‹ La France protestante (volume 3)Chapitre 57 sur 169 · VII. O^ferit^tê, çfitimAjudiei · texte numérisé non relu

VII. O^ferit^tê, çfitimAjudiei

f%mnomi, Arg., n<6, jn-iv

YIII. /i»/r(?i/i^ ai jurisprudâmitiam apertu^f Iôds, 1747, in-8*.

JCcher cite, en outre, sans autre ipdiçation : De légitima defensione i^osifiUi ^JMSjiue effectu ; r— De inculpati 9Ui 4^fe$isione, de terminis et illo^ r^m jure ; — P< d^leiione chirogra'' pkieonditionalis; — De jure iransigendi i» cau^is criminalibus; — D| aliênatione juris emphyieotici et ^ui melioraiione; — De guastioni- ^41 ; — De iestamento feudali ; — 1)# n§gQ(ii$ domino prohibente g es fis, llii^QiiUlLT (PiBBR^). ou Maridfif^sieurdeSaiDt-LaureDs, conseille!

secrétaire du roi et ancien de Téglise df) Paris, avait débuté dans layie pubiiqufi sous les auspices de Du Plessis-Morr %ay, dont il avait été le secrétaire pi qui conserva pour lui jusqu'à la fiQ d9 ^es jours raiïection d'uu père. « Je recqgnois, lit-qn dans le Codicille de niTiistre vieillard, qu'en ces dernière^ aHlictions j'ay esté grandement cousole par les continuels bons offices de M. Marbaut, conseiller et secrétaire du roy, e( qui sont et opt esté au-dessui de toute rémunération et recognoislance; mais il cognoist mes affaires mieux que tout ^utre, et néantmoins j*eutens qu'il soit exactement payé de Tappointemept qu'il avqit accoustumé de recevoir de moy, et ce jusques au jour de mon décez. Je leprie, par l'affection que ie lui ay toujours portée, Qt celle qu'il m'a rendue au soin qu*ii a eu de mes affaires, de coi)linuer ses bpns ofûces envers nies gendres, ipes ftlles et leurs enfans, en tout ce qu'ils en auront besoiog, et nopmément è« aQaire^ qui leur pourront rester eu cp^rt, dont il a toute cognoissance. »

yarbault nç se montra pas ingrat, peutêtrç même Pu ]?)essis aurait-il irouvii qu^il ppussai^ trop lp|n li| r3Connai8T sapce, car daqs ses Kep)4rqueâ sur les Mémoires 4^ SpUy, §Qn fiopien secré-

ger l'homme célèbre qui l'beneitit 4i titre de « sen vray amy » , à déponilli^ le ministre de Henri IV de tout ce qu'an est habitué èi admirer en lui. Il le réfatu chapitre par chapitre, il le poursuU sans pitié, il signale sans ménagemei^ ses ridicules ou ses vices, il les esagèî^ même ; il relève avec dureté les erreurs assez nombreuses et parfois très-grave| qu'il a commises non-seulement dans ses jugements sur les personnes» mai!| dans l'exposition historique des faits ; cependant à travers les exagérations qui lui sont dictées par une passioa d'ailleurs honorable, celle de laver 1^ mémoire de Mornay des calomnies dé-r bitées sur son compte dans ces Mémoi?

res, il est facile de reconualtre que l'a* nimosité n'a pas dicté toutes les cruelr les vérités qu'il adresse à Sully .Ses gqt rieuses et intéressantes remarques ont été publiées par IBl. Micbaud et Poi|r joulat, dans le T. III de la %* série d« I4 Nouvelle collecliou des Mémoires pour servira l'Histoire de France, sou« ça titre : Remarques sur les Mémeir6$ des sages et royales œconomies d^$$^ iat^ etc., Paris, 4837, gr. in-8*.

Pierre Marbault épousa Blanche ColaS'de-La Madelaine, qui mouru| veuve» en \ 659, à l'âge de H ans, U en eut : 1 * Midilaine, née en 4 608, qui fut présentée au baptême par Ben^ jaminAubéry et par Mt^rie Marbault, femme du conseiller te Coq^ et qui devint, en 4628, la femme de Charles de Plaix\ — %* Ei^iSàB^TH, née ea 4 609, mariée, enl 630, avec Guillwwm$ Falguerolles, et morte en 4 644 ; — 3* Marie, née en 4 64 0, femme, en4634« de François Du Temps^ puis, eu 4 649« de Gédéon de Louré, sieur de Kocha* fort; — i'* Philippe, présenté au bap-r tême, en 4 641, ^iv Jean-Baptisti d^ Guéribalde, conseiller secrétaire dii roi , et par Catherine Le Comti , femme de Phili2)pe de Nets ; il ét«iit« en 4 640, trésorier provincial de l'ex? traordiuaire des guerres; — 5' Bl^n-?

CHB, née, en 4^43, qui épousa, ej| f 639, Jacques de Robineau, sieur djl Grpidsy, ^8 lie Jean de Hobinea» et

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de Marie de Roussart;»-- 6* Jean- Bawistb, Irésorier pro^iDcial de Textraordioaire des guerres en Champagne, qui prit pour femme, en 1 642, Françoise BothereaUy fille de Daniel, sieur de Lormois.trésorier de l'extraordinaire des guerres en Bretagne, et de Jeanne Le Coq , et qui en eut deux filles :

Jeanne, née en \ 644, mariée, en i 662, ^ à Henri de Gachon^ conseiller à la Chambre de redit deGuienne, troisième fils de Pierre de Gachon, que TArmorial de Picardie a passé sous silence et qui est probablement le Gachon dont parlent Erman et Réclam {Voy. Y, p.

493); et Blanche, née posthume en 4645, femme, en 4 666, ùe Pierre Saeriste, sieur de Malvirade, fils dMlexandre Sacriste et de Marie de Viçose ; — 7* Margcbbite , née en 4647, qui épousa, en 4060, Pierre Martineau, sieur du Perron, gentilhomme ordinaire des chasses, fils jde Pierre Martineau, sieur du Perron, et de Marie Millet; — 8° Pierre, né le 10 mai 4648 , qui eut pour parrain Pierre de Launay et pour marraine Anne de Mornay ; — 9* Gatien , né le 30 juin 4 620 et présenté au baptême par Jean Héronard, trésorier de la maison du roi, et Marguerite de Launay, femme du conseiller La Madelaine; — 40" Louise, née en 4 622 ; — 4 4° et 42^ HÉLÈNE et Anne, sœurs jumelles, baptisées le 30 avril 4626.

MAHCEL-BLAIN (Locis), OU Le Blain, sieur Du ?oti, un des plus bra- Tes chefs des Huguenots du Dauphiné, commença à porter les armes pour la cause protestante dès la première guerre civile, s'il faut en croire d'Âubigné, et servit à Lyon sous les ordres de Soubise, en 4 563. Ce n'est cependant que beaucoup plus tard que son nom commence à être cité parmi ceux des capitaines protestants. Lorsque la guerre éclata après la Saint-Barlhélemy, il s'attacha au brave Montbrun (Voy. IV, p. 462), et après la mort de cet héroïque guerrier, il devint un des plus habiles lieutenants de Lesdiguières, qui, en 4585, le nomma gouverneur de Mon-

télimart. Quelque temps auparatant.

Le Poèt, secondé par Gouvemet, s'était rendu matlre de Die. Moins 'heureux, en 4586, il dut se retirer devant des forces supérieures et abandonner à La Valette Le Monestier-de-Clermont, dont la défense lui avait été confiée. L'année suivante, il alla rejoindre Lesdiguières avec son lieutenant Saint-Génie, dans le but de favoriser le passage de Châtillon à travers le Dauphiné. Les Catholiques, profilant de son absence, surprirent Montélimart, à l'exception de la Tour de Narbonne, où se retirèrent un sergent et quelques soldats, qui s'y défendirent assez longtemps pour donner ix Vachères, Haute fort et Chambaud le temps d'accourir à leur secours. De son côté, LePoët, qui était à Vif, lorsque la fâcheuse nouvelle lui arriva, partit en toute hâte, accompagné ûeBlacons, Salles, Souberoche^ Saint- Genis, en jurant de reprendre la ville ou d'y périr. Il entra dans Montélimart par la Tour qui était restée au pouvoir de ses gens. Ne pouvant renverser les formidables barricades qui coupaient les rues, il fit percer les maisons, et, se jetant avec impétuosité sur l'ennemi, il le chassa de la place après un combat acharné. Selon le témoignage d'un écrivain catholique, il n'avait sous ses ordres que 300 hommes d'élite et 50 chevau-légers. Il tua aux Ligueurs plus de 2,000 hommes, et n'en perdit qu'une vingtaine, parmi lesquels on cite le sieur de Tessières. Ses lieutenants Cheilus, du Vivarais, Allard et Mirabel furent blessés. Ce brillant fait d'armes le plaça très-baut dans l'estime de ses coreligionnaires. En 4 588, avec le concours de Morges et de Vachères^ il se rendit maître de L'Estelle ou L'Etoile; mais n'ayant pas de canon, il dut renoncer à emporter le château de vive force après une attaque infructueuse dans laquelle fut tué le capitaine de Montmirait, de Nismes. Il convertit donc le siège en blocus, défit la garnison de Valence accourant au secours des assiégés, et allait forcer le château ^ ca-

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pituler, lorsque Lesdignières le rappela, l'entrée de MayenDe dans le Dauphiné exigeant que les Huguenots rassemblassent toutes leurs forces pour lui résister. En 4590, Le Poët fit la campagne contre le duc de Savoie, et prit Condrieu d'assaut avec Gouvernet. En 159t, il suivit Lesdiguières en Provence, comme colonel de la cavalerie légère. Passant ensuite sous les ordres d'Ornano , il marcha au secours de Montmorency, gouverneur du Languedoc. En 1592, il prit partà la nouvelle campagne que Lesdiguières fit en Savoie pour contraindre, par cette diversion, les Savoisiens à évacuer la Provence, et fut nommé gouverneur de Cavour (K(?y. II, p. 378). En 1596, il accompagna encore une fois Lesdiguières en Provence, puis en Savoie, où il se signala en diverses rencontres. Ce fut sa dernière campagne. Enl 601 , une vieille querelle s'étant ranimée entre lui et Gouvemet, ils se battirent en duel près de Crest, et Le Poët reçut i la gorge un coup d'épée dont il mourut.

Le Poët avait obtenu* en récompense de ses services, le titre de ^rand chambellan de Navarre et le gouvernement des villes de Montélimart et de Crest.

Il n'a jamais été général de la religion en Dauphiné, comme l'appellent deux prétendues lettres de Calvin, datées du 8 mai 1547 et du 8 sept. 1561, publiées, dans le siècle dernier , par i'abbéd'Ârtigny et reproduites dernièrement dans le T. IV du Bulletin de l'histoire du protestantisme, par M. Jules Bonnet, qui en a parfaitement démontré la fausseté. Le faussaire a fait preuve d'une complète igoorance,non^ seulement du caractère de Calvin, mais de l'histoire des Huguenots.

Louis de MarceUBlain paraît n'avoir laissé qu'un fils, qui porta aussi le nom de Louis et i qui Gouveroet donna en mariage |a fille Justine, en 1609.

M"* Du Poët abjura en 1 61 9, à ce que nous apprend un méchant libelle intitulé le Mercure réformé, par un Jacob d'Horeli soi-disant ministre de la Pa-

role de Dieu. Son mari était rentré depuis quelque temps déjà dans le giron de l'Eglise romaine.

Une autre branche de cette famille» « celle de Sauzet, embrassa également le protestantisme. Dès 1560, nous trouvons parmi les plus zélés propagateurs des doctrines évangéliques en Dauphiné, un Sauzet, que Bèze appelle Sezet, et de Thou, Suzet, lequel assista au conseil de guerre où DtfSi4ireto exposa les propositions de Nemours (Koy. II, p. 116). Il était peut-être frère de Pierre de Marcel-Blain, coseigneur de Savasse, conseiller de la Chambre mi -partie établie, en 1577, dans le Dauphiné.

MARCi:t (Thomas), de Meaux, le premier membre prolestant de cette famille, laissa trois fils et une fille, qui, après sa mort, se réfugièrent à Genève. Cette dernière épousa Thibaut Blanc {i), puis Nicolas Le Long, de Meaux.LestroisfilssenommaientFsAN* çois, Pierre et Gabriel. On ne sait rien de ce dernier, si ce n'est qu'il eut une fille, Débora, qui devint la femme de Jacques Baccuet, Pierre fut reçu bourgeois en 1 557; Galiffe ne nous apprend rien sur sa descendance. François, qui n'obtint les droits de bourgeoisie qu'en 1578, entra dans le CC en 1583, et mourut, en 1594, à l'âge de 75 ans.

Il avait été marié deux fois : en premières noces, avec Marguerite Cœur, et en secondes, avec Nicole Aie, de Meaux, dont il n'eut pas d'enfants. Du premier lit naquirent 1 * Jeanne, femme de Claude Malain{t)\^V^u%kvvn^ mariée à Auguste Cresp, d'une famille de Grasse admise à la bourgeoisie depuis 1 559, puis ^ Jacques de La Maisonneuve; — 3* François, qui suit;— i'* IsAAG, qui suivra; — 5* Marii, femme de Pierre de La Maisonneuve.

I. François Marcet, qui précéda son père dans la tombe, laissa quatre enfants de son mariage avec Charlotte

(1) Le 25 dée. 1556, Guillêume Blane, dl Périgord, fat reçu boargeois a Genève.

(S) Claude Malain, de Dijon, fat reca bovrgeois ivec son père, /«m^ le 19 iée, 1559».

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et Maihwrim CMpif, 4*A|iger8, qa*i(

aTait épousée en 4676 : 4* Jbàn, qui

•9Bit ; -r-S* Jacqub^ qui alla s'établir à

Montpellier; — 3' Makis; — 4' £li-

UBBTH,

Né en 4584, Jean Marcet prit pour favme Judith de Saint-André^ qui ki doaua deux fils, nommés Jàgqiib9 •t Pàuii, Resté veuf, il se remaria aveo MêTjiuerite Varro- Chevalier^ dont il •mk encore trois enfants : ântoink, Ju- BiTB, femme à" Abraham Arland, et Jf ANNi, épouse de Gédéon de Combes • Jacques, qui était né en 4634, épousa, en 4645, Marfuerite Argand et en eut, en 4647, un fils» nommé J14N.

Du mariage de ce dernier avec Judith Le Maiitre, ne naquit qu'une fille qui leçut au baptême le nom de Rbnéb.Nô deux ans après son frère, Paul se maria, la même année que lui, aTecJlfanV Argand-Varro, qui le rendit père de Jagqubs et de Jacob. Né en 4 648, Jacques prit pour femme, en 4687, Andriênne MalUt-IUggêUT^ dont il eut ANTOiNB,duCGen4746,morten 4764, •ans enfant de sa femme Isabelle de Mar^'MalUt, de Bâie. Né en 4659, Jacob entra, en 4709, dans le conseil des ce. Il fut marié deux fois, avec Jacqueline Gallatin-Genoyer, puis avec Susanne Guainier-Passavant.

lieytdu premier lit Paul, qui ne laissa qu'une fille, REHis, de son union avec Charlotte de Berlhelot, et du demieme, deux fils : Michel, qui suit, et Jacob, né en 4700, qui s'établit à Paris, •t eut trois enfants : ClbbmqiipbMarib, Jban-Antoinb, né en 4738, et Jeaict FaAMçois, né en 4740, de son mariage avec Marie Faure-Guainier.

Michel Marcet, né en 4 698, épousa, en 4718, Marie Tavernier^ dont il eut:

4* Susanhb-Mabie , femme du con- •eilleri4^tf«afi(i^r# Marcet; — S** Marc, qui suit; — 3* Jacob-Michbl* né en 1736, marié, en 4783, avec Judith Bardin; — 4" Jean-Jacques, qui alla •^établir en Amérique, et laissa de sa ÎSf^mtLouise-JacquetteCorneille^wxi flll nqiAiné JBAii-GAS9A|m,n^ 9n4768.

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tta, \ Page de 36 ans, ëais le eaiaeil des ce. Il prit pour femme, en 41(3, Louise-Marguerite Nadal.éoniW eut, outre deux filles , Louisb-Habgubbitb et Jb4Nnb-Louisb, qui épousèrent successi vementPf err^ Prévost, professeur de philosophie, un fils nommé Albxandbb-Jban-Gaspabu, qui s'est acquis, au commencement de ce sièclô, une asseï grande réputation comme médecin et comme chimiste.

Né ^ Genève en 4770, Alexandre Marcet fut destiné par ses parents au commerce ; mais au bout de deux ans d'apprenlissagcsentantde plus en plus qu'il ne pourrait vaincre la répugnance qu'il éprouvait pour cette profession, il demanda et obtint la permission de se vouer aux sciences. Les troubles poli?

tiques qui agitèrent bientôt sa patrie déjouèrent ses nouveaux plans. Accusé d'avoir servi dans la garde nationale, il n'obtint pas sans peine, k la chute de Robespierre, la faveur de n'être puai que d'un bannissement de cinq ans. 11 partit donc pour la Grande-Bretagne et se mit à étudier la médecine à l'université d'Edimbourg, où il prit, en 4797.

le grade de docteur. Il alla ensuite s'établir à Londres dans l'intention d'y pratiquer son art, et se fit naturaliser anglais, en 4800. Deux ans après, Mareet fut nommé médecin de l'hôpital de Guy. Il fut un des fondateurs de la Société médico-chirurgicale de Londces.

La mort de son père, qui arriva sur ces entrefaites, l'ayant rendu possesseur d'une fortune considérable, il quitta sa place à rhôpilal, décidé, puisqu'il était libre de suivre ses goûts, à abandonner la médecine pour la chimie, qu'il aimait passionnément. En 4 84 5, le désir de revoir sa ville natale le ramena è Genève, où il fut nommé membre du conseil représentatif. On lui ofi^rit ea même temps la chaire de chimie qu'il accepta. Il retourna en Auffleterre en 4824; mais il mourut, dès rSnnée suivante, le %i oct., pendant un voyage qu'il faisait en Ecosse. On a i^ lui :

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