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Il AIlTll^I , prédicateur de Tordre des Jacobins, ayant osé, dans un sermon prêché à Suint-Pierre de Burlats, oier l'existence du purgatoire, fut saisi par rinquisilion , qui existait toujours en Languedoc depuis la guerre des Albigeois, et condamné au bûcher.
L'exécution eut lieu i Castres , à la porte de rAlbinque« le 25 avril 4 554, teion Faurin, en 4 555, selon Gâches.
Martini mourut avec le courage et la résignation de tous nos martyrs. Pas une plainte ne sortit de sa bouche , mais jusqu'à sou dernier soupir il ne cessa d'invoquer la miséricorde de Dieu. Les spectateurs, glacés d'horreur, gardaient un morne silense, lorsque du milieu de la foule une voix s'écria: Martini, lève les yeux au ciel et te Ûe en la grâce et miséricorde de Dieu qui te recevra aujourd'hui en son royaume. Olivier Trémouille^ bourgeois de Castres , qui avait eu la hardiesse d'adresser ces paroles consolantes au martyr, ne fut pas arrêté. li est probable que les inquisiteurs, en ▼oyanl la fâcheuse impression produite
Sarleur aulo-da-fé, craignirent de se eurter contre la résistance du peuple.
Cependant, vers le môme temps, un autre prêtre, Madaule, de Burlats, fut condamné à porter le fagot et à faire amende honorable devant l'église de cette paroisse, le jour même où le jeune Jacq. Caire fut brûlé vif à Toulouse.
M A8CLiiRI (Gaspard), du Pont- St- Esprit, conseiller du roi et secrétaire des finances , mort eu 4 639 , à l'âge de 63 ans, avait rempli, en 4632, les fonctions de commissaire du roi auprès du synode provincial assemblé à Ghâlillon-sur-Loing. De son mariage avec Anne Des Champs naquirent:
r Gaspard, né le 8 sept. 4617, qui eut pour parrain Pierre Masclari^ gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, et pour marraine Anne Stamfle^ femme de Jacques Des Champt, secrétaire de la chambre et receveur des tailles à Châteaudun ; il fut enterré dans le cimetière des SS. Pères, le 4 6
noT. 4 64 S ; — 2* Gaspard, qui suit; — 3' PiBRRE. sieur de Champmoreau^ né le 45 déc. 4623, et présenté au baptême par François Gallière, de Montpellier, et par Elisabeth Des Champs, femme à'Abel Brunier. 11 épousa Charlotte Le Vasseur, et en eut deux enfants : Pierre, né en 4 656, et Charlotte, née en 4658, qui fut enfermée aux Nouvelles -Catholiques, en 4 699, mais rendue à sa mère l'année suivante {Arch, gén, £. 3386), sa catholicité ayant sans doute été jugée de bon aloi ; — i** Anne, née en 4626Jemn:e,en KHK A^ Auguste GaU land; restée veuve, elle se remaria, en 4649, avec Jacques de Melville, sieur de Minières, enseigne des gardes du corps ; — 5* Marie, née en 4 628 ; — 6* Jean, né en 4 629.
Né le 4 fév. 4649, Gaspard Masclari était avocat aux conseils , lorsqu'on 4639, il devint secrétaire du roi par résignation de son père. Il exerça cette charge jusqu'en 4664, qu'il obtint ses lettres d'honneur, le 24 déc. Ancien de l'église de Charenton, il partagea le sort de ses collègues, en 4 685, et fut exilé à Ballon. En 1686, on le transféra à la Bastille (Arch. gén, E. 3372); au mois de déc. de la même année, on l'envoya à l'abbaye de St-Germain-des-Prés; au mois de juillet 4687. on l'enferma aux Missions étrangères {Ibid. Ë. 3373), d'où on le fit conduire, quelque temps après, au château d'Angoulême. Il avait épousé, en 1647, Madelaine Petit, fille de JoHathan Petite sieur de Claiix- Hardy, contrôleur général des bois et forêts, et de Jeanne Muisson, qui mourut en 1676, après l'avoir rendu père de sept enfants, savoir : 4 «Gaspard, qui suit; — 2' Henri, né en 4657; — 3* Anne-Madelaine , née en 4659, femme, en 4 675, de Robert Moisantde-Brieux, ministre àSeulis; — 4* Valentin, né eu 4662; — 5* Catherine, née en 4 666: — 6* Arraham, né en 4 668, qui abjura â la révocation, ainsi que 7* Madelaine, née en 4674, après avoir été, l'un et l'autre, enfermés quelque temps dans des couvents.
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Gaspard Masclari, néle4 4 déc. 4653, fut présenté au baptême par Pierre Masclari, sieur de Champmoreau, «l par Jeanne Muisson, sa grand'mère.
En 4 681 , il prit pour femme Françoise Prondre, fille de Daniel Prondre et de Charlotte Bonenfant, qui le rendit père de trois enfaDts : 4" Gaspabd, néen 1682;— 2* Annk-Cathbbine, née en 4683; — 3* Paulin, né en 4685.
A la révocation, il réussit à gagner U Hollande avec sa famille. Son fils Paulin a Irad. eu franc, la V partie de Y Histoire de la république de Venise^ par Naui, trad. qui, selon Âdeluug, parut ï Amst., 4'702, t yo\. in-4 2.
BIAS£l\E8(FBANÇOis),ouilla2^ref, mathématicien et littérateur, descendant d'une famille réfugiée en Angleterre. Chassé de sa patrie par la révocation de redit de Nantes, le grandpère de Masères avait d'abord cherché un asile en HoUaude; mais en 4689, lors de Texpédilion du prince d'Orange, il était passé en Angleterre avec le régiment de Schomberg, dans lequel il était entré comme lieutenant. 11 avait fait la campagne d'Irlande, où les Réfugiés français rendirent au roi Guillaume de si grands services, et plus tard, il avait été employé en Portugal. Il s'était élevé au grade de colonel pendant la guerre de la succession d'Espagne. Son ûls, ne se sentant aucun goût pour rétat militaire, avait suivi la carrière médicale, et son petit-fils, à son tour, préféra l'étude des sciences exactes à l'étude de la médecine. Né à Londres, le 45 déc. 4734, François Masères fut élevé à Kingston et prit ses degrés à Cambridge. Agrégé au collège de Clare-Hall, il se consacra, pendant quelque temps, h des études analytiques très-profondes, et il acquit une conscience si intime de son savoir, qu'en quittant son collège, en 4758, il osa débuter audacieusement dans la carrière scientifique par la critique de l'opinion de Newton sur les quantités négatives. « Il est probable, dit M. Parisot, dans la Biog. univ., que Masères s'exagérait à lui-même l'opinion légè*
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remeni Insuffisante ou erronéa deNew* ton ; mais il la prenait telle que Ta* valent faite, dans l'usage, les mathé* maticiens de son temps; et l'on ne saurait nier que leur métaphysique et leur langage ne dussent se trouver bien de quelques modifications, quoique, on fait, la doctrine de Masèrei n*ait qu'une clarté superficielle, etsott plus étroite, plus étrangère à la Traie et profonde nature des choses que celle de Newton. » Malgré le succès de son début, Mazères abandonna bientôt les mathématiques pour la jurisprudence.
Il se mit à suivre le barreau avec l'ietention de se vouer à la magistrature.
Nommé un des douze juges de circuit, il ne tarda pas néanmoins à reconnaître . qu'il ne possédait pas les qualités requises pour cet emploi, et, sur sa demande, on l'envoya à Québec en qualité de procureur général. C'est pendant son séjour dans le Canada qu'éclatèrent les premiers symptômes de la guerre de l'indépendance américaine. 11 employa tous ses efforts pour empêcher, dans les limites de son autorité, Tinsurrection de se propager de l'autre côté du Saint-Laurent. Les serfices qu'il rendit en cette grave circonstance le firent rappeler en Angleterre, en 4773, avec le titre de clerc-baron de l'Echiquier. Six ans plus tard, il cnmula avec cet emploi l'office de premier juge à la cour du shérif de la cité de Londres, dont il se démit en 4SSt.
Ses doubles fonctions lui laissant de grands loisirs, il en profita pour con-^ tinuer ses éludes sur les mathématiques, l'histoire, la jurisprudence, se délassant de ses travaux sérieux par la lecture d Homère, d'Horace, de Lncain et de Milton.
Mais ce n'est pas seulement à titre d'érudit que Masères s'est rendu digne de Tattention de la postérité, il la mérite encore au titre de philanthrope :
le premier il eut l'idée de fonder une caisse de retraites dan» l'intérêt des classes laborieuses. Il exposa son projet dans un écrit intitulé : A propoM for estaUishing life's annuitiiê 1»
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