‹ La France protestante (volume 3)Chapitre 49 sur 169 · XII. Antiqua inscriptiones duœ^ Lond., 1736, in-fol · texte numérisé non relu

XII. Antiqua inscriptiones duœ^ Lond., 1736, in-fol

XIII. Carmen epicinium augustiss, Russorum imperatrici sacrum^ Lond., 1739.

XIV. Senilia sive poetica aliquot in argumentis varii generis tentamina, Lond., 1742, in-4». — Selon Brnnet, recueil rare et recherché.

Ou trouve de Maittaire dans le T. II de l'Hist. litt. de l'Europe, Epistola de maledicentlâ P. Burmanniy lettre adressée à Capperonnier. Il^e disposait à publier, en 1697, un Catalogue des mss. de l'église de Westminster, lorsque son manuscrit fut détruit par un accident. Quelques biographes lui attribuent à tort lé Catalogue de la Bibl .

v1) Dans la liste des soascriptears (tous anglais) à cet ouvrage, on trouve les noms de Pierre Cbrcstieu, Pierre Duooyer, Thomas Pelle I, probablement issus de Rdfogiés/

MAI

MAJ

Harléîenne (Lond., 4743-5, 5 vol. in- 8"); dont il a composé l'ËpUre dédicatoire. La collection d'auteurs grecs et latins qu'il publia chez Tonsou et Watts, in -4 3, est très-estimée, nonseulement pour la correction des textes, mais aussi pour les excellents index qu'il y a joints. Voici la liste des ouvrages qu'elle contient dans Tordre de leur publication : Salluste, Téreoce, Lucrèce, Phèdre, Paterculus, Justin, en 4713; Nouv. Testament grec, en 4 744; Catulle, Tibulle et Properce, Horace, Virgile, Ovide, Cornélius Nepos, Florus, eu 4 74 5; Ju vénal, Quinte- Curcc, César, Martial, en 4746; Lucain, en 4749; Plaute, la Balrachomyomachie,en 4724 ; Tile-Live, Pline le Jeune, en 1722; Homère, en 4723; Anacréon, en 4725, réimp. en 4744 ; Sophocle, en 1727; Plutarque, Apophtegmes dos rois et des princes, gr.

et lat.,avcc noies, en 4744,in-4*.Enfin on doit encore à Maittairc la publication, en 1726, in-4", d'un Commentaire lai. du médecin Pierre Petit sur les trois premiers livres d'Arélée de Cappadoce, commentaire trouvé parmi les papiers de Graevius.

MAJZO.-NNET (Jean-Louis), pasteur de l'église wallonne de Délit, a publié :

L La théologie de VE. S. ou la science du salut^ comprise dans une ample collection de passages du V.et duN, r., La Haye, n52, 2vol.in-8°.

II. Histoire du peuple d"* Israël depuis la création du monde jusqu'au retour de la captivité de Babylone^ tirée de VE. S.,Dord. et Rott.,4778- 79,5 vol.in-8».

Parmi les députés des églises au Synode national deLoudun, en 4 660, figure un Jacob Maisonnais ou Meyzonés, avocat au parlement de Bordeaux, qui y représenta la Basse-Guienue A qui fut employé comme médiateur dans les affaires d^'Arbussi et de Brugères* A la révocation de Tédit de Nantes, il se convertit avec sa femme, Marie ^roû,etsestroisenfanl8,MAaiE,PiERRE, et Elisabeth {Arch, gén. M.673).No-

T. VU

tre pasteur était-il de la même famille, ou bien d'un autre du même nom, qui habitait Niâmes et à laquelle appartenait Louis Maizonnet^ marcband qui fut reçu bourgeois à Genève, le 47 fév. 4705?

MAJAL (Matthieu), pasteur du désert , surnommé Desubas du lieu où il était né, en 4720, exécuté à Montpellier, le 4" fév. 4746.

Bien fait de sa personne, d'une phy- ■ sionomie douce et prévenante, doué d'un grand mérite et d'un cœur intrépide, ce jeune ministre,qui avait d'ailleurs rendu des services réels aux égllses sous la croix, était adoré des Protestants du Vivarais. Comme ses collègues, il professait un profond respect pour l'autorité royale; il venait encore, en 1744, d'adresser h La Devèze, avec cinq autres pasteurs du désert,Pei>(7^ Coste^ Viala, Loire et Migault , une lettre pour repousser les calomnies dont on les chargeait et protester de leur fidélité (Arch, gén. Tt. 337) ; mais ni Louis XV ni ses ministres ne voulaient croire à la sincérité d'hommesqui,pour servir Dieu, osaient braver les édits et déclarations. Le gouvernement s'obstinait donc à ne voir dans les assemblées du désert que des actes flagrants do révolte; cependant, comme la guerre que l'on avait à soutenir ne lui permettait pas de disposer de troupes as* sez nombreuses pour les réprimer, il prenait le parti « de temporiser et de dissimuler » {Arch. gén. E. 3505); il recommandait môme la circonspection àsesintendants,etlescxhortaitaà contenir le zèle dangereux des ecclciiastiques, des consuls et des anciens catholiques» {ïbid.). Mais quand la victoire de Fontenoy , remportée par un général protestant, les succès obtenus par les Français en Italie, ceux du prince Edouard en Ecosse, sans parler des triomphes du grand Frédéric en Allemagne, eurent assuré la supériorité des armes de la France , il ciaignil moins une insurrection, et le moment lui sembla venu de frapper un coup qui rabattit, comme on disait en Cour,

MAJ

MAJ

l'insolence des nouveaux convertis.

Le i déc. 4745, Saint-Florentin écrivit à La Devèze: «Les amendes frappées sur les arrondissemens protestants ne suffisent pas pour les contenir.

Rien ne peut faire plus d'impression que le supplice d'un prédicant, et il est fort à désirer que vous réussissiez dans les vues que vous avez pour en faire irrêter quelqu'oo.» La Devèze mit donc ses espions et ses soldats en campa-

Ke, et dans la nuit du 4 1 au 4 2 dec, subas fut arrêté dans le hameau du Ibzel près de Suint -Agrève par les toins de Chftteauneuf. Dès le lendemain, il fut dirigé sur Vernoux sous «ne escorte de 30 hommes.Ën passant ^rès de Cunao , il fut reconnu par Etienne Gonrdol, zélé protestant, qui entreprit de le délivrer.À la tête d'une vingtaine de paysans qu'il rassembla en toute hâte, il courut après le détachement , qu'il atteignit dans le bois de Trousse près de Vernoux , et s'approchant de Ch&teauneuf , il lui demanda avec instances de rendre la liberté au ministre. L'officier refusa, elGourdol loMStant.ii ordonna de faire feu sur cet attroupement sans armes. Six protestants, Gourdol , Matthieu Courtial, Claude Hia$, Jacques Julien, Jean- Piètre Vi9ujatt\ «n autre dnntift nom a'esl point arrivé jusqu'à nou<», furent tnés ; quatre faits prisonniers, et Dé- •uhas. maltraité, blessé môme d'un coup de baïonnette à Tépaule , fut entraîné dans la prison de Yt^rnoux.

Le bruit de cette sanglante exécution et de la capture de leur ministre parvint rapidement à deux assemblées iftti précisément se tenaient dans les environs. Aussitôt, tant était grande l'affection que l'on portait à Désubas, tout le monde , hommes , femmes, enfants, se mit en route potrr Vernoux dans l'espoir d'obtenir sa délivrance.

Pris ï rimprov!8ie,les magistrats voulurent gagner du temps. Us coururent au-devant de ratlrouperaenl,nromirent aux Protestants de faire droit à leur requête ; puis, quand les habiianto catholiques, unis aut soldats, eu-

rent terminé leurs préparatifs de défense, ils leur déclarèrent que leur demande ne serait point accordée. Irrités de cette mauvaise foi, les amis de Désubas s'avancèrent vers le bourg avec des vociférations menaçantes ; mais ils furent reçus à coups dé fusil. Trentesix restèrent morts sur la place, entre autres Guillawne Boyer^ Claude et Daniel Vernat.^hiQ et Hls, Marchon, Simon Bernard, Jean-Pierre Clos , Boissi de Bios , Pierre Brian, /.-/.

Braveis, J, Lapra, J.-P, Letrier, J.

Lévrier, Ponce, Jean Garai, J. Bonnet, Jacç. Bûurette,Isaac-Jean Tra* col, Jean-Paul Rossillie, Tausson, beau- frère de Désubas, Foriel, Jacq, Pranos, Gabriel Beriou, P. Valat, Matt. PoliacJ.P. Rissoan, J.-J.

Riou, Claudine Teron, Plus de 200 furent blessés , dont la plupart moururent par les chemins. Tant de sang versé souleva dans tout le pays un cri d^ndignation.De tous côtés on vit accourir des bandes de montagnards»

mais armés cette fois, et disposés à en tirer une éclatante vengeance. Les pasteurs etDésubns lui-même employèrent toute leur influence pour les calmer.

Cédant à leurs exhortations et à leurs prières, les paysans consentirent enfin à retourner dcins leurs villages'; malheureusement i!s rencontrèrent en route une troupo de dragons qui fit feu sur eux et en tua trois, deux frères Pierre HA!althieuCourtial,eiPierre Véron.

Trots autres , Pierre Masse , Etienne et Jean-Pierre de Bar furent arrêtés et retenus en prison pendant plusieurs mois (I).

L'émeute était dissipée; cependant on se hdtade conduire Désubas à Tournon, d'oil on le transporta dans la citadelle de Montpellier au milieu d'une formidable escorte de quatre à cinq cents hommes commandée par La Devèze en personne. Quelques jours après, Châ-

(1) LcIO jttfD 174S,e*esU dirt ^as de dcaxattstpr^slpsnppliredf MaJtI,riBtea(laiit Le Main St encore exèroter a Mfoatpéllier i«M DetJmÊrê,tûe Bru<ate, |iotr av<»ff f^lt partie da raKembl«M«Dt q«i réflant le ^i- Vear.

MAJ

MAJ

teanoeuf, le héros de cette glorieuse expédition, reçut de Saint-Florentin une lettre pleine d'éloges: J'ai-, lui disait le secrétaire d*Etat, rendu compte au roi de voire conduite, et on trouve que vous avez fait preuve d'autant de fermeté que de capacité (i4rcA.^<^w.E.

Soit que l'intendant ait éprouvé un remords de condamner au gibet un aussi héroïque jeune homme, soit que les prélats catholiques, assemblés pour la tenue des Etats, aient espéré de le convertir, rinlerrogr.loire du prisonnier fulretardéjusqu'àlafindejunvierniG.

Désubas s'y comporta avec tant de dignité, de respect et de décence qu'il attendrit jusqu'à ses juges. Le Nain l'adjura, au nom de Dieu devant qui il allait bientôt comparaître, de lui dire si les Protestants n'avaient pas une caisse commune? s'ils n'avaient pas amassé des armes? s'ils n'étaient pas en correspondance avec l'Angleterre? « Rien de tout cela n'est vrai, répondit-il, les ministres ne prOchent que la patience et la fidélité au roi. ■ — « Je le sais, Monsieur, » répliqua l'intendant. Mafs celte conviction ne l'empêcha pas de condamner le pasteur du désert au dernier supplice; il est vrai qu'en prononçant la sentence, il fondit, dit-on, en larmes (1).

L'exécution eut lieu, le 1*' février, sur l'esplanade de Montpellier, en présence d'une foule immense. Désubas sortit de prison les jambes nues, vêtu d'un simple caleçon et d'un gilet sans manches. Sa jeunesse, sa beauté et surtout la sérénité qui brillait sur son visage lui gagnèrent tous les cœurs.

Lasympilhio s'accrut encore lorsqu'on le vil se mellre à genoux au pied de la potence pouradresserau Dieu de miséricorde sa derni&re prière avec toute la ferveur de la dévotion. 11 monta ensuite d'uu pas ferme l'échelle falale, mais

(1) Acmsé d*avo{r rempli les foncttonf de tieaire de nesabts, Louh B$U fut r4)ndaBté h one détention perpétuelle deni le fort d€ Ur(*icou. Sou rntretirn fut liié à six sous par Qjr ^4r ch. géH, E. 3507;,

arrivé au second échelon, on l'y retint jusqu'à ce que les livres et les papiers trouvés sur lui eussent été brûlés sont ses yeux. Prenant alors congé de deux jésuites qui l'avaient accompagné jusqu'au gibet, et repoussant un cruciflx qu'ils lui présentaient, il les pria de le laisser mourir en paix. S'il essaya d'adresser la parole au peuple, nul ne put l'entendre, le roulement des tambours ayant étouiïé sa voix ; mais jusqu'à son dernier soupir, on put lire sur ses traits tant de piété, de fermeté, de résignation et de constance, que, Catholiques et Protestants, tous les spectateurs en fbrent émus jusqu'aux larmes. Une corn* plainte on 35 couplets, qui fut coropo* sée sur son martyre par un poète populaire inconnu, est restée comme un monument touchant des sentiments <|a« sa mort excita parmi le peuple.

Le lendemain même de l'exécutioD, Saint-Florentin, étonné du retard, inexplicable pour lui qui connaissait à fond Le Nain, que l'inlendant du Languedoc apportait à rendre la sentence^ lui écrivit qu'il attendait avec impatience la nouvelle du supplice de Désubas, qui devait, selon lui, empêcher d'autres ministres de se hasardera tenir des assemblées (Arch.E.3b01). H fut complètement déçu dans son espoir; aussi, l'année mt^me, les circonstances ayant permis de disposer de plusieurs régiments, on les envoya dans le Languedoc, avec ordre à Le Nain de déployer plus de sévérité que jamais contre les assemblées du désert, i'iutenlion de S. M. étvnl « (le ne point souiïrir la religion protestante dans ses Etats etd'ef^ facer absolument toute idée de tolérance {Arch. E. 3507).

M\Ji::MnTl!: (André de), ouAfogendie, ministre de l'église réformée de Sauveterre, ayant été chargé de prè« cher devant le synode provincial qui m tint à Nay , en 4 666, osa dire , criim énorme ! que les Protestants devaient peu s'inquiéter des exconmiiiiiicatîoas du Pape; il se permit même de reprocher à l'Eglise romaine de soufiflrir dans son sein des prêtres concubioaire&,tA]ûfr

HAJ

MAJ

di& qu'elb n'y en souffrait pas de mariés. Les moines et les Jésuites, qui étaient allés Técouter» dans les intentions les plus malveillantes, on le comprend, le dénoncèrent en l'accusant de B^être livré à desi bouffonneries sur les mystères de la religion romaine. Majeodie Jouissait d'une estime générale dans la province. Les Catholiques euxmêmes le respectaient, nous en avons la preuve dans ces lignes d'un écrit très violent publié par Hilaire Martin, apostat devenu religieux barnabite, contre ses aneiens coreligionnaires :

«Que s'il s'y en trouve quelqu'un [des pasteurs du Béarn] qui vomisse contre moy le fiel et la ra^e de ses calomnies, j'ay au moins cette consolation et as- •eurance qu'il ne pourra le faire sans contredire au jugement public et au tesmoignage de deux de leurs principaux ministres , les sieurs de Majendie> frères, personnes vrayemeut (hors ÏBWt religion) fort honorables.» Peuton croire, comme le fait observer Be- 4iott, qu'un homme de ce caractère eût pris l'ocGasion d'un synode pour faire le mauvais plaisant? N'avons-nous pas d'ailleurs cité déjà plusieurs exemples de l'art des moines à dénaturer les sermons des ministres huguenots? Le parlement de Pau néanmoins, par arrêt du 20 juill., décréta de prise de corps le (asteur de Sauveterre , qui se tint caché pendant quelques semaines , mais à la lin, il se constitua prisonnier. Le 49 déc. intervint un arrêt qui le coudamua à ôtre conduit daus la salle d'audience, et à déclarer à genoux, les fers aux pieds, qu'il était marri et déplaisant d'avoir avancé dans le proche par lui fait dans la ville de Nay et écrit . 4aQ8 ses livres remis au procès (1)les ditcourf « diffamatoires et sacrilèges* doQlil se trouvait convaincu, et qu'il •A demandait pardon à Dieu, au roi et àlajttstice.Majendie fut, en outre, banni pour six ans du ressort du parlement et

(i) D'après l*arré^, ces livrfs éiaient inli- Ullés Défente de l'union fît l'Enfant flottant, ni firent supprimée. On n*eu eounatt aucon eseaipMre.

interdit à jamais de toute fonction du ministère. 11 prit le parti que tout homme de cœur eût pris à sa place : il abandonna un pays où les tribunaux euxmêmes se faisaient les serviles et lâches instruments des passions cléricales, et alla demander un asile à la Hollande. C'est là, qu'à la sollicitation des bourgmestres d'Amsterdam , il entreprit une réfulatioD de Baronius qui a été publiée sous ce titre : Anti-Bar oniu$ Magenalisseu animadversioncs in Annales Baronii cum Epitome lucubrationum criticarum Casauboiii in tomiprimi annos XXXlV;quihu$ accesserunt quadam ad Baronii animadversioncs Davidis Blondelli, Lugd. Bat«, 1675, in-fol.

Il est assez vraisemblable qu'André Majendie descendait de jlfa;>»^t«, professeur d'hébreu au collège d'Orthez, en 46:20, où il avait pour collègues Paul Charles et Du Prat. Ce Majendie serait-il le même que Bernard de Jlfa;>»(ft>, plus tard pasteur à Muslacq? Ce qui est certain, c'est que ce dernier fut père de Jacques de Majcndie«portésur les listes d'Aymon comme pasteur de La Bastide en 1 626 et 1 637. A cette dernière date , André de Majendie desservait l'église de Nàvarreins.

C'est évidemment de ces deux pasteurs que l'apostat Martin parle; ils étaient donc frères.Jacques épousa Charlotte de Saint-Léger, dootil eut deux enfants, Jean, né vers 4665, et Anne. A la révocation, ces deux jeunes gens essayèrent de sortir de France, mais ils furent arrêtés et enfermés dans les prisons d'Ustaritz, d'où ils ne sortirent qu'après avoir abjuré, en 4699 {Arch, gén. M. 673).

Nous ne savons si Majendie, pasteur à Orthez en 1 083, était fils de l'un des deux frères. C'est lui apparemment qui se réfugia en Angleterre et devint ministre de l'église française d'Exeler(»).

(l) Une branche prolestante resta dans le Béarn. Eu 17ti8, M. de Mnjeutiie demanda, avec les auties habitants rérormés de Salies, « d'ëiru admis à l'administration de la fontaine salée • de cette ville; mais Suiau Florentin rejeta lear demande, « cette ad-

HAJ

Wii

Son ûls, Jean-Jacques Majendie, docleur en théologie , pasteur de Tégiise deMarlin*s Lane,en i733,puisde celle de la S.'ivoye, en 4740, directeur do rh6pilalfrançais,en 4752, et chapelain du comle de Grantham , a publie :

I. Le bvt des afflictions^ sermon surlICor. V, 9-44 J 744, in-8*.

II. The yoke ofihechurchofRome proved to be insufferabU, sermon sur Ad. XV, 4 0, 4745, in-4-.

m. Thê double deliverance^sermovi sur Ps. CXXIV, 6-7, 4755, in-4*.

11 laissa un fils, Hbnri-'Williaii, docteur en théologie et évoque de Bangor, le même vraisemblablement que Majcndie , évêque de Chester , qui fut choisi pour enseigner la langue française à la princesse Charlotte, au rapport de M. Burn. Selon Watt, révoque de Bangor a publié :

1. A sermon on the anniversary of the sons of the olergy in S. PauVs, 4800, in-4*.

]\,À sermon before the lords, spiritual and temporal, at Westminster Abbey, on the thanksgiving for thepace, 4 802, in-4*.

Ili. A charge to the clergy of the diocèse of Westminster , sans autre indication.

Les descendants de cette famille existenlencoreenAngletcrre.En4845, Ashhurst Majendie fut choisi pour un des directeurs de Thôpilal français.

MAJOi; (Samuel), fils de Daniel Majou.sieur de La Proutière,et de Marguerite Brancheu, fut du nombre de ces milliers de Huguenots qui, après avoir sucrombé sous la première terreur des dragonnades, se relevèrent de leur chute plus fermes dans leur foi el plus intrépides que jamais. Dans son testament, daté du 42 janv. 4696, que M. Paul Marchegay a publié en 4854, à Angers, il raconte ainsi cet acte de faiblesse : « [Notre roi] envoya des régiments de dragons exercer des cruautés incroyables sur ceux qui ne voulurent pas donner des actes devant les

ministration emportant des fonctions pobli« qoes » {Arch, $én, E. 3529).

eurés, portant qu'ils renonçoient à TbérésiQ et erreurs deCal^n, et qu'ils em* brassoient les cérémonies de PEgliso romaine. La violence du dragon nom fit tomber en cette lâcheté, comme les autres, dont nous demandons pardon à Dieu. Nous n'avons point assisté au service. » S'acquittant aussi mal de set devoirs de catholique, Majou ne pouvait manquer d'être dénoncé et puni comme un criminel. Il fut, en effM, jeté à la Bastille, d'où il finit pourtant par sortir, le 4 9 nov. 4 690, après une détention de dix-huit mois, les convertisseurs s'apercevant qu'ils ne gagnaient rien sur lui ni par promesses ni par menaces. 11 mourut en 4700. De son mariage, célébré en 4 664, avec Marguerite Desmé, fille de Jacques Desmé, sieur de La Bouchetière, et de Philippe Brancheu, naquirent neuf enfants : 4" Philippe, femme de fVaiiçois de La Douespe, sieur de La Valiinière, avec qui elle se réfugia à Balk en Frise, laissant en France sa fille«tnée Charlotte, qui fut enlevée à set parents, élevée à la Propagation deLncon, et mariée à un catholique (4); — 2* Samuel, mort à Zell en Allemagne; .«- a^'MABGUERiTE, femme en 1 696, de Jean de La Douespe, sieur de La Jandonnière, son cousin-germain ; — 4* Jean, sieur de Lousigny ; — 5" FrikçoisÉ, femme de Pierre- Auguste Rousseau, sieur de La Bousle; — 6* Catdk- RiNE, épouse de César-Etienne Robert, sieur de La Baffrie ; — 7* Louise, mariée à Paul Marchegay , sieur, des Thuilleries.àqui elle donna deux filles, qui furent enfermées, en 4726, à lllrnion chrétienne de Luçon {Arch. gén^ Ë. 3442). Deux ans plus lard, elle y fut envoyée à son tour par une lettre de cachet, et son fils fut mis aux Jt^ suites de Luçon {Ibid. E. 344 4); — 8** Daniel, sfeur de La Maupetitièret qui prit pour ïemme Marguerite Desmé et en eut un fils^mis, en 4736, par ordre du roi, au collège de Puygareaa {ibid. E. 3422), et des fille% enfer-

(4> Elle fat Taleole dn tUhfiH féaMU vsp4éeii de Boiulif ufK *

MAL

inéeSfdès 47S5, Si TUnion chrétienne detuçon {Ibid, E. 34 M);— 9* François, sieur de La Courlière, m^riéà Marie-Anne Bouquet.

Samuel Majou avait un frère, nommé Renéy qui passa dans les pays étrangers, ainsi que Jérémie Majou, pasteur \ Ciré, qui avait fait ses études a Tacadémie de Genève, où il avait été immatriculé en 4 672, et qui fut appelé à desservir la Chapelle royale de S. James, en M%\.

MALABIOU (Etienne), ou MaillabioUy porta les armes pour la cause protestante dès la première guerre civile. Il habitait Puy-Laurens. Son (ils PiKBRE,qui suivit également la carrière militaire, eut de son mariage avec S«êannc d'Escande trois fils: IoEtienne, qiii soit; — V Pierre, dont les descendants existent encore ï Puy-Laurens; — 3* Jean, qui commanda les enfants perdus à la journée de Caslel- Baudary où il fut blessé et pris par les troupes royales. Il se maria à Beziers et ne laissa qu'une fille.

Etienne porta d'abord les armes,mais plus tard, quittant Tépée pour la robe. Il devint conseiller et substitut du procureur général à lu Chambre de Tédit de Castres. Il épousa à DezierSi^ntdaette de Geusan, qui le rendit père de trois fils, nommés Tobie, Pierre et Etienne, ainsi que de plusieurs filles.

Tobie,conseiller à la Chambre de redit, prit pour femme Marthe de Montels [Monleils?], dont il eut : 1" Etienne, sieur de Belvèze, avocat à Castres, à

3ui sa femme, Marie de Fo», donna eux fils : Etienne, lieutenant au régiment de Pons, et Tobie-Paul, sous- Ueutenant au régiment de Vermandois, et trois filles,dont Tatnée avnitsixans en 4 698. Comme il ne les envoyait pas aux instructions religieuses du curé de S)» paroisse, on Taccabla d'amendes et de garnisaires {Arch, gén. M. 673) ; — - 2* Davio, lieutenant au régiment des fusiliers, tué à l'assaut deGironne; — - 3<* jACQUES,lieutenant dans le régi- ■eit de Miremont, qui, à la révocation,se réfugia en Allemagne, où il en-

tra au service de la duchesse de Zell.Il passa plus tard en Bussie, où il mourut capitaine d'infanterie dans les troupes du czar.

Le second fils d'Etienne Malabiou, Pierre, fut capitaine au régiment d'Au- Tergne.Le troi8ième,Etienne,àqui l'on doit la belle digue du bassin de Saint- Ferréol qui alimente le canal deTouIouse, épousa Jlfart^(fe La Blaquière;ï\ en eut sept enfants, Etienne, Florent, Paul, Isaag, Abraham-Louis, Jean et Jeanne, qui tous professèrent la religion romaine et ne nous intéressent plus.

MALAVAL (Jean), chirurgien, né à Lczan, dans le Bas-Languedoc, le 2 mars 1669« et mort ^ Paris, où il exerça son art avec quelque réputation, le 4 6 juin. 4758. Sa conversion au catholicisme fil une bonne partie de sa fortune. Nommé vice-président de l'Académie de chirurgie dès sa fondation, en 4734, puis en 4744 directeur, il enrichit les mémoires de cette société de quelques bonnes Observations. Il excellait, d*après M. Bégin, dans l'exécution des opérations qui forment le domaine de la petite chirurgie. «Le docteur Hecquet, dit M. Vincens-S. -Laurent, faisailaussi grand cas des lumières et de l'habileté de MalavaUet n'estimait pas moins son caractère ; il ne lui trouvait d'autre défaut que d'être protestant; mais ce médecin janséniste mit à en guérir son ami un zèle qui fut enfin couronné de succès. » Les deux amis eurent à peu près une fin pareille, l'un entra aux Carmélites cl l'autre tomba de bonne heure en enfance.

IWALI-SCOT (Etienne), jurisconsulte du xvi* siècle, ne nous est connu que par ses ouvrages. On a de lui :

LDiallacticon,c*est'à'direRécon'

ciliatoire touchant Veucharistie ,

' translaté de latin en françois par

un avocat d^Auxerxe et reveu par

Estienne Afa/^sco^ 4 566, in -8".

II. Tractatus de tiuptiis, Basil., 4 572; Colon., 4 590, in-8*.

III. Lamorologie des Jéguites,fnO' roîogic des faux prophètes et man-

MAL

MAL

tieores jésuites, ou Descriptiofi d$ plusieurs hérésies, erreurs, etc. mises naguère eu avant contre if. Est.

deMalescot, Caen, 4593, ia-4â. — Publié sous ranagramme de Jessea* comte de Malte, qui, selon Barbier, désigne notre jurisconsulte.

Nous ne savons si quelque lien de parenté unissait Etienne de Malescot à M. de Malescot, premier ministre de régiise de Montaigu dans le Perche. Soupçonné de uourrir des opinions hétérodoxes, ce pasteur fut dénoncé au Synode national de Saiute- Foy, qui ordonna à la province du Poitou de sHnformer auprès des pasteurt de risle-de-France de sa conduite, de ses écrits et de sa manière de prêcher. Est- il le môme que le pasteur de Belabre qui se réfugia ï La Rochelle Si U Saint-Barthélémy (Voy. II, p. 4 93)?

MAtUEBBfc: (Isaac-Hbnbi), fiU à^IsaacMolherbe'de-LaBretonnière^ naquit ï Leipzig, en 4750. Sou pèra loi fit donner sous ses yeux la meiU leure éducation, et à Tâge de quatorze ans, il renvoya suivre les cours des universités de Leipzig et de Halle. Sa religion lui interdisant tout espoir d*obtenir une place en Saxe, où le luthéranisme voulait, comme le catholicisme ailleurs, régner sans partage, le jeune Malherbe embrassa Télat militaire, et entra, en 4769, dans Tartillerie. Admis, en 4770, à TËcoIe d'artillerie de Dresde, il en sortit, au bout de quatre ans, pour prendre rang dans Tarmée.

11 s'éleva lentement jusqu'au grade de capitaine qu'il n'obtint qu'en 4 803. Le 4 3 mars 4 804, l'Académie militaire de Stockholm lui donna le diplôme de membre correspondant. Il mourut, en 4807, ^ Stelnwage près de Graudenz.

On a de lui :

I. Des Ritters Papacino d'Antoni Ahhandlung Uber den Artilleriedienst im Kriege: nebst M. Rozard AnmerkungenundZusâtun, trad. de l'italien et du franc., Dresd., 4781, in-8*.

II. Des Ritters Du Teil ndthiger Unterrichtden Gebrauch derFeldar^

tillerie belreffend fUr Officiers allen Waffen^ mU Ànnurk,^ DtvA.^ 4783, in-8*.

III. Des Ritters von UrtuHUamé^ buchfUrArtilleristen^ trad. du frano.t Slrasb., 4788, in-8\

IV. Die Ranke, oder List Ub^ L«/,trad.dufranç.,Freiberg,4790,«%

V. Griindsutze derueuen Infante' riitahtik der geilbleslen Truppsn gegentoartiger Zeit^ trad. du fraiiç.« Meissen, 4 794, in-8*.

La famille Malherbe, dont descen* dait Isaac-Henri, était, à ce que noos croyons, originaire de Loudun. Elle montra en tout temps un grand zèU pour la religion protestante. De 4 594 à 4598, nous trouvons, dans une lUle des membres de l'église de Loudun, qui contribuaient par leurs dons à Te»» tretien du pasteur Claude Soumain^ sieur de Clauville, le ||pm de Pierre Malherbe, sieur de Courson, \ c6lé de ceux de Pierre Adam^ conseiller da roi, Charles Ferron, sieur du Goala, François Le Proust, sieur du Roaday, René Huguet, Jean Le Pelletier, Jkh gués Chesnou^ Matthieu Gaultier^ Pierre Rou, procureur, René Chau^ vet, François Sepveu, François Ca^ lin, Guillaume Lé gier, Jean Dechaum^ Pierre Morin, GuiîL Rousseau^ Si^ tnéon Marchand, Benjamin Memt" teau, Charles Audinet, Macé Martin^ tous anciens de l'église. Un siècle |4 demi plus tard, en 1740, à la demanda du curé de Loudun, Modeste -Madê-^ laine Malherbe, dont un frère et deux sœurs s'étaient réfugiés en Prusse, fut enlevée à ses parents, et enfermée à l'Union chrétienne (4). Elle n'en sorlU sans doute que convertie, mais elto n'en mourut pas moins protestante à Paris, en 4 792, îi l'âge de 80 ans. A la même branche de la famille MaUierbt

(1) A \i requête de même earé, les deax flis de Du Moutier, marchand de soieries, ta-* rent plaeés chez les Jésaltes de Poiticri, aiotl qoe le flls de MantâÊUt-Ckauviniére, Igé di 12 ans, ei celui de Liège, La fille de et é»* nier fat mise k TUnion chrétienne. An âltê du caré, il y ivait ilors 80 rtmillet de ttlK f ionnaires a Loudun ( ArcA. gén. M* 687.)

MAL

MAL

appartenait René Malherbe, qui fit ses étodes à Saumur, où il soutint, sous la présidence à^Amyraut, une thèse De aueioritate Scripiura sacra , ins.

dans les Thèses salmurienses.

Une autre branche s'était établie à Paris, où Calixte Malherbe, procureur au parlement, mourut en 4 648, à T&ge de 74 ans, ayant eu de son mariage avec Marie Perreau^ plusieurs enfants: 4* Anne, née en 1616, — V Mabgoerite, née en 4 6 H, morte à Tâge d'un an ; — 3" Jean, mort en 1 61 9 ; — 4* Anne, morte à Tâge de 22 ans, en 4 643 ; — 5" Jean, avocat aux conseils d'état et privé, né le 6 sept. 1 626, noyé par accident, en 1654, allant au temple de Charenlon ; — 6* Calixte, né en 4630; — 7» Sara, née en 1632 ;

— 8"* ELISABETH , mariée, en 1654, avec René Le Pelletier, sieur de Préneuf, fils de Samuel Le Pelletier^ sieur de Mon^l, conseiller secrétaire du roi. et de Renée Guillel, d'Alençon;

— 9« Mabie, femme de Samuel Beauchamp, avocat au parlement.

Une autre famille du même nom et également protestante habitait la Normandie. En 1685, les deux fils de PtVrre Malherbe, de La Gravelle, figurent sur une liste des Huguenots de l'élection d'Aleneon(i4rcA.TT. 270), etdans le mémo temps, Gédéon Malherbe , fils de Gédéon Malherbe , du pays de Gaux. mort à Paris en 1 661 , et de Marie Gastelet, était également signalé comme protestant. Nous n'avons pu nous assurer si ces Malherbe deNormandie étaient alliés au célèbre poète de ce nom. Tout ce que Ton suit, c'est que le père de ce demier, FrançoisMalherbet sieur de Digny, conseiHer au bailliage de Caen, se convertit au protestantisme dans les dernières années de sa vie, ce qui causa tant de chagrin à son fils, qu'il ibandonna la maison paternelle pour se rendre à Paris.

MALIVERNE (Jacques de), sieur de La Molhe, protestant français réfugié en Allemagne, fut nommé,*le 18 août 4685, professeur de langue française et d*béraldlquc à runiversUc de Uar-

bourg, chaire fondée pour lui, et qu'il occupa jusqu'en 1688.

MA LL1':t(Blaise), natif de Caen, ministre à Milhau, en 4 560. La Réforme avait été prêchée dans cette dernière ville,dès 4 552, par le cordelier Mardi qui fut exécuté à Toulouse comme hérétique ; cependant ce fut en 1 560 seulement que les sectateurs des opinions nouvelles, ^ l'instigation d'un gentilhomme du Rouergue, nommé Berthelaine,se constituèrent en église et envoyèrent l'un d'eux, l'avocat Vaïsse, à Genève pour en ramener un pasteur.

Le choix de Calvin et de ses collègues se fixa sur Maliet. A peine arrivé k Milhau, Maliet fut arrêté avec Vaïsse, qui, plus tard, abandonna le barreau pour se faire ministre, avec Montresier, à qui la peur arracha une abjuration, et avec plusieurs autres Çrotestanls.Les mauvais traitements auxquels les prisonniers furent soumis dans les cachots de Rhodez, n'ayant pu les ramener dans le giron de l'Eglise ro • maine, on les garda en prison jusqu'à l'édit de Janvier. Maliet retourna dans son église ; mais il mourut d'apoplexie peu de jours après.

MALLE'r(DAviD),fabricant de chapeaux, de Rouen, passa en Hollande, à' la révocation de redit de Nantes, avec one foule de gens du même corps de métier, Pierre Varin, Louis Thiolet, Jacques Dulong, P. Bourdon, Etienne André, Matthieu Bonnet, JeanCombe, PaulDelie, P. Pr^'/a, etc., etc. Les uns se fixèrent à Rotterdam, les autres à Amsterdam, et y établirent des fabriques de chapeaux qui prirent un tel développement, que les importations de France, montant chaque année, selon Macpherson, à la somme de 217,000 livres sterling, ne tardèrent pas à cesser entièrement. Maliet pourtant ne resta pas en Hollande ; il alla se fixer à Berlin, probablement sur l'invitation de l'élecleur.Il eut à y soutenir la concurrence de Pascal, Dufay, Simon Marsal, de Metz, Pierre Richard, àe Kismcs, Daniel Pcraet,ùo Bourgogne, de liélot, le Çlerc^ Grimaudet^ de

MAL

MAL

Montélimart, qui tous étaient 5 la t6te (le fabriques de chapeaux plus ou moins considérables; mais dont aucun ne réussit aussi bien que Guillaume Drauilhoc, de Revel, qui obtint la fourniture de Tarmée et se créa un vaste débouché en Pologne et en Russie.

MALLKT (Frédéric), astronome habile, né le 27 fév. ^ 728 (v. s.) d'une famille de Protestants français qui avalent trouvé un asile en Suède, ût ses études à Tuniversité d'Upsal, où il fut reçu raaitre-ès-arts en 4752. Après avoir passé deux années, de 4 754 à n56, à voyager en Angleterre , eu France et en Hollande, il retourna en Suède par le Danemark, et fut attaché à l'observatoire d'Upsal en 4757. En 4773. il fut nommé à la chaire de mathématiques dans l'université de cette viliej place qu'il occupa jusqu'à sa mort, arrivée le 28 juin 4 797. 11 était membre de TAcadémie des sciences de Stockholm et de la Société royale d'Upsal. On lui doit un nombre considérable de savantes dissertations eu suédois et en latin ; cependant sa réputation repose surtout sur un travail dont il fut chargé par la Société cosmographiqiie d'Upsal : nous voulons parler de la partie astronomique de la description générale de la terre publiée par celte Société, travail qui obtint un grand succès et qui. malgré les progrès de la science, peut être encore consulté avec fruit.

Les Kongl. Vetenskaps Academiens Handlingar contiennent un assez grand nombre d'observations et de dissertations de notre savant astronome; en voici les titres; T. XVllI: Siitt at i«tegrera^ aquatio luna; — T. XIX :

Theoremer at intégrera ; — T. XXll :

Venus i Solen, ohserv, i Upsala; Meteorologiska observât, i Ujpsala;

— T. XXIII: Method at intégrera;

— T. XXIV: Observationer pii Wïïder-Solar; Fôrhlaring om Ràgnbogen\ — T. XXV : Observ, pà Sol^ former k d. 47 oct. 4702; Observât, pa et Nordsken d. 47 oct. 4763; Pd Sri'fàrmorkeken d, 1 opr. 4 7 64 ; —

T. XXVI : Berattelse om Harrisom fdrsdkat finna longitudinenpa sjdn^ genomet flags Ur-werk; Om formerkelsers utràknande ; — T. XXVH :

Upl'ôsning pà en differentiaUœqud^ tion aftredjegraden; — T. XXVIII:

Nogaste utrdkning pîi Jordens ràtta figure, i anledning afpendel fôrsHk, Mallet a fait soutenir aussi, pendant son professorat, quelques dissert, dont voici les titres: De seciione simili linearum rectarum, 4 776 ; — De re»

ductione aguationis cubica, 4777; — Disp, sistens theoremata siereometrica, 4778 ; — Disp. intégration nem formula ad' Alembertproposita sistens^ 4780; — De œquatione Mquadraticâ, 4780; — Deplanisdia^ metralibus in cono, 4 784; — De comparatione fluxionum binominalium, 1784. Enfin Rotermuud lui attribue (probablement il ne cite que des traductions) : I. Vom Nutzen und Ge-brauche des Globus, 4762; — II. Gedachtnissrede ilber den Major Fr, Palmquist, 4776; — III. l'on der Befbrderung der mathemat, Wissenschaften zum allgemeinen Nutzen im Vaterland, 4786. On trouve, e»

outre, dans les Philosoph. Transact., deux mémoires : On the transit of Venus over the Sun, June 6, 4764, et Theory ofthe parallaxes of altitude for the sphère, qui, selon "Watt, ont été communiqués par Frédéric Mallet.

MALLET (Jacques), bonnetier de Rouen, étant sorti de France, en 4 558, pour cause de religion,aIla s'établir àGenève.où il fut reçu bourgeois,en 4566, avec son fils Esaïe.ll y devint la souche d'une famille remarquable par le grand nombre d'hommes distingués, tantdans les lettres que dans les sciences,qu'elle a produits,et mourut.le 4 5 juillet 4 598, à l'âge de 68 ans (4). Il avait été marié deux fois. Sa première femme, Jae^ quemine Favre, ne lui avait donné qu'une fille, nommée Sara. De son

(4 ) Serait-il le môme que Jacob Mallet, qoi écrivait, en 4562, une Histoire de Genève, k laquelle, dit Scnebier, on a joint qaelqaes • faits subséquents?

MAL

MAL

Me<md mariage rrecLavra Sàrtoris^ de Qniers en Piémont, natjnirent dix enftints ; 4* Esaïe, mort sans alliance ; — 2» Anne, femme de Pierre de Saint- André ; — 8» Judith ; — 4* Svsinne ; — 5» a«tre Judith; — 6« Elisabeth ; — 7* Esther;— 8» Gabriel, qui suit; -^ $* Jacques, dont nous parlerons ij>rès son frère; — 40* Anne.

I. Gabriel Mallet, né le 42 avril 4572, épousa, en 1597, Judith Tremftf^ et mourut en 4 65 4, ayant eu douze enfants de son mariage, savoir : 4** Judith, née en 4 598, femme du ministre Louis Maupeau; — 2* Gabriel, qui «uit; — 3" Robert, qui suivra; — *• Catherine, femme de François Bara^ bt^n; — 5^ Samuel, souche d'une nouvellebranclie;— 6* SusANNB,femme de Jac^s Chaj/uis (4); — 7* Isaac, sur qui nous aurons à revenir; — 8 ' Jeakni» épouse de Jacob Fabri ; -- 9* Jacob, M en 4 622 et mort en 4 690, n^ laissant de sa femme Miehelle Des Landes (2) qu'un fils, François, nî en 1664 et mort sans postérité; -« 46*. 4 4% 42% trois enfants morts sans alliance.

Gabriel, né le 30 juin 4600, mourut \ Page de 11 ans. Sa femme, Elitaheth Gallatin, qu'il avait épousée en 4627, lui donna une fille et deux fils. L'atné de ceux-ci, Aimé, ne laissa pas d'enfants mâles. Le cadet, nommé Robert, naquit en 4636 etent,de son mariage avec Marie Audard, un fils, Benjamin, qui mourut en 4731, ayant été marié deux fois. Sa première femme, Louise Blondel, de Nyon, le rendit père dé Louis-Benjamin, et la Reconde, Marie Ramel, lui donna A- VRàHAM, né en 4 71 6 et mort en 4 767, ayant eu de son union avec Andrienne Guinand, un fils nommé Jean, mort en4840^râgede 66 ans.

(1) ànloine Ckapuis, coutelier de la Cham* Mfoe, fat reçu bourgeois à Genève en 1556. L*inDée snU^nXe, Ambroite Chapuis,ée Lyon,

^fut avec set fils Jean-Denis. Jean-Louit et

(2) En 1556, Jacquet Des Lêndet, fils de fiwcots Des Landes, de Blois, avait obtenu b Genève les droits de bourgeoMe.

n. Né le 7 avril 4 575« Jacques Mallet entra dans le CC en 4649,et mourut le 2 avril 4 657. Il épousa, en 4 600, L&mse Varro qui le rendit père de onze enfants. Trois de ses fils, Jacques, Louis et Joseph laissèrent une nombreuse postérité. Un quatrième, Philippe, né en 4647, n*eut qu'une fille, Etiennbttb, de son mariage avee Jeanne Marcet.

Jacques Mallet, né le 4 4 juin 4602, devint membre du conseil des CC en 4649 et mourut en 4677. Il avait pris pour femme, en 4634, Jeanne Thahuis{\)y dont il eut : 4* Catherine, femme de Pierre MussM'd; — 2* E- TiBNNE, qui continua ta descendance ; — 3' Judith, femme de Pierre Pitard, puis de Gabriel Mallet; — 4** Marie, qui épousa Noé Housseam; —6* Anne, épouse d'Antoine Beijoa ; «-^ 6* Jac> omsiiNB, alliée, en 4656, ï Antoine Mkssa/rd.

Etienne Mallet, né le 2< août 4 643, épousa, en 4675, Hélène Billiet, vt ei| 4703, Anne Chûuet. 11 mourut en 4736, ayant eu de sa première femme trois enfants : 4* Pierre, né en 4676, qui ne laissa pas de postérité ; — 2* Jacques, qui suit; -- 3* Françoise, femme de David Voullaire, d'Ârzilliers, fabricant de soieries, reçu bourgeois le 24 janv. 4708.

Né le 6 août 4 660 el mort en 4 767, Jacques Mallet se maria, en 4708, avec Isabeau Rigaud, fille de Jean Ri" gaud, de Crcst, el d' Isabeau Gounon^ Son fils, Etienne, né le 4 août 4709, et mort en 4*761, embrassa la carrière ecclésiastique et épousa, en f 749, Eve- Michée-EUsabeth Du Pan y fille du syndic Jacob Du Pan, qui lui donna deux fils. Lecadet, Jean-Louis-ëtien- NE, né en 4753, mourut sans enfants en 4829. L'atné, Jacques, a été un pnbliciste célèbre à la fin du siècle passé.

Jacques Mallet-I>u Pan naquit Si 0&nèveen 4 749. Dès son enfance, il mari) Eo 1555, Nicoiai Thabuis, chlrergien d'Embran, Claude e\ Pierre Thabuit, de S. Vin • ceot en Pro venoe, tvtitnt été reçus bosif eois.

MAL

nifesta beaucoup d'aptitude pour l'étude, mais, en môme temps, uo esprit indocile % la discipline de l'école. Voltaire, toujours disposé à encourager le talent naissant, le fit nommer professeur de littérature française à Cassel. Mallet ne conserva celte place que peu de temps : il ne pouvait se plier à rien de ce qui ressemblait à de la contrainte. Espérant rencontrer plus d'indépendance dans la profession d'homme de letlres,il alla trouver Linguet à Londres et lui proposa sa collaboration pour la rédaction desÂnnales politiques. Son oQre fut acceptée, mais Tincarcération de Linguet à la Bastille, au mois de sept. 1779, rompit une association qui n'aurait pu d'ailleurs durer longtemps entre des hommes de leur caractère. Mallet resta donc charge seul de la publication. Bientôt après, il eut ridée de transporter les Annales politiques à Genève et de les y continuer sous le nouveau titre de Mémoires hiitoriques, politiques et littéraires. Son entreprise n'eut qu'un médiocre suc • ces, malgré le talent du rédacteur, et Linguet ayant été mis en liberté en 478i, il crut devoir y renoncer, do peur qu'on ne l'accusât d'avoir profité du malheur de son ancien associé pour s'emparer do sa propriété. Un écrit qu'il publia, vers le mOme temps, sur la dernière révolution de Genève lui ayant attiré Tinimilié des deux partis qui divisaient la république, il dut quitter sa patrie et vint se fixer à Paris, où il était déjà connu comme uq habile publiciste. Le libraire Panckouke traita avec lui de l'entreprise d'un nouveau journal, dont le premier numéro parut, en janv. 1784, sous le titre de Journal historique et politique de Genève. Quatre ans après, Panckouke, ayant acquis le privilège du Mercure de France,euiridéed'yjoindre une partie politique et chargea Mallet de la rédaction.

Dans tous les écrits politiques que Mallet mit au jour jusqu'à l'explosion des passions révolutionnaires, il se déclara partisan de la monarchie consti-

tutionnelle. Il aurait voulu voir intro* duire enFrancela constitution anglaiseï dont il croyait l'application possible, avec de légères modifications. Fidèle à ces doctrines, il les défendit dans le Mercure avecune inflexible opiniâtreté et un vrai talent, sans ménager à ceux qui ne partageaient pas ses opinions les expressions dures et injurieuses.

Son style incorrect, inégal, mais pleio de vie et de chaleur, de verve et de franchise, était très-pr.opre à impressionner ses lecteurs. Aussi ne tardat-il pas à inspirer des craintes sérieuses au parti révolutionnaire, qui le dénonça comme un ennemi de la liberté. Cette accusation fut justifiée lorsque Mallet, indigné des excès dei démagogues, se jeta avec empor&ement dans le parti royaliste et se mit à attaquer avec violence la révolution etlei hommes qui en avaient adopté lesprhbcipes.D'unautrecôlé,leroiconçutpo!ir lui une si grande estime qu'en 4791, il le chargea d'une mission de coii* fiance en Allemagne. La journée du 40 août lui ayant fermé les portes de la France, Mallet se rendit Si Genève, d'où rapproche de l'armée française le chassa. Après un court séjour \ Bruxelles, Tinvasion des Français le forçant de nouveau h s'éloigner, il alla fixer sa résidence à Berne et se fit dès lors Tagentaclifde la diplomatie étrangère contre la République française.

Un article qu'il publia dans la Quotidienne sur la conduite de Bonaparte en Italie, irrita le jeune général, qui exigea son bannissement de Berne. Il se retira à Zurich, puis à Fribourg, d'où il passa, eu n99, en Angleterre. Le climat de la Grande-Bretagne ne tarda pas 5 ruiner sa santé déjà fortement altérée; il mourut de consomption, le 40 mai 4 800, laissant une femme, Françoise Valiery et trois enfants, deux fils et une fille, qui furent généreusement secourus dans leur pauvreté par le gouvernement et la nation anglaise. L'alné des fils, Jean-Louis, naturalisé anglais, a épousé LucyBaring, puis Françoise Ucrivele, Si nos ren-

MAL

MAL

seigDements sont exacts, il est père de trois enfants, nommés Henri, Louis et Charles. La destinée du fils cadet> Henri, nous est inconnue. La iille,MA> bie-Henriette-Am^lie, est devenue la femme du médecin y^aw-Pi^rr^ Colladon.

Voici le jugement porté dans la Biograph.univ.sur noire publiciste par un écrivain qui a eu avec lui d'étroites liaisons: «Mallet-Dupan avait conservé dans la société la gravité du caractère genevois; il y 'joignait un amour de rindépendance et un mépris absolu pour les recherches de l'esprit et le manège de la duplicité. ..Comme écrivain, il négligeait son style pour conserver à l'expression de sa pensée toute sa vigueur : elle était en général forte el profonde; il s'exprimait comme il sentait, et ses phrases, pour être quelquefois dures et incorrectes, n'en produisaient pas moins tout l'effet qu'il en attendait; il ébranlait, il altachailjl persuadait; mais il irritait aussi ses ennemis.»

Il nous reste à donner la liste des publications deMallet-Du Pan.

L Discour i de V influence de la philosophie sur les belles-lettres^ Cassel, 4772, in-8^

n. Doutes sur V éloquence et les systèmes politiques, tond., 1775, ln-8».

lU. Lettre à M. Linguet sur Vidée avantageuse que Voltaire avait de M, Linguet, ins.dans le T.Vlï des Annales politiques. Après l'incarcération de Linguel,Mallet continua cette dernière publication depuis leN" 72 et en fit paraître 36 numéros, formant quatre volumes,sous ce titre Annalespolitiques, civiles et littéraires duX VI 11* siècle, pour servir de suite à celles deAI.Lin' ^«tf^Ce dernier recueil fut ensuite continué sous ce nouveau litre : Mémoires historiques, politiques et littéraires sur Vétat présent de V Europe, Gen.

[Paris], 1 779-82. 5 vol.in-8-.Enfin, après l'élargissement de Linguet, Mallet renonça à cette entreprise.

lY. Tableau historique et politique

de la dernière révolution de Genève, Gen., 1782, in-8".

Y .Supplément nécessaire à un ouvrage intitulé Le Philadelphien à Genève [1783], in-8^

y {.Journal historique et politique deGenève, Paris, 4784-88, in-1 2. — Mallet cessa ce journal, le premier de ceux publiés jusque-là en France qui puisse sans désavantage soutenir la comparaison avec les gazettes politiques de Hollande et d'Angleterre, pour se charger de la partie politique du Mercure francais,qu'il rédigea jusqu'en

Vn. Remarques critiques sur les persécutions de Galilée, publ. dans le Journal encyclopéd. (4784).

VIII. Lettre sur les vues d'un solitaire patriote, publ. dans le même Journal (4785).

IX. D*un doute sur la découverte de VAmériq'ue par Christophe Colomb , ins. dans l'Esprit des journaux (4785).

X. Le tombeau de Vile Jennings, conte moral, ins. dans le Mercure de France (4785).

XI. Du péril de la balance politique de r Europe, Lond. [Paris], 4789, in-8«; Lond. [Varsovie], 4789, in-8'*; trad. en angl., Lond., 4794.

XII. Du principe des factions en général et de celles qui divisent la France, Paris, 4794, in-8*.

XIII. Voyage et conspiration de deux inconnues, Paris, 4792, in-8».

— Douteux.

XIV. Lettre sur les événements de Paris, au\0 août 4 792, in-8*; trad.

en allem., 4792.

XV. Considérations sur la nature de la révolution de France, Lond. et Brux., 4793, in-8*; trad. deux fois en allem., Berl., 4794, et Leipz.,4794,8*.

XVI. Sur les dangers qui menacent r Europe, Harab. etLeipz.,4794, in-8*; trad. en allem., Leipz., 4794, in-8*; en angl., 4 794, in-8^ — Douteux, bien que le livre porte son nom.

XVH. 'Correspondance politique pour servir à rhistoire du républi^

MAL

MAL

canisme français, Lond. [Hamb.],

4796, in-8*. *

XYIII. Lettre sur la déclaration de guerre à la république de Venise,

4797, in-8".

XIX. Lettre sur la révolution aC' tuelle de Ghies, 1797, in-S*.

XX. Mercure britannique, Lond., 4798-1. "i mars 1800. in-8-; Irad. en italien, Venise, 4799; réimp. deux fois à Paris.

XXI. Essai historique sur la destruction de la ligue et de la liberté helvétique, Lond., 4798, in-8*. — Réimp. des cinq premiers u*' du Mercure britannique.

Mallet a, en outre, annoté les Remarques sur le tarif du traité de commerce conclu entre la France et TAnglelerre (Paris, 4788, in-8"), et donné une seconde édit. des Considérations sur la France , par de Maistre (4 797).

III. Robert Mallet, né le 30 avril 4 603, entra dans le CC en 4 647 et mourut le 4 juin 4 664. Sa première femme, Sara de La Corbière , qu'il épousa, en 4 627, ne lui donna pas d'enfants. En 4 632, il se remaria avec Jeanne Troachin, ([mï le rendit père de: 4' Elisabeth, jfemme,en 1035, de Gédéon Pia^^et; — 2"MAniE, épouse de Philippe Blanchct, docteur en droit; — 3° Renée, mariée au ministre Pierre Gaudy; — 4' JcAii, qui suit; — 5" Jacques, qui fonda un nouveau rameau; — 6" Jeanne, femme de François Caille , docteur en médecine ; — 7* Louis, né en 4653 et mort k Aarau en 4694 , sans enfants de sa femme Susanne Rigot, qm se remaria avcc/^a»- Robert Chouet.

Né le 4 1 septembre 4642 et mort en 4 727, Jean Maliet laissa de son mariage avec Judith Pictet, célébré en 1667, six enfants, savoir : 4" Jeanne, femme d'Alphonse Butini; — 2" Andbienne, mariée à Gabriel Rilliet; — 3» Anne, épouse de Jean-Isaac Cramer, docleur en médecine; — 4' Antoine, mort en 1715, qui ne laissa qu'une fille, Marguerite, de son union avecSit^a^in^ Bonnet ; — ^^ Susanne , femme de

Jean-Daniel N avilie-, — 6" Jean , né le 10 déc. 4679 et mort le 23 avril 4 749, qui épousa, en 1714, Dorothée Flour7iois et en eut dix enfants, dont trois lils, nommés Jean-Louis, Gédéon et Jean. Ce dernier, né en 1 7^26 et mort conseiller en 4 78 1 , eut quatre enfants de Catherine Gallatiyi , sa seconde femme , trois filles et uu fils, Am, né en 4 759 et mort en 1 790, sans postérité. Gédéon, né en 4721, se voua au ministère et fut nommé pasteur en 4 758. Il est connu dans la littérature sacrée par deux ouvrages assez estimés : une Exposition de la foi chrétienne suivie d'une courte réfutation des erreurs de V Eglise romaine , Gen., 4774, 5 tomes en 2 vol. in-8\ et uu Abrégé de l'histoire sacrée, Gen., 4768, in-8"; nouv. édit. augm.

d'un court Abrégé de Vhistoire de r£^^i«tf,Gen.,4805, in-8*.Acesdeux ouvrages, le continuateur d^Adelung ajoute Des intérêts et des devoirs d'une république, 4770, in-8*. Quant V l'alné des trois frères , Jean-Louis, né le 20 mars 4 720, membre du CG en 4752 et mort en 4784 . il fut père de GÉDÉON, juge 5 la Cour suprême , qui, de son mariage (1792) avec Christine Romilly, fille du m\\\%\.i^ Jean-Edmt Romilly, n'eut que des filles, l'une desquelles prit alliance dans la famille Cramer.

IV. Samuel Mallet, frère cadet de Robert, naquit le 29 juillet 4 612 et mourut en 4 683. Anne Dangers (1), qu'il avait épousée en 4 639, le rendit père de onze enfants, entre autres, de Jean-Louis, né en 4 653, lequel prit pour femme Marguerite Jaquemot et en eut : 4 • Isaac, qui suit ;— 2* Marie* Madelaine, épouse, en 4742, d'Antoine Choisy; — 3" Catherine, femme de Nicolas Le Royer, d'une famille réfugiée de La Rochelle.

Isaac Mallet, né le48oct. 4 684, fonda à Paris, en 4710, une maison de banque; mais il retourna plus tard à Genève, entra dans le CC en 4734 et

(1) Eli 4614, Antoine Dangers, dTzès, fut reçu bourgeois.

MAL

MAL

devint auditeur. Il mourut en 4779, laissant six enfants de son union avec trançoise Du Four, savoir, une fille, FaAMçoisE, née à Paris en 1727 cl mariée, eu 1 753 , avec Paul Torras, de Beauchàtel enVivarais.qui avait été reçu bourgeois,en 1729, ainsi que son père Paul et son frère Jacob, et cinq ills : François, né h Paris en 1723, mort jeune, de même que JEAN-FiuNçois^né ï Paris, en 4 730; Jacques, qui suit; RoBERT-ALEXANORE,né à Paris en 1 725,

Î[ui fut ministre , et mourut sans enanis en 4759; Jean-Jacques. qui n^eul

qu'une fille, ÂNDBlENNE-ÂNGËLlQUE,d0

son mariage avec Jeanne Prévost.

Jacques Mailet, né à Paris, le 23 mai 47S4, vint s'y établir de nouveau comma banquier et épousa, en 47i4, l40uis€''Mad€Îaiue Bresson. Sur la ftp de &efi jours» il se retira à Chou» gny. près deGenève, où il mourut en 4846, laissant à la tête de sa maison ses deux fils, Guillaume et Isaac- J^ak-Jacques, qui furent arrôlés pendant la Terreur et ne recouvrèrent la liberté qu'au* 9 thermidor. L'alné, né en 4747, devint régent de la Banque de France et fut créé baron par Tempereur. Ik mourut à Paris, le 14 mars A&tù, Sa première femme, Elisabeth Boy^de-La Tour, ne lui donna pas d'enfants ; mais il eut de la seconde, Anne-Julie Houël, de Cacn, deux fils, nommés Jaues et Jules, qui prirent pour femmes Laure et Emilie Oberkampf. Quant ^ Isaac-Jean-Jacques, qui uaquit en 4763 et mourut à Paris, en 4815, il laissa de son union avec Marthe-Henriette UouHl, de Caen.

deux filles, Jolie et ânna-âmanda, et deux fils, Edmonu et Horace, nés jumeaux, le 27 mars 4803.

V* Frère de Robert et de Samuel.

IsaaeMuUetnnquil le 4 5 mars 4 64 S et mourut en 4 674, ayant eu de son union avec Elisabeth Boucher, qu'il avait épousée en 4 645, trois enfants dont une fille, Sara, femme du notaire Jj^n-Antoine Compurct, et deux fils :

Tbbophile, né en 4 646 et mort aux Indes, et GàBRiEL, né le 4 3 juill. 4647.

Ce dernier suivit la carrière des armes. En 4686, il servait en Hollande avec le grade de capitaine. Il accompagna à Genève l'ingénieur Yvoy, appelé par le Conseil pour inspecter les l'orlifications. Plus t^ird, il passa au service de France et s'éleva au grade de colonel.

De son mariage avec Judith Mailet, contracté en 4 669, naquirent Isaag et ANNE, femme d'Antoine Lect.

VI. Louis Mailet, second fils de Jacques et de Louise Varro, naquit le 4 5 oct. 4 605, et mourut en 4 674. D'un premier mariage avec Louise Poncet, il avait eu six enfants. Resté veuf, il s'était remarié avec Madelaine Offredi, qui le rendit encore père d'un fils, Paul, docteur en droit et auditeur, né en 4 677 et mort en 4724, laissant de sa femme, Eve Mailet, un fil8,GABBiBL, décédé sans enfants en 4 766. Les six enfants issus de son premier mariage forent : \? Louise, femme de Pierre Pallard;— 2** Susanne, mariée à Aimé Clôt (4); — 3* Marie, épouse de J.- Marc Tallot ; — 4' Jacob, qui suit; — 5* Sara, femme de Jacques Jaquet; — 6^ Pernette, alliée à Isaac Mussard.

Né en 4645, Jacob Mailet épousa, eu 4767. Elisabeth de Tudert, qui descendait de Jean Tudert, sieur de Mazières, reçu bourgeois en 4 608. 11 mourut en 4712. De ses huit enfants, six no laissèrent pas de postérité. Sa fille Canille épousa René Banc. Son fils Fabrice, né le 4 1 mai 4 693 et mort en 4 798, eut de sa femme S»sanne- Madelaine Mahesin, une fillo, nommée CAMiLLE-ËLiSABETn, qui devint la femme de P.-M. Hennin, résident de France h Genève.

VII. Frère du précédent, Joseph Mailet naquit le 12 oct. 4610 et mourut à l'âge de 66 ans. Il fut marié trois fois; la 4", en 1639, avec Catherine Goudet, qui lui donna Jeanne, femme de Pierre Favercau, puis (TAbraham Gardelle; la 2*, en 1642, avec Bose Genoud, dont il eut deux fils, Jacques et Jean, qui ajoutèrent à leur nom ceci ) En 4;)76, Clndi Clôt, de Grasse, obtint

ï Geoève les droits d« bonrftoUie»

MAL

MAL

lui de leur mère et dont nous aurons à parler; la 3* enfin, en 4648, avec Elisabeth Duet, qui le rendit encore père de quatre enfants : 4** Louise, femme de FraféÇois de La Chana {\ ); — f GflABLKsI né le 29 déc. 4657 et mort en 1708, qui épousa, en 46S2, Sara Bufe, d*une famille originaire de Dieppe, jouissant à Genève des droits de bourgeoisie depuis 4570,et qui en eut, entre autres enfants, GÉoéoN, né le 43 JQill. 4693, marié, en 4748, à Marie Lombard, et père de trois enfants, lesquels allèrent s^établir en Améri* que ; — 3* Henri, dont nous aurons à parler plus tard; — i^ Mirie, femme de Jean*Antoine Arland.

4* Jacques MaUetGenoud, né le 43 déc. 4643, et mort eo 4703, eut de •a femne Françoise de La Rive deux fils nommés Antoinb et Abraham. Aq« toine, né le %0 mai 4681 et mort en 4754, épousa Marthe Gallaiin, qui le rendit père de trois fils. L'atné, Jacob, né le 4 4 mai 4714, prit pour femme Elisabeth Aubanel et en eut cinq filles : SusAN.NB, femme de Louis-Gabriel Galissard^de-Marignac, Marthe-Gabriellr , Marie- Henriette ,

MABGCBRITS-jRANNE-KLISABETHelPER-

NETTE, et deux fils : jEAn-JACQUES qui s^étabiit ï Flessingue, et Isaac-Jean- Jacqubs, né en 4768 et marié, en 1795, à Aane Vignier. Le second, Pierre-Henri, né en 4735, eut de sa femme Marie SavAter irois tilles et un fils, FRANçois-JsiN-LoL'is, né en 4769. Le troisième, Jean-Louis, né en 4738, épousa Marie-Salomé Baur de Strasbourg, eteneut: Jean-Salomon, marié, en 4797, avec une demoiselle Le Fort; Gabriel-Lo€is, né en 4773; Emmanuel, et Annh, femme d'Ëlie Audra.

V Jean Mallet-Genoud, né le 30 avril 4646 et mort en 4746, épousa, en \ 675, Catherine Croppet, dont il eut H" Marie, femme du syndic Théodore de Saussure: — S^ Anuré, qui

(1) Jean- Antoine de La Chana ^ de Lyon, fut reça boiinconi8,eii I631,aveesr8 0ls, Jff», PffiTf et Jeâ»-À»(oiii4,

suit; et 3* Evb, femme de Paul MaUet André, sieur de Flie, dans le pays de Gex, naquit le 27 mars 4680, et fut membre du CG. Il mourut en 4 756« laissant, outre deux filles, Catbebinb, épouse ^QFrançoisLombard, et Mabib»

femme du syndic Léonard Fatio, «a fils nommé Jean. Né le % avril 4 74 6 el membre du GG, ce fils, qui mourut ei 4789,avaitépousé,6n4756,C;AaWol^- MarieBulini, \ï en eut Jean-Louis et François, qui ajoutèrent au nom de Mallet celui de leur mère.

Jean-Louis Mallet-Butini, né le 22 mars 4757, duGG en 4785, auditeur en 4786, juge du tribunal de TaudieD* ce, membre correspondant des académies de Lyon et de Dijon, a publié :

L Idylles p^ur les enfants, uws^ .

édit., Gen. etParis,4805, in-4i.

n. Marcaméris ou le beam troubm^ dour.Sou9ellede chevalerie suivie de Contes en 9#rj,GeB.ei Paris, 4 796,8*.

HI. Poètne, suivi d'un Tableau de Vhistoire de Gedève et d^OdeSfGeû,^

4796, io-8*.

Page 1