* sdureté aux églises et aux personnes. » De leur côté, les bourgeois de La Rochelle, informés de ce qui se passait, la firent supplier par Bernardeau, Tharet et La Lande^ de « subsister comme elle avoit faict jusque-là en leur ville. • Cette tentative d'accommodement n'aboutit à aucun résultat. Sur la demande du maire de La Rochelle, Lescun, La Tour et GuéHn furent élus pour représenter « le général des églises, »
dans un tribunal suprême, qui devait juger en dernier ressort les causes civiles et criminelles; mais, nous l'avons déjà dit, ce qui préoccupait surtout l'Assemblé6,c'étaient les moyens de se procurer de l'argent. Les mesures qu'elle prit, à cet effet, occupèrent les derniers jours de la présidence de Mitois, qui céda, le 25 juillet, le fauteuil à Louhie»
Il fut appelé, une seconde fois, à l'occuper, le 25 avril f 622, ayant La Cloche, pour adjoint, La Milletière^ de Paris, et Montnusart, pour secrétaires. La question des finances domina encore dans les délibérations de l'Assemblée pendant cette seronde présidence de Mitois; mais il s'y joignit des complications fort graves, I«i prise de Royan, malgré la vaillante défense de Du Verger-Malaguet, l'arrestation de Frelon, qui faillit amener une scission entre l'Assemblée et les magistrats de La Rochelle {Vap. V, p. 473),
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^i le procès du (Kpnté^générst Futtu ( toy . ce tioin ), 40! fit éclater efftf« écrz tin dangereux conflit.
Les descendants du barott de HHoiH conlinnèrent à professer la religion réfbtméean i^voins jiis4a'en4685(i4ftfl.
fin. Tt. tl(f).
tâtZAtni^ {hAH), pasteur en S^nle-Foy, fat député par la Basser- Quienneau Synode nationaideCastretf^ qui le chargea d'aliet inspecter les égtises de la Terre de Labour, fi vivait encore en 1637. Selon l'Index de l'archevêque de Paris, il a publié, contre îtellafmin et Du Perron, un livre intifulé Tableau de PEglisereprésentani 96$ marques et son autorité, que nous tfatons pu nous procurer. Son fils JièQVES fit ses études à Montauban, oh il soutint, sous fa présidence de ferdier, une thèse De divinitate et èuih&ritate Seripturarmn, ins. dans les Thèses montalb. Il desservait, en 4664, réglise de Moncarrot, et à la même époque , Jean HHzaubin , son firëre selon toute apparence, remplissait les fonctions pastorales h Gensac.
Pins tard, nous le trouvons ministre à Mucldan. En 4679, il fut accusé d'avoir, dans un sermon sur Apec. Il, 4 4, proféré des paroles offensantes contre Louis XIV. Au rapport du missionnaire dénonciateur, il aurait exhorté son troupeau « par trois diverses fois à plustôt souffrir la mort qu'à succomber aux violauces (sic) de notre grand prince.»
La dénonciation était signée par deux témoins qui, lors de leur interrogatoire, avouèrent qn'ils y avaient apposé leurs noms sans la lire, et confessèrent que Mizaubin n'avait aucunement parlé du ftn, mats de la mort et du péché. Nous avons été assez heureux pour retrouver le sermon en question dans un carton des Archives générales coté M. 674 .
A peine y remarqne-t-on l'allusion la plus éloignée aux persécutions que bouffiraient les Protestants, et Louis Xft n'y est certainement pas nommé. Le bon père s'était donc permis une fraude pieuse. De son côté le juge, trop bon catholique po^r ne pas ajouter foi
k Isr djntffieiatiod d*tfti ttTiMidfitiiitrti força les témoins h te rétfactèr^ etf téê kUim fflcafcérer. te procès sufvit iànt son coars| et le pauvre pzsi^tit fht condamna ad mois de juillet 4 67d, pdr le parleteeftt delà Guienne, au bannissement et ï (me forte amende. BorS d'état de payer et désespéré de devoir, âr son ïge, s'^oigtier de sa famille, II prît le pahi d'abjurer. — A la révocation, le pasteur de GensaC donna le même eiemple de faiblesse; mait> il cessa bienldt«de faire éôu devoir de ca- (holi^ue.» On Paccusattiême.eh 4to2.
de tenir des assemt^lées, et on lé mil en jugement sûr la dénonciation de deux valets qui avaient quitté son service {Arch,m. 674). Nous ne connaissons pas le résultat du procès.
lillZlÈRE (FiANGOis) on msère, médecin, naturaliste et antiquaire, né & Foùtenay-le-Comte, fit ses études^ Poitiers, berceau de sa famille. En 4570, il vint à Paris, et y suivit le cours de géologie du célèbre Bernard Falissy. L'année suivante^ il allas^établir à Fonlenay, où il exerça la médecine jusqu'en 45^5. L'édit de juillet 1585 ayant de nouveau proscrit le culte réformé, il se retira ^ La Rochelle et ne rentra à Fontenay qu'après que cette ville fut tombée au pouvoir des Protestants. Il s'y maria, en janvier 459.3, avec âfarie Giraud, fille ^Hilaire Giraud, sieur des Gourfailles, et de Marie Tiraqueau. Peu de temps après ce mariage, il alla s'établir à fflort, où son beau-frère exerçait la charge de lieutenant -particulier. C'est là qu'il donna sa charmante édit. des Œuvres de Clévtent Marot, reuues, augm.et disposées en beaucoup meilleur ordre que ci-devant; plus quelques ceuvres de Michel Marot, Niort, Thomas Poriau, 4 596, in -4 6. En 4 600, il retourna à Fonlenay où il mourut vers 4620.
H. Benj. Fillon,) l'obligeance de qui nous devons ces renseignements, nous apprend encore que Hizière possédait une fort belle bibliothèque et une riche collection d'histoire naturelle, d'anti^ qnes et de médailles.
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InOlLLO!^ (N1COU8), otiJfot/o», ^eiBtre et graveur» florissaH au coni'* mencemeDl do tvii* siècle. Nagler sU gDale de lui trois paysages, exécutés en 1 61 3,qui se trouvaient dans la collection du comle RigaL
Sa femme Marie Gilbert lui donna plusieurs enfants : HENRi,néle 1 3 nov.
H H « et présenté au bupt. par Thomas Brouard, argentier de la princesse d'Orange, et H"* Froment, femme do Tapotbicairc du duc de Bouillon \ — Salomon, né le 20 mai 1617 ; — et sans doute ïsaac, peintre d'histoire, admis à l'Académie, le Uavr. 1663, et mort le 26 mai 4673, à TOige de 58 ans.
MOISAIVT-DE-BRILLX (Jac-
QCEs) , en latin Mosantus Briosius , un des meilleurs poètes latins de son temps, nac^uit à Caen d'une famille noble, en i 61 4. Il fit ses études à Sedan avec le duc de Montausier^ qui resta son ami , mémo après que l'ambition l'eut porté à renier sa foi. Il se rendit ensuite en Hollande, où il suivit, pendant deux ans, les leçons de Vossius, puis il passa en Angleterre dans l'intention d'y fréquenter quelque temps encore les cours des plus célèbres professeurs et d'y visiter les bibliothèques. Après un. séjour de trois années chez nos voisins d'Outre-Mauche, il revint dans sa patrie et se fit recevoir avocat. Le 1 4 nov. 1 633, il fut pourvu d'une charge de conseiller au parlement de Metz; mais des raisons de sauté rengagèrent, dès 1635, à renoncer à la carrière des emplois publics. Il donna sa démission et retourna à Caen, où il jouit en paix d'une fortune considérable, charmant ses loisirs par l'étude des belles- lettres, dont pins que personne il contribua ù ranimer le goût dans sa ville natale par la fondation [1652] d'une Académie, qui tint d'abord ses séances chez lui. tl mourut en 1 674 des suites de l'opération de la taille, laissant la réputation d'un homme fort instruit et très aimable, d'un bon poète et d'un prosateur élégant. Il avait pour amis les hommes les plus illustres de son temps. De son mariage avec Ca*
ikerine de La Tombe étaient nis p)lt^ sienrs enfants. L^on d'eux, Tatné sani doute, fut tué en 1B70, dans sa pre-»
mière (iampape. Un autre, pRAliçoid, sieur de La Luzerne, ne nous est connu que par Pacte de mariage de son frère. Nous ne supposons pas qu'il soit identique avec le médecin Moysan (1), qui, en 1701 , fut enfermé au château de Nantes pour cause de religion {Arck.
gén, E. 3387), et dont les trois filles furent mises aux Nouvelles Catholii^ues de Paris {Ihid. E. 3553) (2) . Un Iroisièmc« RoBEBT, desservait l'église de Sen' lis, lorsqu'il épousa, le 27 janv. 1675, Anne Madelaine Masclari (Reg. dÀ Char.), qui le rendit père, le 15 mahi 4677, d'un fils nommé PbaUçois. Â nous a été impossible de découvrir jusqu'ici si notre R obert Moisanl est le même que Moisant-deBrieux^ minislfe de Caen et gendre de Du Bose^ dont Foucauld raconte dans ses Mémoires qu'à la révocation, il passa en Hollande avec sa famille, abandonnant une belle maison que les échevins de C^aen demandèrent au roi, pour en faire lliôlelde-ville, et laissant en France un frère qui possédait plus de 50,000 écus de bien. Outre les trois fils que nous venons de citer, Jacques Moisant eut une fille, Catbbrine, qui épousa, le 5 îutn 1 676, Henri Daniel, fils de ffenriua" niel et de Marthe de Platement,
Outre trois recueils de Poésieê latines publiées à Caen, 1658, in-4*; 1663, in-S*et1669,in-16,àiasuitedudernier desquels se trouvent quatre lettres sorties de sa plume, snr l'Académie, les antiquités et les hommes illustres de Caen, on cite de lui : L Epistola, Ca
\,\)0n trouve ce nom écrit de quatre 00 cinq manières : Moisant, Mojfsant, Moitam, Map» 9an Cl môme Moizeft. Kous ne saurions trop répéter qu'on ne doit pas attacher une trè»grande importance à tes difTéreoces d'ortliographe.
(2) Ce médecin mourut relaps en 1731. Les juges de Fonteuay-Ie-Comtese hâtèrent, daas l'etpoir d'une ronSscalion. de faire le procès à sa mémoire; mais ses Ûlles prouvèrent leor fatholicfté d'une aanière assez satlsriisaote pour que le ^ccrétaira d'Etat Manrepas lèir accordât main-levè« des poursoitet UrcA.S. 3568^.
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domi, 4670, in 8«; —II. Les origines de quelques coutumes anciennes et de ^plusieurs façons déparier triviales, avec un vieux manuscrit touchant Vorigine des chevaliers bannerets, Gaen, 4672. in-42, ouvrage rare et curieux ; — 111. Les diverttssemens de M. D. B. [De BriBux], Caen, 4673, in- 4 1, recueil de lettres et de vers français et latins. 11 a laissé aussi en mss. une trad. latine d'une partie des épigrammes de rAulhoiogie et un vol. de Méditations chrétiennes.
Une branche de la famille Moisant s'était étiiblie dans le Poitou. Elle ne nous est connue que par les persécutions dont Pierre Moysan, sieur de La Roche-Logerie, et quelques-uns de ses descendants furent victimes.
La Roche -Logerie, que Foucauld qualifie d'un des plus entêtés religionnaires, fut impliqué, avec les ministres René Melin et Pierre Pomier, dans le procès qui fut intenté, en 4 685, au consistoire de Saint-Maixent, sous prétexte qu'il avait souffert des relaps dans le temple, procès qui se termina, comme d'ordinaire, par la ruine de l'église. La sentence, rendue le 5 avril, le mit hors de cause, ainsi que Jean Durivault et Marie Durivault, sa fille ; mais François Constant, praticien, et Jacquette Chartier, femme de Georges Barrault, furent condamnés comme relaps, à l'ameode honorable et au bannissement perpétuel; eu outre, le mariage de B^irrault fut déclaré nul et ses enfants bâtards, en cas qu'il y en eût. 11 parait qu'après la révocation, La Boche-Logerie réussit à passer dans les pays étrangers. Dès 4 684, il avait envoyé en Angleterre, auprès de M"* de La Rente, ses petits- enfants, Géubon, Gabriel et Oltmpe, âgés de 4 4, 40 et 8 ans, que leur mèrf^ réclama en 4 686 (Arch. gén. E. 3372). Nous ignorons s'ils lui furent rendus; mais nous trouvons dans les Registres du secrétariat des preuves nombreuses que les descendants de La Roche-Logerie persistèrent, longtemps encore après sa mort, à professer la religion protestante. En
4 698, les filles d'un Moysan de La Roche-Logerie, qui mourut, cette annéelà, en Hollande, étaient enfermées dans le couvent de Saint- Chaumont (E.
3553); en 4700, une demoiselle de ce nom fut mise aux Nouvelles-Catholiques de Paris (E. 3386); en 4725, les deux fils atnés d'un La Roche-Logerie furent placés par lettre de cachet au collège de Châlellerault yE. 344 4 ), à la demande de l'évêque de Poitiers; deux autres, âgés de 4 3. et de 4 4 ans, étaient au collège de Niort, et un cinquième dans nue pension catholique à Paris \,lbid. 3563); à la môme époque, deux demoiselles de Lastre, dont le frère avait été élevé par les Jésuites étaient enfermées à l'Union chrétienne de Poitiers, et leur mère, Louise Moysende- La Roche-Laugerie, demaudaiten vain qu'on les lui rendit (/5t<;. 3564); enfin en 4735 encore, une demoiselle de La Roche-Logerie était élevée à l'Union chrétienne de Poitiers [Ihid, 3424).
]|101VIlE(ABRABAM),savant mathématicien, né à Yilry en Champagne, le 26 mai 4 667, et mort à Londres, le 27 novembre 4 754. Malgré la modicité de ses moyens, le père de notre Abraham, qui exerçait la chirurgie à Vitry, ne négligea rien pour lui procurer une bonne éducation. Dès l'âge de 44 ans, il le retira de l'école des frères de la Doctrine chrétienne, et l'envoya à Sedan, où il fut confié aux soins du professeur de grec, D» Rondel, Ses progrès ne laissèrent rien à désirer. Seulement ses maîtres lui reprochaient de perdre trop de temps avec les mathématiques. Le temps perdu aux yeux du monde est souvent le temps le mieux employé ; les plus grands génies ont tous perdu beaucoup de temps. Moivre se dérobait volontiers aux jeux de son âge pour se renfermer avec son ami Le Gendre, le seul livre d'arithmétique qu'il possédât. C'était une passion plus forte que toutes les remontrances. A la fin, il fallut y céder; mais néanmoins ses autres études n*en soufi'rirent pas, et il devint, dit-on, un des bons humanistes de sa classe, 11 resta aux écoles
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de Sedan jusqu'il leur suppression (collège et académie) en 168 1. Envoyé au collège de Saumur, il y fit sa philosophie; puis il vint suivre à Paris un cours de physique. Après un court voyage qu'il fit en Bourgogne avec un de ses parents, il revint trouver son père dans la capitale où il s'était retiré, et poursuivit sous le célèbre Ozanamses études mathémntiques. La révocation de redit de Nantes jeta le trouble dans la vie du jeune savant.
Enfermé au prieuré de Saint- MartiUr il ne recouvra la liberté que le il avril 4688 {Arch. gin, E. 3374.) Son opiniâtreté, et sans doute aussi Timpossibilité où il était de faire plus longtemps les frais de son éducation lui valurent cette faveur. 11 se retira en Angleterre, et se mit à donner des leçons pour vivre, tout en continuant ses éludes, a M. Moivre, dit son oant'gyriste (1), parcourut toute la Géométrie de Tiofini avec la même facilité et la même rapidité qu'il avoit parcouru la Géométrie élémentaire, et fut bientôt en état de figurer avec les plus illustres mathématiciens de TEurope. Il fut connu de M. Halley en 4 691, et lia une étroite amitié avec cet illustre astronome. Peu de temps après, il fut ami de Newton même, puis du célèbre M.
Fatio ; enfin il se trouva lié avec tout ce que l'Europe comploit de mathématiciens célèbres. » Dès 1 697, la Société royale Tadmitdans son sein. « Le mérite, surtout lorsquMI est éclatant, continue le biographe, demeura rarement sans attaques : M. Moivre ne manqua pus d'en essuyer. M. Cheyne, médecin écossais, qui s'est depuis rendu fameux par des ouvrages d'un autre gi^nre. pu blia, en 4703, un traité de la méthode inverse des fluxions, dans lequel il maitraitoil plusieurs illustres mathématiciens, dont il s'attribuoit cependant les
(1) Grindjetn de Ponrby , dans son Éloge in^èr^ daus le Reroe 1 de i'Acadé nie des scirDCf^ p754), ei redigt* d*après les renseigoomenis qui* lai avait foorai> Oii de nos réfugie^ en Hollande, l/«(Ay. auti'ur lai-mème d'Qji Memoiie imprime sor la vie de notre 5t« vaut malbématicien.
découvertes. M. Moivre étoit du nombre, et il répondit vivement [dans ses Animadversiones in Geo, Chenœi Tractatum de tluxionum meihodo inversât Lond.,n04, in-8»]. La réplique de M. Cheyne fut encore plus vive; mais comme celle ci ne touchoit plus aux mathématiques, et devenoit absolument pe'sonnelle, M. Moivre abandonna le champ d * bataille à son adversaire, qui fut, dit-on, le premier k avoir honte de son procédé et à rendre justice à M. Moivre, lorsqu'il entreprit le genre d*étude qui lui convenoit, et qu*il ne se crut plus son concurrent.
Cette contestation valut à M. Moivre Testime de M. Beroouilli Talné qui en prit coufioissance. On assure même qu'elle eût pu lui valoir son amitié sUls n'a voient pas été tous deux occupés des mêmes objets et par conséquent un peu rivaux. » Lors de la dispute qui t'élevt entre Leibnitz et Newton, au sujet de la priorité de la découverte du calcul infinitésimal, il fut choisi par la Société royale pour un des commissaires chargés de décider la question. Cette estime méritée dont il jouissait parmi les savants du premier ordre ne fut cependant pas Capable de vaincre les répugnances que le gouvernement anglais a éprouvées dans tous les temps à introduire des professeurs étrangers dans ses universités. Ce fut en vain que ses amis sollicitèrent pour lui obtenir une chaire il Tuniversiié de Cambridge. Les démarches deLeibnitz n'eurent pas plus de succès en Allemagne. Notre savant en fut donc réduit à poursuivre jusqu'au bout la vie de labeurs qu'il menait, ne pouvant donner b ses travaux que le temps que lui laissaient les ingrates occupations de l'enseignement privé. L'amitié du grand Newton adoucit au moins ses dégoûts. On raconte que Tillustre maihém .licien venaitchaque soir prendre Moivre dans lecafé oii il se rendait après sa journée achevée, et qu*il l'emmenait chez lui où ils passaient ensemble la soirée à philosopher. Le plus important des ouvrages de Moivre, ses Mélanges analytiques,
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btj^ureut qu'après la morl de boq ami, c'esl le recueil de ses découvertes et de ses méthodes. «H. iVani^, fameux maUiématicien de BerliOy auquel il en avoit envoyé un exemplaire, avec une fettrequi contenoit la solution de plusieurs problèmes, n'eut pas besoin d'autre titre pour proposer à TÀcadémie de Berlin de s'associer sur-le-cbamp un tel homme, et il fut nommé par une espèce d'acclamation. sMoivre n'a plus rien publié depuis. Ses deinières années s'écoulèrent paisiblement au milieu de ses études et de ses travaux.
L'élude des sciences n'absorbait pas toute l'activité de sou esprit, ce qui n'arrive que trop souvent chez les homnés médiocres. Il goûtait les Lettres et se reposait de ses travaux plus sérieux dans le commerce des bons auteurs de l^antiquité. Parmi les modernes, Molière et Rabelais avaient ses préférences; Il les savait par cœur. Jordan^ qui le tit dans son voyage en Angleterre en 4733, remarque que notre savant était jfn homme d'esprit, d'un commerce 1res -agréable. Il parvint à un âge très avancé. Vers la fin de sa carrière, il eut le malheur de perdre successivement la vue et Touïe. En môme temps.
un phénomène siuguUerse produisit eu lui. Yiogt heures de sommeil loi devinrent habituelles, jusqu'à ce qu'un jour il s'endormit pour ne plus se réveiller. Peu de temps avant sa mort, le jl7 juin 1754,Dotre Académie des sciences l'avait nommé à la place d'Associé étranger. Il fut très-sensible à celte distinction, si rarement accordée à des Réfugiés. Pour être tardive, elle n'en honore pas moins le corps savant. Moivre > n'affecloit jamais de parler de sa science, nous dit son panégyriste, il ne se monlroit mathématicien que par la justesse de son esprit. Sa conversation étoil universelle et instructive ; jamais il ne disoit rien qui ne fût aussi bien pensé que clairemenlexprimé.Son style ienoit plus de la force et de la solidité que de l'agrément et de la vivacité, mais il étoit toujours très correct, et il y apportoit le môme soin et la môme
attention qu^à ses calculs. — U ne pov voit souffrir qu'on se permit sur le sujet de la religion des décisions hasardées, ni d'indécentes railleries. Je vous Îrouve que Je suis ekréiUn^ réponit-il à un homme qui croyoit apparemment lui faire un compliment en disant que les mathématiciens n'avoient* Joint de religion, en vous pardonnant a sottise que vous venet d'avancer,
— La médiocrité de sa fortune ne lui a jamais permis de penser à se marier; il a laissé à ses parents le peu de bien qu'il avoit amassé. »0n lui doit :
L Tke doctrine of chances^ àr a method ofcalculating theprohahili- Hesofevents inplay^ Lond., 1716; augm., 1738; augm.de nouv.,4756, 10-4". La première ébauche de ce travail avait été communiquée, en474>l, à la Société roy. de Londres sons le titre De mensurà sortis.
II. Evaluation of annuities on Uves, Lond., 4724, 474S, 4750, in- 8"; Irad. en ital. par le P. Fontana, Milan,4776, in-8\
III. Miscellanea analytica de eeriehus et quadraturis, Lond., 4730, in-i"; dédié à Martin Folkes.-^ «Cet excellent ouvrage, au jugement de Montucla, contient les plus savantes recherches d'analyse.»
On trouve de Moivre dans le Recueil des Transact. philos. (4 695) : Exemples pour montrer Vusage et l'excellence de la doctrine des fluxions [de Newton] joottf résoudre les problèmes géométriqtiesMTés d'une do ses lettres;
— (1 697) : Méthode pour tirer la racine d'une équation infinie. Moivre tira plus tard de cette loi une méthode de retourner les suites, c'est-àdire d'exprimer la valeur d'une des inconnues par une nouvelle suite, composée des puissances de la première ;
— (4700) : Dimension des solides engendrés par la conversion de la lunule d'Hippocrate et de ses parties autour de diférens axes avec les surfaces engendrées par cette conversion;— (1 708) : Méthode pour quarrer certains genres de eourbes, ou
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lei réduire i des e^nrhcs pîns tim- «fct, en lalin; — (H* 4) : Examen dtsfenw de hasard, on fkémoire sur la prohahilité des coups dans les feux de hasard, en latin; — (411 4) :
Solution générale de 4 5 problèmes, proposés dans le traité des jeux de hasard, sur le jeu de la poule, quel Jjue soit le nombre des joueurs. Nicolas Bernouilli venait d'en envoyer nne solution ; — (i 71 5) : Description et quadrature d'une courbe du 3' ordre; — (4747) : Propriétés simples des sections coniques déduites de la nature des foyers, arec un théorème général sur les forces centripHes, etc.; — (4749) : Des plus grands et des plus petits changements de vitesse qui arrivent aux mouvements des corps célestes, eï\\Sii\f\; — (47Î2) : De la réduction des fractions algébriques qui n'ont point de racines à des fractions plus simples, et delà manij^e de sommer les termes de certaines suites ou séries, éloignés les uns des autres par un intervalle égal ; — (même année) : De la section de V angle ; — (4738) : De la réduction des racines à leur plus simple expression ; — (4744) : De la méthode la plus facile pour calculer la valeur des rentes viagères, — Moi- ▼re oondoisit, en outre, et retit la traduction latine de TOptique de Newton, « poar la quelle il n'épargna ni soins ni peines. » il légua à quelques amis les mts. qu'il laissa ^ sa mort.
MOLARd (DàificL) ne nous est connu que par un ouvrage qu'il publia, après son apostasie, sous le litre de Propositions touchant les marques de la vraye Eglise, et auquel Sicolas Vignier ^pondit, en 4618.
MOLÈN£S (Jean db) , du Poujol dans le diocèse de Cahors , prétendu nouveau converti mort relaps, le 5 avril 4734. I>epuis longtemps, la Déclaratioii du 29 avril 4686 n'était plus exécutée et Ton avait cessé de donner au Jeuple Fabominable spectacle de caavres traînés sur la claie; mail on eontîiiuait I appliquer Tart. IX de t'édit
de 47t4. Mollsncs donc étant mort sans demander les sacrements de PEglUéro* maine , te lieutenant général delà sÇié* chaussée de Sarlat, escorté du procoreur du roi, se transporta dans la maison mortuaire, apposa les scellés et se dnitk verbaliser contre le cadavre, à qui l'on refusa la sépulture pendant plusieurs jours.Un ami du dérunt,H. de La Boussié, indigné de cette proranallon, fit enlever le corps, afin de dérober aux yeux de la famille un spectacle aussi obuloureux. Ce n'est pas 1^ un exemple unique ; nous pourrions rapporter un SH'and nombre de procédures semblables.Quelquefois on instrumentait contre le cadavre, môme après qu'il aVait été enterré; tel fut le cas, entre antres, pour Elle Drapeiron, de Salagnac en Périgord, mort sans sacrements en 4721. Presque toujours ces odieuses
Soursuites étaient exercées à lareqtiéte e collatéraux avides ou même de cupides étrangers, qui pouvaient espérer d'obtenir du roi le don des biens du défunt, lorsque la confiscation aurait été prononcée. Saint-Florentin lui-même, l'opiniâtre défenseur de toutes les lois d'exception rendues contre les Protestants, nnilpar sentir combien ce fameux art. IX était propre à éveiller les plus viles passions chez une foule de gens.
Il n'en demanda pas l'abolition, mais il évita de le faire exécuter. En 4762 , un abbé Thierry lui ayant demandé le don de la succession de M** La Gar»
délie, morte sans confession ï Argental, il le lui reftisa, alléguant pourprétexte que la confiscation n'en avait pas été prononcée. L'abbé ne se tint pas pour battu. A sa poursuite, la mémoire de celte dame fbt condamnée par sentence du bailli de Brives {Arch, gin, £. 3523). Cependant rien ne nous prouve qu'il soit parvenu à se saisir de l'héritage convoité.
HOLEIVIER (ËTieiVNE) , ou ïlolinier, pasteur de l'église de rile^Jourdain, passa en Angleterre à la révocation de redit de Nantes et fut le jpremier ministre de l'église française de Stonehouse. Cette église , fondée en
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4692 , subsista plus d^un siècle. Elle était encore desservie, en n06, par Holenier, qui eut pour successeurs Joieph de Miure (n20-4o). tauriel (1741-60) . J. Mallard (H 48), David-Louis Monin , qui la quitta, en 4763, pour celle de Plymoulh, Martin- Guillaume Bataille (i 769-9 1). Molenier avait épousé, en 4701, Judith Méchinnet (t).
Plusieurs minisires de rÉvangileonl porté le nom de Molinier, mais aucun De mérite d^ôtre signalé spécialement.
Nous rappellerons pourtant une aventure qui arriva, en 4621 , à Molinier, ministre de Foix. Etant allé présenter ses devoirs au nouveau gouverneur La Forest , Molinier fut pris ii par ie dacs la salle même des réceptions, par le P. Yillate, qui se mit à ergoter sur la pr^nilence et la confession auriculaire. Molioier, abasourdi, ne sut que r<*pondre, à ce qu'affirme le Mercure français. Cependant, le gouverneur étant intervenu il consenlil à accepter la dispute par écrit; mais, après réflexion f.iile, il déserta son poste et se retira à Pamiers. Tout son troupeau seconvertit,ajoutele Mercure. et le temple devenant inutile fut démoli. Ce qui peut justilier Molinier, c'est qu'à voir l'acharnement déployé par le clergé et le gouvernement contre les Prolestants, il était facile de prévoir qu'il n*y aurait aucune équité à attendre des juges de la dispute.
MOU?! Kf) (Jean), dit Flécbier , pasteur du dêseri. Le 18 mars 1752, c^est-à-dire six semaines après la capture du ministre tiènezeL Moliiies fut, à son tour, arrêté à Marsillargues, dans la maison d'un nommé Ckabran (Ârch.
gén.TT.332).M""deS^«stf»5. soupçonnée de lui avoir donné asile, p.irtagea, ainsi que sa fille, sa captivité(i).Fr.ippé de terreur par la condamnation de son collègue et uese sentant pas le courage
(1 ) Une autre ramill«*da nom de Mollnlpfrliercba eKilemeui ua SMle ea Anglrterri*. Elle a doine deux itirprtrnrs à l'Iiôpiiai rriiuç)ii«, Jgeqne* MoliHier, ea 1721 et Charl^»^ en 1756.
(i) LVspion qui le trabii reçut 3000 livres de récompense (Arck. gèn, E. 3513).
de le suivre sur Téchafaud , il racheta sa vie par une apostasie. Cette abjuration obtenue en face du gibet fut an triompbe pour le clergé romain, qui ne rougit pas de la proclamer « un des plus grands miracles qui se soient faits de nos jours dans Tordre de la grâce. » On se hâta de publier une Lettre de M.MO' Hues, dit l'Vchier^ à un de ses amis, arec son abjuration, Paris, 175%. in- 42, qui a été reproduite et é utéeavec talent dans le Patriote français et impartial. Dans celte Lettre on lui faisait dire: « La seule lumière de la vérité m'a conduit au pied desautels;. ..mon changement a é!é la suite d'une prière fervente et assidue et d'un examen sérieux dans lequel j'ai reconnu la fausseté de la religion dont j'étois le ministre , et la véiité de celle que j'ai eu le bonheur d'embrasser. 11 faudroit sans doute que je fuSbC le dernier des scélérats pour avoir sacrifié mon salut (Hernel à quelques jours d'une vie passagère . je ne l'estime pas assez pour l'acheter au prix de mon âme, etc.» M«ilgré tout ce bruit, le gouvernement conservait des doutes sur la sincérité de cette conversion forcée. Le 6 mai 1752, Saint-Florentin écrivait à Saini Priest: «J'ai été charmé de re que vous me marquez de la conversion du ministre Flécbier ; jusqu'à présent, il y a lieu de présumer qu'elle estsinc^re.Cepend:intcomn>eilestdéjà arrivé qu'un minisire du Dauphiné a feint de se convertir pour prévenir un arrêt de mort , l'intention du roi est qu'afin d'éprouver les dispositions de celui-ci , vous le jugiez et lui fassiez prononcer son jug*'ment; s'il persevère, vous en ferez suspendre l'exéculîon, et S. M. commuera sa peitie en celle de la prison, sauf à lui accorder ensuite sa grâce entière, en cas qu'il persiste dans les mêmes sentiments.» Ces instru'.tions furent ponctuellement suivies (I). Molines conti-
(1 * Une Leitred'UDrbauoinede Montpellier, imprimée à la *'Uiledt> \» Leliri*dc Molines, nous lionne les plUN curieux di'iat s >ur la comédie qui se joua a celte occasion. Nolmes qui avait fait preuve, avant il pendant son interrogatoire, d'une frande liclkvtèy eeoata.
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Duant ï donner « des marques de religion et de persévérance. » S. M., persuadée «que la conviction éprouvée de la sincérité de son retour bannirait les doutes que les autres ministres auraient voulu faire naître et procurerait des conversions aussi véritables,» et trou- Tant d'ail. eurs «juste de favoriser ses pieux desseinsa.consentilenno.au mois de {septembre, qu'il sortit de la citadelle de Montpellier pour aller au séminaire de \meTs{Arch.gén, K.35I3). Quant à MadelainePilol, veuve du c^ipiUiine de cavalerie de Sensens, elle fut, ainsi que sa fille, âgée d'une douzaine d'anné*28, gardée dans les piisons de la citadelle de Montpellier. On espérait que Texemplede Molinesles «ramènerait.»
Cet espoir p^iratt ne pas avoir été déçjt au sujet de la jeune tille (1); mais la mère, qui passait pour la femme du ministre apostat « resta intbranlable , et fut envoyée à la Tour de Constance {Ibid.E, 3513).
La joie de la cour de Louis XV fut de
s'il faot en croire le sasdit chuooiDe, la lectun* de sa siutence « avec uoe reimétc héroïque. > Il se roDics^a, rrçat l'absoluiion et demanda l'eiirêoii -onciioD.Cendaiitce troips, le roré de Noue -Dame avait donne ordre qu'on exposai le saint sacrement pour soo agonie ; le ctimmaiidant luilitaire avait assemble iagiiinisou sui l'E^pialladr autour de la poteiire, et le botir eau, • teuaiii la conle a la malu, » .«Viait rendu dans la prison. Enfin "M. l'iiiieiidunt, anompaisne de son subde- If gué et du procureur du roy eu robe, enra dans la prison, el dii a M. l-lechier que pui.v qu'i' alloit mourir, il le ronjuioit de lui déclarer sMavnii eiicore quelque rhosp a dire qui regardât le bien de rElai,àquoi M. Flechier ayant reiondu que non, M. IMntend«int ajouta que pour la ronsoiation de sets joges et l'edidcatiun do public, il souhaiioit qu'il déclarât dans quelle religion il vouloit mourir. M. Klerbier protesta d*une voix ferme qu'il monrot dans la H. C. A. R., hors de laquelle i n y a point desniut ; sur-le-rliarnp, )i . rint'-ndant Ini dit : Eli bien, Monsieur, le roy von» aeeorde votre giâre. M Fle< hier,eo lui prenant la main, la baisa, se jetia à ses pieds, et là, il lit, avec sou eloqoenre natn* relie, un renierrirment an roy, qui lit verser des larmes à toos les as8islaD^ »
(1)En 17b4, elle demanda an roile don des bleus de sa m(>ie, qui avaient ete ronfi>quét {Arch. E. 3515). On lui avait rendu la liberté aMa 9ielq(Ul8 nul» di» OMfeatnte {llfié. Tu
courte durée. Non-seulement Parrestation dHs deux pasteurs du désert ne décida pas leurs collègues «à prendre la fuite », ainsi que Tespérait Saint- Florentin : les Protestants continuèrent ^ s'assembler comme auparavant; bien plus, à peine le malheuieux Molines, «ce pariait honnête homme, à qui, selon Texpression du chanoine et syndic Morel. ses vertus morales avaieutaltiré la grâce de sa conversion », fut- il libre qu'il sortit secrètement du royaume, et se sauva en Hollande. Le consistoire ifvallon d'Amsterdam, touché de son repentir et de ses pleurs , consentit it Tailmettre de nouveau dans le sein de TËglise protestante. Cependant , jusqu'à sa mort, le pauvre apostiit ne cessa de gémir s-jr sa faiblesse. « Bien jeune encore, versH'lS, raconte le iils du pasteur CAâ^Wa/»d'Âmsterdam, je me souviens d'avoir vu arriver mainte et mainte fois chez mon père M. MoUnes, s'accusantloujours,tandisque mon père s'efl'orçait toujours de lui faire compren* dre que, par les mérites lutinis de Christ, son pardon lui était sansdouteaccordé...
La ligure de ce malheureux . sillonné de rides, portait l'empreinte du désespoir.. . . Son regard éteint par les larmes» atlest it tout ce que son âme avait souffert ; on ne pouvait le rencontrer sans se sentir ému de pitié; son attitude exprimait l'atraisscment ; sa tête retombante de tout son poids sur sa poitrine* et ses mains pendantes annonç.tient un découragement profond... il était tellement absorbé en lui-même qu'il ne sV percevail de quoi que ce soit ; rien ne pouvait le distraire de ses sombres peD« sées; il ne pouvait oublier surtout le dernier regard jeté sur lui par Béneut; et quand il était < n proie ï ce .«souvenir» ses sanglots redoublaient; il regrettait la couronne du martyre perdue par sa lâcheté et conquise par son ami. •
.VOLTZËE (Jacques), critique célèbre et un des meilleurs poètes la* tins duxvi* siècle, naquit à Strasbourg, le 6 avril \ 503. Le talent avec lequel il remplit, étant écolier, le rôle de Mt-
tiiiLVg dans \t dialogue de Lucftn in*
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titillé Le Coq* lui fit donoer ce «aYnom qui lui r^sta. Il 0t ses études ^ Heidelberg, à Erfurt^ i Witteo^^erg, c'est-à-dire daos le^ ^keilleurs universités de rAUemague» et après les avoir achey ée^ il fut no^niué recteur du gymnase deFraucfort-sur-le-Heio et chargé, eu Tnôme temps, d'euseigoer le iatiu et le grec. La réputation qu'il acquit le fit appeler, eu 4 539, à Tuniversité de Heidelberg comme professeur de grec; mai^ il ne conserva pas longtemps sa chai^et Sur les instances du magUtiai de Francfort, il conseutit ^ repreadre sou ancien peste au gvmnasie de cette ville^ Çu 1S^4fi cependant, il reteurim k Heidelberg eil il mourut le !{8 jauT. 4559, laissant deui fils, dont Tun fu( tailleur àlieidelberg, et l'autre, non* mé Juvis, chancelier de Télecteur pa-latin Louis. M jugement de Scaliger»
Mollzer avait quelque chose du génie et du caractère d'Ovide; nuis ses pror* ductions offrent de grandî^^ inégalités*. On a de lui :
L gmçeiU^ in f. Hfasdlan/ifan, H in QuUi, Nisânnm^Wiiieh., tg^4,&^
U. Psalmi aliguot in vérins eonr jecti^ Hagan.. 49âi9« in<8.v
mm Uk' XV^ cmn aanoL J. JlftcfnHL Ejuidffn 4^ inontiuni,sfflv(^r%ni^fon^ iium^l(icunm^ finviorum, ita^inonm etmf^rifi^ nominibus lib. /, cnm inrftCtf.Çasil.^ 41^32, in-fofi.
VI. TUi LHiiide$allerrcdspr4chsien %n4 hochlierHhmhAten Gcr^ schiçhlHchreibtiri rUmUchc HùtQricAy n^it etlickfn ncmtkTramlatian durck S^ Çarbach et J, MictfUunk Meyn^, 4533, in4'ol.
Y. SumUide Wcrkt des Taciim Ubersetzl T^it.dem lateinUiclien Qrir çitMÎ, Veynz, 4535, iq-fol.
yL AnnQtationes in Marlialis epigrammatc^ dont. Ge.sner a enrichi son édlL de l^arlial (B^$Uk> 4^§)^iA.9f ; Tig;,45*iin.î^.i
sermn^ i$kh^nimi^in^jm>0im
deniÊmper i. Mi€i/lUm, fiUKUmpm reliqfiiê fiUre. irikneUH, Cim «r* gununiiietQMnt^aUeinedempanm adJ4eti$^fT9iUc^.<, 4538, in-roK
VIIU EpigrammiUê, grecéi, BasiU« 4539. — Cité par Gesner» qui n'indique ms le format.
IX. De te mixUA Ul. Uh Fran^ cof.. 4539, in-9*. — CkeC-d'ctuvie , au jugement de MéUnchthon.
Basil., 4539, in*9*.
XI. Bomeri /Itei et Oiuwa cnm scholiii gr0çù^ P^fÀjfra ITemm' cartm p^0$iiQn^1n Ûbrê ei optutemht de cmtro nym^kurum^ gr^^i^ e^tc^ cogniiione J. muUiêiUmk^ Gekntetqrii, 4M4.
in. N^rrêêUt det mina wci$ Ai- \ergennis^ imp. dans les Qpati histecica variorum auAocun (Bttâk.
4 541 , io-90; rèmp. daes le N' XEL
Xlil. Farta epîigrammêUk gremm et latina, 'Witteb., 4 54Î.
XIV, Icen^ê et breffâ$ vitm imf^ ratorum necnon rerumcujusquegei' tarwnindieaHones Mrastiekit eH»^ ticAisçue incîusa^ 4543, in-8*.
XY. P. Qoidii Nasw$ m^ntmphoseoi lié. XV, ewm ê&mmêniûrm Raph.RegH^Adj^Hi etiam anniflat.
J.myllir^lî, 4543, 454^ in-H
XW.iLAnnai LucanidelellùâviM îib. JT, cnm seholiiè integris juiêef^ J. Suhitii Vemlani^ certis QH^Um locis etiam Omnibani^ unà cnm em* notationihus quibusdam J. MieffUi^ Francof., 455t,in-4o.
XVn. Ratioi examinandomm «#rsuum, Norinb., 4559, in-8*.
XVIIÏ. Devitâ EunpidisaûdetTûgœdiâ ejusque partibns, publ. dan9 l'EuripidedeG. Stiblinu8(Basil.,iMS, in-fol.).
XIX. SylvammseuvarionufLi^ar' mintm libH K, pubL ^B41e, 4564, in-4*, par son fils Jules. Nous rapport teronv comme échantillon de sqnt^'lent poétique» l^s derniefs.versiqa'il composa, peu de tem^s avant d'e|fi<rer.
MON
MOM
lUiit skéêtti me voctt aiti poii.
At tB, Cbriste, novae qui Do1)fs gaodit vils
Kpddis, et fn superi dss rpglmie locon, HuieabMnUmiiBefitaciftaoi largire ^tnelcOK
N« mi^i «K ppetiuB munis im«e tuA.
Ne liqaor itle tuo 2>tilltns è valnere saneto
Ablaat, bos estas, banc levet fUesitltt.
Od dait, eo outre, à Micyllus, une édit. augn. de la Grammatica graca de Mélaacktheii (Fraacf., 4544, in- 8*), uoe édilioD du traité De meiris^ de TereuliJifiQf^ Maurus(t&d2), un Caleudarium, et des trad. de quelques fragments d'Uouère, qui eut été publiées 4laiis les Delici» pi^etarum gernumioorum.
M OIXCSAU (Lacis bs). ou 4e Mo»ceùfU9, sieur do BournevIUe, conseiller secrétaire du roi et receveur générai dee traiiesforaiBesenChaD)pagne,mori ^ l'Age de 75 ans,et enterré à Cbaronton, le 3 mars 1645, laissa, de son mariage avec Gtmeièvê GarroAUi^ deux Sis nommés Jacques et Isaac(4).
I. Jacques de Monceau, sieur de U^tang, prit pour femme, en 4637, Cûihêrinêde Rambouillet, qui mourut veuve, en 4664, à TAge de 43 ans.
Les Registres de €harentoa nous donnent les noms de trois de sas enfants : 4 * Amii, morteà Tâge de deux ans»
en 4540; —3" Gathmou» mariée, en 4667, è Jacqueê fiigot^ contrôleurgénéral de Tinfanterie; — 3* Nicolas, né an 464t, qui épousa, le 45 février h^J^jMadâlaine Mercier, veuve de Henri MnUêon. Jacques de Mouceau n'avait que 36 ans, lorsqu'il mourut en 4643. 11 est impossible de le confondra avec un autre Jacques de Mo»ceau, secrétaire de la chambre du roi»
qui épousa Marie Fournier et en eut MAnauEtiTB, présentée ;hi baptême, an 4 64 S, far BenJMfdn Aubéry-du^Ma/u^ rier, Louise, née le 47 sept. 464 4,at Gamauil, néle46.janv. 4648. Peutêtre ea dernier était-il son oncle.
II. Isaae dellanceau, sieur de Soarnaville, conseillai sacréiaire du rai al d»s Ansâças, laissaA^^iMci Qianagai,oé-
(OCq 4Sn^, Antoine ai "HôncPWiz, tfo B^av* veMë, Mréiifla a««Éè«eCJUy tef<«4W*
lébré en 4 63i« avecifoiy Meuan^) morte en 4â78, à l'âge' de 64 au:
4 • Masie, née le !I5 juiU. 4 6BÎ ; — ' 2* Loms, né en 4634, sieur de Ktnik ville [RaonevplefI, capitailié au ré^meni de Champagne; —3' Isaac, qui suit; — 4* JACOuss/siear déCiiavens^, qui épousa, le 24 janv. 4682, Margue* rite Bourdin, ûlle de Charles Boutdia, sieur de Pierre- Blanche, conseiller secrétaire du roi, et de Madelaiue d*Azemar; il abjura à la révocation avac sa femme, dont il avait deux enfants; Scsànne-Chablotte, née en 4681, j^ Louis, né 1a20 sept. 4683; — i^* J«Cr QUELiNX, morte jeune; — 6* SahuiIm présenté au baptême, en 4640, n|r George Herbaud, docteur en médecine, et Marie Bigot, ye\i\% de Causse^ — 7* Marguebite, née en 4644, et ipariée. le 4*' juill. 4682, à Claude Vallée, sieur de Cbeuailles, conseillar du roi en ses conseils ; — 8* Madei^u- NE, morte jeune, ainsi que — ^''Cbables; — 40"* Cathebinb, feBome, en 4656, àe Philippe de Mllêreau, lis de Philippe, sieur de Juranvilla, éi d'Anme de Cosne; — 4 4«' Susivvii qui épousa, en 4 669, Claude Serrièu^ sieur du Paray, iils de Jean Serrièr/ff et A'Eslher Morin; — 42«])a|(IXL, sieur d'AiiTiii, qui se maria, le46jan;v. 4634, dans le temple de Charantipu ai^ec Jiiadelaiiie^Judith D&tnanekinj fille de Salomon Domanchiu^ nwxfh' taire des finances du duc d'Ûrléanig et de Judith Ponsard; il en eut dans filles; JuniTH-MAUELAUiB, néeeniSM et morte en 4684, et Elisabeth, qui n'avait que deux ans lorsqu'on l'enleva- ^ ses parents pour l'enfermer dans la couvent des Ursulines de MontargiSt où elle resta jusqu'à sa vingtième ^née {Arch, gén. £. 3400); — 13**XÙih SAB, sieur d'Eguilly, né an 4655^iCapir taine decavalaHe,qui obtint, an t'Wi, ledon desbiaasdatsaso&urMarguaiitiiv réfui;iéaàrilr»|igera^û^. E. 33^0).
(1 y Elle était fnied«6ui7Zitt)n0 Venais coiseiUer aecréuire jdn roi et de&.ttntBcet>iiiaf^ aiO-^s», en 4653, et d« JMqnèUnè' pam% ubifté à flf sBs, «KieU/lU^ Ir CMMfiO-
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Isaac de Monceau, sieur de La MelOKKiÈBE, étiit lieutt'naiil-coioi el du régiment d'Anjou, toisqu'il épousa. en 4619, Anne Addce, liiU de Louis^ tieur du Petit- V.l et de Graniichamp, ti^^Anne BothereauMi[\\^\\t luiavuil d. j^ donné trois enfiinls: Louis-Isaac, né en 1680. SusaNiHB-Anne, biiplisée le 15 août 1683 et Marianne, baptisée le 29 avril 1685, lorniqu^à la suite de la révocation, il piit le pi<rti de sortir de France. « On apprit dans le mrme temps [janvier 1686], lit on dans les Mémoires de Sourclies que La Melonnière lieuiennnt-colonel du régiment d'Anjou, qu* éliiil ancien officier, homme de mérite et bien Tait, mais de la R. P. R. et fort opiniâtre, avait pris aussi le parti de sortir du royaume, mais qu'il avait étr pris sur la frontière.» Pouréviier une condamnation aux galères, La Melonnière pronilde se Tiire instruite. Dans une pièce mss. (SuppUm franc. 4026. ^), où est formulée une pi iute contre les seigneurs de la Cour qui gardaient à leur service des Réformés, comme de Morin^ guidon des gardes de M. le Prinre,et Al^rm/^on, appelé par Sourches l'erv lion, écuyerde M. le duc [il se convertit], nous lisons, en effet
Îoe les sieurs de Grandchomp, de a Melonnière, ierrière, irégetille^ d*Âotin et M'irmier travaillaient avec zèle 8 leur instruction. Si le brave La Melonnière en fut réduite jouer un lôle de Tartufe, sur qui le blâme doit-il en retomber? Au reste la ruse lui réussit; car ilparvint à se réfugier en tiolhinde. Le prince d'Orange le nomma colonel et rattacha à sa personne en qualité d*aide-de-camp. Il se signala dans la campagne dMrlande, notamment au siège de Carrick Ferguselà la bai.ille de la Boyne. Selon Barbier c*est sur las Mémoires que La Melonnière lui fournit que Charles Frédéric de Merveilleux (1) a rédigé ses Mémoires instructifs pour un voyageur dans lesdi-
(1) Trots écrivains de re nom iioos sont c6Bous,mais uous n*avoos pu noPi assurer
vers états de TEurope, avec des remarques sur le commerce et sur Fhistoire naturelle. Amst., I'î38, 8 \0i. in-8*.
IIOI^CH\ (Jean db). sieur de Se- HARPON t, baruo de Vismes, chevalier de I urtiie du roi, capitaine de 50 bon)mes d^arnoes de ses ordonnances, capitaine de Boulogne et lieutenant du roi au gouvernement de Pi&irdie, avait servi avec distinction dans les guerres de François I*' et do Henri II, notamment ^ la prise de Calais, en 1557, et était père dNine nombreuse famille , lorsqu'il embnssa le protestantisme. 11 abjura publiquement ^ Dieppe, le 30 mars 1559, entre les muins de Jean Knox, le ce èbre réformateur de l'Ecosse, qui s'arrêta quelques semaines à Dieppe, au retour d'un voysgequ'ii fit ^ Genève, et qui y prêcha avec un grand succès. Son exemple fut suivi par plusieurs gentilsliommes dn marque, tels que Bacquetille, Uontivilliers^ etc. Sénarpont entra assez avant dans les projets de Coude pour se trouver compromis par les révélations de La Sagne{yoy. Il, p. 442). Lorsque la guerre civile éclata, il envoya à Dieppe, à la demande des habitants, effrayés du voisinage des troupes de d*Aumale,
l'ingénieur Du (7otM/ray qui y éleva une citadelle à laquelle tout le monde travailla avec la plus grande ardeur. C'est, à notre connaissance, la seule fois qu'il prit une part directe et personnelle aux événements de la guerre; mais sa religion le rendait trop suspect ï la Cour pour qu'on le laissât eu place; aussi fut-il destitué en 1568. Il avait épousé, eu 1531, Claude de Longueval, qui mourut en 1556« après lui avoir donné onze enfants : 1 * François, tué à Amiens au sortir de page; — V Antoine, qui ^uit; — 3^ Jean, sieur d'Ercourt, qui n'eut de son mariage avec CharloUw de Flenrigny qu'une fille, Louise, alliée à Alexandre de Morognes, sienr du Sauvage : — 4" SinsAC , tige de la branche de Moimont , qui paraît être rentrée de bonne heure dans le catho* licisme; — 5 Gédéon sieur de Mods, marié à CtefMfi tf'OrMK^ « pèrb de
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SusiififK, qui devint la femme de Franr' eof$ Mnriel^ sieur de FonLines: — 6* Susanhb; — VGabbielle, femme, en secondes noces, de Robert Uex Marais; — 8* AitToiNETTE , mariée ^ Gilles Carboiiel^ gieurde Chiissegiié; — 9»
Françoise, femmi^ de Nicolas AuX' Epaules, sieur de S:iinte-Miirie-dii- Mont, qui, resiée veuve.en 1577, avec un fils. Henri, et deux ùWesJudth et Sara, se remaria avec Jacques The^ sart^ sieur des Essars ; 10* Charlotte, épouse de François de Boulaiiu villiers, sieur de Siiinl-Ceré; — 41* JEANNB,''emme de Poul de Briqueville, sieur de Colomhières. Du second mariage de Je.m de Monchy avec Made^ laine de Suse. veuve de Joachim, sieur d'Ouarly. célébré en 1563, ne naquit qu*un fils, Louis, qui fut tué à la prise deMeaux.
, Anloiue de Monchy, sieur de Sénarponl, chevalier de Tordre du roi, suivit Condé h Orléans, en 1569; maison ne voit pas qu'il se soit distingué parmi les chefs huguenots. Il abjura en 1579. avec son frère, à ce que nous apprend une lettre d'Eléonor d'Orléans, où nous lisoiis: «S. M. est conienle que les deux Séoarpootqui esloient à Mons, se retirent en leurs maisons pourvu qu*ii8 vivent calholiquement. Ils ont ouy messe» Collect. hontanieu3H't6).
Il mourut au château de Saintines , en 4586. Il avait été marié liois fois. Sa première femme, Jeanne Olivier, fille du chancelier Olivier, lui donna trois fils : GÉDBoif» Benjamim et Thomas, et une fille, Antoinette , qui, selon le P. Anselme, fut baptisée à Saint Germaio- TAuxerrois , en 4 57 1 . La troisième , Françoise de Vaux, veuve de Jean, baron de Vieuxpont, le rendit encore père de deux fi!8, Françoiset Anne, et d'une fille , Claude, qui épousa, en 4599, Français d'Hcreilly.
UOM^hJ M*« DE), veuve d*uDgentilhontme de la Haule-Guienne, a écrit, selon Benoit, une relation des mauvais traitements qu'on lui fit subir dans un couvent où elle avait été enfermée
c9mm j^nMtsnHé. là patnrra ftnomè
s'était crue obligée en conscience d*aTe^ tir la supérieuie du commerce criminel qu'une de ses religieuses entretenait avec un (rêtre. « Ce secret éventé, dit l'historien, lui attira de violentes persécutions, et on lui fit des traitements si cruels, qu'h peine peut-on ajouter foi à la rel. tion qu'elle en a dressée. Il n'y avoit pas d^app rtnre qu'elle pût vi\re dans l'état où elle éloit quand elle fut mise en liberté; mais lajoyede se retrouver avec sa mère, femme d'un grand âge et qui avoit beaucoup souffert, lorsqu'elle l'espéioit le moins, après une séparation de plus de deux ans, aidant à la force de son tempérament, la rétablit en peu de temps dam une parfaite satité. • Nous n'avons pu découvrir cet opuscule.
MOI\GlNOT (François de), plus connu i^ous le nom de La Salle-Mon- GiNOT, conseiller et médecin ordinaire du roi, depuis 4 635, naquit à Langres, le 46 mars 1569, dans le sein de l'Eglise catholique. Il fitses études à Montpellier, et avait déjà acquis une grande réputation à Paris, où il exerçait son art, décoré du titre de médecin du prince de Condé, lorsqu'il se convertit au protestantisme à la suite d'une conférence que Du Moulin eut avec un jésuite, en 4647. C'est à l'occasion de sa conversion qu'il publia, selon l'usage, sa Ré' solution des doutes ou sommaire décù sion des controverses de r Eglise ré" formée etde l^ Eglise romaine. Traieti contenant les C'' uses et les raisons gui ont mûledit Monginot à sortir de VB^ glise romaine pour se ranger à r£glise réforméeX^ Rocb.,4 647,in-8»; Cologny, 1648, in •8"; trad. en angl.»
Lond., 4 648, in-4vOutre cet ouvrage, on a de lui un Traité de la conserva» tion et prolongation de la snnté, qui fulpiiblié,selon]aBiog.univ ,en4 6349 et réimp en 4633 et 4635, io-42. On ne sait rien de plus sur sa vie. II mon* rut à l'âge de 68 ans et fut enterré an cimetière prolestant des SS. Pères, le 48 déc. 4637 ^^eg. de Charent.). \\ avait épousé, en \ttZ,ÂnneCheneviSt gt^r du miniltM M#4ye 4MNlfAi^
MpN
elflUe d« Pàul Chemmw, anci^E d« rillise âe QiareDtoD, et de Si»i0iiii« }(^tii, laquelle lui survécutju^u^ea 4 ék) . De ce mariage viDreot : 4 * Fbançôjs, qui 8ttii ; — 2* Etienne, dont BOUS parleront après sou frère; —3* Pa^l, né en 46t6; — 4*ânne, née en Ifcia, femme,eu 4667, de Pierre Moriii,miniBlre ï ChAleaudun ; — 5'Pacl, nli'en iCiJIif; — €• Scsan^i, née le 7 jiflii 4631 ; —7^ Catbebinb, né^ le 6 AOt. ( 6â9 ; — ei probablement Tkio^ dfe^ ancien de Teglise de Beaune en Bourgogne», ea 4630, père de deux ûU le^ >oaqnée8 KatiE et Jia^nb (Arch.
gif. Tt. î44).
t Ftlt aîné de François de Monginot, François, docteur en médecine, naquit en 1 625 et marcba dignement sur les traces de son père. Il a laiseé lur Tiisage du quinquina un très-bon traité, dont Spreogel di^ dans son Hist. de la méiecine : Jfongioot apprécia parfaiteiBênt toutes les différentes méthodes par leequelles on avait cherché ^ mas-» qi^er le quinquina pour lui donner \^ fornie d^un remède secret.Il veut qu*OD ri^dministrç pur, i la dose d'une opc^ el 4eQuç ou deu]|^ onces, dans une iq-fl^^ô^ Vineuse, préférable» selon lui»
aux autres préparations. Cet ouvrage, pulUié 4^abdrd sous ce li^re : De h g%i^ riun dê$ fièvres par le fuinfuin^ Lxcun et Patis,4679, ip-42,a été réimprimé, trad.en latin, dans le recueil de Nigrisoil (Febris cbinA chin» expugnata» ï'errarue^ 1687^ in-i*} et dans le Zodiacos medico-galUcus de Nicolas de Btegny (Gen., 1680-82, in*4*J.0n trçMive aussi de lui» dans le Journal dés savans (<678)« une Ikscripiùm d*un rein monstrueuXt qui a été trad.
€Q angl. et insérée dans le N* 468 de| Transact. philosophiques.
^Pendant les persécutions qui suiviroD^ la révocation de Tédil de Nantes ei^ sévirent à Paris comme dans les pi^^viuces. ifenginot mont^ b^ucoiip é% ifemeté et <le constance. Au éoit dt jiBv. \6ti, ooilejeta ^laBatlilieaveê
teaftd*Angers.S9 persivir^pe inéhrai; lame força ^ la fin la Cour k céder. Il fut chassé dé France^ en 4 68à, et se rv tira» en Hollande aine i qiie son gendre^ qui Ait tué au siège de Limeridi. 11 avait eu de boo mariage avec Uadelainê Le GawB, célébré en l658, cinq enfants : rMABiB, morte en naissant; — %• SusANNV) qui ne vécut que deux mois ; — 3* François, né le 8 juiU.
4 660, capitaine dans le régiment du Maine, qui se convertit et obtint, en 4 6^» le don des biens de son père (Àrch. fi. 3874); — 4* ÀNNB, née en 466) ei mariée, en 4680, à Dévid Du Plêi^if, sieur de La Perrine, fils de feu Lù^iê Du Pletsis^ sieur de {.a Perrine, et 4e S^anne de Cùurcilhn ;-*5* SvsAfriff, née en 1664, femme, en 4684, de Gédéon Mein§§e, sieur de GAwr, fil« de Louis, sieur de Cagny, etdelÂuritf de Barberie-^de-St-CimUst ^ à ^i son oncle, Mic^kel de Barherie^ fient de St-Contest, servit de père.
ilt. Né en 4 617 et présenté an bapHMne. le f e maik par Etienne GoVeli/Ut mHchanddeParis, tiMar guérite Qêbélii^»
Etieniie H engiaot, sieur du Pleseis-La Salle, entra dans les finances et devittl fermier génémd. Lorsque les Prêtes- (aiits furent exclus des fermes et fi* belles, malgré Colbert^ il consacra eeblément une partie de la belle fortuie qu*kl avait acq\Bise, à venir au seeeur^ d*uo grand nombre de commis réduite è la misère par le règlement da 4 4 joift 4680. Après que Tédit de Nantes eiLi été révoqué, n'ayant point voulu reniet sa religion, il fut exHé è Noyo», le !I9* nov. 4 686 {Arc\. gén. E. 3374), puis^ le lOdéc., en Bretagne (4). Il ne tarda pas è se lasser de son exil. Dès le mois de fôv. 4686, le Mercure galant pat enregistrer son al^uratioa et celle de toute sa famille. Mais celte abjuration n'était qu'une feinte. Eu 4688, Mongiaet réussit è sortir duropame H-gf"
' (4> Ptoffeart aatrM Protesiantt U Parti . oolri^.lcsavHfide réeUiè,/i^nt ésàtfvmt tiiiéhiéi , eontte ptuahè , k Dioaii . Baitilf», \ Difi^ie^ô^. WcM ItMs fm^
à^aMrtbet «M fa li^ite^k WM-
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réfugia «e Hûttandft aHC u femBf (/5îd[.E.aa7l).S6i biens forent confis^ quét au profil du roi, qui les rendit à ses deux eniaots, Pierre et Marie (let seuls sans doute qtii Cusseat restés en France), par bretel du 30ianT. 469Qi (Areh. E. 3376).
Etienne de Monginot avait épousé, en 1657, Catherine Lemonom^ fill»
^''AbrahaniLemonom^tsikàittSùù^ due de LoDguevitie, et à^Anne Grçstéie.
11 en eut : I* Caibkeirb» née en t6&S, etraariée^le 4 avril 46L77,à César Cau, qu'elle accompagna sur la terre étrangère en 4685 ;-^S* EiiERStE, né le 1 4 ]an¥. 1M€r; ^^ d* PiEUt, sieur de Vrainvitle, né en 4 6&i> qti abjura ;-*«' 4<^ Etuckhe^ présenté au baptême^ ie 9 juillet 4665^ paritra» Chenevùf, mat^ tre teinturier, et À»»e Ckenévia^ sa grand'mère; — V Ansi, sorte enfaBt; — 6*ÂiaASibii, fté Ie9 fév. 4669, mort à r&ge de trois ans; «^7* Paql, né le 4 4 atiU I67(K; — 8^ MàDtiAiu. née en 4674, qui psavink k rejoindre ses parents en ^eUa»de ; '-- 9^ Jac^u, baptisé le d Iét«.lil3;^4 0*Aibk, dée en 4674, mort» jeune ; -^ ii* lUsiip femiae^eo 4ift4,dePM»frdki4ii<oùMt4c
IftOMiEBl (AB2UU»), jeune besMht d'enviroa t5 ans, oaiil é» Saint-Ean^ lion, fut constitué prisonnier à ftoi* deaux, comme bérélique» le S5 avril 4 556. Quekfuesrjottrs après,. Jm» dû Cates, d^ Libourae* soa plus ktinie ami, ayant été amené àRÔfdoam pat ses affaire» et ayant appris so» arres^ tation, essaya d'arriver jusqu'à ktkpottr le consoler et le foctifier; maie eomae la Cour avait ordonné de saistf toua ceux qui demanderaient à voir lieiîef^ il fut arrêté lui-même et jeté dans le* prisons de la Conciergerie, ie conseil'» 1er rapporteur» J. d'Aiesma, qoi le connaissait de longue date, Taurait CaUfemeltre sur-le-champ en liberlé, s'il avait consenti k accepter sea bstos eli^ ficea. Mai» renthDoaiaator jaujie kaoH?
me* ne' vtulutpoiit laisaer ssppoaar seulement qu'il eût iail ses pftqiB^«cea idotteia^ metm ,<¥i>» fffHufméé e^ i%
papauté* y tm sorte que à*Aleame, siaU gré loi, se vit forcé de poursuit rè 1» procédure dont le parlement Tavilt cbargé.Lts interrogaloires Airent noifr»
breux, mais ils n'offrent riet de parttculièremoBt remarquable. Les devt a^ cusés eoffliparurent, le 4 mai, detamt la Chambre de la Tournelle, dont élaleftl membres Jean de GuUl^cke (Voj^ t^ nom),et d'autres conseillers qiii,€oaiM celui-ci, pencbaientvei^ ta Réforma <MI voyaient au moins avee déplaisiv lilglise se défoudre par les bû<ihefa« It) eut donc partage ^s vas ayant t^le pour la mort bplus cruelle, avee (fëê^ tion préalable^ les autrea peur «na 4i* tenlion de quelques mois, peadaM tah queUe oo travaitterait à ramener Men^ nier ei Cazes dana le beiv cbemi». l»
Graad'Cbambre, saisie du prooès^ se rangea unanimement à Tavif des premiers. De plus, elle décréta à» prise d» corps Alain dé CkndmUa^ religleit augustin, qui avait pvêché le earêii^ « bien suytant l'Evaniple», et Franf^ coi» Mestof^r , marcbané de Bat* deaux, i'ua>etraoiresoupeMiiétdrM< résie. L'exéeution ont lieu le 7 mat, devant le Palais. Elle présenta detcJV^ coastances si atcece» %t» le^spécttt-' teurs, saisis d'une épéanrante 9M^ s'eafoireat diana toute» les diveetiovti les gens de justice avec les autres.
HOOmm (Glausi), natif de Savil- Amand-Taknde, martyr. Manier avait fait d'assez bonnes études;. Aprèaartoia enseigné à Issoire et b l'école de CleV4> mont doai il était priicipai, il avait dt quHler FAavergne, « ayant instruit Ir jeunesse spéeialeflotent en la crainte de^ Dieu et en la cogm)is8ance de aa saints parole, et étant venu en haine et fùVfn çon vers les ennemis d^iceUe, tête'' mcntqu'il avoit été osté de cesle ehâsf a d'enseignes, «i Pendant quelque temps«^ il a^ait parcouru le paya en évangéli*> sant; mats la persécution l'avait ente forcé d« fuir et iis^était r^ré à Im^ sanne. Phit taré, feve|ii en Fàinoé, il s'était étabU h iyea oiH il damait^ des leçdas ^ quelque^ eifaota q«?i instmisM^^ saÉMmWftet. U.ÏUfbi.
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^loge loue 8on esprit doux, paisible et (lébonosiire, sa bonne vie el la pureté de la doctrine qu'il enseignait.
Arrêté, le 5 juill 4551, d?n8 le logis d'un coreligionnaire. qu'il avuil faite- Tader pour le soustraire ;iui poursuites du prévôt, il futjeté dans les piisonsde Tofficial et soumis, dès le lendemain, à un long inteirogatoire, duntil a rendu compte à ses Irères en Jésus - Christ dans une lettie publiée par Crespin.
Qu'on nous permette d'en citer un court fragment, qui donnera ^ la lois une idée de rexaltatiou de Monier el de la vigueur de son style « N'est-ce pas une horrible et tière bataille, quand on en veut à soi-mesme, quand nous sommes ennemis de nous mesmes, voire les plus cruels et Telons de tous ? Et li nous n'avons pitié de nous-mesmes, qui en aura pitié? Ce sera ce bun Père plein demiséiicorde, s'il lui plaisl, qui necessede faire du bien à ses ennemis, rendant tousiours le bien pour le mal:
lequel pour Tamour de son Fais nous face la grâce d'avoir pitié de nous et des autres. Sus donc mes compagnons de guerre, ï Tassant, à l'assaut : courage, soldats, courage, marchez hardiment. Ne les craignez point, ils ne sont pas gens pour nous : car Jésus-Christ nostre capitaine nous les a tous vaincus. L'espérance donc de sa victoire Dousservira d'armer nostre leste. N'oublions pas nostre bouclier, qui est d'avoir une foy vive, puissante el vertueuse, pour repousser les coups de nos ennemis. Gardons que l'espée ne nous eschappe de la main : ce Cousteau du Saint-Esprit tranchant de deux costex, qui est celte vive Parole de Dieu, laquelle perce et cœurs et âmes, et pensées et intentions. Rien n'arreste devant elle : tout lui est descouvert : tout tremble devant elle. Elle fait choir ses ennemis à la renverse sans les toucher. Bref, ce sera elle (comme dit sainctPaul) qui assommera TAntechrist. Qu'on se garde bien, sur peine de la hart, de changer ses armes pour celles de fer. Le fer, le bras, la chevalerièt ni atiut flMb humuioe n'a point
de place en la guerre chrestienne.Laissons tout cela aux tyrans. » Un homme de cette tiempe ne devait pas renier ses convictions, c'était impossible. Le in oct., il fut dégradé devant la cathédrale et livré au bras séculier. Conduit dans les prisons de Roanne, il n'en fut tiré que pour être brûlé vif sur la place des Terreaux, le 30 du même mois.
MO^JOYE (Ammb), paysanne des environs de Bei gerucmarly re en 4 b88.
Les persérutions qui suivirent la révocation de l'édit de Nantes eurent uo effet directement contraire à celui que le gouvernement en attendait. Révoltés par les atrocités qui se commeltaieot dans toute la France, un grand nombre de Réformés, dit Benotl, qui commençaient à s'accoutumer aux pratiques de l'Église romaine, se prirent ^ douter qu'une religion, au nom de laquelle on viobil ainsi toutes les lois de l'humanité, de la justice, de la pudeur même, pût être le véritable chemin du salut, et comme ils ne voulaient pas vivre sans religion , ils se joignirent aux Protestants restés fidèles ^ leur foi, pour célébrer en commun le culte proscrit. On vit donc de tous côtés se tenir des assemblées plus ou moins nombreuses ; il y en avait beaucoup, ajoute le même historien, qui, étant contraints d'aller le matin à la messe, de peur des dragons, allaient expier la nuitleur crime dans ces assemblées.
On y chantait des psaumes, on y lisait l'Ecriture sainte et quelques sermuns« on y faisait des prières. Il se passait rarement une semaine, surtout dans les Cevennes.oùil oes'entlnlquelqu'une.
Peu à peu le zèle s'eialta ; on voulut y célébrer la sainte Cène; mais oi!i trouver des ministres, seuls capables, d'après la Discipline, de radministrer? La nécessité fil passer par-dessus la Discipline. Des personnes de tout âge et de tout sexe, des gens d'étude et de métier, de simples paysans, des enfants même, se vouèrent aux fonctions du ministère. Anne Monjoye fut du nombre. Elle ne savait pas lire, elle apprit; Ad^4u6, gimàion htmjtuse
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mémoire, elle fut en état de réciter quelques germons et quelque^ prières, elle tint desassemblées qui deviDreolen peu de temps si nombreuses que Tintendaot Besoos ne négligea lieo pour se saisir d^eile. H y réussit au bout de deux ans, et après Tavoir vainement sollicitée à changer de religion, il la condamnai mort, en 1688. La même sentence envoya à la potence Jean Goulier, dit le Grisou, chez qui une assemblée s'était lenue, ei qui fut exécuté mulgréson abjuration ; le vigneron Jean Panezou^ le métayer Etienne Taillada; aux galères perpétuelles, Arzac^ qui avait fait la lecture dans uue réunion religieuse, et Fape, qui avait assisté à trois assemblées : dans un couvent, les deux demoiselles de Bedon; en lin dans la manufacture de Bordeaux, supplice auquel on ne condamnait que les plus ignobles créatures, Judith Grimouil^ servante de Gontier, ifartV DarbeL Marie Faurcy, s(BUT ù^KrzâcM une ei Jeanne Marteau (Arch.gén.Tî. 330^.
1IIONSAKGI.ARO (Etienne de) , ministre de Corlùguy, ayant été accusé d'avoir dit qu*à Home on vendait la rémission des péchés, fut condamné à faire amende honorable; mais en ayant appelé au parlement de Paris, il fut mis hors de cour. Benoît, qui Mconte cet étrange procès, ignorait ^ quelle dnte il eut lieu. Nous trouvons Monsanglard cité comme ministre de Corbignv depuis 1601 ^ 1637 (1). Il parait avoir joui dans sa province d'une assez grande considi'ralion. D.ins la liasse des synodes de TOrléanais et du Berry où nous avons déjà puisé plus d'une fois {i-ondiS. Gfrm. />aMC. 9l4.t6), il ligure à plusieurs reprises soit comme secrétHÎre, soit comme président du synode provincial (2;. 11 fut, en outre,
(1) En 1641, rt*ttp éRli^p avait pourpaïuear on autre Etienne df Monsanglard ^ nr'it de Dijon, qui avait laii jifs études a tieoève, uù il avait eir immatiicuie vn 1626.
2 II i<resitia les synodes tenos à Sinrerr«, le 28 aoât 1619, et a Chàtillon-sor-LoioK, le 21 fev 1629 As»isit'ient ai premier : Beaoftency, Guéhn, min.; St-AmaBd, Jernet, éla
député à plusieurs synodes nationanx.
IfONTAGNAG (Blaisbdb), qoi vécut dans la première moitié du xvi* siècle, eut pourenfauts : V Eustacbb, qui testa en 1584; — 2 RAiMOifD,qui suit; — 3° MATHeuN, qui épousa, OD 1586, Jeanne de Mandagout et en eut Jacques, allié, en 1633, avec Ifarie Galician, Il est impossible de con* fondie avec l'un de ces fils de Biaise de Montagnac, le capitaine iHoM/ff^noc qui défendit bravement avec La Pé^ roune, le cbàteiiu d'Alleman, seigneur d'Allières, et qui fut pendu, ainsi que son compagnon d'armes, par les assiégeants, en 1577.
Raimond de Montagnac eut deux enfants, une fille, Jeanne, et un fils, Pierre, qui fut père de Loois de Mon-
vice-président, et de Blet ; Orléans, /aiAer/ Durant ei D» Piet^it ; lîerveaa , nome ei Le MaiMtre ; nangcaa, Tkuytart et Le Beau ; Mer, PèjH et Natif aut ; E^'peuiiles, La Rot lie et Youillant ; Cliâteanduu, Lami et de Cuickerit' Dollol , Piat , min. ; Argeniou , Sa/mm * min. ; Aubusson , Bédé et Bienuoujipienne ; Mirclienoire , Carnier et de yuieneuve ; La Cbaiile, ttbit ei de Loafroy; Sully, BoùauHn Odry ; Châtillon-sor-Lâie, M-tryonne et Bet Homme.:; Issondan, Bedéfl Ferrot; Oarbamp*, Piyeault et Segretin ; Romorautru, Brun, èlo serrrtalre. et de Soanielle ; Boonies , Gn^i , min ; Biois, Viguier et Morin ; CbàliUoii-sar- Lo<nK, Jurieu et Chnmaillard ; r.ipn , Oiseau et de Betine^ secietaire laie • CorbiRnv, Moa- *ant/tnrde\ S/m^té ; La Cbaire, Paraajo»^ anc; Sancheville, lieloa et tieHonrittf ; Sancern*, All^rd 4vec derx anciens, Guicknrd et Renard; Chilleurs, Vauloné , miii ; Dicise, Fatqnet et de Brauna't 1 e synnde de 1629 se tint en présence de Jean de La Fontan^ sieor de Bafour. Lf-s éRM$e^ de Chàieaudan, B- ao« gen. y, Corbignv, Orléans, Mer y forenl représi'ntees par le> même* pastfcnrs et par lestaci ns Daniel Baignotix , J, Le Roi , Ckariea Guetdin^ Barikélemn Ronsneiet et J*trq. Aabin^ Mcur dr La R<irde Chàiillon-sur Loire y d(M>aia J. Bahanld et Snlomon Bnnlmllant; La Celé, Piat ^ min.; RInis, Pail Tettard et Henri Dnfour^ docteur en médecine ; Chilleurs, Home et Jean Ayar. Denonvilie ou >ao* cheville n'euvoyaque s»n pastfur Belon; Gergeau , l'ancien P. Houpaillart ; Aubigny, too min. Paul Gué». U'S députes d^Marchenoire furent Is. Garnier et Paul de Vtlteueute; ceux de Sancene, AltardfX Eiienue GHick»fd;t4^x de Gien , Dan. Jamet et Chartes Rmtudet* Dang au ne fut repré-entee que par TAnjvtur/f Espeuilles narS^M^/é,et La i.li&riie par Tak$» Enfin Chàiillou sor-Loing députa deai aicieas, le bailli Ctemit Bernard t\ Ytkier Piêt,
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\apac, eohfieilleraa prêsidtal deBe« ziers. Connu aussi seus le Mm do Montaignac-Ckittssans, ce Louis se réfigiadans le Brandebourg à la rêvocuiian de Tédit de Nantes, a^ec son fils, le caf^taioe Monta§nac (Ârcb. gén.
Tr. S52). Nommé, en 16S6, conseiller d'ambassade, il se fixa à Berlin et devint ancien de Téglise française.
MONTAGNE (JâCQCES de), né au P«y , suivit la carrière du barreau , où il it un chemin rapide. Il fut reçu, en 1555, avocat général en la cour des «ito de Montpellier. Lorsque la Rélonne fut prêchée dans cette ville, it en adopta un des premiers les princips, et il prit une part assez active aux événements qui amenèrent dans celle ville ia lutte entre les deux partis.
Cette lutle fut provoqués par les prêtres catholiques qui » pendant les mois 4*août et de septembre 4561 , affectèrent de porter le pain bénit en procession, précédés d^uoe enseigne déployée, d'une grande croix de bois et d'une crosse , et suivis d'hommes armés de dagues et de sacs de cailloux sous leurs manteaux, qui insultaient les Protestants dans les rues , menaçaient ceux devant la maison desquels ils passaient, se livraient en uu mot aux plus réprékensiblesexcès, encouragés par le gouverneur, le juge-mage, les chanoines, révoque mCme; car ces hauts fonctionnaires ne rougirent pas de prendre part k ces honteuses orgies, eu distribuant 4 ces gueux du vin et de Turgcot. Après avoir supporté patiemment ces provocations pendant plusieurs semaines , les Protestants prirent leur revanche, le 24 septembre. Ils se saisirent à main année de Téglise de Notre-Dame, ap- ^lèrent le premier consul, qui les favorisait, pour dresser Tinveotaire des ornements et des reliquaires et les faire transporter k rhôlel-de-ville, et y céléhrèrent'Ieur culte le soir même. Redoutant une semblable visite, les abbés descouvents de Montpellier et les curés des autres églises se hâtèrent de mettre en sûreté leurs trésors dans la cathedra* tedeSaint^Rierre, oii Ton établit une
garhison, ainsi (t«e dans la tour de la porte des Carmes; mais les Prolestants, sous la conduite de deux jeunes gens de la ville, enlevèrent cette tour a a premier assaut. Animés par le succès, ils s^emparèrent ensuite de la tour du Colombier, près de la porte du Peirou, la S lus haute et la plus forte de la ville, iattres ainsi des avenues de Téglise Saint-Pierre, ils assaillirent cette espèce de fbrterésse , mirent le feu aux portes, «t, à travers nne grêle de pierres et de balles, pénètrèrenljusque dans la grand^salle. Désirant éviter Teffasion du sang. Montagne assembla les magistrats et les principauxhabttants, qui résolurent de se porter médiateurs entre les deux partis. Il fut convenu que l'église serait évacuée par les prêtres et confiée k la garde de bourgeois des deux religions. Soit accident, soit fanatisme , deux coups de feu fbrent tirés du fort pendant qu'on négociait et blés* seront deux des assiégeants. Rendus furieux parceqn'ils regardèrent comme une trahison, les Protestants se ruèrent dans réglise et maésaerèrent seize ou dix-sept Catholiques connus nar leur haine contre la Réforme, malgré les représentations de leurs chefîs, qui réussirent pourtant à arrêter le carnage, et à mettre les chanoines en sûreté. Le rapport de tout ce qui s'était passé fut envoyé k la Cour par Montagne ; mais les événements qui surgirent bientôt firentpromptementoubliercetincident.
Il serait difficile de dire quel rôle Montagne joua dans la suite, l'histoire ne fait plus mention de lui jusqu'en \ 575» qu'il fut nommé président en la cour des aides de Montpellier, dont il fut aussi garde des sceaux. L'an née suivante, le roi lui accorda des lellres de noblesse , et, vers le même temps , la reine-mère lui donna le titre de matlre des requêles de sou hôtel. Ileslévident qu'il n'aurait pas obtenu ces faveurs , s'il s'était montré un ardent huguenot.
Il était, en effet, très modéré, si modéré même que quelques-uns ont pu croire qu'il professait la religion romaine. Il laissa un fils , nommé Hbiou , qui fut
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