XII. De jwrisconsultis saiurninis
XIII. De rotulo causarum seu ea^ rundem decursu ex judicii ordine, Gallis Roile.
Catherine ' Salomée t femme de notre professeur, s'est fait connaître dans les lettres par des traductions allemandes des Sonnets de Drelincourt et du Polyeucte de Corneille (Strasb., Mtl, in-42). Sa flUe, Catherine- Salomée, qui épousa Witter^ professeur d'histoire, s'est aussi livrée au culte des Muses; mais nous ignorons si elle a rien fait imprimer.
LII^K DC TlIURNBLttG (Sébastien-Guillaume), seigneur de Jebsheim, avait reçu dans son enfance une excellente éducation qu'il avait perfectionnée par un séjour de cinq années, de 4 550-4 555, à l'université de Bologne, et par des voyages en divers pays. De retour dans son pays natal, il s'établit à Scbélestadt, où le protestantisme avait d'abord été prêché avec grand succès par le curé Seiden* sticker; mais où, depuis la victoire du duc de Lorraine sur les Paysans, les sectateurs de la Réforme étaient réduits à se cacher pour célébrer leur culte. Link se joignit à leurs assemblées secrètes, et ne négligea rien pour accroître le nombre des partisans de Luther; mais son zèle éveilla l'attention des magistrats qui lui ordonnèrent de sortir de la ville. Il se retira à Colmar, en 1566, avec son ami le conseiller Jean Goll, dont les descendants ont occupé dans cette ville, pendant plus de deux siècles, les premières dignités municipales et dont la postérité vient de s'éteindre en Joseph- Jacques-Samuel de Goll, fils du statmeistre Jean-Ulric Goll, qui est mort à Colmar, colonel du génie, le ââ déc.
Malgré la protection do Jérôme Boner, le savant traducteur de Plutarquc, de Thucydide, de Justin et d'Hérodien, qui avait, dès 4 524, employé, mais avec circonspection, l'in-
T. Vil.
fluence que lui donnait la dignité de statmeislrc, pour porter les habitants de Colmar à embrasser la religion protestante et à s'allier aux Suisses, la Réforme n'y avait fait que de médiocres progrès, et les Luthériens n'avaient point encore obtenu l'autorisation de célébrer publiquement leur culte ; on leur avait même défendu* sous de graves peines, de se rendre le dimanche à Horburg et à Riquewihr, où les doctrines évangéliques étaient prôchées par Westheimer et par Erh.
Link et son ami furent cependant ac cueillis avec honneur, et les services qu'ils rendirent à la ville payèrent largement l'hospitalité qu'elle leur offrait. Dès 4 5H, ils furent élus membres du Conseil, où leur action ne tarda pas à se faire sentir. Ce fut pourtant, le 4 4 mai 4 575 seulement, que sur la requête de Michel Bnoby chef des corps de métiers (4 ) , fortement appuyée par Link, Goll, Grégoire Berger, Béat Ilânslin^ et d'autres conseillers, la liberté du culte fut octroyée aux Chrétiens évangéliques.
Dès le lendemain, Link, heureux de cette victoire, fit venir le pasteur qu'il avait établi à Jebsheim, Jean Cella" rius, et, le jour même, fut inanguré à Colmar le culte protestant.
Link rendit, nous l'avons déjà dit, d'importants services à sa patrie d'adoption, soit comme statmeistre, charge dont il fut revêtu douze fois»
soit comme premier capitaine de la ville, soit enfin comme négociateur, dans les fréquentes missions qu'il eut à remplir à Ensisheim, à Vienne, à la diète de Worms, à Spire. Sa réputation de sagesse et d'habileté était si bien établie que, dans les circonstances dif^ ficiles, les villes impériales des bords du Rhin avaient toujours recours à ses lumières. Ce fut sans doute par reconnaissance pour ses bons offices qu'elles l'élurent, en 4580, commissaire général de la guerre, charge
(1) Buob rooaruten 1588. II renûW aussi irimporiants serTîcesàsavUIc uatale dans les f»Dctions de statmeistre et de maire.
uo
UO
dans laquelle il fut condrmé en 4 582.
Link remplit encore avec Kriegel»
itei» les fonctions de slatmeistre en 1610. Lorsque les bourgeois de Colmar purent craindre que les Autrichiens, après leur expulsion du pays deClèves, ne pillassent leur ville, c'est encore sur Link qu'ils jetèrent les yeux. Us le nommèrent colonel, ea lui donnant pour lieutenants le chef des corps de métier Elias WetieU le maire LQ%i$ KriegclsUin, le statmeistre Jacob Buoh et Uan Eschbach, Leur confiance ne fut pas trompée, et les sages mesures de Link tinrent à distance les bandes indisciplinées qu'ils redoutaient.
Link mourut en 1 617. Il a laissé en msc. des Annales depuis Tannée \ 569 Jusqu'à 4608.
LIOTAIVD, famille originaire de Moatélimart, en Dauphiné, établie à Genève à la &q du xvii* siècle. Galiffe en a donné la généalogie que nous reproduisons. Antoine Liotard, souche de cette famille, fut reçu bourgeois en \ 70 1 avec ses quatre hls atnés, Jein- Abrihaii, Jacques-Antoine , Pierre et Alexandre. Des nombreux enfants que lui donna sa femme^ Anne Sa%ta§e^ les sept suivants vécurent assez pour former des alliances : I ' Jein- Abrabam , né à Montéiimart , reçu bourgeois avec son père, et marié, le \% avril 4710, avec Jeanne, fille de fiénigne Mussardy docteur et prof, en droit, et ^'Elisabeth Laurens, qui lui donna Anne et Jeanne, mortes sans al~ liance; Jean; Marc, qui ne laissa pas d*enfants de sou mariage avec ifar ta»ncy fille ^^JeanSarasin-Rilliet, pasteur; Jean-Pierre, à qui sa femme, une D*''* de Lt^te, donna dcusi filles : SusANNE, morte sans alliance, et Sara, mariée à Jacq. Guigonnat, et dont la fille unique épousa ./^^.-A/ar/tf Humbert, pasteur à Satigny ; — il" Sara, mariée, en 1713, à trançoisLa Verj/%e^ — 3^ Jeanne-Judith, épouse, eu 4717, de Jacques Mollet (I); — 4'
(I) En 1701, l*ierre Mollet, de Tournus, avait été reçu bourgeois arec son lils Pierre,
Jagqubs-Antoinb, membre du couseil des Deux-Cents, en 4746, qui avait épousé, en 1719, Marie^ fille de Jean Clée des Granges en Pragelas, dont il eut Jeanne-Marie, femme, en 175â, de Jean Sarasin, syndic; — 5* Susanne-Marie, épouse, en 1716, de Jacq. Nadal; — 6* Jean - Michel et Jean-ëtienne, jumeaux, nés le 22 déc.
1702, à qui nous consacrons des articles.
L Jean-Michel Liotard s'adonna à l'art de la gravure. Envoyé à Paris pour y termiuer son éducation artistique, il fréquenta l'atelier de Benoît Audran et devint un de ses meilleurs élèves. Il s'était déjà fait connaître très-avantageusement, et comme dessinateur et comme graveur, lorsque, en 4 7 35, le consul anglais, Joseph Smith, l'appela auprès de lui à Venise et le chargea de la gravure de sept grands cartons de peintures à fresque exécutées par Carlo Ciguani dans un des palais du duc de Parme, et de sept autres grands tableaux historiques de Sébastien Ricci. Ce travail l'occupa plusieurs années. De retour à Paris, il continua à graver d'après les maîtres français, alors en renom, tels que Boucher'el Walteau.Vers 4760, il retourna dans sa ville natale, où il mourut, le 4 5 mai 1 796, sans laisser d'enfants de son mariage (27nov.1746)avecifarû Desprez, fille de Jean-Jacques Desprez, citoyen de Genève. L'éclat du nom de son frère ofi'usqua sa propre gloire. Ou cite de lui: 1° Opus Seb.
iiicci Bellanensis absolutissimum, ab Joann,-Mich. Liotard genev, are expressum,\etie[,j 1743, gr. in-foL; comprenant sept sujets tirés de l'histoire sainte. — - 2' Car. Cignani Monochromata septem, Ibid., 1743. Au bas de chaque feuille,quelques vers latins tirés (les poètes anciens. Les quatre pièces (loul nous indiquons le formai sont à la Chalcogr. nation. Le titre des autres nous estfourui par Basan. On y trouve Vénus sur son char, Apollou sortant des eaux, Bacchus et Ariadne, l'Amour luttant avec Pan, in-
LIO
fol., rSolèvement d'Europe, l'Àmoiir armé d'un flambeau, in-4% TÂmour triomphant, ÎQ- 4% Daphnéè changée en laurier, in-fol. — 3"" Les Comédiens français , le Sommeil dangereux ^ Jeune fille avec des fleurs, demi-fig., l* Entretien amoureux. Les deu3 Cousins, la Conversation françoise, tous d'après Watleau. — 4°* Neuf grands dessins d'après les tableaux d'Ëust. Le Sueur, représentant la vie de S. Bruno. Liotard les exécuta dam le couvent des Chartreux; il avait eu le projeL de graver celte belle collection, mais il y renonça. Ses dessins furent /icquis par le duc de Richmoud. — 5** Le dessin du portrait de la reine de France, d'après Tocqué, gravé par Jean Daullé. — 6* Le dessin du portrait de Voltaire, in-8**, gravé par Balechou.
tt. Jean-Etienne Liotard , frère jumeau du précédent, annonça de bonne heure de grandes dispositions pour le dessin. Son père comprenant que toutes ses remontrances seraient impuissantes pour chasser le naturel de son ûls , prit le sage parti de lui laisser suivre sa vocation. Le jeune homme avait déjà obtenu , dit-on , à Genève, quelque chose de plus que des succès de famille, lorsqu'il se rendit à Paris , en 4*715, pour se perfectionner dans son art. 11 entra dans l'atelier du peintre en miniature Massé et y travailla pendanttroisans.uAuboutdecetemps, dit M. J.-J. Rigaud, dans une notice sur la culture des beaux-arts à Genève (Mém. de la Soc. d'hist. et d'arch. , 1847), il vola de ses propres ailes, et la vogue accueillit ses portraits en miniature, ses émaux et ses inimitables pastels. » Fuësslin, dans son Hist. des peintres suisses, rapporte qu'un artiste l'ayant chargé de copier uu portrait du célèbre Petitot, ne lut plus en état de reconnaître l'original de la copie. Désireux de visiter l'Italie , Liotard accepta les offres de notre ambassadeur ^ Naples, le marq. de Puisieux. 11 l'accompagna dans cette ville où il séjourna environ quatre ans ; puis , en 4736, il se rendit à tlome. Sa réputa-
— LIO
tien l'y avait précédé ; le paps et plii«* sieurs cardinaux voulurent être peints par lui. En 4 738, Liotard fit le voyage de Constanttnople à la suite des comtes de Sandvrich et de Besborough, alers lord Duncannon. Il passa quatre aenées dans la capitale de l'empire Olloman, occupé à peindre les principales notabilités du quartier des Francs. On dit même qu'il fut admis dans le sérail pour y peindre la sultane. En même temps , il s'appliqua à représenter les différents costumes nationaux de l'Orient. Il s'était tellement épris du costume turc qu'il avait fini par l'adopter. De là son surnom de Liotard le Turc, De Gonstantinople Use rendit à Jassy, où le prince de Moldavie le retint dii mois à sa cour. Puis il alla à Vienne» où il fut gracieusemetit accueilli par l'impératrice Marie-Thérèse. Liotsfi peignit toute la famille impériale. U resta environ dix-huit mois à Vienne Si suivit la Gour à Francfort où il assista aux solennités du couronnement de l'empereur (t745).Vingt années d'absence n'avaient pas effacé en lui le souvenir de sa ville natale, il voulut là revoir, mais il n'y fit qu'un court Sé* jour; il avait h&te de poursuivre lecotlrs de ses brillants succès. A Paris, où il se rendit en passant par Lyon, il fit le| portraits de tous les membres de tfc famille royale, sans en excepter la ùl^ meuse marquise de Pompadour. On raconte que, pour sa part, la célèbre cotirtisane ne fut rien moins que satisfaite du travail de l'artiste et que, dans tià moment d'humeur, elle eut rimpudencé de lui dire en face qu'elle voyait bisà que sa barbe (il l'avait laissé croître depuis qu'il portait le costume oriental) faisait tout son mérite. Liotard péchait, en effet, aux yeux du beau sdte par trop de vérité dans ses portraits. Il embellissait quelquefois la nature, fliab il ne la fardait pas. Néanmoins, quelqtie défavorable que lui eût été la marquise, il parait que Louis XV ne laissa pas de le nommer peintre de la cour. De Paris, Liotard se rendit à Londres , où il ne fut pas moins bien accueilli que dette
LIO
LIO
les autres capitales de l'Europe. Il y fit un grand nombre de portraits; on cite, entre autres, celui de la princesse de Galles avec ses fils. « Il peignait admirablement bien en miniature , ainsi qu'en émail, dit Horace Walpole; mais il est mieux connu par ses ouvrages au pastel. Il saisissait on ne peut mieux la ressemblance, trop bien même pour plaire à ceux qui posaient devant lui, de telle sorte qu'il fut accablé de travaux la première année, et qu'il en eut très peu la seconde. Privé d'imagination, et on pourroit croire de mémoire, il lui était impossible de rendre autre chose que ce qu'il avait sous les yeux. Les taches de rousseur, les marques de petite vérole, il rendait tout , non pas tant pour être fidèle, que parce qu'il ne pouvait faire abstraction d'une chose qui se présentait à lui. La vérité domine dans tous ses ouvrages, la gr&ce dans peu ou dans aucun.» Ce qui prou- Te moins contre Tartiste que contre les modèles. Les grâces ne se donnent pas.Quoi de plus gracieux que La belle chocolatière de notre artiste 1 et cependant, n'est- ce pas un portrait plein de vérité? Vers 4756, Liotard quitta TAngleterre pour se rendre à La Haye, où il fit le portrait du stathouder. De Hollande il envoya, au rapport de M.
Fériés (Biogr. univ.), deux de ses plus beaux ouvrages à l'impératrice Marie- Thérèse. Cette princesse , charmée de ce présent, lui écrivit pour le presser de retourner h Vienne. Mais la guerre qui désolait l'Allemagne Tempêcha de se rendre à son invitation. Quoiquedéjà parvenu à sa 54* année , Liotard n'a- Tait pas renoncé à Tespoir de rencontrer la femme qui lui était destinée ; il la trouva à Amsterdam dans la personne de Marie Fargues (appelée par Ga- Me Parquet) fille de Jean Fargues, négociant réfugié.L'amour estun grand tyran : le peintre dut sacrifier sa Iongue barbe sur l'autel de Thyméoée , mais on lui permit de conserver son costume oriental. Après son mariage, Técut-il en Hollande, ou retourna-t-il à Paris? c'est ce que nous ignorons. Ni
Leu, ni Nagler, ni Galiffé,ni M. Rigaud ne nons l'apprennent. En 4 772 , il se rendit une seconde fois en Angleterre, et il y fit encore un séjour d'environ deux années. Il y porta avec lui une collection de tableaux de différents maîtres qu'il vendit aux enchères , et quelques peintures sur verre dont il était l'autour, remarquables par un étonnant effet de lumière, « mais une pure curiosité, ajoute Walpole, car il était nécessaire que la chambre fût dans l'obscurité, pour qu'on les vit à leur avantage. » Sur la fin de sa carrière, Liotard se retira dans sa ville natale, où il publia, en 4781 , un Traité sup la peinture et la manière de la juger ^ in-8* de 96 pp., dédié aux mânes du Gorrège(4). En 4784, ses concitoyens l'élurent membre du conseil des Deux- Cents. Il mourut le 4 2 juin 4789, ne laissant qu'une fortune médiocre, « car il avait à cet égard , dit Galiffe , toute l'insouciance d'un homme de génie. »
Ce qui lui a valu surtout sa réputation, ce sont ses portraits au pastel. Il a surpassé, dans ce genre, tous ses contemporains. « Ses ouvrages, dit M. Rigaud, joignaient au mérite d'une ressemblance parfaite celui d'une grande correction de dessin ; il était bon coloriste. » On ignore les procédés qu'il employait pour fixer ses couleurs;ju8qu'ici. le temps n'en a pu altérer la fraîcheur.
Sa femme lui donna plusieurs enfants; 4 • Jiân-Etienne ; — V Jeauhb- Maiib, qui devint femme de Jean- François de Bassompierre, habitant de Genève ; — 3* Mirie-Tuérèsb, filleule de l'impératrice Marie-Thérèse ; — 4* Jea.n-Daniel ; — 5' Marie-Annb- FRÂNçoiSE.qui épousaMoïse deFernex.
Les ouvrages de Liotard sont disséminés dans une foule de collections.
La galerie de Dresde possède, outre plusieurs de ses émaux, trois de ses pastels : K* Le maréchal Maurice de Saxe ; — 2* La femme de chambre viennoise, plus connue sous le nom
{^) Plusieurs bibliogr. appellent li lort Jean- François Tauteor de ce traité.
LIO
US
de La belle chocolatière, lithogr.
parB. Noël; — 3* Son propre Por-trait, qui lui a? ait été acheté à Lyon par le duc de Richelieu. On voit dans la galerie de Médicis, à Florence, un autre Portrait de notre artiste, qui lui avait été demandé à Vienne par l'empereur François; il a été gravé par Gregorio. Parmi ceux de ses ouvrages que possède l'Angleterre, Walpole ne mentionne spécialement que Jkf^ Gaucher, la maltresie du comte d'Albemarle, en costume turc, et une Lady déjeunant avec sa fille. Le Musée de Genève possède de lui les pastels suivants : 4 * Son propre Portrait; — V Mr' d'Epinay, «chefd'œuvre de vérité et de grâce » ; — 3 * Marie-Thérèse', — 4» Le docteur Tronchin ; — 5* Le syndic Mussard. — On trouve dans des familles particulières un plus grand nombre de ses ouvrages. A la Bibl. publique, on conserve huit planches de costumes qu'il avait dessinés d'après nature à Constanlinople, et qui furent gravées à Vienne. Nous pouvons citer de cette collection : 4 * Sadig Aga, grand trésorier des mosquées ; — 2* un Nain du grand Seigneur, dessiné dans lo sérail ; — 3** Une Dame de Constantinople : — 4' Af. Levelt, négociant anglais à Constanlinople ; — S"" Payianne de la campagne de Rome , les cinq gravés par Reinsperger ; — €• Mehemet Aga, frère de Sadig; — 7' Un Efendi ; — 8* Une Dame de Constanlinople , les trois gravés par P. F. Tardieu. Sur cette dernière, exécutée en 4752,Liotard estappelé^pein-
treduroi(<)-
Genève ne possède aucun de ses émaux. M. Rigaud ignorait dans quelle collection se conservaient les quatre tableaux en émail d'une dimension inusitée (environ 0,45 cent, de haut sur 0,32 de large) qu'il avait exécutés.
Liotard s'est aussi exercé avec quel-
(1 ) Notre Musée de Versailles doit stns doute poiséder quelques-uns des pastels de Liotard ; mais bobs l'en avons trouvé aucaa sjfnalé dans l'cBivre de M. G>vard.
que talent dans l'art de la gravure. On a de lui : 4* Son propre Portrait, qu'il grava deux fois, in-4*'; — %• René Hurault, lieutenant général de la police, in-fol.; — 3* Vue Dame franqua de Galata et son esclave, in-4% portrait de l'archiduchesse Marie ; — 4*Un6 Dame franque de Péra à Constantinople recevant visite, in-4*, portraits de l'impératrice Marie-Thérèse 'et de sa fille Marie-Christine. Les visages seuls de l'impératrice et de l'archiduchesse, dans ces deux dernières pièces, ont été gravés, à Vienne, par Liotard ; les figures sont dues à Joseph Camerata; — 5* Le portrait de Joseph II, in-fol.; — 6** Le chat malade^ d'après Watteau, avec 4 6 vers français au bas de la feuille: Iris idolâtra Minet, etc., in-fol. ; — 7" La Vinm calipyge ; — 8* La Vénus endormie^ d'après le Titien ; — 9» Sa propre fille Marie- Thérèse, la filleule de l'impéra* trice; — 4 O^" Des fumeurs flamands.
Plusieurs artistes ont gravé d'aprite lui, tels que Litteret, Reinsperger, Camerata, Vispré, Schmuzer, Schmidt Petit, Dupin, Marcenay, Balechoo.
Dans son Traité sur la peinture, Liotard parle de quelques copies de ses portraits qu'il avait faites ^ l'huile, mais lui-même n'en faisait pas très -grand cas.
LEPPE (Jean), né à Strasbourg, en f585, ayant été nommé professeur de théologie dans sa ville natale, alla prendre le grade de docteur à l'université de Gieâsen , mais il mourut, à son retour , dans la ville de Spire , le Si sept. 4 64 2. Il a publié, selon Jôcher, Philosophiœ synopticœprœparatio et perfectio;Metaphysica;Synopsis mn^ sica novœ ; Canones in virtutum et bonarum artium studio observandi,
L'ISLE (François de) , sieur de Trignt, second fils de Jean de L'Isle, sieur de Marivaux, lieutenant au gouvernement de l'Ile-de-France, en 4 563, et frère de Claude de L'Isle , sieur de Marivaux, gouverneur de Laon, professait, en 4588 , la religion réformée, k ce qu'on lit dans les Mémoires du duc
us