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do MOttiir en chaire ; il fut «xaucé. 1a 7 sept. 47S4, à l'âge de 82 ans, il ât sur la sagesse de la Providence un sor* Bon où il se surpassa: mais après aveir terminé sa prédication* il se sentit ei épuisé qu'il fallut le transporter chez lui. Une fièvre violente Tenleva en deux jours.
« 11 avoit l'esprit vif, péuélrant ei très-présent, la mémoire heureuse, le jugement excelleut, lit-on dans la Vie de D. flartin par Claude, 11 cberchoit toujours à s'instruire; continuellement il faisoit des questions, sans avoir la fausse honte de donner à coanallre qu'il ignoroit quelque chose; toulexciioitsa curiosité, arts, sciences, affaires; cependant rieu ne seconfondoitdaos son eeprit, il ne meltoit chaque chose qu'es sa place... Avec lui la conversation ne tarissoit jamais, il y porloit la franchise et la gayeté de son pays: il ét^it pleifi de feu, et il avottla répartie prompte... à le considérer du côté du c(eur, on le loi trouvoit affectueux, tendre, compatiesant. Il étoit si attaché à ses amis fu*on l'a vu, trente ou quarante ans après leur mort, s'intéresser vivement an sort de ceux qui leur aveieii appartenu. »
David Martin avait épousé à Gasires, en 4666, Florence de Maleeare, fille de Pierre de Maleeare^ avocat à la Chambre de Tédit. 11 en eut trois fils, David, Louis et N., et deux filles: Ma- Ml, femme de Renonardy marchand à Londres, et FLoneiics, qui entra dans la Société de La Haye, C'est cotte demoiselle qui fut en butte aux calomnies do La Chapelle (Voy. H, p. 333).
Comme écrivain, Martin mérite de prendre rangparmi les bons prosateurs du Refuge. 11 s'était appliqué avec un soin tout particulier ^ l'étude de la langue française, ets'était si bien pénétré de son esprit que, lorsque l'Académie annonça la publication de la seconde édition de son Dictionnaire, il lui envoya des observations que ce corps savant trouva judicieuses, comme il le lui témoigna dans une lettre de remerdmonts très-Aatteoio.Son flylo est donc
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féttéral^meiàl clair et correct; mm 11 est uD pe« 4iir et manque presque ton* jours de chaleur et de mouvemeut.Daot ses écrits de polémique, il se mootre d'une orthodoxie rigidcennemide toute nouveauté; cependant il oombal toujours ses adversaires avec modération et courtoisie. Ses ftermonssonl remplis de pensées solides» mais monotones et froids. Dans notre opinion, ce sont ses travaux sur la Bible qui le recommandent surtout ^ ratlenlion de la postérité* et qui le placent parmi les Ihéolo* giees protestants du xvii* siècle re- Nomuiés pour leur érudition. Voici la liste de ses ouvrages :
1. LeN. r. deN, S. J.-Ck. empli* que par des noies cour les et claires sur la version ordinaire des églises réformées : avec une pré face générale touchant la vérité de la religion chré* tienne, et diverses antres préfaces particulières sur chacun des livres duN. T., Utrecht, F. Halma, 4696»
in-i". — Dans la Préface générale, Martin défend Tautorilé de rEcrilure et la vérité de la religion chrétienne contre les Sociniens et les Juifs. Les notes sont ou dogmatiques ou simple»
ment littéraires (4).
\\. Borne convainaiéd'avoir usurpé tous les droits qu'elle s* attribue in* justement sur l'* Eglise chrétienne^ Utrecht, 4700, in-42. — Réponse à U Lettre pastoraleadressée,en mare 4699, par Tarchevêquede Parisaux nouveaui catholiques de son diocèse. Ouvrage inconnu à Claude^ à Prosper Mat* chand et ^ Ckavfepié^ mais attribué à D. Blarliu par le Catalogue de la Bibl. royale.
m. Histoire du 1. et du N. 7., Amst., P. Mortier, 4*700, S vol. io-fol., avec 424 excellentes gravures; contref.
i Oeo., 4 707. 3 vol. in-l i, sans grav.; réimp.avec déplus petites grav.,Amst.^ 4 724, in-4'", trad.en holl.,Amst., 4 700, 2 vol., in-fol. — Auteur, imprimeur et
(1) On a fait Q5tfe de cm lom dans l'MIt. Ha fl. T., trad. en franc, «eloa la Vol^ate, édit. éTidemiuent faiholimie, piblj^'a Bruxelles, 4700, 4 vol. i«-1t.
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graveurs oDt rivalisé de xèle po«r fiiil% de cet ouvrage no cbef-d'oMivre.
IV. La Sainte-Bible, qui contient le K. et le /V. 7., expliques par dêanotes de théologie et de critique mr la version ordinaire des églises ré* formées, revue sur les originaux ai retouchée dans le tau g âge, Amst., 4707, 2 vol. in-fol.; réimp. avec dti notes plus courtes, Amst. et Utrecht, 4707, in-^**; réimp. sans notes et avté r<)ncienne Préface des édit.^enevuisofti Amst., 4740, in-8*; 4714, in-tS, et des centaines de fois depuis. — Eiiir#* prise à la demande des églises walloDr Des, cette réviftiou de la Bible de Genève fut approuvée, en mai 4740, pif le synode de Leuwarden. Martin y e joint une Préface générale sur les ver» sions du texte sacré, des notes Ihéolo» giques, morales et critiques, des pré- (:icesparticulièresài chaque livre et fia» dicalion des passages parallèles. Le style, retouché par l'auteur dansce^of avait vieilli, eut bientôt besoin d'étredt nouveau rajeuni, Iravuil ingrat et péaibbie dont se chargea, dans le siècle pMr se, le pasteur neucbâitelois Ostervalë.
V . Sermons [VIII] sur divers temtgê de VE, S., Amst., 4708, in-S'.
VI. V excellence de la foy et de se$ effets expliquée en XX Sermons sm Héb, XL Amst., 4740, t vol. io-4t.
VII. Traité de la religion natu* relie, Amst., P. Brunel, 4743, in-8 ; tnid. en holl., Utrecbt, 1720, in-S*; en angl., Lond., 4720; et allem.v Leipz., 4735, in>8*. — Cet OQvrafé eut un véritable succôs.
VIII. Le vrai sens dups. CX, ^p* posé à V application qu*en a faiU à David Vauteur [Jean Maeson] de là Dis sert. ins. dans les trois première vol de ruist, critique de la répubi.
des lettres, Amst., 4745, in*i*.
IX. Deux dissert, critiques : la 4** iur I Jean V, 7, dant laquelle ûss prouve rauiheniicité de ce texte ; lu )r sur le passage de Josèphe touchamt J,*Ch., oà Von fattvoir que ce pas* sage n'est point supposé^ Utredity 4747, iD-8*; tnl ei aiff., hami^
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1740, iO'S*. — La eritiqt]6 moderne n*a pas, on le sait, donné raison i Martin.
X. Traité de la religion révélée^ oè Von fait voir aue les livres du V, et du N. T.sont dUnspiration divine; on donne des règles générales pour Us expliquer, et Von prouve invin^ eiblement, contre les hérétiques mo^ dernes, la vérité des plus profondes doctrines de la religion chrétienne^ LeuwardenJ749, 2 vol. in-4S;Amst., 47S3, 2 Yol. )n-8<>; trad.en anglais.
XI . Examen de la réponse deM, Em- Ign àla Dissert, critique sur IJean K, 7, Lond. 4749, in-8S
JW.La véritédu textedel JeanV.t démontrée par des preuves qui sont an-dessus de toute exception^Uire^hi, 4720, in-8<", trad. en anglais, Lond., 4722, in-8«.
Ontronve, en outre, de notre David Martin, une Réponse à la lettre du P. Lelong, relative au fameux passace I Jean V,7,dans TEurope sav. (T. XII)»
et In Lucii Cœcilii Lihrum ad Dona^ twmDemortibus persecutorum nota, îns. dans les Miscellan. Observationes critics d'Amsterdam (T. X, 2* partie).
Avant de quitter la France, Martin av^iit entrepris une réfutation de TExposition de Bossuet,qui n*a pas vu le jour, ainsi qu'un Commentaire latin sur TËpltre aux Ephésiens que la maladie le força d'interrompre au 4* chapitre,
HIAUTIN (GA8PAnD),capncindéfroqué,deviritpasteur de l'église réformée de Saillans, après avoir étudié la théologie à l'académie de Genève, où il fut immatriculé en 4647. Dès l'annéesuivante, il 6t imprimer à ses frais, sous le titre du Capucinré formé déclarant les causes de sa conversion à la religion réformée^ Gen., 4648, in-8% an écrit acerbe contre ses anciens confrères qui lui répondirent sur le même ton. Le libraire (le fait n'est malheureusement que trop commun) tira de cet ouvrage un nombre d'exemplaires beaucoup plus considérable que celui dont il était convenu, et venditfrauduleusement ces exemplaires, au préjudice de Martin ï qui son édition resta. Sur la
plainte de Fauteur, le Synode national d'Alais lui accorda un dédommagement et écrivit à Turretin pour le prier de s'employer auprès des libraires de Genève, aûn qu'ils réparassent le tort qu'ils lui avaient causé.Cetle démarche du synode était d'autant plus just^ que l'ouvrage de Martin l'avait exposé à toute sorte de persécutions de la part de l'évêque de Valence.
Les Registres de Charenton nous apprennent qu'en4 67 4 , Gaspard Marh'», fils de feu Gaspard Martin, ministre de Courtezon , épousa à Paris Marie Contand. Ce ministre était-il le même que notre capucin défroqué? Nous n'en avons aucune preuve (4).
MARTIN (Guillaume), ministre de Montoire, inscrit sur la liste des apostats, en 4659, par le Synode de Loudun, a publié, selon l'usage, les motifs de sa conversion, sous ce titre: La face de V Eglise primitive opposée à celle de la Prétendue RéforméCyOules raisons qui ont porté l* auteur à se ranger a la communion de VE,C. A.R., (Tours, 4 650, in-8*). Nous n'avons point à nous occuper de cet écrit, non plus que de trois ou quatre autresUvres de polémique que Martin mit au jour après sa conversion. Il finit par entrer dans les ordres.
MAIITIN (Jacques), de La Mottedu-Caire, réfugiée Genève pour cause de religion , eut, de son mariage avec PéronnelleAllard,uT\ fils,nommé Ak- TOiiiE, qui remplit ï Versoix les fonctions du ministère sacré, et laissa deux enfants de son union avec Catherine de La Villt^. Sa fille Aimée épout^a, en 46i3, André Viret.Son fils Philibert, reçu bourgeois en 4606, changea son nom de Martin en celui de MARTiifE,et prit pour femme Jeanne 7tllo^qui lui donna quatre enfants , dont deux fils, nommés Jean et Jacques.