‹ La France protestante (volume 3)Chapitre 160 sur 169 · XXI. Sermons sur le catéchisme, Gen., 4695, 2 vol. in · texte numérisé non relu

XXI. Sermons sur le catéchisme, Gen., 4695, 2 vol. in

On a encore d'Alexandre Morus un ' Sermon prononcé àLa Haye sur la roori du prince d'Orange en 1650, qui ne v nous est connu que par la trad. anglaise faite par Daniel La Fite, Lond., 4 694, in-4*; et une L^^r^ à Meslrezat,^ datée de 4 657, où il se justifie d'avoir écrit à la reine Christine de Suède dans un style trop figuré, lettre qui fait partie du T. XIV de la Coliect.Conrart. Sénebier nous apprend , dans son Catalogue, qu'il a aussi laissé en msc.

une Histoire de Genève.

MOTBEREH(HEriRi),curédeSl-Jeaii hWissembourg et réformateur de cette ville.Nulle parlpeut-ôlre le terrain n'avait été mieux préparé pourlaRéforme, grâce aux mœurs scandaleuses des moines d'une riche abbaye de Bénédictins qui y était établie. Motherer, qui avait beaucoup à se plaindre d'eux, embrassa avec chaleur les doctrines luthériennes . Dès 4 522, il prit femme, ainsi que son vicaire Jean Merckel de Kleeburg, et il inviu^ttc^r (Voy. III, p. 59), à venir le seconder.Le vicaire de l'évêqne de Spire, dans le diocèse duquel était Wissembourg, s'opposa à l'installation de l'ancien chapelain de Sickingen, et exigea qu'il se rendit préalablement à Spire pour y rendre compte de 8a foi.

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Bucer refusa de faire ce voyage par des raisons faciles à comprendre; mais il ofifrit, ainsi que Molherer, de se soumettre à une enquête à Wissembourg même et de payer les frais du déplacement des commissaires. Le vicaire ne voulut point accepter ce moyen terme et les excommunia Tun et l'autre. Sur ces entrefaites, au mois d'avril 4 523, Pélecleur de Trêves et l'électeur palatin vinrent mettre le siège devant la ville. Les magistrats effrayés engagérentles trois prédicateurs, qu'ils avaient protégés jusque-là, à en sortir atin d'éviter de grands malheurs. Ils suivirent ce conseil et se retirèrent à Strasbourg, d'où Molherer et Merckel, tous deux chers à la bourgeoisie, furent rappelés après le rétablissement delà paix. Soutenus par la classe moyenne, ils purent braver en sûreté les foudres de l'évoque de Spire jusqu'en 4 525 que la révolte des Paysans amena de nouvelles complications. Un corps d'insurgés ayant invité les habitants à faire cause commune avec eux ou à leur donnerau moins du plomb et de la poudre, leur promettanten retour aide et protection, le Conseil leur refusa toute assistance. Les Paysans irrités menacèrent de ravager les vigues, dont le produit formait la seule ressource d'un grand nombre de bourgeois. Cette menace causa une vive agitation, qui fut portée à son comble par une tentative du prieur des Bénédictins pour enclouer les canons de la ville. Une émeute éclata.

L'abbaye fut détruite, ses archives brûlées et les canons livrés aux Paysans, à qui une partie des habitants se réunirent.Âucune violence ne fut commise contre les personnes des moines ; on exigea seulement d'eux la promesse de renoncer à leurs privilèges , de vi- Tre dans la chasteté ou le mariage, et de ne point chercher à se venger. La promesse donnée, on leur restitua tout ce qui avait été sauvé du pillage de l'abbaye. Cela n'empêcha pas le prieur de porter ses plaintes à l'électeur palatin, qui mit le siège devant la ville etlui imposa de dures conditions. Trois

des chefs du mouvement furent décapités; à cinq autres on coupa les doigts; une amende de 8,000 florins fut frappée sur la ville, et les habitants durent s'engager à tout remettre sur Tancien pied. Dans sa Chronique d'Alsace, Herzog affirme que Molherer fut un des trois luthériens exécutés; selon Doll, c'est Merckel de Kleeburg qui subit la mort. Ces événements déplorables portèrent un rude coup à la Réforme. Elle ne reprit faveur qu'au bout de quelques années (roi/. KESS).

MOlTKtX (Pierre-Antoine), ou Le Moltetix, poète et traducteur, né à Rouen, en 1660.Molteux passa en Angleterre à la révocation. Il commença par s'appliquer avec ardeur à l'étude de la langue anglaise, et lorsqu'il la posséda à fond, il s'occupa de traduc lions remarquables par la pureté du style. On regarde comme des chefsd'œuvre celles qu'il a données Ue don Quichotte et de Rabelais. Malgré le graud succès qu'obtinrent ses publications, il abandonna la littérature pour le commerce et acquit une fortune considérable par d'heureuses spéculations.

Quoique marié et père de vingt-deux enfauts, il menait une vie crapuleuse.

La Biog. univ. afûrme qu'on le trouva mort dans un lieu de débauche, le 4 9 févr. MM, On a de lui, selon Watt :

I. The présent state of Marocco^ trad. du franc., Lond., 1695, in-8\

II. The loves ofMars and Venus, Lond., 1697, in-4"; 1722, in-12.

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