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tardèrent pas à le faire renoncer à ce poste ; il retourna dans sa ville natale, où il mourut le 21 mai 171 5, «après avoir reçu tous les sacrements de TEglise.wSon ûh^Antoine, lui avait succiédé comme professeur de médecine.
Les ouvragées de Magnol, quoique trèsimparfaits, contribuèrent, selon M. Duvau (Biogr. univ.), à répandre le goût de la botanique, et leur auteur « partage,avec les botanistes de son temps, le mérite d'avoir appelé ratlentiou des savants sur les méthodes naturelles. » Le genre de plantes Magnolia, genre type de la famille des magnoliacées, a été consacré à la mémoire de notre botaniste. 11 a publié :
I. Botanicum Monspeliense, sive pîantarum circaMonspelium nascen- <wmin(f^^,Lugd.,l676,in-8".,avec23 planches;réimp.en 1 686, à Montpellier avec des additions et des corrections. — On n'y trouve qu'un très petit nombre de descriptions; l'auteur se contente d'indiquer les propriétés médicales des plantes, avecles lieux où celles-ci croissent.Les plantes indiquées sontau nombre de 4 354, dont beaucoup inconnues à Cherleret à Pena;dans un Appendice, quelques plantes étrangères.
II. Prodromus hisloria generalis pîantarum, in quo familiœ plantarumpertabulasdisponuntur,}Aons^., 1689; dans un Appendice, quelques plautes omises dans le catal. précédent. — L'auteur s'est borné à publier ce prodrome. On voit par cet écrit qu'il avait entrevu la vraie méthode naturelle. « Magnol ayant observé , dit M. Duvau, dans le règne animal: 1 * des familles distinctes; 2'des espèces; 3** des individus qui n'appartiennent qu'improprement à une famille (ce sont des monstres,) trouve do l'analogie entre ce règne et le règne végétal qui offre les mômes caractères; et c'est sur cette idée-mère des affinités,qu'il fonde sa méthode naturelle : mais comme il lui parut impossible de tirer de la fructification seule les signes caractéristiques des familles, tout en avouant que les principales différences doivent Jlre ti-
rées de la fleur et de la graine, il s'est également attaché à toutes les autres parties, et a trouvé, par ce moyen, des affinités entre des plantes qui, du reste, diffèrent par des caractères essentiels ; il pense même que les premières feuilles qui sortent de la graine pourraient offrir de bons caractères de familles.»
III. Hortus regius Monspeliensis, Monsp., 1697, in-8", avec 24 figg.
dont quinze, prises de Tournefort, »se distinguent par l'exactitude et la ûnesse des détails.» — Catalogue des plantes, soit exotiques, soit indigènes, cultivées dans le Jardin botanique de Montpellier. Selon Fontenille « on trouve dans le Botanicon Monspeliense et dans l'Hortus regius Monspeliensis une centaine d'espèces qui avaient échappé aux recherches laborieuses des Paena,des Lobel,àes Dalechamp et des Bauhin, Les descriptions qu'il en a données sont exactes, et les figures qui les accompagnent, quoique mal gravées, rendent très-bien les espèces qu'elles désignent.»
IV. Novus character pîantarum, Monsp., 17S0, publié par les soins du fils de l'auteur. — « Abandonnant les idées qui l'avaient guidé quelquefois utilement dans son premier travail,dit M. Duvau, Magnol s'attache ici exclusivement à une partie, le calice,qui présente^ selon lui, un caractère tellement certain, qu'il peut servir de base à une classification pour toutes les plantes connues et à découvrir.» Ce système, ajoute le critique, fit peu d'honneur à l'auteur, et il est tellement inférieur à sa méthode qu'il serait à désirer qu'il n'eût pas été publié. Cependant Mouton -Fontenille trouve cette méthode» très-ingénieuse.«Tot capita, totseosus.
Magnol avait promis, nous apprend Haller, des Observations critiques sur le Pinax de Gaspard Bauhin ; maiâ il n'en a rien fait paraître.
MAHIET, instituteur à Rouen. Depuisquaranleans^Mahietexerçailsamodçste profession, lorsque l'arrÔtduCoU'-
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seil d'étal, rendu le 6 fév. 1640 {Voy. Pièces justif. N'LXXXIIl),à la requête du clergé catholique, vint lui enlever son unique moyeu d'existence. Sa femme, puis ses deux filles prirent alors chez elles de petits enfants pour leur apprendre uniquement à lire et à écrire. Pendant quelques années,on les laissa tranquilles; mais la jalousie des maîtres catholiques finit par s'éveiller. On les dénonça, et le clergé se hâta de poursuivre. Laissonsparler maintenant M. Floquet, qui, surtout depuis son dernier ouvrage, ne peut être suspect deparlialité pour les Protestants. «Les instituteurs catholiques dénonçaient, le clergé se hâtait de poursuivre, les juges de procéder, de condamner toujours, et une famille Mahiet qui, depuis quarante ans, recueillait les jeunes enfant? des Réformés de Rouen, se vit en bulle à des tracasseries auxquelles, h la fin, il fallut céder. Deux demoiselles âgées, derniers restes de cette maison, apprenant à lire et à écrire à déjeunes enfants, avaient fait ombrage à quelques instituteurs; le parlement en prit connaissance, en la Chambre de Tédil, oui l'avocat général Le Guerchois vint dire, en pleine audience,que récriture, un art si noble, ne devait point être enseigne par des. femmes. La religion, on le devine, était le vrai mot de l'affaire. Il avait bien commence sur ce chapilre,en disant qu'on prend plus do mouches avec une cuillerée de miel qu'avec un baril de vinaigre. Mais quand, après cela, il alla ajouter qu'il était juste, raisonnable et équitable que la religion catholique abaissât et humiliât, tant qu'il était possible, la religion réformée; quand iljcila l'exemple d'Abraham mettant hors de sa maison sa servante Agar et son fils, sa conclusion,qu'il fallait défendre à ces filles huguenotes de tenir écoles, ne put plus étonner personne; et l'arrêt [23 janv. 4 647], de tous points conforma à ses désirs, étonna moins encore. Mais un second arrêt,r6ndu à dix mois de là [26 juin], consommant la ruine de ces ip^lheureuses, vint leur défendre d'çQ-
seigner quoi que ce pût être à huit jeunes enfants en bas âge, que des parents huguenots avait mis chez elles à demeure.»
M AllOT(N.), premierpasteur de l'église réformée de Saint-Malo. Pendant quelques années, cette église fut recucilliedans le château du Plessis-Rernard, appartenant à Chateaubriand^ sieur de Reaufort, gendre du célèbrô Montgommery^ qui combattit, dans la troisième guerre de religion, sous les ordres à^ Andelot ti ÎMi tué, selon Crevain, à la bataille de Jarnac. Le sieur de Reaufort n'ayant pas laissé d'enfants, ses biens passèrent à son frère cadet,espèce de bandit qui ne vivait que de rapines et qui fit jeter Mahot dans une dure prison, en attendant l'occasion de le livrer à l'évoque de Saint-Malo. Délivré parLa Hunaudaye, gentilhomme catholique du voisinage, Mahot se relira à Rlain,sousla protection de Rohan. Plus tard, il retourna à Saint-Malo. C'est en qualité de ministre de l'église de cette ville qu'il assista encore, en 1583. h un colloque lenuàVitré. Il devint ensuite minisire à Pontorson, où il mourut en 1593.
MA lliJ,nom d'une petite fille de sept ans, née à Loudun vers 1656, qui se distingua par une persévérance admirable dans une enfant de cet âge. Les enlèvements d'enfants se multipliaient de plus en plus, et il était si difficile d'obtenir justice contre les ravisseurs que les pères et les mères n'osaient perdre leurs enfants de vue, ni leur permettre la moindre liaison avec des catholiques. Un signe de croix, obtenu soit par des caresses soit par de petits présents, passait pour la preuve d'une inspiration divine qui appelait l'enfant à la religion romaine. C'en était assez pour le faire mettre dans un couvent d'où il était impossible de le tirer; ear si, par bonheur, on obtenait un arrêt de restitution, il arrivait toujours que les officiers de la justice refusaient de le faire exécuter, ou bien, quand on se présentait dans le couvent, l'enfant avait disparu. Quelquefois
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nème, si les flatteries et les friandises se suffisaient pas, on employait les menaces. Tel fut le cas pour la jeune Ifahu. Elle eut le malheur de tomber, •b4 663, entre les mains de quelques dé- TOles qui avaient fondé à Loudun une maison pour la Propagation de la foi.
Gomme elle résistait à toutes les caresses et refusait absolument de faire aucun acte de catholicisme. ces vieilles bigotes eurent la barbarie de tenir pendant trois jours la malheureuse enbât la bouche tournée vers un four- ■tau ardent, et, n'ayant rien gagné par cette inhumanité, elles retendirent sur des landiers, en la menaçant d'allumer du feu sous elle et de la rôtir. On se nous apprend pas si elle succomba 4 la fin.
lllAlGRE(ELTsÉB),sieurdeLaHolte, gentilhomme dauphinois, épousa, en 1608, dans Téglise protestante d'Or- Y\tfï^,Madelaine d'Ahel^^Wt de BaU thêsar d*Abel,8'\enT de Chevalet.dont il eut deux fils,ÂNDRÊ et Louis, et une fille, SusANNE, qui devint la femme de Jacques d* Maréchal, ûls de Samuel de Maréchal {\) et de Marguerite d'Eyraud, Resté veuf, il se remaria avec Lucrèce Chais ou Chais qui lui donna encore un fiis. Ce dernier, qui reçut au baptôme \ft nom de Samson, était, en 1667, juge de la b:irj)nnie ^"OTp'iQTrQ.WépousàUranie d* Eyraud- Magallon, fille de Jean d'Eyraud- Magalloîi et de Doucette de Pontisd^Artis, dont il eut André, marié à Constance Tia/, fille de Jacçues,s\ent de Bon ne val, et de Marguerite Bouffer,— Après la révocation de Tédil do Nantes, cette famille passa, au moins eo partie, dans les pays étrangers. Nous trouvons mentionnés, dans une liste de
(1) Une autre famille protestante de ce nom habitait le Poitou. A la révocation de l'édll de Nanies, Alejrandre Maréchal, hirou do Poiroux, refusa absolument dcseronrertir et U tint bon jusqu'au mois de septembre 1699, que le maréchal d'Esirées recommença à loger des dragons chez les Protestants opiniâtres. Cette nouvelle dragonnade brisa la eoMtince da baron, qui abjura à Pontena?, et rentra en possession de ses biens coiAt* qués {Supplém, ftmç,, 4026. 2).
Protestants français réfugiés h Zurich (Uii. de Berne, Hist.helv.Vn,9),f5aheau Maigre^ femme de Charles Auhcrt^ procureur à Embrun, avec ses deux enfants Uranie et Antoine; et dans une autre liste des directeurs de rhûpital français à Londres, Cyrus Maigre, qui fut appelé, en 1775, à remplir les fonctions de directeur de cet établissement de bienfaisance.
MAILLAN - BE - GRANBLAG (Jean), sieur de La Case, qui testa en 4611, laissa de sa première femme, Jacquette de Mostuéjouls, fille de Guy de Mottué jouis, gentilhomme du Rouergue, et d^e Jacquette de Caissac, qu'il avait épousée en 1570, deux fils, nommés David-Silyestie, sieur de Grandlac, et Gilbebt, sieur de Passades. L'atné, qui mourut vers 4667, prit pour femme, en 4618, Marguerite Garcebal, et en eut François, sieur de La Case, marié, en 4654*. à Franioise Louheyrat, et Jean-Baptiste.
D'un second mariage contracté, en 4598, avec Anne Des Ondes, Jean Haillan eut encore deux fils. Le sort du second, nommé âbel, sieur du Joue, nous est inconnu. L'aîné, Jean, sieur de La Case, devint baron de Saint- Sernin par son alliance (22 juin 1638) avec Madelaine de Lustrac, fille de Gabriel de Lus trac et de Françoise de Salages. De ce mariage naquit V^a»
de Maillan ou de Mailhane (c'est ainsi que l'on orlhogriiphia plus lard son nom), qui épousa, en 1673, Marie Isarn, fille do Benoit, sieur de Varagnes. En 1686, le baron de Saint- Sernin ne recevant aucun avancement, malgré ses nombreux services sur terre et sur mer, prit le parti de se convertir avec loule sa famille. En 1689, il sollicitait une pension comme récompense de son apostasie {Arch, gén.
Nous avons d(^jà eu l'occasion de parler d'un Maillane, gouverneur du château deBeaucaire ( Voy, IV, p. 1 29), qui n'appartenait pas à cette famille.
Son nom était Hardouin de Porcelet, seigneur de Maillane. Antoine de
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Crussol, qui estimait sa modération et sa prudence, l'envoya, en 4 563, avec Antoine Du Chemin, docteur en médecine, « homme de grand savoir et jugement,BàBeziers où de dangereuses querelles avaient éclaté entre la g^iruison et les habitants. L'expulsion des plus turbulents rétablit la tranquillité; mais celte mission coûta la vie à Du Chemin qu'un mutin précipita de haut du rempart, le 4 mars.
Hardouinde Porcelet, que les Jugemens de la Noblesse du Languedoc appellent Tannequin, testa en 4 576. Il avait eu trois enfants. L'atné, Piebrb, fut tué à la bataille de Saint-Gilles. Le second, Jbân, mort après 1624, laissa de sa femme Sibylle Serre, Antoine, sieur de Saint-Paul, marié, en 1635, à Isabeau Blain, et Pierre.
MAlLLAllD (Claude)* docteur en médecine et ancien de l'église d'Orléans, ayant osé critiquer publiquement la conduite de Du Moulin, son pasteur (Voy. IV, p. 419), fut déposé parle synode provincial et censuré.
Il appela de cette sentence, qui peut paraître bien sévère, au Synode national de Saint-Maixent,qui la confirma et ordonna la suppression de son livre.
Maillard irrité semblait disposé à pousser les choses à l'exlrôme. C'est pour l'apaiser que Du Plessis-Mornay lui adressa, le 14 sept. 1610, une lettre pleine des conseils les plus sages :
« Vaudroil-il point mieux, lui disait-il, avoir un peu de palienco; se pourvoir sur ce dilîérend en un antre synode national, si le dernier ne vous a salisfait; faire h deux fois ce qui ne s'est pu en une, pluslôt que de courir au fer et au feu et aux dépens de nos plus visibles et éminenles parties? Certes je ne connive pas volontiers au mal, tant s'en faut que j'y voulusse tenir la main; mais, le présupposant mesmes tel que m'escrivés, autre chose est le dissimuler, autre y procurer de plus certains remèdes et sans déshonneur de nostre corps. A cela je vous servirai de bon cœur; mais, je vous prie, en consultant d'une part rostre zèle.
de nefermer point Toreille ï la chariti, pour espérer mieux du jugement de vos frères qu'il semble que vous ne faites. J'y adjouste la condition de vostre église, foible, tendre, à peine renaissante au milieu des adversaires.
Elle peut avoir des taches. Et oh est celle qui n'en a point ? >» Maillard écouta, à ce qu'il semble, la voix de la modération et de la prudence; il fit taire son ressentiment et consentit même très-vraisemblablement à supprimer son livre, dont il nous a été impossible de découvrir même le titre.
Plusieurs pasteurs de la Picardie ont porté le nom de Maillard, qui est assez commun dans la province. De 1584 à 1596, l'église de Courcelles- Chaussy fut desservie par Philippe Maillard, qui avait succédé à Leroy.
En 4 614» Claude Maillard alla faire ses études à Genève : il fut placé à Clermont en Beauvoisis. En 4634, Charles Maillard, avocat à Montdidier et ancien de l'église, fut député au Synode national de Charenton. Israël Maillardt né à Montdidier, « homme de talents et de beaucoup d'esprit, »
dit le P. Daire, était sans doute son (ils. Il fit avec succès ses études en théologie à l'académie de Sedan. En 4 679, nous trouvons cité comme ministre de Chaunv, Daniel Maillard.
d'Abbeville, lequel fut chassé de France par la révocation, ainsi que d'autres Maillard d'Amiens et de Montdidier (Ârch. gén. Tt. 235). Il mourut, en n28, ininislrcde l'église française de Groninj,'ue , qu'il desservait depuis 1686. En noâ , deux demoiselles Maillard, Madelaine et Susanne, furent enfermées aux Nouvelles-Catholiques de Noyon (Arrk. E. 3553). En Mil, un autre Daniel Maillard était proposant à Niraègue, et en 1748, Jean Maillard remplissait les fonctions pastorales dans l'église française de Darmouth.
MAILLÉ (Simon de), fils de Gni de Maillé, seigneur de Brezé, et d'Anne de Louan, prononça ses vœux dans l'abbaye de Leroux, et obtint, par ie
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crédit de sa famille autant, pour le moins, que par son mérite personnel, révôché de Viviers, d*où il passa, en 1554,au siège archiépiscopal deTours.
Sainte-Marthe loue la candeur de ses mœurs , sa piété et son amour pour les lettres. De même que le cardinal de Lorraine son patron, quMl accompagna au concile de Trente et à qui il dédia sa traduction latine de 24 homélies de Saint-Basile, il se m(uitra d'abord peu éloi$;^né d'adopter les principes de la Réforme; il parait même qu'il alla si loin dans celte voie que La Planche secfoit autorisé à le qualifier d'apostat. Mais lorsque le vent de la Cour tourna, il fil volte-face et se montra dès lors si bon catholique qu'il mourut, en 4 597, en odeur de sainteté. — Une de ses sœurs, CharlotUy épousa en secondes noces François de Montgommery, sieur de Lorges.
M AILLETTE-DE-BUY (Armand), riche bourgeois de Metz, sortit deFrance à la révocation et alla s'établir avec sa famille à Berlin. L'électeur le nomma inspecteur général des manufactures et conseiller privé de guerre. Il avait été assez heureux pour soustraire à la rapacité du fisc ou plutôt des courtisans de Louis XIV, des prêtres et des moines, qui se disputaient les dépouilles des Huguenots, la plus grande partie de sa fortune; il en fit le plus noble usagc.cn venant au secours de ses frères pers<^cutés. C'est lui qui amena dans le Brandebourg rémigralionvaudoisc; c'est encore lui qui reconduisit jusqu'en Suisse ces malheureux montagnards, que la nostalj^'ie décimait.
Après la mort de Cayard, Maillette-de- Buy fut nomme avec Go f fin inspecteur des porteurs de chaises. De son mariage avec Elisabeth de Vigneulles, morte à Berlin en 1730, naquirent un fils et trois filles. Le fils, qui fut un des plus célèbres banquiers de Berlin, épousa la sœur du pasteur Bernard, neveu du fameux Saynnel; l'atnée des filles de- Tinl la femme du général de Persode; la seconde se maria avec le colonel de Saint-Sauveur y et la troisième s'unit
au général de Beaufort, Des descendants de celle honorable famille existent encore en Prusse et en Hollande.
1I1A1LL1(Madelaine de), sœur utérine de l'amiral de Coligny, « dame, lit-on dans les Additions aux Mémoires de Caslelnau par Le Laboureur, d'un grand esprit et d'un courage invincible dans toutes les traverses dont sa vie fut agitée,» se montra digne de son immortel frère par son dévouement héroïque à la cause de la Réforme. Dan s l'espoir de découvrir chez elle des preuves de la participation de Condé, son gendre, à l'eqtreprise d'Àmboise, les Guise, à qui d'ailleurs elle s'était rendue odieuse par la liberté avec laquelle elle les vilipendait en présence de la reine-mère, chargèrent, après la découverte de la conspiration, Carrouge de visiter minutieusementses papiers et de la conduire à Saint-Germain-en-Laye. Elle fut remise en liberté en même temps que Condé, et un arrêt du parlement de Paris, rendu le même jour que celui qui proclama l'innocence du prince, la déclara innocente, ainsi que François de Barbançon-deCany et Robert de RoyeyVxm et l'autre impliqués dans la même affaire. Lorsque la guerre civile éclata, Madelâioe de Mailly se sauva à Strasbourg avec tant de précipitation, que, n'ayant pu emporter une somme suffisante pour ses besoins, elle s'y serait trouvée réduite à la misère si Jean Sturm ne lui avait prêté 610 florins, le 24 juin 1563. Nous ignorons la date de sa mort.
Fille de Ferry, baron de Conty, et de Louise de Montmorency, Madelaine de Mailly avait épousé Charles de Rote, comte de Roucy,fils d'Antoine, sire de Roye, et de Catherine de Sarrebruk.
De ce mariage étaient nées deux filles, nommées Eléonore et Charlotte.
Cette dernière épousa La Rochefoucauld. Sa sœur aînée, plus célèbre, fut la femme du prince de Condé{yoy, ce nom).
Née le 24 fév.1535 à Chûtillon-sur- Loing, Eléonore de Roye, dit le cha-
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noine Dormay, dans son Histoire de Soissons,estoit d'une humeur altière et généreuse, mais chaste et sérieuse et ornée de plusieurs vertus morales.» De Thou rappelle une dame d'un courage héroïque et d'une sagesse admirable.
Le Laboureur nous la peint comme «une princesse belle, riche et très "vertueusn, mais aussi très-obstinée huguenolle »> . L'auteur de l'Histoire de France sous François H, a donc pu, sans tlattcrie,la qualifier de « perle des princesses de notre temps » .
£n ;ipprenant l'arrestation de son époux aux Etats d'Orléans, Eléonore de Roye partit en hâte pour la Cour, dans l'espoir de parvenir par ses prières à détourner le danger qui le menaçait.
Catherine de Médicis l'écouta à peine.
Le jeune François H la repoussa durement. «Patientant en extrême angoisse d'espritet merveilleuse affliction», elle présenta alors une requête tendant à ce qu'on accordilit au moins des défenseurs à Condé. Cette demande ne put lui être refusée ; mais son époux n'en aurait pas moins péri, sans la mort de François H.
Eu partant de Meaux pour aller se saisir d'Orléans, Condé envoya sa femme, alors enceinte, sous la protection de quelques soldats, à Muret où elle devait faire ses couches. Arrivée près de Lisysur-Ourcq, elle rencontra une procession qui assaillit son escorte à coups de pierres.Sa frayeur futsi grande que, prise subitement des douleurs de l'enfantement, elle put à peine atteindre Gaodelu où elle mit au monde deux jumeaux. Elle se fit ensuite conduire à Muret, et, à peine relevée de ses couches, elle alla rejoindre Condé à Orléans, avec son fils atné, tandis que sa mère fuyait à Strasbourg avec ses autres enfants. Après la bataille de Dreux, elle eut avec la reine-mère une conférence ^ Saint-Memiu, où eurent lieu les premiers pourparlers relatifs à la pa ix d' Amboise. Déj^les fatigues, les chagrins, les inquiétudes avaient déposé dans son sein le germe de la maladie qui devait la conduire au tombeau ; mais
les infidélités de son mari en hâtèrent les progrès. Cette vertueuse princesse mourut, le 23juill. 1564,dans le château de Condé en Brie et fut inhumée dans l'église de Muret.
On conserve à la Bibliothèque nationale {Fonds de ^^^Awwtf, N"8698, 8703, 8705, 8769) quelques Lettres de la princesse de Condé adressées pour la plupart au prince Porcien.^^aii neveu, etrelatives presque toutes à des afi'aires de famille.
AlAiniROL'IiG (Théooore), sieur de Plairville, cousin du fameux jésuite Maimbourg. embrassa la religion proiestante, en 1 059, et publia les motifs de sa conversion dans une lettre adressée à son frère aîné, à ce que Bayle affirme. L'année suivante, il épousa Anne Sylvestre, qui lui donna un fils, nommé Théodore, baptisé dans le temple de Chareuton, le 15 août 1660. Quelque temps après, Maimbourg se retira en Guiennechez M. de Bougy. Cesi là que, sous le pseudonyme de La Ruelle^ il composa ^diRéponse sommaire au livre de M. le cardinal de Richelie^i intitulé : Traité pour convertir, etc., qu'il dédia à M"" de Turenne et qu'il envoya à Samuel Des Marets, qui la fit imp., en y joignant une Préface^ Groniug., 1664, in-4". Il semblait donc
avoir définitivement rompu avec l'Eglise romaine; cependant, et l'on ne nous apprend pas pour quelles raisons,il se refit catholique, ce qui ne l'empêcha pas, dit-ou, d'écrire contre l'Exposition de Bossuet. Sa femme ne suivit pas son exemple, puisqu'étant morte en 1684, à l'âge do 50 ans, elle fut enterrée dans le cimetière desSS.Pères(£^fl^cm7 de Pam,Reg.93.).Resléveuf,Maimbourg rentra dans la commuuion protestante, et pour se soustraire aux peines portées par les édits et les déclarations,il passa en Angleterre^où il composa son Exc^ men du premier traité de controverse du P. Louis Maimbourg intitulé : Méthode pacifique, etc., Cologne [Rott.], P. Marteau, 1683, in-lî.
« J'ai ouï dire, lit-on dans Bayle, que c'était un homme de bonne mine, et
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ffiii avait de Tesprit et assez de science du moode.» Il est vraisemblable que ce furent ces qualités, plutôt que ses ouvrages, qui engagèrent Charles II k le choisir pour précepteur d'un de ses enfants naturels. Muimbourg mourut, en 4693, dans, les sentiments des Sociniens.
MAISON (jBAN-GEORGE),né àNeusiadt-an-der Aisch, le 24 mai 1730, D'eut pas d'autre instituteur que son père jusqu'à l'âge de 4 9 ans. Resté orphelin, il entr-j dans le gymnase de sa ville natale, qu'il quitta, l'année suivante, pour aller suivre les cours de théologie à l'université d'Ërlangen. 11 termina ses éludes ï celle de Halle, où Û se rendit en 4 152. Instituteur dans la maison des Orphelins deBayreuth, en 4*158, co-recteur au lycée de Gulmiach, en 4763, il renonça sur la fin de ses jours à l'enseignement et devint pasteur à Dottenheim, où il mourut, le fgjanv. 4784. On a de lui quelques programmes, publiés tous pendant son rsctorat et imp. à Culmbach in-4o.
I. De Bolemnibus romana gentis in celehrandii natalihui suis diebus,