V. Cinquante Pseaumes de David
<1)M. de Sapi'naud de Bolsbuguet, dont la traduction est loin d*étre sans mérite, traduit ainsi ce psaume :
Ab ! Seigneur, que ton nom est digne qo'oi
(l'admire!
11 règne sur la terre, il resplendit aux cteuxl Son pouvoir est empreint sur tout ce qui
[respire.
Tout mortel affligé tourne vers lui les yeux.
Lesœuvresdetesmains célèbrent ta mémoire; L*enfant à la mamelle annonce tes bienfaits. Et ses premiers accens sont un hymne à ta
[gloire.
Qui confond le superbe et détruit ses projets.
En voila suffisamment pour faire comprendre que Marot l'emporte sur M. de Sapinaud comme le jour l'emporte sur la nuit. >ons n'affirmerions pas que le critique Lt Harpe rât pensé de même.
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mis en françoys par Clément Marot (avec le Cantique de Siméoo, les Coinmandements de Dieu, les Articles de foy, rOraison dominicale, la Salutation angélique, Prières devant et après le repas). Item^ une Epistrepar luy naguères envoyée aux Dames de France^ ^ 543, sans nom de lieu, in-i"; Strasb., \ 545. — Calvin prit le livre sous son patronage, il le fit précéder d'une belle Ëpttre à tous Chrestiens et ama« teurs de la Parole de Dieu , sous la date de Genève, 10 juin 4543, et il y ajouta la liturgie.
Ce présent livre, disait-il , « doit eslre en singulière recommandation à chacun qui désire se resjouïr honnestement, et selon Dieu, voire à son salut, et au profit de ses prochains : et ainsi n'a point de mestier d'estre beaucoup recommandé de par moy, veu qu'en soy-mesme il porte son pris et son los. »
On sait que Théodore de Bèze aclieva la traduction du Psautier. Dans une charmante épUre en vers mise en tète de son recueil, il disait :
Or donc, afin que pas un n'eost excuse De louer Dieu, Marot avec sa muse (Chanta jadis jusqu'au Uers des Cantiques Du grand David, qui en sons hébraïques Sa harpe dt parler premièrement.
Et puis choisit la plume de Clément; A celle fin que du peuple François Dieu fust loué et de coeur et do voix. Las! tu es mon sans avoir avancé Que le seul tiers de Tœuvre comroenci, E*, qui pis est, n'ayant laissé au monde, Docte Pol'te, homme qui te seconde.
Les psaumes de Marot ont toujours été réunis avec ceux de Bèze dans toutes les éditions postérieures du Psautier; le nom du traducteur est ordinairement indiqué en tête de chaque psaume (4). Marot dans sa traduction ne suivit pas Tordre du texte hébreu.
Quoique le titre de son recueil porte k
(1) Le chant de guerre des Huguenots, le psaume 68, était de la traduction de Bèxe.
Que Dieu se monstre seulement, Kt on verra soudainement Abandonner la place :
Le camp des ennemis espars Et ses haineux de loates parts Fuir deTant fa face*
cinquante le nombre des psaumes, il n'en contient que 49, dont 49 seulement nouvellement traduits; le 20* aurait-il été supprimé avant le tirage ? à la page 83, l'éditeur annonçait « vingt pseaumes nouvellement mis en françoys. » Les 30 premiers furent revus par Marot.
y\.V Enfer de Clément Marot; item.aulcunes ballades etrondeaulx^ et en oultre plusieurs autres compo^ sitions dudict Marot, Lyon, 4 544, in-8*; dédié par l'éditeur, Estienne Dolet, ï Lyon Jamet.
VII. Le Riche en pauvreté, Joyeux en afflictiony et Content en souf" france, poème composé par Clément Marot et trouvé parmy ses autres factures îi Chamberry. La mort n'ymorty Paris « Estienne Denise, 4558. Une première édition avait paru à Turin, chez Antoine Blanc. — Pièce composée do 30 dizains. « Toutes les tribulations que nous avons en ce monde, viennent par la permission de Dieu, dit Tauteur dans un argument, voirê luy-mesme nous les envoyé, afin de nous faire participansde la croix de Jésus-Christ notre Sauveur. »
VIII. La complainte d'un pastou^ reau chrestien, fait en forme d'Eglogue rustique, dressant sa plainte à Dieu soubs la personne de Pan, dieu des bergiers, poème trouvé dans ses papiers à Chamberry, Paris, Estienne Denise, 4 558. Une première édition avait paru à Rouen, chez François Martial, 4 549, in-46.
IX. Le Balladin, pièce inachevée, sans date et sans nom d'imprimeur. — Apologie dePEglise primitive, sous le masque de Christine la bergerette, et réprobation de TEglise romaine, soas celui de Symonne.
Dieu les fera tous enfuir.
Ainsi qu'on voit s'esvanouir Un amas de fumée.
Comme la cire auprès du feu.
Ainsi des mesehans devant Dieu La force est consumée.
Que de prodiges ce cantique n*a-l'ii pas f niantes t Ils étaient donc bons a quelqio chose CCS chants qoe vous néprises.
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X. Sermon du bon paiteuv et du mauvais, pris et eitraict du x* chap .
de S. Jean, Lyon, Jean Saugraio, 4563. — Ce sermoQ se trouve cité daus le Catalogue des livres qui out paru à la Faculté de théologie dignes decensnre, de1544 à 1554. Malgré racharnement de la Sorboune contre Marot, c'est, à ce qu'il parait, lé seul de ses écrits qui ait eu les honneurs de l'index. Dans ce discours en vers, Marot se montre partisan des doctrines de Calvin sur la justification ; c'est la foi seule, dit-il, qui justifie l'homme.
Tant soit meschant, qaand en Diea se confie, Soy defflant de soy, et sa verta Que ne luy lauU estimer un festu.
XI. L'Abbé et la femme gavante (CoUoquium Abbalis et Eruditae) ; — Colloque de la Vierge mesprisant mariaige (Virgo iiiaôYaiiw;) ; — La Vierge repentie (Virgo pœnitens), traduction en vers de trois colloques d*£rasme. Les deux premiers sont attribués à Marot dans les Bibl. de La Croix du Maine (le premier seulement) et de Du Verdier (les deux) ; le troisième, vient d'être publié pour la première fois par M . Louis Lacour, qui l'attribue à Marguerite de Valois (Foy.VII, p. 245). Si le second de ces colloques appartient à Marot, comme l'indique Du Verdier, le troisième doit lui être également attribué, car il en forme la suite. Jamais Marot, dans ses essais de traduction, n'a été mieux inspiré. Tout en suivant fidèlement son auteur, le poète se meut avec tant d'aisance qu'il semble jouir de toute la liberté de l'invention.
On doit en outre, à Marot un certain nombre de traductions, du grec et du latin, qui ont été imprimées dans ses Œuvres; la plupart avaient paru séparément; ce sont : la première Eclogue de Virgile, un de ses premiers ouvrages ; deux livres des Métamorphoses d'Ovide; des imitations de Martial; les Amours de Léander et Uéro, traduit de Musée (Paris, i54t, in-4**); le Jugement de Minos , sur la préférence d'Alexandre-le-Grand,ADDibal de Car-
thage, et Scipion le romain, dit l'Africaio, pris de Lucien; l'Amour fugitif, tiré du môme d'après Du Verdier ; les Visions de Pétrarque, avec six sonnets sur la mort de sa dame Laure;les Tristes vers de Philippe Béroalde sur le jour du Vendredi saint.
Parmi les mss. de la Bibl. de Lausanne, se trouve un Recueil de poéiies de Clém. Marot, la plupart iné* dites (d'après l'auteur du Catalogue), suivi de quelques pièces attribuées à Catherine de Médicis et à Théodore de Bèze, coté/fltt»^5, 455. A., in-fol. — Notre Bibl. nationale en possède dans plusieurs de ses collections : Baluze, 7656. 2; — S. Germain /ra»c. 4 988, in-42 ; — Ane, Fonds, 7677; —Bé»
thune, 8043 k 8046.
MARQUET (François), 'procureur à Valence, victime des persécutions religieuses. Le 31 mars 4 560, François Giraud, François de Saillans, Claude de Mirabel, Jean de Quint el et d'autres gentilshommes des environs de Valence, poussés par un excès de zèle, s'emparèrent de vive force de l'église des Cordeliers de cette ville et y firent prêcher Gilles Soûlas, Le service religieux « à la mode de Genève > fut continué sans interruption jusqu'au jour de Pâques, 47 avril, que plus de 5000 personnes participèrent à la Cène. N'osant employer la force, Maugiron eut recours à la ruse, et par ses belles promesses, il décida les gentilshommes k sortir de Valence, dès le 20, et à retourner chacun chez soi. Certain dès I6rs de ne plus rencontrer de résistance, le pariement se mit à l'œuvre. Deux ministres, le procureur Marquet. le châtelain de Soyon elBlanchieronBlanchérie furent pendus; un grand nombre d'autres rachetèrent leur vie à prix d'argent.
Serait-ce se tromper que de regarder comme le fils de notre martyr, Barthélémy Marquet, conseiller à laCham bre de l'édit du Dauphiné, qui fut député, eu 4 582, à l'Assemblée politique de Saint-Jean-d'Angély? Ce jurisconsulte, qui passait pour très-instruit,
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avait fait 869 études à Valence. Il était ami de Calignon^ qu'il remplaça, en 4 582, comme conseiller en lu Chambre de redit, et il montra tant qu'il ^écat un grand zèle pour sa religion. C'est lui qui fonda au collège de Die le prix de latin qu'oQ distribuait aux élèves. En 4 603, il fut nommé président delà Chambre mi-partie deGrenoble. Il testa en 1605. On ignore la date de sa mort, mais on sait qu'il laissa un fil8,nommé Alexandre, qui épous3 Jeanne de La Boisse et en eut: 1 " Louis, capitaine au régiment de Louvigny; — 2' Abel, garde-des-sceaux au présidial de Valence; — 3* IsAAC, lieutenant au régiment de Sault; — 4"* Gaspard, lieutenant dans les chevau- légers de Candale.
lMAUUKAU(MARC-ANT0iNE),8iei]r de BoisGDÉRiif (t), conseilleret maître d'hôtel du roi, fut nommé, en 4 589, gouverneur du château de Loudun, et devint gouverneur de la ville après la mort de Chouppes, en 4603. 11 exerçait encore sa charge en 4 644, année où il assista avec Pas-de-Loup et Belhomme^ à une assemblée tenue à Saumur, le ^5 mai, dans le but d'élire les députés de la province à l'Assemblée politique; mais il s'en démit, en 4645, en faveur de son (Ils atné, Antoine, sieur de Boisguériu , qui en prit possession sans s'être muni d'une attestation de protestantisme. L'Assemblée politique de Grenoble refusa, pour celte raison, de le reconnaître comme gouverneur de Loudun, place de sûreté, bien qu'il eût été déjà pourvu par le roi. Cependant Boisguérinayantpromisà l'assemblée, après sa translation à La Rochelle, de rester dans l'union des églises, le diiférend finit par s'arranger {Fonds de Brienne, N' 223).En 4 617, Louis XllI le remplaça par d'Àrma-gnac» qui lui était plus dévoué, et lui accorda, comme dédommagement, une somme de 60,ÛOO livres. Boisguériose
(1) Dans ses Notes snr les Lettres missives de Henri IV, M. Berger deXivrey a confondu Marreau avec Claude Da Perrier. qai était aussi seigneur de Boisguériu, mais qui ne fut pas gouverneur de Loudun.
retira à Lassay , où il continua ^ pro* fesser la religion réformée. Nous n'a* vons pu découvrir l'année de sa mort.
Outre ce fils,Marc-Antoine Marreav laissa de son mariage avec Madelain$ de Mothey (4) une tille, nommée Maiguérite, qui épousa Pierre Gilliêt, sieur de Hauteclaire.
MAitRO]^ (Paul- Henri), pasteur de l'église réformée de Paris, président du consistoire, chevalier de la Légioi d'honneur depuis sa fondation , membre de l'Institut de Hollande, de la Sap ciété des sciences de Harlem et d'autres sociétés savantes, naquit à Loyde« le \% avril 4754 , de Paul Marron et (ï Elisabeth Du Pont, descendant l'un etl'autrede familles réfugiées de Saint- Paul'Trois-Châteaux. Son père, qui destinait son second fils, Jean-Pierri^ à lui succéder dans son laboratoire de pharmacie, voulut que l'atné étudiait la théologie. Le jeune Marrou entra donc h l'académie de sa ville natale, où il se tit remarquer par une graude facilité à apprendre, el,en même temps, par cette disposition d'esprit qui ea-^ traîne quelquefois les poètes coronia les artistes à sacrifier l'austère devoir à la riante fantaisie. Reçu proposant an synode wallon de la Brille, il fut appelé, en 1776 , pour ministre à Dordrecht, dont il desservit l'église pe»* dant six ans. En 1782, la protection du grand-pensionnaire Van Bleiswyk, dont il avait gagné l'amitié en lui dédiant, en 1769, une pièce de vers.prémices de sa muse, lui ût obtenir la place de chapelain de l'ambassade de Hollande à Paris (2). Enveloppé, en 1788,
(1) Ce nom se rencontre plusieurs fois, ainsi que celui de Marreau, dans un registre des mariages célébrés dans l*égiise de Loudun de 1566 a 1582. Eu 1566, Inabeau Morretu épousa Guillaume Archambauït; cr. 1570,lfAfi> Marreau s'ailla a\ec l'armurier PîVrr* Uignot^ et Jeanne Marreau avec Jacquet Ferron, marchand de Chauvigny ; la même année, Frên' çoise Mothey se maria avec Geoffroy Quiet,%\tn.x de Montagii, el Jeanne Mothey avec Françùit Jouan, Je Saumur ; en 1572, Gillette Marren épou!^i| Jacques Le Clerc, archer de la garie du roi, etc. {Arch. gén, Tt. 232).
(2) Cette place avait été successivement remplie par Barie {(ér. 1719 t mai 1790),
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dauB la disgr&cd da parti patriote, pour atoir osé appliquer k TinTasion des Prussiens eu Hollande ces beaux vers de la r* Eglogue de Virgile :
lapins hxr tim ealta nonlit miles bal)«bit ! Birbarus bas segetes! etc.
Marron se voyait à la teille d'être destitué, lorsque Habaut^Saint- Etienne le fit agréer pour pasteur par les Protestants de Paris, à quilLouis XVI venait de rendre fétat civil, et qui se flattaient que celte légère concession, si longtemps attendue, ne serait que le prélude d'une réparation plus complète. Leur attente fut vaine, en sorte que, le 7 juin 1789, ils se décidèrent, pour conserver leur pasteur qui avait reçu vocation de l'église de Sedan, à célébrer leur culte publiquement dans une salle louée à cet effet chez un marchand de vin de la rue Mondétour, nommé Thierry. Le local était peu convenable, bientôt même il se trouva trop étroit; on songea donc à Iransférer l'assemblée dans la salle du Musée qui s'était fondé, rue Daupbine, sous la présidence de Court de Gébelin (Voy. IV, p. 96). La translation eut lieu le 7 fév. 1790 ; mais, dès le mois de mai suivant, le maire de Paris, Bailiy,et le commandant de la garde nationale, La Fayette, obtinrent aux Protestants la permission de prendre à loyer l'église de Saint-Louis du Louvre, qui avait été supprimée. Marron en fit la consécration, le î2, par un
Gnitton (aoât 17t0-mai 1727), Du Mont (jDin I7f7-mai 1730), Rfnavtf, cbapelain des plénipotentiaires hoIlaodaisauronfrèsdeSoissoDS, ^■1 remplit riotérim, Vimietle (sept. 1730- 13 déc. 1747, date de sa mort), Renaud, ehajMliiB ordinaire de l'ambassadeur, seconda dftBS ses fondions, depuis juiU. 1731 a nov. 1732, le ministre Vimielle, qui eut ponr sneeesseur Jean -Claude Trinquand - Tamloù (t1 JDlU. 1748 au 18 mars 1749), L'Honoré (dèc. 1749 a jain 1752), Pierre -Jacquet Cour- Umue (1 oct. 1752.déc. 1754), Fr.Guill. de Le Broue (24 déc. 1752-1774), Jacq, de Lodket (30 mars 1755 au 22 août 1759), Jean DtufoitiH, ancien pasteur de Bois-le-Dac, cha-
rsliin de l'ambassade hollandaise depuis le joill. 1759, /.-T. Armand, ancien pasteur de La Haye, sureesseor de La Broue, le 28 «ai 1775, et collègue de Marron [Etat dril de fmi9, Gbapelle de Hollande, K» 95).
sermon sur Rom. XIII, 12-23. Le 43 oct. 4790, l'acceptation de la constitution par le roi y fut célébrée avec une pompe extraordinaire.
Cependant plus la marche de la Révolution s'accéléra, pi us la position du pasteur devint difficile.Le 23 brumaire an II, il dut portera la Commune,comme don patriotique, les quatre coupes d'argent qui servaient à la célébration de la Cène, et à cette occasion, il prononça un discours que n'aurait pas désavoué le plus ardent jacobin. Les sentiments qu'il y proclama avec emphase ne le mirent pourtant pas à l'abri des soupçons. A deux reprises déjà il avait été arrêté comme suspect, mais rendu à la liberté après quelques jours de détention, lo.''sque, le 7 juin 1794, il fut emprisonné de nouveau , et cette fois il n'échappa vraisemblablement à la mort que grâce au 9 thermidor. Les circonstances ne lui permettant pas d'exercer publiquement son ministère, il résolut de continuer à remplir en particulier ses devoirs pastoraux , et il le fit avec un dévouement admirable, donnant gratuitement ce qu'il avait reçu gratuitement, et vivant, comme Saint Paul, de son travail, c'est-à-dire avec les appointements attachés à une place de traducteur qu'il avait obtenue au ministère des relations extérieures.
Ce fut seulement le 20 marsl 795 qu'il lui fut permis de rentrer dans ses fonctions. Il porta seul le fardeau d'une église déjà très-nombreuse jusqu'à la réorganisation des cultes, à laquelle il eut une grande part. A la demande du consistoire et d'une portion de l'église, adressée le 23 vendémiaire an X au citoyen Portails, conseiller d'état.
Marron fut confirmé dans sa place de pasteur, et un arrêté du premier consul, du 12 frimaire an XI, lui adjoignit deux collègues, qui furent Rabaut- Pommier et Mettrezat,q\ie l'on fit venir de Bàle et qui, étant mort le 8 mai 1807, à l'âge de 47 ans» fut remplacé par Monod, alors pasteur à Copenhague. La vie de Marron n'ofi're plus dès lors aucune particularité notable. Il
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mourut da choléra, le 30juill. 183S, sans laisser d'enfanis, atec la réputation d'un pasteur zélé et fort charitable.Ses obsèques eurent lieu le 2 août. M. A. Coquerel prononça son oraison funèbre.
Dès son enfance, Marron cultiva la poésie avec une sorte de passion, et Ton peut dire quMl a quelque peu abusé de sa facilité à rimer. Tous les gouvernements depuis Louis XVI ont successivement reçu ses hommages et en vers et en prose. Comme orateur de la chaire, son talent n'offrait rien de fort remarquable; son débit était grave, coupé de fréquents repos, son geste saccadé et un peu raide, sa voix sonore, sa tenue très-digne. Il n'excellait que dans la prière. Comme littérateur, il n'a laissé aucun ouvrage de longue haleine; mais il a semé un très -grand nombre d'articles, plus ou moins bons, dans divers recueils périodiques, comme le Journal elle Magasin encyclopédiques, et dans quelques dictionnaires biographiques, entre autresdans la Biographie universelle. Amateur éclairé des curiosités littéraires etartistiques,ilavaitformé un précieux recueil d'autographes et une riche collection de portraits qui fut achetée, après sa mort, par le roi Louis-Philippe. Voici, sans parler de très-courtes pièces de vers latins, sans intérêt, la liste des opuscules qu'il afait imprimer à notre connaissance.
I. Lettre d'un protestant à Vabhi Cérutti, V'dr'is, n89, in-8'.
II. Diieours[s\iT hdin VIII, 3î]prO' nonce à V occasion de L'achèvement de la constitution et de son accepter tion par le roi, 4791, in-S*.
III . A la citoyenne Hélène-Marie Williams, Paris, an III, in -8". — Il raconte sa captivité à cette dame.
IV. Constitution du peuple hatave^ trad. du hollandais, Paris, 4798, in-8*.
V. Discours prononcé la veille de la fête de la paiXy K 7 brumaire an JT, 4804, in-8'.