‹ La France protestante (volume 3)Chapitre 161 sur 169 · III. Beauty in distress, a tragedy, Lond., 1698, in-i · texte numérisé non relu

III. Beauty in distress, a tragedy, Lond., 1698, in-i

IV. The wholeWorks of Rabelais, done ont of french by Thomas Urchardy Peter Motteux and others, Lond., 1708, 2 vol. in-8'. — Motteux y a joint des remarques estimées, qui ont été trad. de l'anglais (Lond., 1 740, in-i*); ainsi que sa Parodie de Vodc de Boileau sur la prise de Namur.

V. Apoem on tea, Lond., 1722, in-8*. — Inséré d'abord dans le Spectateur.

Dans la liste des directeurs de l'hûpital français, h Londres, nous trouvons

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les noms de Jean Motteux, en 1729, de Pierre Moileux, eo 4759, et de Jean Moiteux, ea 1763. Il nous est impossible de dire sMIs descendaient dû notre écrivain, une liste de Réfugiés de Rouen, dressée en 1685, nous apprenant que plusieurs enfants d*un marchand nommé Antoine Le Motteux sortirent du royaume à la révocation (Arch.gén, Tt. 261).

MOtLA?iS (Daniel), ministre de Centras . Le 14 juin 1609,Moulans revenant de Villaux près Libourne, où il avait célébré la Cène, rencontra le cardinal de Sourdis, accompagné d'une suite nombreuse. Il se mit modestement sur le bord du chemin pour laisser passer le haut dignitaire de TEglise romaine, qu'il salua, mais qui ne daigna pas lui rendreson salui.Un instant après, un des gens de la suite du cardinal s'approcha du ministre et, lui reprochant de ne pas s'être découvert devant une croix plantée sur le bord du chemin, il le frappa violemment d'un bâton qu'il tenait à la main, tandis qu'un autre le chargeait à coups du plat de son épée. Sourdis ût semblant de ne rien voir, et le ministre gagna Libourne couvert de plaies et de contusions, ainsi qu'un émailleur de Limoges, nommé Jean Court,à'\i Vigier, aussi maltraité que lui {Arch. gén.

E. 108J. Le même jour cependant, le cardinal fit promettre à Moulans de châtier le laquais qui l'avait frappé. Le pasleur répondit que sMl ne s'agissait que d'une offense personnelle, il la pardonnerait volontiers, mais que l'injure qui lui avait été faite retombait sur toutes les églises de France , en tant qu'elle violait l'édit. L'affaire fut donc portée devant le conseil d'Etat, qui la renvoya devant le parlement de Bordeaux. L'information secrète qui fut faite en conséquence a été publiée dans le T. X des Mémoires de Mornay (édit.

Auguis); nous n'en connaissons pas le résultat.Moulans,appelé aussi Molans, jouissait d'une certaine réputation de science et de piété parmi ses confrères (r(;y. Pièces justif N»LX).

MOULINES (GuiLLium) , meobbre de l'Académie des sciences de Berlin, né à Berlin, le 30 avril 1728« df Daniel Moulines, d'une famille réfugiée originaire du Languedoc (i )« et de N, Demus, et mort dans cette naêcoe ville, leU mars 1802.

Moulines reçut sa première éducation dans un pensionnat que sa mère avait fondé à Berlin, et ût ses huma-" Dites au Collège français. Pour complaire à sa mère , il embrassa l'état ecclésiastique, vers lequel ses goûts ue le portaient aucunetùent, et, ses études en théologie terminées, il fut placé, en 1752, comme pasteur dans l'église de Bernau, qu'il desservit pendant environ sept ans. En 1759, il fut appelé à Berlin comme vicaire du vieux de Combles y ministre de l'église de lai Dorolhecstadt. Ses sermons, qui n^è* talent remarquables d'ailleurs que par la concision et la clarté du style, plurent au grand chancelier de Jarrigct^ dont la protection lui fut dès Jors acquise. C'est lui qui engagea Moulines à traduire l'ouvrage de Steck sur la procédure et à réfuter la violente sortie de l'abbé Raynal contre le grand Frédéric. Ces deux ouvrages le firent connaître du prince, mais ils ne lui valurent, du reste, aucune faveur. Il n'en fut pas de même de sa traduction di^Ammien Marcellin , qu'il entreprit par le conseil de Guiêchard; elle lui ouvrit les portes de TAcadémie. le 34 août 1775, et lui procura, en outre, une pension de 500 écus. Encourage par le suffrage de Frédéric, Moulinas consacra presque tout le reste de sa Vm littéraire à des traductions. En 4783^ il résigna sa place de pasteur pour reox^ plir le poste de résident du duc de Brunswick - Lunebourg , à la cour 4o Prusse. L'année suivante, il fut éUi

(1) Une autre famitle protestiDte de ce flon hibittit USaiilonge. En 4616, VktBe^ h\ée politique de La Hoch«lle oharfea Ift éér^ pQtés féoéranx de réclamer U mise ^o lil^r0 a*Adam Mouline qui, % cauM de f^a relifiov, éttlt, depuis plus de sii vois, déteni d»B« les prisons de Sainiea et sounis tax ^lui fats tnitenents.

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€PQseiller du coosistoire supérieur. En 4,7S5, Frédéric le chargea de donner, des leçons de logique au prince royal, et son successeur, Frédéric-Gqillaume, lui accorda des lettres de noblesse, ea 4786. Deux ans plus tard, Moulines devint membre du directoire supérieur français. Déjà il ressentait les cruelles, atteintes de la longue maladie qui remporta après des années de souffrances presqueintolerables.il laissa la réputation d^un homme fort obligeant et d'un savant qui joignait à beaucoup d'érudition beaucoup de goût et de ûnesse.

Quoique plus spécialement voué aux belles-lettres, il s'occupa avec succès d'études sur la physique et inventa quelques instruments très-ingénieux.

On a de lui:

I. Réflexions sur les décisions immédiates des souverains et sur Vordre de la procédure, Berlin, 4765, in- $•; La Haye, 4 777, in-8^ — Trad. abrégée de Touvrage de Steck.

II. Lettre d'un habitant de Berlin, à son ami à La Haye^ Berlin, 1773, in-8\ — Contre Tabbé Raynal.

III. Ammien-Marcellin ou les X VÏU livres de son histoire qui nous sont restés, trad. en franc. , Berlin, 4775, 3 vol. in-12; Lyon, 4778, 3 vol. in- 42.— Trad.ûdèle et élégante.

IV. Les écrivains de V histoire Auguste, trad. en franc,., Berlin, 4783, 3 vol. in-8'; Paris,4806,3 vol. in-l^.

— Barbier, à qui l'on doit cette dernière édition, l'a fait précéder d'une notice sur la vie de Moulines.

On trouve de Moulines, dans les Nou- Teaux Mémoires de l'Âcad. des sciences de Berlin — (4 ISOyMémoire sur les éi^rivains de Vhistoire Auguste; — (4781): Mémoire sur les livret Cata^ criens;-— (4792 et 93): Mémoire sur Christian de. Bruns^tvicK aimnis^iratâur de Halberstadi.U a,eq outre, laissé en msa. un Mémpire sur Ùjcf^ CàssiuSf lu à la séance de rAcadéiui<| dii 29 mars 4 787, et la trad. de la Ha- Tangue de Q. Ft^ius Calenus coîftf^.

Cicérouky lu9 à l'Académie e^ 4788f4

l^OU TARDE (iHOMis), martyr qui racheta une vie de débauches par uno mort glorieuse. liétaitde Valenciennes e| généralement connu comme un ivrogne. S'étant avisé de dire un jour ^ uni prélre que son Dieu de l'hostie n'étai^ qu'abomination, il fut arrêté et jeté ea prison. On croyait que le lendemaio, lorsqu'il aurait la tête libre, ils'empres* leraitde faire amende honorable; aussi, l'étonnement fut-il extrême, quand oa l'entendit déclarer qu'il maintenait C6^ qu'il avait dit et que c'était un abus de, chercher J.-Ch. ailleurs qu'au ciel.

Son procès fut bienlêt fait. «Au sortir de la maison de la ville pour aller, au supplice, on ne vid onques une cou-, stance plus asseurée,s'esjouissantd'uQ, tel honneur que Dieu lui faisoit,» litr on dans le Martyrologe, qui ajoute quj|, «le patient au milieu du feu ardant avoi^ les yeux levez au ciel, et crioit au Sei^ gneur qu'il eust miséricorde de son aqie. » L'exécution eutlieuà Valencieanés, le 6 oct. 4559.

]HOYW ET (Jacques), sieur de Taucourt, conseiller au parlement de Normandie. Moynet se fit protestant sou4.

le règne de Henri 111, puis, pour échapper aux dangers que sa religion lui aurait infailliblement attirés, il se refit catholique, ce qui n'empêcha pas les Ligueurs de Rouen de le jeter en prison.

Il réussit à s'échapper et alla rejoindre, le parlement siégeant alors à Caeo. Dè4. qu'il se vit en sûreté, il reprit l'exercice de la religion réformée; mais 1^ j^rlementl'exclutde sonsein, en 4 593, ejt, malgré hs ordres de Henri IV, il refusa obstinément de le réintégrer dfins sa charge jusqu'à la promulgation de redit de Nantes, en vertu duquel

Synet y rentra comme conseilfer à U ambre de l'édit. Dans son Hist. du parlement de Normandie, M. Floquet nous peint ce magistrat comme 114, homme très-peu respectable.

AIOZET(ETiENNB),pasteurprotestaat, né à Sedan et mort à Metz, le 6 déc. 4 635.Mozet desservait une église daoi la principauté de Sedan, lorsqu'il fut appelé, en 4 592, à remplacer à Metz I^

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