‹ La France protestante (volume 3)Chapitre 21 sur 169 · LIS · texte numérisé non relu

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d^AngoulèOQe. Il s«nraii alors 60us le drapeau du roi de Navarre, à qui il rendit d'importanls services. C'est lui qui, i^ Ivry, tua le commandant de la cavalerie légère espagnole. Henri lY le pomma chevalier de Tordre du roi, capitaine de 50 hommes d'armes, gou- Teroeur ëe Gorbeil et de la Bastille, en 1ïf9j» de ^a Gapelle, en 4 598, d'Aijiliens, en 4607. Il mourut de mort Tiplente, en 1644. Nous ignorons s'il* était resté fidèle i la religion protes- U^ ; mais il paratt certain que les en-

Înts nés de son mariage avec Anne t BalsaCf dame de Montagu, professiitent la religion romaine.

L'lSp:«E (Louis de) , seigneur d'O- I.ON et de Conforgien , fils de Paul de ifliief sieur de L'Isle-du-Gast , et de Çjitkerine de Jaucawrt^ épousa, en 4 p6i, sa cousine Marthe de Jaucourt, (iritiëre de Vau-Jaucourt , près d'Âyalon, où s'assemblait une église. Le nftrcredi 4 5 juin 4 667, le synode protipciai devant se tenir en ce lieu, l'on- Terlure en fut faite, selon l'usage, par

Îi^ sermon auauel assista )e cordelier uKtn, escorte d'une foule de gens de ^ lie du peuple, qui se comportèrent de h manière la plus indécente. L'aprèsiiidi^ le moine fit sommer les ministres 4p venir dans i'églisp catholique écojiiier la réfutation qu'il se proposait de laire du sermon du matin. Sur leur ref^8. il fit dresser en pleine rue uue eépecé de chaire en face de l'hôtellerie oî iogeaieni la plupart des députés des 4)^i8eS| et se mit à décl^fner contre les Mvgaenots avec une violence extrême.

1^ le lendemain, la nouyeauté du

Îf^etacl^ attira des milliers de paysans .ee environs. Tant que la séance du Ijnode dura , les choses se passèrent anez tranquillement, malgré la ferîièntation croissante des esprits; mais iOfifU|3 les député? voulurent traverser le foul$ agitée pour rentrer dans [tfiHerie, ils furent assaillis, battus, ^és; plusieurs même, commode ;« , auraient été assassinés sans Knierveption de quelques Catholiques.

WOlQ^i lk^9$rrewl, son ami» le com-

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roissaire du roi auprès du synode , le procureur du roi , un cordelier môme, moins fougueux que l'histrion Duhan, sebâtèreut d'accourir sur les lieux; mais leur présence ne servit qu'à augmenter le tumulte. Le procureur du roi effrayé se cacha prudemment, le moine, ne put se faire entendre , les deux autres furent désarmés, accablés de c^ups et laissés pour morts sur la place. Puis, comme toujours , l'émeute victorieuse se rua sur les maisons des Protestants *qui furent pillées. Au bout de deux heures, les vaillants champions de l'Eglise romaine songèrent à mettre leur butin en sûreté; ccpeudunt, comme l'aubaine avait été bonne, pendant plusieurs jours encore les attroupements continuèrent. L'autorité crut enfin qu'il était temps de faire cesser le désordre, et sur Tordre de l'intendant, le lieutenant-criminel d'Avalon commença une instruction qu'un arrêt du parlement Tint bientôt suspendre. Le parlement se réserva, en effet, la connaissance do l'affaire, non pas , bien entendu, dans l'intérêt de la justice, et la retint, malgré l'appel interjeté par les Prolestants I la Chambre de l'édit. Appelé à proloncer sur cet appel, le Conseil rendit, le 7 juill. 4667 , un arrêt qui autorisa les procédures faites par ordre du parlement et attribua à l'intendant lej ugement définitif. Au bout d'un an, le digne Bouchu rendit enfin sa sentence, le 30 juill. 4668. Abominable iniquité ! les Protestants furent condamnés solidairement à 6000 livres d'amende envers les couvents et les hôpitaux, à de forts dommages-intérêts et aux dépens. Plusieurs Huguenots, entre autres, le ministre de CbSilillon, Gravier, furentdécrétés de prise de corps, et le roi fut supplié de faire démolir tous les temples du bailliage d'Avalon.

De nouvelles et plus cruelles épreuves étaient réservées à Louis de L'isle. Soupçonné , en 4 686 , de vouloir envoyer ses enfants auprès de leur mère, qui s'était retirée en Angleterre, il fut enfermé dans le château de Loches {Arch. gin., E. 3372) et ses deux fils

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mis au collège des Jésuites. Plus tard, la prison n'ébranlant pas sa constance, on Texpulsa de ¥niïce{M88.de Court, N" 28). 11 se retira en Hollande où la femme alla le rejoindre. La princesse d'Orange lui accorda une pension de 500 livres, dont il jouit jusqu'à sa mort, arrivée le 28 déc. 1695.

Au nombre des officiers français qui servaient dans les troupes hollandaises en 4 689, se trouvent un capitaine et un lieutenant de Vlsle, qui appartenaient très vraisemblablement à la même famille et descendaient sans doute d'une branche établie dans le Maine, d'où elle tirait son origine. Cette branche du Maine nous est connue par LouU de VlsU-du-Gast, natif du Pin et mort à Paris, en 4656, à l'âge de 33 ans, et par iean de VIsle-du-Gast, son frère peut-être, qui épousa Ifar^i^rt^tf Tremté, dont il eut, entre autres enfants : 4" Benjamin, sieur de L'Isle-du-Gast, né en 4 654 «qu'il ne faut pas confondre avec un autre Benjamin de VUle, sieur de Sarsigny, qui, comme ancien de l'église de Lassay, assista, en 4673, au synode de Bellesme [Àrch,Ti,ZZ^)\ il demanda un chapelain au synode de Sorges, en 4683, preuve suffisante qu'il professait la religion réformée; — 2* Jacques, né en 4 655; — 3* Mâde- LÂiNE , née en 4 657 , la même peutêtre qu'une demoiselle Du Gast , qui fut enfermée, en 4 686, aux Filles-Dieu de Versailles (i4rcÀ.E. 3372), et transférée au château de Ham en 4 689 {Ibid, E. 3375) ; — 4» Philémon, né le 24 féy. 4 658 ; — 5* Jean-Auguste, né le 23 japv. 4 664 , qui eut pour parrain son frère Pierre et pour mctrriiine. sa sœur Elisabeth (Beg. de Cbarcnl.).

LITACHE (Daniel), savant avocat du parlement de Grenoble et membre du conseil politique de la province, jouissait auprès de ses coreligionnaires d'une grande considération, comme le prouvent les diverses missions dont il fut chargé par eux. 11 fut député successivement à deux assemblées politiries, i celle de Grenoble, en 4645, et celle de Loudun, en 4 64 9. En 4 620,

il assista encore, comme ancien de l'église de Grenoble, au synode provincial qui se tint à La Mure. En 4 643, le roi lui accorda, à lui et à ses descendants, des lettres de noblesse. Il mourut vers 4 675, au rapport de Guy Allard. 11 a laissé, sur des points de jurisprudence, des Mémoiret souvent cités par Basset , mais restés inédits. Il est très probable que Gaspard Livaeii^ avocat au parlement de Grenoble , qui vivait vers le milieu du xvii' siècle , était son fils. Peut-être ce Gaspard li* vache est-il le même que Livache dont il est fait mention dans un Etat ées nouveaux catholiques de Grenoble, au mois de fév. 4686, état dressé d'après le Bapport officiel de l'intendant Boochu, où on lit que Livache, ancien juge des (erres du duc de Lesdiguières, habitant Varce , allait à la messe , miis qu'on le regardait néanmoins comme huguenot, ainsi que sa femme, sœnrdu conseillerD« Boure, « très méchanthuguenot. » Ces soupçons étaient d'autant mieux fondés que ses deux fils avaient passé à l'étranger ; l'alné ayant abjmdonné la profession d'avocat, avait pris du service en Brandebourg , et leur sœur s'était retirée à Genève. Serait-ce se tromper que de rattacher à cette hmïMeJean-FrancoU Livache-Duplan, de La Motte-Chalencon, qui obtint à Genève les droits de bourgeoisie, le S5 mai 4779?

LIXANT (CLAuniNE) , femme d*un avocat de Mont- de-Marsan, avait comprise sur la f^rédestination un ouvrage dont elle fit hommage à Catherine de Bourbon , lors de son passage dans cette ville, en 4 592. Nous ignorons s'il a été imprimé.

LO (Jacques ue^, de Lille en Flandre, martyr. Arrêté le dernier jour de janv. 4 564 , à la suite d'une visite domiciliaire qui amena la découverte de quelques livres de piété et d'une Bible de Genève, Lo fut jeté en prison et eut à subir, devant les magistrats de la ville, sur la confession, l'institution de la Cène, le purgatoire, l'autorité ^e 1%criture sainte et autres questions cen-

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troversées entre les deux Eglises, trois interrogatoires , dont il rendit compte aux Fidèles de Lille , afin de les affermir dans la foi. Bien que simple artisan, Lo était très Tersé dans la connaissance des Livres saints , comme le prouvent ses interrogatoires , qui ont été publiés dans le Martyrologe , ainsi que trois lettres, dont Tune à Guy de Bris, écrites pendant sa détention. Jamais foi plus vive el piété plus sincère ne se sont exprimées d'une manière plus simple. « 11 nous est donné par Christ, écrit-il à ses frères, non-seulement de croire en lui ; mais aussi de souffrir et endurer pour lui. J'expérimente maintenant le tout depuis quatre ou cinq jours que je suis en cesle prison, laquelle contient en quarrure quatre pas , n'ayant autre clarté que par deux petites fentes estroites pour y bouter le bout de mon doigt : personne ne parle à moy : j'attens de jour en jour ot d'heure en heure d'estre estendu sur la géhenne comme un parchemin : j'attens finalement une sentence sévère et rigoureuse d'estre bruslé tout vif.

Ce sont choses espouvantables à la chair : et toutefois mon Dieu sait qu'il n*y a que liesse et joye en moy, quand je pense aux promesses de nostre Seigneur J.-Ch. : quand je médite ceste sentence excellente de saioct Pierre, qui dit, Qu'en communiquant aux afflictions de J.-C.,il nous fautresjouir, et sommes bienheureux ; car l'esprit de la gloire de Dieu repose sur nous. J'ay une consolation qui passe tous ennuis.»

Après une inutile conférence avec des Gordeliers, chargés de disputer contre lui et de le convertir , Jacques do Lo fut envoyé au bûcher.ll mourut, priant pour ses ennemis, le 45 fév. 1561.

LOBEL (MiLTTHiBU de), en latin Lolelius, médecin et botaniste, né à Lille en 4538. Lobel étudia la médecine à Montpellier, où il prit le grade de docteur. Sa passion pour la botaniçue lui fit ensuite entreprendre divers Toyages d'instruction.llvisita la Suisse, rAilemagne et le nord de l'Italie. Puis il alla s'établir à Anvers, et ensuite à

Delft, où il se voua à la pratique de la médecine. La réputation qu'il s'acquit dans l'exercice de son art, le fit choisir par Guillaume d'Orange pour son médecin, et après l'assassinat de ce prince (1581), il fut admis, dit-on, au service des Etats-Généraux. Plus tard, il passa en Angleterrre, où Jacques I l'attacha à sa maison en qualité de botaniste. Il fit depuis un voyage en Danemark.

Ce bon vieillard, dit Ualler, s'occupa de ses études de prédilection jusques dans un âge très-avancé; sa femme l'accompagnait dans ses excursions et l'aidait à recueillir les plantes dont il enrichissait son herbier. Il mourut à Highgate près de Londres, le 3 mars 4 64 6. Son fils, Paul de Lobel, devint médecin de Jacques II. On trouve de lui un Album parmi les Mss. de laBibl. Harléienne, N*> 6467. 4 . Une autre de ses enfants sans doute, Judith de Lobel, veuve d'un sieur Yrangel, de Middelbourg, mourut à Paris, à l'âge de 65 ans.etfut enterrée au cimetière de la Trinité, le 22 mai 4 632 {Reg.deCharent.) Enfin, un de ses petits-fils, Matthias BonehœuSy lui composa une épithaphe en vers latins. Lobel, comme botaniste, est resté bien au-dessous de son contemporainL'fscZttôfetpourl'exactitude de ses descriptions et pour les qualités de son style. «C'est à tort, lit-on dans la Biogr. méd., qu'on a voulu trouver dans ses écrits le germe des familles naturelles, car bien qu'il ait séparé, d'une manière mieux tranchée que personne avant lui, les monocotylédones et les dicotylédones, on s'aperçoit aisément qu'il n'a réuni que les végétaux dont l'analogie se présente à l'œil le moins exercé, et Ton reconnaît même que plusieurs de ces rapprochements avaient déjà été opérés par ses prédécesseurs.» Plumier a consacré à la mémoire de Lobel, sous le nom deLod^lia, un genre do plantes, qui est devenu le type des Lobéliacées, famille voisine des Campanulacées. On doit à Lobel :

J. Stirpium adversaria nova, perfacilis investigatio lucuUntague oc-

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eessio adpriscorum^pnssertm Bioscoridis, et recentiorum materiam medicam, 'authoribus Petro Pena et Matthià de Lohel medicis^ Lond., 4 5'70,in-fol.;dédiéàlareiDeElisabetb.

11 y CD a eu plusieurs éditions. — Ou trouve dans ce traité la description de 4 2 à 4 3 cents plantes, avec 272 figures. 11 est impossible de reconnaître la part qui revient à cbaque auteur. Le nom de Pena de Narbonne a môme fini par disparaître du titre du livre dans les éditions postérieures. Selon Ilaller, le style de ce traité est dur et incorrect; mais on y trouve la description de beaucoup de plantes nouvelles ou peu connues.

«Dans Texécution de cet ouvrage, dit PuUeney, cité par Hallam, on voit, je crois, la première ébauche, toute grossière qu'elle est, d'une méthode naturelle de classement, qui se borne toutefois à grouper les plantes en grandes tribus, familles ou ordres, d'après la manière d'être ou l'apparence extérieure de l'ensemble de la plante ou de la fieur,sans établir de définitions ni de caractères. Le tout forme 44 tribus. 11 en est qui comprennent des plantes appartenant à un ou deux genres modernes ; d'autres, des plantes appartenant à un grand nombre de genres, et dont quelques-unes, il faut Tavouer, ont entre elles fort peu d'analogie réelle. En somme, ces divisions sont bien supérieures à celles de Dodoens.» Les différentes sections sontprécédées chacune d'un tableau synoptique. «Vingtsix ans après la première édition des Adversaria,dit M.Duvdu (Biogr. univ.), Gaspard Bauhin^ sans citer Lobel, suivit le même ordre dans son Phytopinax, et plus tard dans son Pinax, et Ton n'en connutpas d*autrejusqu'à Tournofort.»

II. Plantarthfn seu stirpium Historia^ cuiannexum est Advcrsariorum volumen, Antv., Christ. Planlin, sans date, privilège daté de Bruxelles, 30 juin. 4 575,in-fol.;dédiéauxEtâts, gouverneurs et magistrats de la Gaule belgique. L'histoire des plantes occupe 655 pages. — Le plus souvent l'auteur se contente d'indiquer, d'après les au-

teurs anciens, les propriétés médicales de la plante dont il donne la figure, et les usages auxquels elle est employée, en renvoyant aux Àdversaria pour les descriptions. Cette publication se termine par un petit traité De succedaneis^ p. 637-671, tiré en grande partie des leçons de /?o«(/trZtf ^ Vient ensuite iVot?a stirpium Adversaria^ perfacilis ves^ tigatio, etc., (pp. 456); quibus accessit Appendix (p. 457-471), cum Indice variarum liyiguarum locupletissimo ; additis Guill. Rondeletii aliquot remediorum formulis^ nutiguam antehac in lucem editis (pp.

4 5, nouv.pagin.),Antv., Christ. Plantin, 4 576, in-fol.; dédié aux profess. de l'université de Montpellier, sous la date de Londres, veille deNoël, 4570.

Ce n'est proprement que l'édition que nous avons citée sous leN* précédent, dont on a changé le frontispice et à laquelle ou a ajouté quelques cartons.

Quelquefois même les addilionsconsistent en quelques lignes, imprimées à partsur de petits papiers, que lerelieur a intercalés entre les feuillets. «In animum moum induxi, dit l'auteur dans sa dédicace, haecnostra stirpium Àdversaria...auclioraetemeudatioranunc,muItisque novis additis plantis resarcire, dilucidiùsque explicaro qua; in priore editione dicta fuerantobscuriùs, additis herbarum facultatibus ex Dioscoride, Galeno et priscis, etc.» Lobel se plaignait déjà de la confusion qui régnait dans la nomenclature. Que dirait-il aujourd'hui avec nos cent mille noms ?

Quel est l'homme de génie qui parviendra à débrouiller ce chaos? L'étude de la synonymie, tout-à-fait infructueuse en soi, ne prend pas moins de temps, dans l'étude de la botanique, que la science elle-même; au lieu d'aider à la mémoire, nos dénominations la chargent; au lieu d'éclairer, elles offusquent.

Plusieurs éditions (vraisemblablement fictives) de cet ouvrage de Lobel ont paru à Anvers. L'auteur lui-même le traduisiten flamand, en y faisant quelques changements et additions, Anvers, 4584, in-fol. Les figures, au nombre

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de 1 486, sont empruntées pour la plupart à Dodoens et à L'Escluse.

IH. Icônes stirpiumy seu plantarum tant exoticarum quàm indU genarum, in duas partes digesta, Antverp., 4581, 4591, in-4% avec lin Index en sept langues. — Recueil de SH6 fig. (d'après la Bîogr.

médicale) qui avaient déjà paru dans les différents ouvrages de botanique imprimés par Plantin. L'auteur désigne les plantes par les noms latins et renvoie pour les descriptions à ses ou- Trages précédents. «Cet ouvrage qtii est consulté souvent, est, au jugement de M.Duvau.d'un usage fort commode, en ce qu'il comprend à peu près toutes les figures connues à celte époque.»

Haller, qui porte le nombre des fig.

à î< 91 lM.Duvau,à environ 2000),prétend néanmoins queLobel n'a pas épuisé tout ce que contenait le riche écrin de L'Escluse, « etsiClusiana penus minime exhauritur. »

IV. Balsami, opobalsami , carpobalsami et xylohalsami cum suo coriice explanatio^ Lond., 1598, in-4*; dédié à L'Escluse.

V. De balsamo et zingibere libelluSy Lond.. 1 599, in-4''; reproduit dans la Bibl. botanique de Linné.

VI. DilucidtB simplicium méditamentorum expîicationes, et stirpium Adversaria, elc, Lond., 1605; Leidae, 1 61 8; Francof., 1 651 , in-fol.On trouve on outre dans cette nouv. édition du grand ouvrage de Lobel : 1 * Matthia de Lobelt régis Jacobi botanographi, Adversariornm altéra pars cumprioris illnstrationibus, castigationibus^ auetariis ; 2* — Ânimadversiones in Rondelletii pharmaceuticam offictnam;^ Z* Diarium pharmaceuticnm Rondelletii; — 4" l'essai sur les Succédanées (N* II.) et le traité sur les Baumes ( W IV.) ; — 5'' des Observ.

sur la bière et sur d'autres boissons , etc. ; — 6» un petit traité inédit de Rondellet sur l'hydropisie.

En 1655, W. How publia à Londres \m fragment d'un ouvrage que Lobel avait entrepris et qu'il laissa inachevé.

sous ce titre : Stirpium illustration nés, plurimas élaborantes inauditas plantas, I. Parkinsonii rapsodiis sparsim gravata, in-4*, sans fig., contenant environ 280 plantes presque toutes inédites. L'éditeur y revendique pour Lobel la découverte de plusieurs plantes queParkinson s'était attribuée.

Dans le rôle des pasteurs déposés par le Synode national tenu à St.- Maixent, se trouve le nom de Jacq. de Lobel, dit Duval, qui ne nous est connu, du reste, que par ce que nous apprennent les actes deceSynode.il exerçait le saint ministère à Gisors , lorsqu'il se rendit coupable d'adultère. Le consistoire de son église ayant prononcé sa déposition, le 30 oct. 1606, il en appela au synode provincial de Normandie qui confirma la sentence, le 1 " avril 1 609 . Nouvel appel du condamné. Le Synode national de St.-Maixent, prononçant en dernier ressort, maintint le bien jugé, et déclara que ledit Duval demeurerait déposé du ministère, « sans espérance de pouvoirjamais être rétabli dans une charge si sainte. »

LOBSTËIN (Jean-Frédésic^, anatomiste habile, né le 30 mars 1736, à Lampertheim en Alsace, où son père, ^n^om Lobstein, exerçait la profession de chirurgien, et mort à Strasbourg, le 11 oct. 1784.

Lobstein fit ses études à l'académie de Strasbourg. Un goût prononcé le portant vers l'anatomie, il s'occupa d'abord exclusivement delà chirurgie; mais plus tard, écoutant les conseils de Bœcler, il joignit à l'étude de celte science celle de la médecine. Reçu docteur en 1760, il se mit en roule, immédiatement après, afin de visiter les écoles les plus célèbres de l'Europe. De retour à Strasbourg, après une absence de deux ans, il commença ù pratiquer la médecine, et il le fit avec assez de succès pour qu'on lui permît, en 1764, d'ouvrir un cours public de pathologie. La même année, il Ait nommé démonstrateur d'anatomie. La mort à^Eisenmann ayant laissé vacante, en 1768, la chaire d'anatomie

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et de chirurgie, elle lui fat accordée. L'excelleDce de sa méthode allira bientôt à ses cours ud grand nombre d'étudiants. Joignant la pratique à la théorie, il savait donner un vif attrait à ses leçons. Après avoir décrit la structure d'une partie quelconque du corps humain, et en avoir expliqué le mécanisme, il exécutait, sous les yeux de ses élèves, toutes les opérations dont elle est susceptible et donnait une description des maladies qui peuvent Taffecler. Il venait d'être nommé professeur de pathologie, lorsque la mort l'enleva ^ l'âge de 48 ans. Il avait été deux fois recteur de l'université et dix fois doyen de la Faculté de médecine.

Malgré les offres brillantes qui lui avaient été faites de divers côtés, il n'avait pu se résoudre h quitter Strasbourg. Sans avoir fait de découvertes nouvelles, Lobstein a rendu des services à l'analomie en confirmant, par des expériences minutieusement exactes, ce que l'ou savait, et en perfectionnant la description des organes déjà connus.

Possédant une iostruclion très-étendue, joignant à de vastes connaissances et a une patience infatigable un esprit sage et éclairé, il était, en outre, un opérateur très-habile; mais son incontestable mérite était, dit-on, terni parl'âpreté de son caractère et par un amour-propre excessif qui ue souffrait pas qu'on élev&t le moindre doute sur le résultat de ses observations. Aucun des ouvrages qu'il avait composés sur Tanatoinie et la physiologie, n'ayant vu le jour, un n'a de lui qu'un certain nombre de thèses soutenues par lui-même ou par ses élèves, sous sa présidence, toutes imp. à Strasbourg dans le format in- 4*. En voici les titres : Deprobatissimâ extrahendi calculum methodoy 4 7ÎJ9 ; — De nervo spinali ad par vagum accessorio, 4760 ; — CaiU8 hydroceliSf 4761 ; — Casus nephritidis ealdUo^œ, 1763;— D^/)yloro, 4764; — De non necessariâ funiculi umhiliçàlis deligaiione , 4764 ; — Pecalculi$ hiliariis, 4764, 4777; ^ De sUatimaU, 4768; —

De lasionibus eapitiSy 4770; — De carie ossium, 4770 ; — De lahio leporino, 4 770 , — De herniâ congenù ta, in quà intcstinum in contactu testis est, 1774 ; — De valvulâ Eustackii, 4 774 ; — De for aminé ovali^ 4 774 ; — De aquà labyrinthi auris^ 4 771 ; — De fistulâ Uni, 4771 ; — De osœnâ maxillari, 4774 ; — Casv^ ifchuria, 4 771 ; — De nervis dura matris, 1 772 ; — De herniâ scrotali^ 1773; — De huhonoceles evitandi methodo, 1773; — De liene, 1774;

— De calculis vesica urinaria cisticis, 1774; —D^ tumoribus capitis, 1774; — lleon lethale à concretione prœternaturali intestinorum cunf utero, 1775; — Circa generationem puris, 1775; — De hepaie, 4 775;

— De strangulationibus intestinorum in cavo abdominis, 4776; — De viarum lacrymaîium morbi^ , 1 776 ; — De labyrinthi auris CQn»

tends, 4777; — De hydrocele, 4777j-

— De par tu difficili, 4777, 4779; — De anchylosi, 4777; — De linauœ involucris, 1778; — De concepthm tubariâ, 4779 ; — De su/fusione secundariâ rariori, 1779; — De gonorrheâ virulentâ, 4 779 ; — De ischuriâ vesicaliet vesiea parasceH' thesi, 4 779; — De herniâ crurali incarcérât à, 1779; — De dysurià^ 1 779 ; — De aè'ris in sangmnem octione, 1780; — De fistulâ lacrymali, 4780; — De pressione cranii, 1781 ; — De herniâ cerehri, 4784;

— De uieri hœmorrhagiâ, 4782; — Déstructura renum, 4782; — De structura nervorum, 1782; — De situ testiculorum aîieno, 1782 ; — De ischuriâ, 4783; — De vi vitali arteriarum, 4783 ; — De fonticulorum usu in sanandis morois, 4784.

Frère cadet du précédent, Jean-Michel Lobstein naquit à Lampertheim au mois de mai 4740. Il étudia la théologie à Strasbourg, où il prit, en 4764, le grade de maître -ès-^irts, après avoir soutenu, sous la présidence de J.-M.

Lorenz, une thèse pleine d'érudition qui fut publiée sous ce titre : Tabulée

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tefnporum fatorumque orbis terra ab orbe condito usque ad Chrisium natum, abA.M. 4-4000, Arg., 176<, in-4®. Au retour d'un voyage qu'il fil à Paris, en 4767, il fut nommé pasteur de réglise française de Saint-Nicolas, et quelque temps après, il fut appelé à desservir l'église de Saint-Pierre et à professer au gymnase. En 4773 , il visita la Suisse et F Allemagne dans le but d'étendre ses connaissances. Retenu à Gicssen par l'offre d'une chaire de professeur adjoint de philosophie, qu'il échangea, en 4775, contre celle de théologie, il prit, en 4777, le bonnet de docteur dans l'université de cette ville , et la môme année , il fut nommé inspecteur ecclésiastique etpremierpasteur àButzbach. Il ne revint à Strasbourg qu'en 4790, pour y remplir les places de pasteur et de professeur, qu'il occupa jusqu'à sa mort, arrivée le 29 juin 4794.

On a de lui :

l.Diss.de divinâ anifiiipace sancta vita comité^ ad PhiL /F, 7, Argent., 4766, in-4\

II. Commentatio hUtorico-philO' logica de montibus Ebal et Garizim, Arg.. 4773, in-4^

III. Diss. îudi veterumincitamen' ta poè'seoSy Argent., 4774, in-4'.

IV. Diss. inaug. depracepto amoris novo ad Joh. XIII, 34, Gisss,

4774, in-4^

V. Prolusio hist. de veteris Ecoleiia sacrarum litterarum amore reeentioris justo moder aminé , Gissae,

4775, in-4^

VI. Eloge funèbre de Jean-Daniel Schœpflin, Francf., 4775, in-8'; trad.

en allem. par l'auteur, Giessen, 4776, in-8».

VII. Progr, theologiœ patristicœ ichediasma ; M. Mi7iucius Félix pris cœ Christianorumverœ fideiet sanc^ timoniœ testis, Giss., 4777, in-4».

VIII. Zuschrift an den Ffalziscken Correspondenten in der allg, deutsch, Bibliot. , als eine Beylage zum Eudoxus (Giesen. 4 777), in-8'.

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