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piano- forte, Lond., 4846, in-l'; An authentic account o( examinaiion of jmpils instructed on the nem System of musical éducation, Loud., 4 848, iû-So; A réfutation of the fallacies and misrepresentations contained in a pamphlet entitled An exposition of the oew System of musical éducation, etc., Lond., 4848, in-8o. 11 a décrit son chiropiaste dans un écrit qui parut d'abord à Dublin, in-4% sous ce titre : The first companion to the royal-patent chiroplast or hand'direcior, a netv invented apparatus for facilititig the attainment ofaproper exécution on pianoforte, etfuttrad. en franc, et en allem. Ënûn il a exposé son système de la manière la plus complète, dans son System der MusikrWissenschaftund dermusikalischen Composition, mit Inhegriff dessen was gewàhnlich %nter dem Ausdruche General- Bass verstanden wird, Berlin, G. Logier, 4 827, in-4% ouvrage qui offre le résumé de tout ce qu'il avait publié auparavant sur ce sujet.
LOUIER (Jean), sieur de La Giffardière, anobli, en 4 598 , en récompense des services qu'il avait rendus à Henri IV, laissa deux fils , nommés Paul et Jacques.. Paul, sieur de La Giffardière, eut cinq enfants : P £zÉ- CHiBL, qui suit; — %* Arthur, dont la destinée est ignorée ; — 3** Un iils mort jeune et enterré dans la chapelle du château de Couvains par le miuislre de Saint-L6 Maurice-, — 4* Christine, mariée, en 4 620, à Adrien Cabazac, «leur de La Roque ; — 5* Marie, femme, en 4 625, de Nicolas Sabine, sieur de La Ilunaudière.
Ëzéchiel Lohier obtint, en 4644, la permission de changer son nom en celui de Couvains, seigneurie dont son père avait fait l'acquisition. 11 épousa, en 4 627 , Françoise de Couvert , sœur de Jean-Antoine de Couvert, gouverneur deBayeux, fils 6^^ Antoine, baron deSottevast, ^i ^' Elisabeth de Saint-Simon -Courtomer, De cette alliance naquirent Arthur , qui suit ;
Ctrus-Antoine , sieur de La Dauoisière, mort célibataire et catholique»
en 4 704 , et Anne, qui abjura, en 4 680.
Arthur, sieur de Couvains , épousi Françoise Morin^ fille de Henri Morin^ sieur du Loudon , et de Susanne Le Conte-de-Nonant. Restée veuve, en 4680, Françoise Morin abjura avec ses cinq enfants, Henri-Arthur^ Jean»
dont la îemme, Esther Le Blanc, suivit l'exemple, Marie, Françoise et Elisabeth.
On ne connaît aucune particularité de la vie de Jacques Lohier, fils cadet du sieur de La Giffardière. 11 fut très- Traisemblablement le père du pasteur Jacques Lohier, sieur d'Aussi. Né à Saint-Lô, Jacques Lohier fit ses études k Sedan, où il soutint , en 4627 et en 4628, deux thèses, qui ont été publiées dans les Thèses sedanenses, l'une De sacramentis in génère, l'autre De regimin'e universa Ecclesiœ militantis.
Il fut appelé à Dieppe, comme successeur de Moïse Cartaud , le ô octobre 4 634 . « C'était , dit Daval , un homme pesant, qui avait peu de moyens , qui n'était nullement propre pour une telle église, ce qui y causa ou du moins fut l'occasion de beaucoup de difficultés, car pendant plus d'un an, il se plaignait toujours de son indisposition et du grand travail qu'il lui fallait supporter. Néanmoins, il faisait d'excellents sermons qui lui avaient attiré la bienveillance et l'affection du peuple ; mais il n'en faisait qu'un certain nombre qu'il recommençait de temps en temps, sur les mômes textes, qu'il répétait dans les mêmes mots, sans y changer une seule syllabe. » Le mal n'était pas grand, à notre avis, si ses sermons édifiaient le peuple ; mais Laignel, le collègue de Lohier, se crut obligé d'avertir le consistoire que ces sermons étaient tout simplement ceux de Du Moulin, D'Aussy le nia, en traitant Laigoel de calomniateur, et demanda son congé. Avant de l'avoir obtenu, il osa partir pour Rouen ; mais le consistoire menaça de le destituer et le força à revenir. Lohier porta plainte au Synode national ^kr
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lençon qui parvint h réconcilier les deux ministres, du moins en apparence; car il continua à régner entre eux une sourde inimitié qui troublait Téglise, en sorte que pour rétablir la paix , le synode de Saint-Lô dut, en 4 634, accorder à Lohier le congé que le consistoire s^obstinait à lui refuser. Depuis cette époque, nous n'avons plus rencontré son nom.
LOISELEUK (Pierre), ou Loyseleur, seigneur deViLLiERset de Westhoven, en latin, Loselerius VilleriuSy théologien célèbre et fondateur de l'église du Croisic, en 1558. Destiné au barreau. Loiseleur faisait ses études à drléansT cû 4 552. Il avait été reçu avocat au parlement de Paris , lorsque la persécution le chassa de France* Il se relira à Genève où il se lia d'amitié avec Bèze, qui le décida à renoncer à la jurisprudence pour étudier la théologie. Vers le môme temps , il épousa Jeanne de Brichanteau, fille de CharleSt sieur de Saint- Martin , qui avait aussi cherché un asile à Genève. 11 revint ensuite en France dans l'intention de s'employer à y répandre les doctrines évangéliques. Andelot l'emmena avec lui en Bretagne, ainsi que J^a» CarmeU dit Fleury ou Fleurier {\), qui avait été envoyé de Neuchâtel à l'église de Paris. Loiseleur prCcha avec un grand succès au Croisic. « Il commence là , lit-on dans le Martyrologe, à remonstrcr à ce povre peuple ignorant les ténèbres où ils estoyent, et qu'ils s'abusoient de se laisser ainsi manier h ces aveuglez prostrés, pour cercher ailleurs salut qu'en Jésus- Christ: et faire tant qu'une bonne partie de ces povres gens ouvre les yeux à ceste lumière de l'Evangile : et se renge ensemble en unsainct troupeau, pour estre conduite et gouvernée parle ministère de la parole de Dieu. » Le fanatisme alarmé eut recours à l'assassinat. Un jour que Loiseleur se rendait au château du seigneur de BeaulaCy Pierre de Cleux, qui le guettait au pas- Ci) Cest le nom que lui donne Louveau^ son contemporain.
sage , le blessa au bras d'un coup da feu. Le guet-à-pens n'ayant pas eu le résultat qu'on espérait, l'évoque de Nantes, de concert avec le prieur des Jacobins de Guérande et l'inquisiteur Lerminier, trama un autre complot. Il se rendit au Croisic et annonça une procession avec ordre à chacun de s'y trouver et de tapisser le devant de sa maison. Il savait bien, en agissant ainsi, que c'était le plus sûr moyen de découvrir les sectateurs de la Réforme, à qui leur conscience défendrait d'obéir.
Au lieu de se souiller parce qu'ils regardaient comme un acte d'idoIAtrie, dix-neuf Protestants se retirèrent dans la maison de Guillaume Le Roy, où se tenaient leurs assemblées ordinaires.
Ils ne tardèrent pas à y être investis par les Catholiques ayant l'évéque à leur tête. Tant que l'émeute s'en tint aux vociférations et aux menaces, les dixneuf fidèles se bornèrent à chanter lei louanges de Dieu. Plusieurs heures se passèrent ainsi. Enfin l'évêque impatienté ordonna d'amener le canon et fit enfoncer les portes de la maison. Forcés de défendre leurs vies, les Protestants , qui avaient « bonne munition » , firent usage de leurs armes et tuèrent deux ou trois des assaillants, au nombre desquels était un prêtre. L'émeute se dissipa comme par enchantement; mais le lendemain elle recommença et plusieurs maisons suspectes furent dévastées.
Loiseleur, qui , pendant ces désordres, était au château du Careil retenu par sa blessure , ne retourna pas au Croisic. L'église de Rouen lui ayant adressé vocation , il accepta ce poste qu'il occupa jusqu'à la Saint-Barthélémy. A la nouvelle des massacres de Paris, il se sauva dans le château de La Rivière- Bourdet avec sa femme et ses sept enfants en bas âge; mais il y fut poursuivi par une bande d'assassins et n'échappa que par miracle , plus heureux que le sieur de Ronse-Bemard, « gentilhomme docte et éloquent , et jà vieil, »> Louis Le Coq , ministre de La Roche-Bernard, et l'apothicaire
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Etienne Lorin, qui tombèrent entre les mains des exécuteurs des ordres du roi. Loiseleurse hâta de passer en Angleterre, où il fut nommé, en 1574, ministre de Téglise wallonne. Son traitement ne suffisant pas à Tentretien de sa nombreuse famille, il se mit, au rapport de Louveau, à donner en môme temps des leçons de théologio. Au bout de quelques années , qu'il passa dans la gêne, il accepta les offres de Guillaume d'Orange , qui l'appela auprès de lui, en qualité de chapelaii, le nomma conseiller ecclésiastique et l'honora d'une amitié toute particulière. Après la mort de ce prince, Henri de Navarre chercha à l'attirer à son service; mais le prince Maurice ne voulut point se séparer de l'ami de son père. Loiseleur mourut donc en Hollande , dans sa terre de Westhoven, en 1593.
On a de lui :
I. Ratio ineundœ concordiœ inter icclesias re formatas, sive quitus modis occurri possit mirificis artilms quihus pontificiiper quosdam imprudentes theologos universas Christi eeclesias potissimiim autem et primitm germanicas pessundare conantur, 1579, in-i**; réimp. dans le Serin, antiquar. de Gerdès.
If. Apologeticon Belgarumcontra librumConcordiaBergensium, publié en latin et en flamand, en 1 579 ; réimp. avec des notes, parGerh. de Renesse, 4651, in-8% et par Gerdès, dans son Scrinium.
III. Apologeticus lihellus Aratisionensis Principis adv. edictum régis Hispaniarum, quo is Arausionensem proscripserat, publ., en 1581, en latin, en français et en flamand. — Loiseleur y a eu la plus grande part {Voy. VI. p. 276).
IV. Pétri Villerii et Joh. Taffini responsum de pace religionis cum pontificiis ineundâ. Item de restituendis templis^ que per tumultum pontificiis adempta sunt, publ. dans le Scrinium de Gerdès.
Loiseleur a donné, en outre, une Qoavelie édition (Load., 1579, ia-8*)
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du Nouveau-Testament latin de Bize, en y ajoutantquelques notes de Joachim Camerarius; réimp. par Feuguerayen 1587. On fui attribue aussi une dissertation fort rare De jure principum. II avait une correspondance très-étendue.
Quelques-unes de ses lettres ont été insérées par Heinsius dans ses Lettres des hommes illustres.
LOJAUDlERE, voyageur connu par la relation d'un séjour qu'il fit forcément parmi les Cafres. Pour le soustraire aux convertisseurs, ses parents l'avaient fait embarquer, en 1686, à l'âge de 1 4 ans, sur un navire anglais qui allait de Bordeaux aux Indes. Pendant une relâche, il débarqua sur la côte occidentale de l'Afrique, et fit une excursion dans les terres ; mais, à soa retour, le détachement dont il faisait partie ne trouva plus le bâtiment. Il fallut se résoudre à demander l'hospitalité à une peuplade indigène, celle des Macosses. Par suite d'un malentendu, tous les Blancs furent égorgés peu de temps après, à l'exception du jeune Lojardièrequi échappa commepar miracle, et qui dewut l'objet des prévenances de ce peuple barbare. Il trouva chez ces nègres d'auires Européens avec qui il partit, le lOfév. 1688, sur une chaloupe envoyée par le gouverneur du Cap. Lojardière alla rejoindre, en 1 690, sa famille, qui s'était réfugiée k Dessau pendant son absence, et entra comme capitaine dans les troupes de l'électeur de Brandebourg, où il parvint au grade de colonel. Il laissa ea rase, une Relation d^un voyage à la côte des Cafres, qui a été trad. en allem. et publiée à Francf. -sur-Oder, 1748,in-8% augm. de quelques notes sur la géographie et l'histoire naturelle de l'Afrique australe. Les observations de Lojardière sont telles qu'on pouvait les attendre d'un jeune homme de 15 ans.
LOLWE (Jean-Louis ns), jurisconsulte et publiciste célèbre, néàGenève en 1740, et mort au mois de juillet 1806, dans un village du canton de Schwilz,nomméSeyen,surieRuffiberg.
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De Lolme descendait d'une famille de Réfugiés : en i 570, Pierre de Lolme, de Ghâtel en Forez, avait été reçu bourgeoisà Genève. Une brochure qu'il publia sous le titre : Examen de trois points de droit, au sujet des troubles civils qui agitaient sa patrie, le força à quitter sa ville natale, où il exerçait la profession d'avocat, et à se réfugier en Angleterre. Il aurait pu, par ses rares talents, s'y créer une position digne d'envie, mais il prit comme ï tâche de ruiner son avenir en se II- Trant à une passion effrénée pour le
1*eu et les plaisirs les plus crapuleux, ^endant tout le temps qu'il passa à Londres, il vécut dans une grande misère, qui ne dompta pas, toutefois, son caractère ûer et indépendant. Il fuyait les protecteurs avec autant de soin que d*autres les recherchent ; il repoussait toute assistance ; ï peine consentit- il ï recevoir quelques secours sur le fonds des lettres pour retourner dans sa patrie. Quelque temps après son arrivée à Genève, en 4775, il fut élu membre da CG. On ne nous apprend pas si de Lolme a joué un rôle dans l'espèce de révolution opérée, en HSÎ, par les natifs, unis aux habitants et aux sujets, contre l'aristocratie genevoise, révolution qui fut comprimée par l'intervention de la France, de Berne et de la Sardai^ne; mais on peut supposer qa'il ne vit pas sans peine rétablir l'ancienne constitution qui ne devait être renversée que quelques années plus tard. Depuis son retour dans sa patrie, sa vie est couverte d'une complète obscurité. Voici la liste de ses ouvrages. l. La constitution d'Angleterre, du état du gouvernement anglais comparé avec la forme répuhliQaine et avec les autres monarchies de r Europe, kmsL, n71,in-8*, elsou- Tent depuis, notamm. à Genève, 1787, in-8* ; Irad.en augl. par l'auteur, avec des addit. nombreuses, Lond., 1772, in-8^ et réimp. encore de nos jours ; trad. en allem. sur l'anglais, Leipz., 4776, in-8* ; nouv. trad. allem., 1 790.
^« Cet ouvrage, dont Chatam a fait
l'éloge en plein parlement, est regardé comme un des meilleurs que nous ayons sur la constitution anglaise.
De Lolme examine sous toutes ses faces cette constitution célèbre, mais dans le but évident d'en faire valoir les avantages plutôt que d'en exposer les défauts. C'est ainsi qu'il loue la sage pondération des pouvoirs, sauvegarde de la liberté avec l'organisation indépendante des tribunaux et It liberté de la presse ; qu'il fait sentir les dangers d'une armée permanente ; qu'il insiste sur les garanties qu'offre l'obligation pour les fonctionnaires de l'Etat de suivre la lettre de la loi ; mais il dissimule, par exemple, la plaie la plus honteuse du gouvernement anglais, la vénalité des élections.
II. Aparallel between theenglish constitution and the former government of Sweden, containing some observations on the late révolution in that kingdom, and an examinaiion of the causes that secures us against both aristocracy and absolute monarchy, Lond., 1772, in-8".
— Le titre indique suffisamment le but de l'auteur.
III. The history ofthe Flagellants, Lond., 1777, in-i"; «• édit. augm., 4782, in-i"; trad. en allem., Leipz., 4785. in-8\ — Commentaire sur l'ouvrage de l'abbé Boileau.
\S, An essay containing a fetv strictures of the union of Scotland foith England, and on the présent situation ofireland; being an introduction to de Foc' s History ofthe Union, Lond.. 1787; 1796, in-4'.
V. Observations relative to the taxes upon Windows orlights,ho^^.^ 4788, in-8«.
VI. Observations upon the late emb aras semé fit and the proccedings inparliament relative to the same, Lond., 4789, in-8-.
LOlIAr.NE (GÉRADD de), seigneur do SÉRiGNàc, quatrième ûls de Georges de Lomagne et de Claude de Gardaillac, naquit dans les premières années du xvi* siècle. Attaché au ser-
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vice de la reine de Navarre, ii embrassa le protesUntisme, dont il fui un des plus fermes appuis dans le Quercy.
C'était, dit de Serres dans sou Inventaire, un capitaine « sage, vertueux, aymant la discipline mililaire». La première expédition à laquelle il prit une part considérable, fut celle de Montgommery d:ins le Béarn. C'est lui qui fut chargé de régler les articles de la capitulation d'Orthez, où s'était retiré son frère Antoine de Lomagne, qui commandait les Catholiques béarnais. Ses services lui méritèrent le gou- Ternement de Navarreins. Après la Saint-Barlhélemy, il fut un des capitaines huguenots qui déployèrent le plus d'énergie pour relever le courage de leurs coreligionnaires consternés.
Ses exhortations réussirent à rattacher à la CausQ les vicomtes de Paulin et de Montclar. Reconnu pour chef du Bas-Quercy et du Lauraguais par l'assemblée de Suint-Antonin, il prit surle-champ les mesures les plus vigoureuses pour organiser l'insurrection.
La défense de Caussade, de Puy-Laureus, de Saint-Paul, de Saint-Antonin fut confiée à quatre capitaines déjà renommés par leur bravoure et leurs talents militaires, à La Motte-Pujols, à Séttégas, à d'Audon et au baron de Las Ribes. Sérignac établit son quartier-général à Montauban. Son premier exploit fut la prise du château do Terride sur lequel il préteudait avoir des droits, comme héritier de son frère aîné Autoine, qui n'avait pas laissé d'enfants mâles. Depuis quelque temps déjà, il avait quitté le nom de Sérignac pour preudre celui de vicomte de Gimoez et seigneur de Terride, en vertu d'un arrêt du parlement de Bordeaux, qui lui avait laissé le titre, en attribuant les bieus do la succession à ses deux nièces. Il enleva ensuite l'abbaye de Belleperche dont les religieux furent précipités dans la Garonne, cruauté dont Villars ne tarda pas à tirer une vengeance éclatante, en faisant pendre la garnison du château de Terride, \ . l*eueptioQ du commandant Gaspard
de Joule et de quelques soldats, qui rachetèrent leur vie parune abjuration.
Buzet, emporté par escalade, fut mit â feu et à sang, et Rabasteins, attaqué \ son tour par le terrible capitaine, ne dutsonsaiutqu'à un heureux accident.
Au mois de septembre, Terride, que l'assemblée de Réalmont avait conflrmô dans son commandement, fit sur Toulouse une entreprise qui échout encore. En 4 573, ii assista âi rassemblée de Milhau, qui le députa avec Clantonne auprès de Damville pour négocier l'union des Huguenots et dei Catholiques politiques. En t574, Terride contribua plus que personne \ It prise de Castres.( Voy, II, p. 449), en taillant en pièces deux cents Italiens qui y tenaient garnison. En 4 575, il fut de nouveau chargé, au nom du parti protestant, de signer avec Pau/t»
le traité de confédération qui futcoU' clu avec le gouverneur du Languedoc. Dès lors plusieurs années s'écoulent sans que le nom de Terride se rencontre dans l'histoire de nos guerres de religion. Selon l'historien du Quercy, il suivit le roi de Navarre à la prise de Cahors. En 1586, nous le trouvoni commandant à Mautauban avec Du Plessis-Mornay. Deux de ses neveux, sous prétexte de lui faire visite, ayant essayé de surprendre la ville, Géraud de Lomagne fut soupçonné, probablement sans aucun fondement, d'avoir été dans le secret de leur entreprise, et il fut obligé de s'éloigner de Montauban. On ignore l'année de sa mort.
Géraud de Lomagne avait épousé la veuve de Léonard de Gironde, Louisê de Cardaillac, fille de Geoffroy- Atiorg-Aldebert de Cardaillac ^ seigneur de Marchastel {Voy, V, p. 279), qu'il laissa veuve pour la seconde fois avec deux filles, nommées Mârgueriti • et Anne. L'aînée prit alliance dans la famille de Lévis-Mirepoix, famille zélée pour le catholicisme, qui a pourtant donné à l'Eglise protestante le sieur de Lavelanet, mort à Pamiers le 4 4 juill. LOlUBAR». Ce nom se reuvoutro
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asiez fréquemment dans les annales du protestantisme. Plusieurs pasteurs Tout porté. Nous avons déjà eu Toceasion déparier de Tun d'eux (T. IV, p. 54 4). Il avait été admis au saint ministère par le synode de Bellesme , en 1 673, et donné à Téglise d'Angers {Arch. Tt. 330.) Il passa sans doute en Angleterre lorsque celte église eut été détruite, en 1684. Peut-être estce lui qui 'est désigné comme pasteur de Swallow-Street, collègue de Charnier^ Glase-House-Slreet, et qui alla l'établir en Hollande en 1693. — Un autre pasteur de ce nom , Jean Lombard, desservait eu \ 698 l'église du Quarré, et.la môme année, celle de Martin's Lane. — En 4681, un Lombard, ministre à Londres, remerc*ia Charles II de la protection qu'il accordailaux jeunes Français que leurs parents parvenaient à faire passer en Angleterre.
-^Charles Lombard , désigné comme frère de deux ministres, fut accusé , en 4688, de favoriser la fuite de ses coreligionnaires et enfermé dans la citadelle du Havre; mai8,rannée suivante, on le rendit à la liberté {Archiv. E.
3374). — André Lombard, de Nismes, immatriculé à la Faculté de théologie de Genève, en 1654, et admis au ministère par le synode de Nismes, en 4658 {Arch. Tt.282), remplit les fonctions pastorales d'abord à Nismes, en 4669, puis à Lussan, dès 4674. » Plusieurs Lombard, duDaupbiné, se réfugièrent en Suisse; ce sont : Jean Lombard, reçu bourgeois à Genève avec son fils Jean, en 1 71 0; Jacq. Lombard, admis à la bourgeoisie avec ses fils Aiub et Jkan, en 1 7 1 3, et Charles Lombard, drapier, reçu eu 4734 . D'autres se retirèrent à Lausanne.—Il existait une famille de ce nom à Paris. François Lombart laissa plusieurs enfants de sa femme Elisabeth Poitrine: 4 "Marie, femme, en 1631, du peintre Roland Gasselin , fils de i^To^/Gasselin, également peintre; leur fille, Jbinnb, fut mariée, en avril 1 6S0, avec Samuel Allard, ministre à Sau- Tage, près La Charité, fils de Pierre
Allardai^Q Marie Robin; — 2" Jicob, présenté au baptême, le i "janv. 1616, parle sieur doBerjonville et M"« Bu- «tf/;— 3"' JikCQUES, né le 28déc. 16!6; — 4* Jean, né en 1618, et présenté au baplôrae par/ea» il/tf»;o^,procureur en la chambre des comptes et M"' Briot, femme du graveur général des monnaies; — 5" Pierre, célèbre graveur, à qui nous consacrons une notice {Regist. de Charenton). — Un nommé Lombard^ originaire du Languedoc, fit à Londres une haute fortune. 11 avait été contraint de quitter la France sous le règne de Louis XV. Une de ses filles, d'une grande beauté, épousa Horace Walpole, frère du| ministre de ce nom. De ce mariage naquit une tille qui devint duchesse de Gloucester. La petite famille huguenolte se trouva par là alliée de très-près à la famille royale d'Angleterre. Les autres enfants de Lombard restèrent à Nismes , où leurs descendants subsistent encore. L'un 'd'eux, Alexandre Rolland, était bibliothécaire de Madame Adélaïde.
LOHBAUD (Jean-Guillaume), secrétaire intime du roi de Prusse Frédéric-Guillaume III, né à Berlin, lel "avr. 4767, d'une famille de Réfugiés originaire du Dauphiné, et mort à Nice , le 28 avril 1812, d'une affection de poitrine. Un certain talent pour la poésie, qu'il manifesta dès son jeune âge , lui valut les bonnes grâces du grand Frédéric, qui le nomma à quelque emploi dans son cabinet particulier. Après la mort de ce prince , son successeur, l'ayant pris en afl'eclion, le choisit pour secrétaire de son cabinet. Il devint, selon son expression , son demi- favori.
Toutefois, au lieu de se pénétrer de ses devoirs, dit la Biogr. des Contemporains, « il continua de faire des vers, s'occupa de plaisirs et d'intrigues et fut • de toutes les parties de Rielz et de la comtesse do Lichtenau. » La mort do Frédéric-Guillaume 11 faillit interrompre sa carrière.Maisgrâce àla souplesse de son esprit, il regagna promptement le terrain perdu. Frédéric-Guillaume III, renonçant à ses préventions contre lui.
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en fit son secrétaire parliculier. Dans ce poste de couGauce, il iit preuve de patriotisme — comme l'événement ne Ta que trop bien prouvé , lorsque ses sages conseils ne furent plus écoutés, — en détournant le roi de se jeter dans les bras de la nouvelle coalition qui s'ourdissait contre la France. Le roi le consultait sur tout. Grâce à cette royale intimité, Lombard, dit M. Thiers, «avait acquis en Prusse une très-grande importance. M. d'Haug^sitz, habile à se saisir de toutes les influences, avait eu Tart de s'emparer de M. Lombard, de manière que le roi , passant des mains du ministre dans celles du secrétaire particulier, n'y trouvait que les mêmes inspirations, c'est-à-dire celles de M.
d'Iiaugwitz.» Sur la Gn de 1803, alors que Bonaparte faisait ses préparatifs pour une descente en Angleterre, Lombard fut envoyé à Bruxelles pour sonder le premier consul sur les conditions d'une alliance plus étroite. Bonaparte, « averti des dispositions dans lesquelles arrivait M. Lombard, l'accueillit de la manière la plus brillante et prit le meilleur moyen de «'ouvrir accès dans son esprit, c'était de le Gatter par une conGance sans bornes, par le développement de toutes ses pensées, môme les plus secrètes. » Le moyen réussit.
Lombard quitta Bruxelles « convaincu, ébloui, enchanté des familiarités du grand homme » — ses ennemis dirent dupé etmôme vendu, — et il s'empressa de communiquer ses impressions au roi. La coterie de la reine fui en désarroi. Frédéric-Guillaume, poussé par son ministre et par son secrétaire, était sur le point de signer un traité d'alliance offensive et défensive — on ne discutait plus que sur le nom à donner à celte alliance, — lorsque l'événement de Vincennes vint tout-à-coup rompre le cours des négociations et rejeter la Prusse dans les bras de la Coalition.
Lorsque le parti de la guerre l'emporta. Lombard eut la lâcheté , pour donner le change à ses ennemis, de déclarer publiquement que, dans toutes ses relations avec Bonaparte, il avait joué un
jeu double , c'est-à-dire qu'il crut de-» voir se déshonorerpoursejustiGer.Les revers terribles de 1 806 et de 1 807 ne firent qu'augmenter l'animosité contre lui; dans plusieurs villes, on l'insulta, on le couvrit de boue. La reine môme le Gt arrôter et jeter en prison; mais le roi, qui ne partageait pas son aveuglement, le fit remettre en liberté. Lombard renonça dès lors à la politique.
Nommé secrétaire perpétuel de l'Académie de Berlin, dont il était membre depuis quelques années, il se renferma dans CCS fonctions , jusqu'à ce que sa santé délabrée l'engagea à aller demandera l'Italie un ciel plus doux. Mais les ressorts de la vie étaient usés en lui ; il s'éteignit à l'âge de 44 ans. Ses compatriotes, en général , l'ont jugé avec beaucoup de sévérité. C'était un homme d'esprit , et, aux yeox de tout juge impartial, la politique qu'il chercha à faire prévaloir, prouve en faveur de son jugement. Il a publié :
I. Poème sur la mort du princê Léopold de Bron$vic,BeTVin,MS6^%'*,
II. Au duc de Bronsvic sur la co»quête de /aHo/Zantf^, Berlin, 4789,8*.
III Essai d'une traduction d*Os~ sian en <7tfr«/ranpoî5, Berlin, 1 789,8*.
IV. Histoire de la campagne des Prussiens en Hollande en 1 787, Irad.
de l'allemand de T. P. de Pfan, Berlin, 4 790, in-4*.