‹ La France protestante (volume 3)Chapitre 25 sur 169 · HO · texte numérisé non relu

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protection et remmena, en 4805, en ingleterre. Au bout de deux ans, pendant lesquels il le traita comme son Ûls, il le recommanda au marquis d*Âbercom. Ce dernier le fit entrer comme flûtiste dans la musique de son régiment en garnison en Irlande. Logier trouva dans le chef de musique de ce corps, nommé Willmann, un compatriote et un ami; plus tard il épousa sa il lie. Son régiment ayant été licencié à la conclusion de la paii, il accepta la place d'organiste dans TéglisedeÂVestport; mais ses occupalions nombreuses rempèchant de remplir cette place avec toute l'exactitude désirable, il eut Tidée de se faire aider par sa ûUe qui n'avait encore que sept ans. C'est pour corriger la mauvaise disposition de la main de cette enfant et donner plus de souplesse à ses doigts, (yu'il imagina le cbironlaste , instrument composé de deux tringles, dont l'une supporte la main et dont l'autre est munie d'espèces de gantelets mobiles destinés à recevoir les doigts et à les maintenir dans la position convenable. Grâce à cette inveulioù, la jeune Logier fut, au bout de six mois, en état de remplacer son père.

Encouragé par ce remarquable succès, Logier alla s'établir à Dublin pour y douner des leçons de musique d'après une méthode simpUQée dont il était l'inventeur; il y trouva un grand nombre d'élèves, et peu de temps après, Henry JohustOQ lui offrit la place de chef d'orchestre dans son théâtre. L'entreprise n'ayant pas réussi, Logier résolut de se vouer uniquement à l'enseignement de la musique. Il prit chez lui quelques eafauls qui n'avaient aucune notion des priudpes de cet art, et au bout de trois ttiois de leçons, il les soumit à un examen public dont le résultat fut si tatisfaisant que sa méthode fut immédiatement adoptée par plusieurs professeurs. Il parcourut alors l'Ecosse 9| l'Angleterre pour répandre son système musical, et, malgré les attaques de ses envieux, le succès couronna ses efforts. En 1817, il se rendit à Lon-

dres où, après une expérience publique de sa méthode, il établit une académie qui fut très fréquentée. Sa réputation s'étant répandue à l'étranger, le roi de Prusse l'invita à venir à Berlin pour y introduire sa méthode. Logier l'y rendit, l'année suivante, et y retrouva son frère Gtêillaume, qui y était établi comme libraire. Il ouvrit une école. Cinq mois après, à la suite d'un examen subi en public par ses élèves, le roi, satisfait des résultats qu'il avait obtenus, le chargea d'enseigner sa méthode à vingt professeurs de musique qui la propageraient dans ses états. Logier resta en Prusse jusqu'en 4826, qu'il alla se fixer de nouveau à Dublin.

La méthode de Logier, qui s'est ré-

Sandue non-seulement dans la Qranderetagne, l'Allemagne et l'Espagne, mais jusqu'en Amérique et dans les indes, n'a eu en France qu'une vogue de peu de durée. Elle ne consiste pas uniquement dans l'emploi du chiroplasle, cet instrument n'étant destiné qu'à corriger les dispositions vicieuses de certaines mains ou les déviations des doigts, et à empocher les enfants de prendre, en exécutant un morceau, de mauvaises habitudes, mafebieu plutôt dans l'exécution simultanée de plusieurs élèves sur plusieurs pianos. « Ce mode d'enseignement, dit M. Fétis, est pour la musique instrumentale ce que le chant d'ensemble est pour les voix; et l'on peut dire que c'est une véritable création qui devrait ôtre en usage dans toutes les écoles. »

Sans parler d'un grand nombre de concertos, de sonates, de marches et d'autres morceaux de musique militaire, d'airs anglais variés, Logier a publié Complète introduction to the heyed hugle, Dublin et Loud., in-4*, et Practical thoroughbas, heing i^ifdie$ on the worksof modem composers, Lood., in-i**. Pour répoudre aux attaques des détracteurs de son système, il a mis au jour : An explanation and description ofthe royal-patent chiroplast or hand - dircctor to

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