‹ La France protestante (volume 3)Chapitre 48 sur 169 · XI. In locum PoMlinum Epistolœ ad Philip. I · texte numérisé non relu

XI. In locum PoMlinum Epistolœ ad Philip. I

MAlTTAIhlt: (Michel),(4) savant bibliographe et philologue,néenFrance, en 4 668, et mort à Londres, le 7 août 4747, professeur à l'Ecole de Westminster. La vie de Maitlaire fut comme celle de la plupart des hommes stu • dieux: heureuse et bien remplie,siron considère l'importance de ses travaux; vide et ingrate, li l'on en juge par la variété des événements. Ses livres furent toujours sa principale affaire et son plus doux délassement. Ses parents ayant réussi à passer en Angleterre, il acheva à l'Ecole de Westminster les études qu'il avaitcomroencées en France. Ses succès furent brillants. Nos malheureux exilés éprouvaient le besoin de relever, aux yeux de l'étranger, l'honneur de la nation compromis par notre gouvernement. En 4695, il était

(1) Selon M. Renooard, son nom était Met- Uyer , qu'il changea lorsque! quitta la France. « Il était, dit-il, natif de ISorroandie, et pcut-èire de la famille des Metlayer dont plusieurs furent libraires et imprimeurs a Paris. » lise rattache viaisemblablemeut à la famille des Mailiaier ou Mestnyer, famille d'artistes dont il est fait mention dans les Regisl. de l'ctat civil tenus par les Protestants de Paris. Nous connaissons par ces registres huit des enfants que Honoré Maitlaîer, seolpteur et peintre, eut de son mariage arec Anne Nonret : l" GATHEaiNi, née en 16i9, mariée^ en 1648, avec Simon PierreU, architecte;— 2« Mathurin, né en 1630; — 3» Pacl, baptisé le 8juill 1635;— 4» Simon, baptisé le 8 juin 1640; —6» Judith, mariée, en mal 1653, avec Abraham FierreUy peintre, flis de feu Guillaume Pirrretz^ menuisier, et de Jeanne Legendre ; — 6» Marie, mariée, en juin 1659, avec Arlhus David, sculpteur d'origine anglaise;—7*» Daniel, sculpteur et peintre, né le 11 janv. 1632, marié, en 1661, avec Jeanne Breleau,e[ en secondes noces, rn août 1670,avec Susannenauduroy, dont il eut Jean- Daniel, baptise le 9 Juin 1675, et Locis, né le H août 1677: -8* Abraham, peintre, )>aptisé Ie5 nov. 16i5 et marie, en 1668, avec Smèanne Sardet^ qui le rendit père de sept enfants : JAcanBS, baptisé le 25 août 1669; Abraham, baptisé le 1" janv. 1671; Susanne, née en 1672;ETiENNE,présenléau ba|ttéine Ie15janv. 1673, par le peintre Etienne Ifenoitl ; Judith, bapi. le 11 Aov. 1674 ; Loris bapt. le 10 mai «676, et Pliant, né le 1 dé(. 1679,

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MUS -maître dans cette école. L'aDoée suiTante^il fut reçu ma1tre-ës-arts h Tuniversitéd^Oxford. La grande réputation que Maitiaire acquit bientôt par ses travaux, lui fit obtenir une grâce qui était rarement accordée ; on lui permit de venir à Paris, probablement pour y faire des recherches. Nos savants l'accueillirent comme un Irère qu'on a retrouvé.

Maiiraireen fut vivement louché.'<Longterops après son retour à Londres, dit M.Weiss, il ne parlait de sa patrie qu'avec allendrisseraent.» Notre bibliographe méritait du reste cet accueil, nonseulement par son grand savoir, mais aussi par son caractère. Son obligeance lui avait gagné une foule d'amis ; il était en correspondance avec les plus illustres savants de l'Europe, et, ce qui est une qualité d'autant plus précieuse qu'elle se rencontre plus rarement, sa modestie égalait son savoir. Il acceptait avec une grande candeur toutes les observations que Ton voulait bien lui faire, et ne s'obstinait jamais dans son erreur. Il a publié :

I. Graca linguœ dialecte Lond., 4706, Iliî.in-S"; édit. rev. elaugra.

par J.-F. Reitz, La lIaye,n38,in-8*; nouv. édit. par les soins de F.G.Sturz, Leips., 1807, in-8-.

IF. Stephanorum hUtoria , vitas ipêorum ac libros complectens^Lonâ., Benjamin Motte, n09, 2 tom.en 1 vol.

in-8*,pp. 11-564. Catalogues ^ la fin, nouvelle pagin. pp. 133. — Ouvrage plein de recherches intéressantes qui ut oublier l'ouvrage d'AImeloveen sur la même matière, et que l'ouvrage de M. Renouard (Annales de l'imprimerie des Eslienne) fera oublier à son tour.

«Michel Mailtaire,venu après le savant hollandois, dit M. Renouard, et plus rompu aux élucubrations bibliographique.s, a opéré avec plus de netteté et d'ensemble; mais, entraîné par le désir de ne rien omettre, il s'est laissé aller Si une difi'usion qui doit avoir restreint le nombre de ses lecteurs. Son volume corroboré, rempli de notes, de citations, renvois, Ustifnonia, enfin, de tout Fattirail d'une docte éraditioo, est ter-

miné par l'indispensable Catalogne, qui se compose d'une double nomenclature, etc.» Il n'y a pas à s'étonner que la liste donnée par Maillaire des publications des Estienne ait été incomplète. C'était un de ces ouvrages de patience et de recherches qui ne s'achèvent qu'avec le temps. Ceux qui jettent les premiers fondements d'une entreprise, n'en ont pas moins le principal mérilc, bien que l'honneur soit le plus souvent attribué à celui qui pose le faite. Les neuf cents indications de Maittaire ont été portées par M. Renouard à environ seize cents.

ni. An essay against arianism and some other hérésies ; or a reply toMr, W, Whiston's historical préface and appendix to his Primitive Christianity revived, Lond., 1714, in-8% 47 et 86 pp.

IV. Hemarks on Mr. Whiston*s Account of the Convocation*s pro^ ceedings with relation to himself^ Lond., 1711, in-8".

y, The english grammar, appîied to and exemplified in the english iongue, Lonà,, t712, in-8°.

Vï. Opéra et fragmenta veterum poetarum latinorum, tam profanorum quam ecclesiasiicorum^ Lond., 1713, î vol. in- fol.; édit. ficlive,avec un autre frontispice, La Haye, Isaac Vaillant, 1721. — Collection très-eslimée pour sa belle exécution typographique.

VII. Historia typographorum aliçuot parisiensium^ vitas et îibroi compîectens, Lond.» 1717,2 tom.en 1 vol. in-S"*; dédié au duc d'Orléans, régent du royaume. — On y trouve les vies de Simon de Colines, Michel Vas cosan, Guill. Morel, Adrien Turnèbe, Fédéric Morel et Jean Bienné.

VIII .Annales typographici ah artii inventa origine ad ann. 1 557 {cum appendice ad ann A ^6 i),]hgX'Com.t Amst. et Lond., 1719-41, 5 lom. en 9 vol. in-4». — Le tome I (La Haye, Isaac Vaillant, 1719) contient le catalogue des livres impr.de 1 457 à 4500, précédé d^une savante dissertatioo D^

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Sintiquis Quintiliani editionibus. — Le tome II (La Haye, chez les frères Vaillant, H 2 2), divisé en 2 parlies, contient lasnite du catalogue, de 1501 h 1536.

— Le tome 111 (Ibid., 1725). égaiem.

divisé en 2 parties, conduit ce catalogue jusqu'en 4657 et renferme, en outre, l'Appendice, qui va jus^qu'à l'an 1664.— Le tome IV (Amst.,n^3) en 2 parties, contient les nouvelles recherches de l'auteur sur les édit.

du XV' siècle, et forme un Supplément au T. I ; mais l'éditeur, à I insu de fauteur, l'a intitulé Tome I, en lo donnant comme une nouv. édit. revue cl augm.; fraude de librairie. — Le tome V (Lond., 4741). en 2 parties, renferme les tables générales et de uouv. additions. Dans une lettre latine adressée à Des Maizeaux, et insérée dans les Nouv.de laRépubl.des lettres, août 1733, l'auteur explique l'ordre qu'il a suivi en dressant ces tables. — «11 est presque incroyable, dit M . Weiss, dans la Diogr.univ., qu'un homme seul soit venu à bout d'exécuter un travail aussi étendu, et qui suppose tant de recherches, de critique et de patience.

L'ouvrage deMaitlaire, sans doute bien imparfait,est cependant encore le meilleur que nous ayons. Mercier de St.- Léger, excellent juge en pareille matière, dit que ce n'est qu'en le perfectionnant et l'améliorant, qu'on peut espérer d'avoir enûn une bonne histoire de l'imprimerie.» Plusieurs bibliogr., telsqueLaMonnoye,Prosper Marchand, Mercier, Rive, Laire, etc., se sont attachés à relever les erreurs inévitables dans lesquelles est tombé l'auteur des Annales. On trouve dans le T. Vil de la Bibl. britannique (p. 156-163) une longue lettre de Maittaire en réponse aux observations de Bernard de La Monnoye. Un Supplément aux Annales a été publié h Vienne par Denis, 1789, 2 vol. in-4*. Quant aux Annales de Pan* zer qui ne vont quejusqu'en 1 536,elles ne sauraient renn>iacer celles de Maittaire, car rauleur,lout en proClant du travail du bibliographe français, n'a point fait usage dcsdissertatio'ns et des

notes curieuses qui remplissent plus d6 la moilié de son savant ouvrage.

IX. Misceîlanea gracorum aliqnot scriptorum carmina, cum versione Za<t»ôe^«o^«t?morww,Lond.,1722, in-4*, pp. XVI- 187 (1). — On trouve dans ce recueil les poésies qui portent le nom de Mercure-Trismégiste, les oracles des Mages, depuis Zoroastrc, un hymne à Hygie par Ariphron de Sicyone, les hymnes de Proclus, ceux d'Aristotft à la Vertu, ceux d'Homère à Apollon, etc. Les traductions sont de Fédéric }êLQXQ\^Scal%ger,Casauhon^ de Baïf, Saumaise, Grotius.

X.Marmora Oxoniensia^cx ArundellianiSt Seldenianis, aliisque conflata, cum commentariis et explicationibus Humphridi Prideaus, gr, et lat,, Lond., 1732, pet. in-fol., figg.

— Edition rare, supérieure à celle de Prideaux, et qui est encore recherchée depuis celle de Chandler, parce qu'elle contient différentes remarques omises par ce dernier.

XI. Appendix ad Marmora Acad, Oxoniensis, sive graca trium mar^ morum recens repertorum inscriptiones, cum latinà versione et notis, Lond., 1733.

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