III. Branche de Fontaine -Martel
François Martel, comte de Marennes, épeusa Jeanne de Monchy do a t il eut litQX fils, nommés François et Adrien, •ieof d'Emalleville.Ce dernier prit pour ùmm^ Cxtherine de Mouy^ et en eut VftANÇOis, qui paraît s'être converti, Smsanne, femme de Charles Roussel, baron de Goderville, et Marie, qui s'unit au marquis de L^ Barre, Le frère atfté épousa ^héritière do la maison de Gtere [Cleray?J, qui le rendit père de trois iils. L^lillé,Cu ARLES, capitaine des gardes de Monsieur, mourut à l'âge de 46 ans, ou 1669. Nous ignorons s'il àvttt abjuré la religion réformée, mais tout nous prouve que les enfants, nés de son mariage avec Anne de Banfmemarey professèrent le catholicisme, Minsi que leur oncle, René Mjrtel, marmis d'Axcy, qui fut ambassadeur en Savoie et gouverneur du jeune duc i*Orléans,depuisrégent. Quant au troiiième frère, Ûenri, comte de Fontaine- Martel, premier écuycr de la duchesse ^'Orléans, il ne laissa qu'une fille de ton. mariage avec Anne de Bordeaux,
Selon le msc. de S<iint-Magloirecité j^IttB haot, c'est d'une branche de la famille Martel (4 ) que descendait Ma^t-
léenioiseile Marltl-de-MarenneSt qni rpçat une •fÉttftion comme nouvelle convertie, même •vtai It- révocation, li est assez vraisenblable qu'elle était Ulle de Gedéon.
(1) Selon La Popelloière, Manducage était fMtilbonmf picanl.
dnceL§e , qui s'est sortoot illustré par la belle défense de Brouage contre Mayenne. Il se nommait Achille Mar-tel , sieur de Manducage, et avait un frère appelé Noël, avec qui il partagea, en 4513, la succession de leur père.
Mandncage s'attacha au prince de Condéy qui le chargea , en 4 576 , de porter à Henri 111 ses plaintes au sujet de l'inexécution du dernier édit de pa- GÎÛcation. Au rapport de l'historien de Thon, c'était un homme de mœurs antiques, « vir prisci morisetdirfciprmad'» . Lieutenant de Montgommery dans le gouvernement de Brouage , il sut gagner raffection des habitants à tel point qu'ils le demandèrent à Condé pour gouverneur en place de Montgommery, en 1577. Le prince, qui attachait une grande importance à la possession de cette place importante, accéda à lear vœu, de peur d'accroître le méconlentement qu'ils avaient conçu de sa conduite à regard de Mirambeau (Voy.
IL p. 465).
Brouage était une ville tonte nouvelle. Ce n'étaitquo depuis très peu de temps qu'elle avaitélé enceinte de fossés, flanquée de bastions et mise en état de soutenir un siège. Sa garnison était peu nombreuse; mais à l'approche de Mayenne. Ka/^r^w^, sieur de Séré, se jeta dans la place avec un renfort de 40 gentilshommes volontaires et de 1 200 ^tqiïQbasïQTé.Clerinonl d'Amboise fut moins heureux sur mer {^'oy, IH, p. 501), en sorte que, si Manducage ne manqua pas d'hommes, il manqua de vivres et de munitions.
Le jour môme où l'armée des Ligueurs parut sous les murs, les assiégés, dans une sortie vigoureuse, culbutèrent les avant-postes, et, avant de rentrer dans la ville, ils fortifièrent, comme ouvrage avancé, un moulin où ils laissèrent le capitaine basque Jau ■ ry avec dix ou douze soldats. Ces en • fants perdus furent passés au fil de l'épée, quelques jours après, par les Catholiques.
Le feu ne s'ouvrit contre la place que le tt juill. 4577. Une brèehe fut
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au bastion appelé le Pas-de-Loup; mais Tassaut ayant été remis au lendemain, les assiégés protitèreot de celle faute pour réparer leurs murs. Les batteries ennemies continuèrent leur feu pen* dant plusieurs jours encore, avaut de pratiquer au bastion une autre brèche.
Celle fois, les Ligueurs s'y jetèrent atec impétuosité ; mais ils furent repoussés après un vif combat; malheureusement Manducage reçut dans la môlée, par la maladresse d*un de ses soldats, une blessure à la cuisse qui le mil hors de combaL
Cependant Coudé pressait le Conseil de La Rochelle d*envoyer du seeoursaux assiégés. Mais les Hochellois, qui voyaient avecjalousie la prospérité croissante de Brouage , se montraient sourds à ses instances. A la fin pourtant, on ût partir SOO arquebusiers sous les ordres du capitaine La Treille, (Voy. VL p. 413). Un secours aussi faible ne pouvait arrêter les progrès du découragement que le manque de vivres commeoçuit i répandre parmi les assiégés.Un conseil de guerre fut tenu danslelogisdeManducage.Valzergnede-Séré opina (e premier. Son avis fut qu'on lenUl un deruier effort pourruiner les travaux des assiégeants, puisqu'il valailloujours mieux, dit-il, «mourir i coups d'épée que de faim,el dans les tranchées de Tennemi qu'k un gibet. » Celte proposilion courageuse enleva tous les suffrages; une sortie générale fut résolue. Chargé de la commander, Valzergue, à la tôle de 30 cuirasses et de 1 20 arquebusiers, se précipita sur les compaguies des gardes qui défendaient les tranchées el les culbulaf mais emporté par son ardeur, il laissa ses gens loin derrière lui, et se vil bientôt enveloppé. Il tomba percé de coups, en combatlaot comme un lion. Avec lui périrent Frédéric de Hangest, sieur d*Argenllieu, les sieurs de Beanlieu et de Combles, La Gorce^ La Pille et Jean Simon, ces trois derniers de Mareones et fort estimés dans leur parti.
Cet échec ^ joint k la.pénurîe orois*
saotedes vivres, acheva de décourager la garnison. Philippe de La Fin^ qui dirigeait la défense depuis la blessure de Mandncage, fit partir le capitaine Losée pour La Rochelle, en le chargeant d'adresser de sévères reproches h Condé au nom de tous les genlilshommes qui s'étaient enfermés dans Brouage, et de lui 8ii;uiQerque si, dans deux jours, la place n'était pas secourue , elle ouvrirait ses portes aux Ligueurs. Les Rocbellois sentant, trop tard, la faute qu'ils avaient commise, se hàlèrent de préparer un grand convoi de vivres et de munitions,qui mit sur-le-champ à la voile; mais les barques rochelloises ne purent forcer l'entrée du port barrée par une estacade ; elles durent s'éloigner, au grand désespoir des assiégés, ^ qui il ne resta plus d'autre ressource que d'accepter la capitulation offerte par Mayenne. Le général catholique, 6i effet, venait d'apprendre la prochaine arrivée du duc d'Anjou,el il ne se souciait pas de se laisser ravir par lui le fruit de ses travaux. Manducage chargea donc Laurent de Magny, sieor de Maninvilie, et Joaehim Torteme^ sieur de. La Vallée, de régler les articles du traité, qui fut signé le t6 août et fidèlement exécuté des deux côtés. La garnison huguenotte sortit de la ville, le 28 août, avec armes et bagages, les malades furent transportés par mer à La Rochelle, et ceux d^s habitants qui ne voulurent pas quitter leurs foyers, conservèrent leurs biens et la liberté de couscience.
Manducage mourut, peu de temps après, ï La Rochelle des suites de sa blessure. Il ne laissa qu'une fill6« nommée Françoise, qui fut inhumée dans l'église protestante de Quévitly.
A ces différentes branches protestantes de la famille Martel ne faudraitil pas ajouter ïesMartel-de-Monlpilt»
eon , qui embrassèrent également la religion réformée, comme le prouve le mariage de Daniel Martel, sieur de Montpinçon , fils de François Harlèl, capitaine de chevau-légers, et ûeLowiiê TàouarSy avec CharïoU^ de GûTfk,
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fiUe de Jean, sieur de Heilleray, médecin ordiuiiire du roi, et de MarguC' rite Biicul, mariage qui fui célébré, ea4656, daus le temple protestant (Reg. de Ckarent,). Ce Daniel Martel descendait sans doute de Charles Martel, sieur do Monlpinçoc, mort en 1575, qui a publié avec C. Landrin^ > docteur en médecine d'Orléans» une Hisùoire de notre tenu, contenant Mnreeueil de choses mémorables passées et publiées pour fait de religion depuis le t^ mars 4568 jusqu'au 4 aoûthlMO, sans nom de lieu, 4570, io-8<>. Cette famille resU fidèle à la foi protestante. Parmi les officiers français qui suivirent Guillaume d'Orange dans son expédition d'Angleterre figure un Montpinçon^ cornette dans le régiment de Scbomberg. Un antre, qui avait été contraint d'ab- Jnrer, réussit à se sauver à Hambourg où il rentra dans TEglise réformée {Arch. Tt. 270).
MAATEL (ÂNDti), pasleuret professeur de théologie à l'académie de Montauban, naquit dans cette ville, en 4 64 8. Il fit d'excellentes études à Saumur, où il soutint, sous la présidence d^Àmyraut^ une thèse De descensu Christi ad in feras et limbo Patrum,
S ni a été insérée dans les Thèses- de aumur. La première église qu'il desservit fut celle de Sainl-Afl'iique, où il eut pour successeur, en 4 647, le célèbre Claude. Nommé professeur de théologie, en 4 653, il prit possession de sa chaire par une thèse inaugurale De naturâfidei et de graliâ efficaci^ qui a été imp. à Mdntauban, 4653, iu-i\ « Sa conduite irréprochable , dit Cathala-Colure, et ses talents supérieurs lui acquirent une grande réputation dans le parti prolestant Une éloquence mâle, une profonde connaissance des livres saints et une vaste érudition caractérisaient André Martel. » Il était recteur de l'académie de jfootauban, lorsqu'elle fut transférée à Puy-Laurens , en 4660. Quelques années aprèSr en 4672, il fut appelé à présider le synode provincial tenu à
Saint-Antonin, le 45 sept. Cinquantecinq églises y furent représentées. Dix sept se conformèrent aux prescriptions de la Discipline, en y députant au moins un ministre et un ancien, savoir: Saint-Aiitonin, le ministre Bardon et les deux anciens de Rouire et Âlary; Caussade, Gomès^ min.. Reversât et Rossai, anc; Bruniquel, de Pechels, min.. Des Casais et Cambefort, anc; Cajarc, son ministre La Vabre et un ancien, Pelras; Cardaillac, Perrin, min., et Delpuech, anc; Montauban, Satur^ min., eiLugandi^ avocat; Regùïës.BardeaUt min.^ti Auslry, anc; Saint-Nauphari, le seigneur du lieu et le pasteur Benech; Réalville, Barbât^ min., et Valade^ anc; Castres, La DevHe, min., eiFloureaus^ anc; Réalmont, Kt^m^r,min., et Bernard, anc; Calmont, Rivale min., et/^aro», anc; Fuy-Laurens, lfar/«/, min., eiFavar^ anc; Revel, Lavernie^ min., et Dumas, anc; Mazamet, Bernard^ min., ei Rivière, anc; Damiatte, Voisin^ min., et Maillabiou, anc; La Caune, Martin, min., et Cros, anc Trentesix autres ne députèrent que leurs ministres, savoir: Verlhac, La Resseguerie : Mauzac, Belvèu ; Vabres, Verdier : Espenusses, Laserre; Angles, Galibert; Castelnau, Lacalm; Brassac, Cabibel ; Monlredon, Sers ; Séoégas, Icard ; Ferrières, Bardon ; Paulin, de Cayrol; La Bastide, Fa^ai; La Crouselte, Escale ; Roquecourbe, Tissier; Pont-de-Larn, Lespinasse; LaCabarèdd, Pépin; La Case, de Gau; Sablayrolles, OuVes; Milhau, Conduc^tfr;St-Afi'rique, Bonne fous; Sa Verdun, Rival ; Le Caria, Bayle fils ; Le Mas-d'Azil, Baricavt; Sabarat, Lespine ; Camarade, Pradalis ; Mazères, Hubert ; Cuq, Pérez ; La Bastide-St- Amans, Bonnefous ;Sofxhit, Causse; Castelnau, de Fabrègues ; Carmaing, Darnatigues ; St -Amans -Villemendre(?), J?(7»»tf/bfM;Mauvesin, Charles; L'isle- Jourdain, Veruhes; Puycasquier, Rofinhac ou Roffiniac; Le Mas-Garnier, La Coste, Enfin Saint- Félix et Campagnac n'envoyèrent que
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