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conseiller au préÀdialdeltoulpelHer ei épousa, en 4S9S, Marie GailUfd^ (tout il eut Eriimifi , sieur de Puech- Tille. Comme nous a'avons aucune preuve que les descendants de Jacques de Montagne aient persisté dans la profession de la reli^on réformée , nous ne pousserons pas plus loin cette généalogie.
Jacques de Montagne est auteur d' une Bistoire de la religion et de V Etal de France depuis la mort de Henri II Jniqv^au commencement des troubles i«4560, [Gen.] 1565, in-8". C'est un fragment d'un ouvrage beaucoup plus considérable qu'il laissa en manuscrit sous ce titre: Histoire de V Europe depuis <559 jusqu'en 4587. Cette bistoire formait plusieurs volumes; mais il n'en reste plus aujourd'hui qu'un seul, qui se conserve à la Bibliothèque nationale ( Fonds Saint - Germain /yaiii;.,N* 1391). Il contient le l4Mivre oe l'Histoire de l'Europe , traitant de l'élection du duc d'Anjou au trOne de Pologne.
MOIHTAGtT (M- ni) , ou plutôt de LaaS'Montagut, victime de la baine et de la cupidité de Casanx , procureur général du parlement de Pau.Le 5 avril 1685 , l'intendant Foucauld avait annoncé avec emphase au secrétaire d'Etat chargé du gouvernement de Béarn, que dans une tournée qu'il venait de faire à Maslacq avec l'évoque de Lescar , il avait converti d'un seul coup 350 buffuenots, et il citait, entre autres, M** de Laas, sœur d'un conseiller au parlement (ilrcA. gin, Tt.257). La conversion de cette dame était si peu sincère, ?u'en 1699, le procureur général, sans gard pour les liens de parenté qui l'unissaient à elle, la fit arrêter sous l'accusation de tenir dans son logis des assemblées religieuses, présidées par (7asenave^ ancien diacre de l'église d'Or- Ibez. Les prisons de Pau étant très malsaines, le parlement la fit conduire dans un couvent «jusqu'à ce que S. M. eût £ait syavoir ses intentions»» Le secrétaire d'Etat consulta l'inleudant Pinon»
celui-là même qui, l'année précédente.
ataii réussiàartéterrintôrluùi 9t0^' son» Pinon répondit que celte dame , malgré sou ige avancé » avait été enlevée «par six archers de la manière la plus brutale , » mise sur un brancard, proDlenée par les rues d'Qrthez , toute malade qu'elle élalU et êitfin portée. au couvent de Notre- Dame ; que le diaiilre prétendu n'avait jamais été diacre, « n'ayant nul esprit et presque imbécile»; qu'aucun témoin ne déposait avoir entendu chez elle « ni chants ni prières» . Tout ce qu'on pasvait lui reprocher, c'était d'avoir reçu dans sa demeure quelques huguenoltes des nlus opiniâtres d'Qrthez, nommément la femme du marchand de drap Brunet, la vouve Bazin , la veuve Ùufourj , la veuve Fayet, la femme et la scBur de Te^te- Un , la femme Pruer , (a femme ta Bouchère , les filles de l'apothicaire Dupont , la femme Maron , la femme Ducosso et sa fille. M"* de taas-lffontagut protestait d'ailleurs qu'elle voulait vivre en bonne catholique. L'intendant ajoutait que la manière dont on en avait agi envers elle avait paru très violente aux anciens Catholiques même les plus zélés ; aue l'on aurait dû se contenter de l'enfermer dans uo couvent «sans la décréter de prise de corps et la mener avec scandale , u'j ayant rien de bien prouvé contre elle que le deffaut d'exercice de religion» . Canaux prétendit que sa conduite n'avait été dirigée que nar Tintérêt de l'autorité royale ei de ta religion. Selon Pioon, il n'avait agi que par esprit d'intérêt et de haine. La Cour parait avoir partagé le sentiment de l'intendant, car elle ordonna de suspendre le procès , qui , lorsque Tordre arriva à Pau, l'était déjà par le fait même de la mort de l'inculpée {Arch, gén, M. 675).
Sans prétendre établir aucune sorte de parenté entre cette dame et l'ingénieur du roi de Montaigu , et déterminé à ce rapprochement par la seule analogie des noms , nous rapporterons ici , d'après le Mercure galant , la conversion de cet ingénieur militaire> dai avait été employé pendadt pluiiéSrt
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années à « tirer en bas-relief le plan de plusieurs villes des Pays-Bas.» Quel • ques mois avant la révocation de Tédit de Nantes , le 8 ocl. 1 684 , il abjura à Saint-Omer, dont il était alors occupé ï dresser le plan.
MOl^TALEMBERT, nom d'une des familles les plus considérables du Poitou, dont deux branches, celle de Vaux et d'Estrades et celle deVaraize, embrassèrent les doctrines évangéliques.
BiAiicBB DB Vaux et d'Estrades.
Jacques de Montalembert épousa, en 1506, Marguerite de Limoges, qui était veuve en 1559. 11 fut père de huit enfants dont deux au moins se convertirent au protestantisme, savoir:
André, qui fonda la branche de Vaux et d*Estrades, et René, qui joua un rôle important dans les guerres de religion.
1. André de Montalembert, sieur de Vaux, est peut-être le même que Pécuyer de Coud' qui favorisa la fuite du jeune Jf^/t^ny après la découverte de la conjuration d*Amboise (I oy. I, p. 273). Bien que Phistoire se taise sur son compte, on ne peut douter qu'il n*ait porté les armes pour la Cause, puisque le parlement île Borde:iUX le comprit dans son arrêt de 1 569 ; cependant il montra toujours si peu de zèle que Ton n'est pas trop surpris de le trouverdans le camp catholique sous les murs de La Rochelle, eu 1573.
Bien ne prouve toutefois qu'il ait abjuré. Il mourut vers 1589. De son mariage avec Jeanne de Montberon, célébré en 1559, naquirent cinq enf.mts:
!• RoRBRT, qui suit: — ï» Locis ; — 3» Elisaretb; — 4 Marie; — 5' autre Marie. Eu secondes noces le sieur de Vaux t^pousa, en 1 57 1 , Ren 'e de Barbezières, dont il eut encore René, sieur d'Estrades ou de Lestrade. Ce dernier prit pour femme Louise Ueoffroydu Breuil, qui le rendit père de Jacques» sieur d'Esliades.et de Jeanne, femme de Jacob de La Porte-aux- Loups. Jacques se maria avec Léa
Green-deSaint-MarsoMU et en eut Louis, sieur d*Estrades, mort avant 1 69 1 , date de l'abjuration que sa veuve I^arie Degorei, fil à Niort^ le 16 mars {Arch, du départ, de la Vienne C.
Robert de Montalembert, sieur de Vaux, mourut en 1621, laissant de sa femme, J^aM»^ de Liv^ntt^ sixenfants:
1' jACQUËS,qui suit;— 2* Jean, qui ne parait pas avoir persisté dans la profession de la religion réformée (1), noa plus que 3^ Gut ; — 4* Rknée, femme, en 4 6 1 1 , de Charles de Satnt^Gelais^ sieur de Brillât; — 5* Eléonore, mariée à Pierre fie Ckièvres: — 6* Marie, épouse, en 1 6 1 1 , de Charles de Saint 'Gelais^ sieur de Montchaude.
Jacques de Montalembert, sieur de Vaux, s'allia, en 1 62 1 , avec Françoise de Festiveau. 611e à'Elie, sieuV des Landes, conseiller au parlement de Bordeaux, et de Marie louchier. Il en eut : 1* Pierre, qui suit; — V Joëlle» femme de Jacob de Queus, sieur de Saint-Hilaiie; — 3* Gabriellb. épouse de Noël Groussaud-de>Cbapitre, sieur de Boisjoyeux ; — 4* Françoise, mariée à Alexandre de Saint Martin, sieur des Granges; — 5* Marie, femme, en 1G55. de Jean de Cursay^ sieur de Villers.
Pierre de Montalembert, sieur de Vaux, eut dix enfants de Jeanne de Sarragan,^\\% de i^a4,sieur du Breuil, et (le Jeanne de Tessereau {ï), savoir: 4* Pierre, né en I665« lieutenant de vaisseau,quiabjura,etépousa,enl695,
(1) Il époosii, eu 1620, Charlotte Gliesnel, flljp dp Louis, sieur de O'is, ei de Otherioe de La Tour, doui il eut Jeau, rolonel des mi- !i<*f*s de Uncherort. en liiSi, Jeau, mort sios Il s ilrapraux avant 167i, Jcan-Jjcqaes Marie, demuiselle de Lavaux, vivant en 1G84, Cattieriu-, Aune, dfmoi>eile de Veyrat, et deux autres biles, dont une fut relit:iease à Peri'igiian.Dins une li^te d*aposidt8 pensionnés parLouisXIV, uau< irouvous une demoiselle de Monta emberi, qui tourluit aouMel- If ment une penhiou de 400 livres {Arch Tt. S5M). Sersit-ce aue des tilles de Jean de Monta Umberi?
("i) l.a famille de Sârra§»n a frossi le Réfnge {Arch, Tt. 2^7) ; elie éuit de Lt Rochelle.
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Franeaise-Angélique Poussard, desceDdani comme lui de huguenots ; — 9* Charles, ué en f 667; — 3* Louis; — 4*" Matthieu, né en 1 669 garde-marine en 4683, qui se convertit également; — 5* Jacob, né en 4672, apostat comme ses frères, qui fut père du célèbre marquis de Montalembert, Témule de Vauban: — 6' Jean; — 7* Alexis, né en 4 673; — 8' Paul, né en 4676;— 9« Jean; — 4 0» Françoise.
II. René de Monlalembert, sieur Des EssARTs. acquit dans les rangs huguenots la réputation d*un vaillant et expérimenté capitaine. Il se distingua surtout au siège de Saint-Jean-d^Ângély, sous les ordres du célèbre Piles (Voy.
III, p. 493), et à celui de La Rochelle, où il rendit de si grands services qu'il' fut choisi par les assiégés pour un de leurs chefs après la retraite de La Noue. En 4 585, il fut placé comme gouverneur à Marans, à la place de La Sauisaye-Beauregard; mais il ne vécut pas longtemps en bonne intelligence avec les habitants. A son retour d'Angleterre, Condé envoya Des Bessons s'informer des causes de ces dissensions qui compromettaient la sûreté d'une ville ^ la possession de laquelle il attachait beaucoup d'importance, et sur son rapport, il rappela Des Essarts qu'il remplaça, le 40 avril 4 586, par La yarrt>. René de Montalemhert assista à la bataille de Centras ; en 4 589, il commandait encore à Taillehourg, mais depuis, nous n'avons plus rencontré son nom. Sa première femme, Marguerite de Montheron^ qu'il avait épousée en 4 559,ne lui ayantpas donné d'enfants, il se remaria avec MargueritedeMontalembert^Qi en eut Paul.
sieur Des Essarts, dont la destinée est inconnue, et Marie, femme de Con-' stantin d^Authotiy sieur de Courteil.
Branche de Yaraize.
Frère cadet de Jacques de Montalembert, Jean, sieur de Coulonges, laissa, de son mariage avec Jeanne de La Chambre,deux Biles et un ûls, nommé Piuu, sieur de Goulonges et de