‹ La France protestante (volume 3)Chapitre 60 sur 169 · V. BkMM de la Bible de Siwie · texte numérisé non relu

V. BkMM de la Bible de Siwie

Qmni, avec des Remarquée pour ««»- Itattre la véritable édit. de 4690, iasérée dans les Amœuitates litter. de Sehelhorn (T. !¥>.

Yl. Histoire de V origine et des

{remiers progrès de r imprimerie, a Haye* veuve Levier^ 4740, in-4*.

*— « Ouvrage aujourd'hui peu recherohé, ditBrunet, mais qui a été pendant longtemps la meilleure histoire del'im primerie que l'on eût. » Marchand en préparait une nouvelle édition, « considérablement changée et augmentée,»

que la mort ne lui a pas laissé le temps de publier. Son ami AUamand, qu'il avait chargé, en mourant, du soin de la faire paraître, recula sans doute devant la difficulté de la tâche. En 4786, l'abbé de Saint-Léger obtint des curateurs de l'université de Leyde qu'on lui confiât le manuscrit de Marchand.

Le savant bibliographe, qui, dès 4775, avait déjà publié un Supplément à l'euirrage de Marchand, se mit en devoir de le faire paraître, mais la révolution qui survint, mit obstacle à son projet. Les matériaux qu'il avait préparés, ont été dispersés.

Vil. Dictionnaire historique ou Mémoires critiques et littéraires concernant la vie et les ouvrages de divers personnages distingués, particulièrement dç^ns la république des lettres^ La Haye, 4 758-9, 2 vol. infol., publ. par les soins de J.-Nic.-Séb. AUamand. — L'éditeur, dans un Avertissement, nous apprend la stupéfaction qu'il éprouva à la vue du msc. de cet ouvrage, a Je frémis, dit-il, en le voyant: les oracles de la Sibylle, confondus et dispersés dans son antre, s'ofi'rirent d*abord à ma mémoire.

M. Marchand, accoutumé à tirer parti de tout, avoit pris l'habitude de faire usage des plus petits chifons de papier; tout son ouvrage en étoit farci, et pour une demie feuille écrite de suite, il y avoit vingt petits lambeaux décousus, qui se rapportoient les uns aux autres par un nombre prodigieux de renvois accumulés les uns sur les autres. Je prévis é'aèorâ U travail im-

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mean qu« eela me dooneroiti et je aé me trompai pas. • L'amitié seule pul le souteair dans celte lâche, qui loi prit

Slusieurs aouées. Ce Dictionnaire de [archaud forme un complément nécessaire à celui de Bayle^ et n*est pas indigne de venir à la suite. Seulement, on regrette que Tauteur n'ait pu y mettre la dernière main et surveiller luimême Timpression.

On doit, en outre, à Prosper Mar->* chaudde bonnes éditions des ouvragée suivants: \" C^mhalum mundi, de Bonaventure Des Périers^ avec une lettre critique dans laquelle on fait rhistoire, l'analyse et Tapoiogie de cet ouvrage, Amst., 4711, pet. in-18; — V Lettres choisies de Bayle, avec des remarques, Rolterd., 47 i 4, 3 vol. in-4:S; d'après M. Weiss, celle édition n'a pas été surpassée par celle de Des Maiseauv;^ ^^ Dictionnaire histor.

deBayle, avec notes» Rolterd., 4710, 4 vol . in-fol. ; l'édilion la plus estimée ; — 4' Voyages de Chardin , Amst., 4735. 4 vol. ia-4'; — 5- Hist. des révolutions de Hongrie , par l'abbé Brenner, 4739, % vol. in-4- et 6 vol.

in-4 2 :^-6 " Œuvres deBrantôme^^n' notées, avec Le Duchat, La Haye, 4740, 4 5 vol.in-4 % ;— 7' Œuvres de Villon, annotées, La Haye, 4742, in-8'; — 8* Lettres, mémoires et négociations du C^d* Estrades, de 4 663 à 4 677, Lond. [La Haye], 4743, 9 vol. in-4 8; la première édition qui en avait paru, était incomplète; — 9* Mémoires du C'de Guiche, concernant les Provincas-Uoies, et servant de suppl. el de confirra. i ceux à'Auberg Du Maurier etdu G'* d'Estrades, Lond., Cbaoguion, 4744, in-42; Ulrechl. 1744, 2 vol.

in-lî; première édition; — 40' Directionspourla conscience d* un roi, par Fénelon, avec un Avertissement, sous le nom de Félix de Si-Germain, La Haye, 4747, in-8" et ia-12; édil.

peu estimée, faite sur une copie défectueuse; — H' Histoire de Fénelon; Nouvelle Histoire de Fénelon, La Haye, 4747, iu-8*. — Enfin, Prosper Marchaud â cooj^éréaa Chef-téitvte i*un

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îmeoisn%,A%Sai%UH\iaHniKe^ a focv<i ni des notes k une édition de la Sat jra Ménippée et a été un des principaut collaborateurs du Journal littéraire^ La Haye, 4713-37. S4 vol. in-12.

MAllGO^înw, famille illustre et nombreuse du Poitou, qui embrassa le protestantisme dans la seconde moitié du XVI* siècle.

Le premier de cette famille qui parait avoir adopté les doctrines de la Réforme est Lancelot, sieur de La Tour et de Mjrconnay. fils de Jacques da Marconnay el de Louise deLa Jaille.U n'est pus vraisemblable qu'il ait abjuré la religion romaine tant qu'il fat gentilbomme du duc de Monlpensier; maii on peut admettre qu'il professait les doctrines évangéliques à l'époque où 11 servait sous Chouppes, c'est-à-dire, eA 4 594. Quelques années auparavant, en 4585, il avait épousé Catherine de Chesneau qui le rendit père de douze enfants: 1* Louis, qui continua la branche atoée ou de Marconnay; — S^'Caïa- LBS , qui fonda celle de Chftteauneuf ;

— 3' Pierre, souche de celle de Lagny : — 4* Pbilémon, sieur du Ponletde-8fondevis, qui prit pour femme, en 4 630. Françoise de Vasselot , el en eal GàTBERiNE,* mariée, eu 4652. ii Jean Chevalleau, sieur de Boisragon; -^ , MADELàiNE.femme, en 4615,de6ra-

^iel Pr^oof^ sieur de Ghar bon nières ;

— 6** Marguerite, alliée, en 4 610 , i Jean de Pellard, sieur do La Guessoanière; — 7* Marie, épouse. en 1639.da Jacques de A av^ ;tf Z, sieur deLa Beraudière, puis, en secondes noces.en 4 644, de Jacques de Ferrières, sieur de Champigny ; — 8» Elisabeth , femme de Jean Begard, sieur de Cherves ; — 9* Rose, qui épousa, en 4 630, Samuel Letaut, sieur de Glaveau; — fO^GAbriellb; — 11<>ANNE,mortevers46f8;

— iV Louise, morte en 46Î9.

I. Branche de Marconnay. Louis de Marconnay, sieur de Yilliers, se maria, en 4621. avec Marie Gourjault, fille de Jean . sieur de La Millière. Il mourut après 4 660, date de son testament. Ses enfants furent : 4* Giaaiaui

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qui guit; — %• Louis, qui fonda la branche deMornay; — 3"* Olivier, sieur de Blanzay, qui épousa, en 1 655, Catherine de Marconnay, sa cousine, et qui, après la révocation , se réfugia à Berlin, où il mourut,en1688, conseiller d'ambassade; — 4" Gatherins, femme, en \6ii,AQ Jean de La Barre^ sieur du Bois-de-Luché (t ) ;— 5* Eli - 8ABETH, femme, vers 4 666, de Gabriel de baignes, sieur de La Grange, que nous trouvons encore signalé, en 4 692 , comme suspect de professer la religion réformée {Arch. gèn. E. 3378).

Gabriel de Marconnay , sieur de La Tour, épousa, en 4 649, Marie Rogier, fillede han.mvit d'Iray,et de Jeanne David, Il mouTUt avant 4 658, laissant quatre enfants : 4* Louis, qui suit; — %• Gabriel, sieur du Verger ; — 3' Pierre, sieur de Laubouinière , major au régiment de Touraine,en 4 699; —4* LoiiiSE,femme en 4 672, de Henri'Charlei Fouquety sieur de Borniseau.

Louis Marconnay, sieur de Marconnay, suivit la carrière des armes et fît la campagne de 4 673. En 4 683, il demanda un ministre au synode de Sorges, qui lui donna Renaud Boullier, A la révocation , il se réfugia en Hollande avec sa {^mm^^Marie- Elisabeth Gourjault, laissant en France cinq enfants en bas âge,nommés Louis, Ma iie-Anne , Louise , Marie-Olivier et MiDELiiNE.Le ûls.qui étaitnéen4 681, fut mis, par ordre du roi, dans un collège à Angers, où il était encore en 4 699, tandis que trois de ses sœurs étaient, à cette même date, enfermées aux Nouvelles Calboliques de Loudun {Arch. gén,}A. 673). En 4 688, Louis de Marconnay quitta la Hollande pour entrer au service de rélecteurdeBraodebourg. Il devint maréchal de la cour du margrave Christian-Louis. Depuis son établissement en Allemagne, sa

(1) Cette famille persista aussi avec courage dans la foi évaiigclique. fc)n 1696, La Bêrre-duBoit^de-Luché fui signalé à l'intendant du Poitou comme suspect de protestantisme (Arch. 9^11. E. 3382). En 1699, on enleva sei enitnu I m femme {Ibid. E. 3885).

femme lui donna encore six enfantd, 8avoir:4*CHRisTiAif-Louis,mort jeune; — t* Jean-Pierre ; — 3* Charles-Octave, conseiller d'ambassade, puis de guerre et des domaines du roi de Prusse, marié, en 4723, à Louise de Convenant, fille de Gabriel , ancien conseiller au parlement d'Orange , et à^ Isabelle de Renier oix ; — *• Christian-Louis , capitaine au service de Prusse, qui épousa, en 4726 , Anne- Marie de Baret , fille de Salomon de Barety lieutenant-colonel, tX'^'^Elisabeth Le Blanc; — 5' Henriette ; — 6-N.

H. Branche de Chateauneuf. Charles de Marconnay, second fils de Lancelot et de Catherine de Chesneau, épousa, en 4628, Elisabeth de La Vairie, fille de René de La Vairie et de Susanne de Pas. De ce mariage naquirent : 4' Louis, qui suit; — 2* Charles, qui prit pour femme , en 4 667, Madelaine Prévost , fille de Daniel Prévost \ — 3" Marguerite; — 4° Susanne; — 5" Marie.

Louis de Marconnay, sieur de Châteauneuf, eut vingt-deux enfants de Françoise de Refuge y fille de Jean , comte de Couesmes,et de SusannedeMeaussé^m-ais cinq seulement vécurent. Deux abjurèrent avec leur père à la révocation, savoir : Louis et Henriette. Le sort de Gédéon est inconnu.L'alné des fils, Samuel- Philémon, sieur de Chateauneuf, fut expulsé de France, en 4688, avec sa sœur Marie, comme huguenots opiniâtres {Arch. gén. Tt.

34 6). Il se retira en Hollande. Entré, comme lieutenant, dans un des régiments français qui suivirentGuillaume d'Orange en Angleterre, il s'éleva au grade de colonel. Il prit pour feinme, vers 4 6 98,-4 nn«L« (^^r/*, qui lui donna trois filles : Elisabeth, morte àWorcester, en 4727 ; Susanne, mariée à Londres, en 4 722, avec Paw^tftf SfltW- Hyacinthey sieur de Soris (4) et Henriette.

(1) Selon la Biogr. univ.. M"* de Marconnay fut enlevée par le spirituel auteur da Chefd'œuTre d'an inconna, Bi/âeinthê Cordonnier,

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Nous avons déjà dit que Louis de Marconnay-ChâteauDeuf abjura. Ce ne fut pas toutefois sans avoir opposé une énergique résistance aux missionuaires bottés. Il se laissa ruiner par les dragons avant de consentir à signer son abjuration; mais à lu un il succomba, en 4 688. Sa femme, au contraire, donna un bel exemple de constance.

Enfermée, en 1 686, dans le couvent de Saint- Martin de Loudun, elle fut transférée, en 1687, au châileau de Locbes {Ârch.E. 3373); puis, la même année, ramenée dans le monastère de la Visitation à Loudun, où elle passa plusieurs années. Dans Tintervaile, son mari mourut. Son « opiniâtreté »

résistant k tout, on la fit venir, en 4 700, aux Nouvelles -Catholiques de Paris {Ibid. E. 3386); mais, après deux années d'épreuves inutiles, on l'envoya aux Nouvelles-Catholiques de Luçon {Ibid. E. 3388). Elle persista courageusement dans sa foi jusqu'en 1702, qu'elle finit par se rendre {Ibid, E.

in. Brâncue de Lugny. Pierre de Marconnay, sieur do Mareuil, troisième fils de Lancelot, épousa, eu 1624, Marguerite Garnier, dont il eut: 1* Charles , sieur de Pouzac, marié en avril 1 665, avec Anne de Meîleville, veuve de Louis de Jouan, sieur de Jonvillers près de Crosne {Regist, de Charent.), dont il paraît qu'il ne laissa pas d'enfants. En 1693, le curé de Saint-Jean-de-Sauves le dénonça comme mauvais catholique {Arch, M. 678); — 2" Louis , sieur de Beaulieu , qui se réfugia dans le Hanovre; — 3" Catherine, femme à' Olivier de Marconnay; — 4" Louise, mariée, en \^^1,^ Emmanuel d'Outreleau, sieur de Beaulieu; — 5* Marguerite; — 6»

Elisabeth.

lY. Branche de Mornat. Le fils

Sulné de Louis de Marconnay et de [arie GourjauU, Louis de Marconnay, sieur de Moruay, épousa, en 1676, Susa7i7ie de Marin, fille de J^an, sieur

dit Saint-HyaciniUe, qui tara, comme prosélyte, sa place dans uotre oavragt.

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