‹ La France protestante (volume 3)Chapitre 81 sur 169 · J1VJ · texte numérisé non relu

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der thc namc çfLctteu from gt%i' Tifl Ludion to Edmund Seymour and otker persons, 1813, iu->* ; Th€ irish rébellion, hy iir John TempU^ 4813, iu-4*. ËQtiQ il a fuit insérer dans i'ArchaBologia (177:^) : VUm of theancient constitution of the eng- Ikh parliament , et dans les Transmet, philosoph. do.s années 1777, 1778 et n^OiA method of finding the value ofan infinité séries of de-' creasing quantities of a certain form; — A method of finding a near value of the very sloroly conterging infinité séries^ etc.; — A method of extending Cardan' s Rule for resoU ving one case of the same équation.

A14SSA!^l!:s, famille de robe originaire de Montpellier. Au commeQcementdu xvii* siècle.elle était divisée en deux branches établies Tune dans celte ville, Tautre à Paris.

I. Branchb de Montpellier. Selon les Jugeinens de la Noblesse, Pierre Massanes, général en la cour des aides de Montpellier , qui testa le 20 juin 1622, ne laissa qu'un fils, nommé Jbân (1). Conseiller en la cour des aides de Montpellier, par provisions du 30 janv. 1623, ce fils vivait encore en 1663. C'est de lui qu'il est parlé dans les notes secrètes sur le personnel des parlements publiées par M. Depping, où il n'est fait l'éloge ni de sa capacité ni de l'indépendance et de la fermeté de son caractère. Il laissa trois fils de son muriage avec Jeanne Clan* sel, célébré en 1633, savoir: l^'Lonis, sieur de Montredon, bap'isé le 4 janv.

1639; — 2* PiEssE, sieur de Sou-* lages . baptisé le 15 janv. 1641 ; — 3* Uenbi , capitaine au régiment de Piémont, baptisé en 1643. Nous ne savons rien de plus sur cette branche, qui, à ce qu'il parait, n'a jamais joué de rOle important dans les aiïaires des églises. Ou doit, sans aucun doute, y rattacher le maréchal de camp Etienne de Mjssanes, qui suit, et probablement aussi /. Massanes d'Ànduze, qui alla

(1) Il avait, es outre, ta moini une tlle, Uakgoiritb {Voy. Ii p. 242).

faire ses études en théologie \ Gei^ve en 1 665, el desservit différentes égli* ses des Cevennes.

Capitaine d'infanterie, par commission du 8 avril 1646, Etienne de Ifaisanes servit au siège de Courtray ai de Ounkerque celle même année ; | ceuxdeLaBasséeetde Lens, en 16{7t à celui d'Ypres el à la bataille de Len4« en 1648; au blocus de Paris, au siég^ de Cambrai , à la prise de Condé , ee 1649 ; au secours de Guise , à la ha* taille de Rhétel. en 1650. En 16ISI • il continua à être employé à l'armé^ de Flandres; en 1652, il assista af^ combats de Qleneau , d'Ëtampes , di| faubourg Sl-Anloine, et, en 1653, jii) siège de Sainle-Menehould. Élevé, ei( 1654. au grade de mestre-de-caiÀJ| d'un régiment de cavalerie, il le qoiii* manda aux sièges de Landrecy, i% Condé et de Saint-Guilhain, en 16{(^« Maréchal de camp par brevet du 7 ma^ 1 656, il servit encore au siège de Vih leociennes, et Tannée suivante, à c^^ui de Monlmédy ; mais son régiment ay^l été licencié en 1660, il ne fut plus d^ lors employé. Il vivait encore en 1 6$9*

II. Branche de Paris. — J^anMaff sanes vint à Paris à la suite du .ro} Henri lYqui le créa conseiller et secîr^? taire du roi ; il y mourut à l'âge de j^Q ans et fut enterré dans le cimetière dM Saints-Pères, le 15 sept. 1631. lianU épousé Jacqueline Forget, et en af^t eu : 1 * Elisabeth , qui se maria , M 1 642 , avec Jean Amproux , sieuç i^ LaMassaye, et mourut veuve en 1^69; — 2* Antoine, né le 20 mai 4643 * qui suit; — 3* Charlotte, femme, è^ 1648 , de Jacques de Saint-Denis^ sieur de Vervaine, fils de Thomas i^ Saint-Denis , sieur de Lancisière , el de Louise Le Vasseur; — 4* Pigtat , nôle26fév. 1611 ; — 5*Paol, présenté au baptême, au mois d'avril 1 6 1 tt par Forget , conseiller au présidial de Riom ; — 6» Isaac, né en 1 6 1 4; — !• Marie, femme, en 1632, de Thomas Hardy, sieur de Vicques, fils de Piêfre Hardy eiàQ Madelaine Du ValymOfU^ en 1660.

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ÂDtoine de Massaoes, ancien conseiller et secrétaire du roi, député de Tlslede-Fraoce « pour agir aux affaires des églises» {Jacobins S. Honoré, N*30), et doyen des anciens de {^église de Gbarentou {Supplém. franc, ISI. 4) était, à répoque où Tédit de* Nantes fut révoqué, un vieillard d'un esprit doux et d*une conduite fbrt sage , selon le témoignage des agents de La Reynie.

Iljouissail d'une fortune de 7 à 800, QOO li?res de rente. Ni son âge avancé, ni son caractère inoffensif, ne le mirent à Tabri des persécutions qui, quoi qu'on en ait dit, frappèrent les Protestants de Paris, aussi bien que leurs coreligionnaires des provinces. Le 40 et le 20 oov. 4685, des lettres de cachet exilèrent tout le consistoire, à l'exception de Rozemoni , qui réussit i se sauver à l'étranger avec sa femme et deux enfants, de Girardot et de Falaiseau^ qoi paraissent s'être convertis. Massanes fut relégué au Blanc, Louis Gervtrise à Gien , Jean Girard à Auray , Théodore Le Coq à Memers , Samuel Lardeau, procureur , âgé de 40 ans, «esprit doux et posé,jouissant de la répntation d'un homme de bien , fort à son aise et n'ayant qu'un fils de six ou sept ans » , à Montrichard, Béringhen ï Limoges , Noël Bezard à Châle^ugonlier(l), Grostêle, sieur de La Buf- ^ère , « esprit bon et assez froid, passaiH pour un honnête homme» , à Guéret, Moiclari à Ballon , Des Marchais à Cbâteaurenault , Janiçon à Vierzon , Antoine de Crosat^ sieur de La Bastide, à St-Pierre-le-Moustier, GavcA^r à Avalon, Papillon à Avranches, Samuel Beauchamp , avocat au parleiosent (qui se réfugia plus tard àThorpe en Angleterre, ou il mourut, en 4 688, à l'âge de 78 ans), ^ Bar-sur-Aube , Philippe Bernard, sieur de Bouilly, «ancien avocat, âgé d'environ 60 ans, homme d'esprit, fort retiré et particulier», à Guise, Tassin à Semur, Bobe-

{i)Besttrd éUli signalé commp mauvais ca* tliOliqaecDl690(ilfrJk. E H376). Kn 1687, li iTait éié relégué à Ponilevoy (IHtt, E. 3873).

ton ï Hiesmes , en Normandie , Ha^ monnet â Mayenne, Conrart â Li^ sienx, ei'Aufrère, procureur au parlement, àGhâteau-Chinon(4).Plus tard, Massanes fut transféré dans l'abbaye de Saint-Firmin â Beaugency . puis à Sainte*Geneviève(.4rcA.^^».E.3372); mais, dès 4687, il habitait la Hollande avecsafemme(/5t(i.E;3373),soitqu'il eût été assez heureux pour sortir de France,ou,ce qui estplus probable,que son opiniâtreté l'eût fait chasser du royaume (2).

Antoine de Massanes avait épousé, en 4647, Françoise Bothereau-de- Lormois , veuve de Jean-Baptiste Marbault, et il en avait eu quatre enfants : 4* Antoine, né en 4 648, qui suit; — 2* Jean, né en 4649, et marié dans le Dauphiné, selon les notes des agents de La Reynie ; — 3* Elisa-

(1) Aufrére parvint plus lard è se saaver en Hollande, où ses fils avaient déjà trouvé an asile.

(2) Les papiers de La Reynie, où nous avons retrouvé les lettres de cachet qui exilèrent les anciens de Téglise de Gharenton , contiennent une statiMique curieuse, bien qoe inexacte vraisemblablement , des évasiout et det eonversiotta qui eurent Heu à Paris seulement dans ks mois d'oct., nov. et déc* 1685 {Supplém, franc, 7i«1. %). Le chiffre de l'émigration s'élève à 1087, savoir: Quartiers St- Antoine, 69; St-Jacques-là»Boucherie, 6; Grève, 6; la Verrerie, 4; St-Germain-PAuxerrois, 32; Ste-Opportuoe, 41 ; St-Hoooré. 40; St-EiHiacne, 65; Place Maubcrt, .'164; Marais, 11;St-Deois,96; faub St-Germain, 9U; les Halles, 8 ; la Cité. 220 : la Harpe , 20; St- Martin, 14. Dans les mêmes mois, les curés avaient enregistré 1098 prétendues ron versions» savoir: QuailiersSt-Antolue, 1S1 ; St- Jaeqaes-la Boucherie, 10; Grève, 1; la Verrerie, 1 : Sl-Germain-l*Auxerrois, 14; S(e-Opportune, 41: St-Honnns 40; St-Eustache, 65; Place Naubert, %\t\ Marais, 12; St-Dems. 96; faub. Si-Gormain, 70; Ira Halles, 8 ; la Ciié,220; la Haipc, 43 ; St-Nartiu,9V. Nous ferons observer que plusieurs de ces chiffres sont parr,iitenieiii iileuliques sur les deux listes , ce qui nou-t fait douter de leur exactitude. Eniln , il restait il Paris, au mois de dcc, 3823 HuRUi'iiots qui n*avaient point abjuré: QiiariiersSi-Autoine, 711; St-Jacquesde-la-Roiichcrie, 19; Grève, 29: la Verrerie, 13; St-Germain l'Auxerrols, 76; Sie-Opportune, 272; St Honoi-é. 134; St>Eustarhe,:i67; Place MdUberl, 34V; Moriellerle, 55; Marais, 130; Si-I)enis, 162; faub. St-Germuin, 688; letUaiiet,129.

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iiTB, née eD 1680 et mariée ï Pap$^ Saini'Auban (Arch. gén. E. 33*73);

— 4* Dm iiL , né le 3u avril 4 651 .

Antoine, sieur de Villejoudn , prit

pour femme, en 4671, Marguerite Hardi/, sa cousine-germaine, dont il eut plusieurs enfants. Les Registres de Charenton nous en font connaître sept:

1» Antoine, né le Î7 mai 167t; — S' Cbbistopbe, né en 1674; — 3* Maiie-Anne, née en 1675; — 4* Mâbie, née en 1 676 ; — 5» Isiic, né en 1 677 ;

— 6' Elisabeth, née en 1679; — 7* Blanche- Angélique, née en 1683.

A la révocalion, il ne suivit pas Texempie de son père, mais se convertit {Arch. E. 3372). Sa femme, au contraire, refusa courageusement d*alier Si la messe, et comme son état de grossesse avancée ne permettait pas de renfermer dans un couvent, on mit auprès d*elle deux huissiers chargés de la garder à vue {SuppUm. franc.

4026.1). Aussitôt après sa délivrance, on la transporta dans le couvent de TAnnonciade {Arch, E. 3372). Nous ignorons quand et comment elle eu .sortit; ce qui est certain, c^est qu'elle parvint à gagnerGenève avec ses filles, vers 1 690. Quant à son mari, son orthodoxie était suspecte, puisqu*en1 695, on jugea nécessaire de lui enlever son fils pour le placer dans le collège des Jésuites {Ihid. E. 3381). Les dignes Pères ne négligèrent rien, sans aucun doute, pour inspirer à cet enfant Thorreur de la religion dans laquelle il était né, et ils y réussirent si bien, que sa mère ayant désiré le voir, il se rendit à Genève, en 1 71 5, et que, quand il y fut, il ne voulut plus en partir, ce qui attira beaucoup de désagréments ^ son père.

IIIA88A11D (Jacques), médecin de Grenoble, a publié :

I. Divers traités des panacées^ Grenoble, 1679, in-12 ; Amst., 1686, in-li ; trad. en angl.,1685, in-12.

II. De naturà et curatione luis venerea, ins. dans le T. IV desMiscellan. medico-physic. gallic.

lil. Harmonie et accomplissement des prophéties sur la durée de VAnU"

christ et les eoufrancee de rEfUêê.

Colog. et Amst., 1686-88, 5 partiet in-12.

On lui doit aussi une trad. fi'anç. dn livre d'Eï^^ocT'àieDeveterimedicinâ.

Il est fort probable qu^ii la révocatloA de redit de Nantes, il se réfugia en Hollande. Plus d*un siècle auparavant, un huguenot du même nom, Pierre Massard, de La Charité, avait obteni à Genève les droits de bourgeoisie.

1I1A?^MKU (jEAN),nis de Noël Mai'sieu^ de Caen, et de Tkomine Lefoye»

épousa Marthe Lespinguenr, en 1 6 1 9« c est-à-dire au retour d'un long voyage qu'il avait fait en Flandres et en Hollande, pour y apprendre la fabncitiou des draps de laine d'Espagne, encore inconnue en France llétablil I Caen une fabrique qui pritun grand d^ veloppement, sous rhabile directioi de son fils cadet Piebbb , (4) né le 4 1 avril 4 622. « Après avoir voyagé, IKon dans les lettres de noblesse accordées, en 1776, par Louis XYl, à un de ses descendants, Pierre Massieu prit la direction de la manufacture de son père et la porta à un tel degré de perfecti<m qu'elle effaça toutes celles de l'étranger, vingt ans avant l'établissement de celle de Josse VanBohais.y» Ses draps étaient si beaux que Louis XIV voulut en être vêtu. En 1674, quatre cents familles étaient employées dans ce vaste établissement. Du mariage de Pierre Massieu avec Esther Mallet, béni pat Jean deBaillehache,\e 1 5 janv.4654, naquirent six enfants : 1* Jacques, né en 1653, — 2* Mabtoe, née en 1 655, et mariée^en 1 680, à Michel de Gron; — 3*' PiEBBE, qni fut baptisé en 1656 par Le Coulteux^ei épousa Catherine Osmont ; — 4* Jacob, né en 1 657, et mort à Rotterdam, le 10 juin ^0(^; — 5" Anne, née en 1 659, et mariée, en 1679,è RobertLeBret; — 6*'MiciBt, né en sept. 1661. Deux de ces enfants, Jacob et Michel, passèrent dans les pays étrangers <i la révocation dcTédit de Nantes ; mais le fils atné resta en

(1) Son au atné JiiK suivit la carrière Mtm talrei et moarnt MOf postérité.

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— SfO -

FiHDCeavec son përe,6t,pour échapper aux missionnaires bollés, il eul la faiblesse de signer un acte d'abjuration.

Çependanl il refusa couslamment de

Î Participer au culle catholique, comme 'attesta le curé de sa paroisse, lorsqu'une mort précoce Tenleva, le 33 a- ^ril4 689. Le défunt ne fut donc point Âorté au cimetière; mais.sur la requête du père, il fut enterré, par ordre du lieulenanl criminel, dans les fossés de iâ TîUe. Si Pierre Ûassieu n'eut point la douleur d'assister^ Todieux spectacle dé son fils tratné sur la claie comme relaps, ce n'est point, comme on pourrail le croire, à la considération dont il i 'ouïssait qu'il en fut redevable , mai^ \ l^horréur générale que Taboroinable déclaration du 29 avril 4 686 avait sou-

tefée. Trois ans après , il perdit sa émme,qu'il fit inhumer dans un jardin attenant à sa maison, où fut aussi enterré, en 1 696, son fils Pierre, mort à Page de 40 ans ( 4 ). Il termina luimême sa longue carrière ^ la fin de J704, laissant sa manufacture de draps son fils Michel, qui venait d'épouser, le SO oct., devant le curé de Saint- G^r à E\h(yMÎ,Anne Asselin.ùWeé' Antoine Asselin, armateur de Dieppe, et (i*Anne de La Guèze.

Michel Hassieu était passé en Angleterre, comme nous l'avons dit, à la ré- ▼ocation de l'édit de Nantes. 11 avait appris le commerce dans les comptoirs désir John Huckshaw, qui lui fit inutilement lesofires lesplus brillantes pour te retenir auprès de lui. Le désir de rc- ▼oir sa patrie et son vieux père le rameDa en France, après une absence de Vingt ans. Malgré les porlesqu'il éprouva en 4720, à l'époque dufameux système de Law, il ne put se résoudre à accepter lesproposilions avantageuses aué le roi d'Espagne lui fît faire pour I attirer dans ses Etats. 11 mourut en klt9, laissant trois enfants : r* Anne, aée en 4705, femme, en 1726, ào Jacob Feray^ du Havre ; — V Micbel- Artoine, né en 4707, qui suit ; — 3*

(1) Ce jardin servit depuis de cimetière tu Protestants de Caen jasqu'à la Révolution.

PiBiBB, souche de la branché de CtEtval.

I. Michel-Antoine Massieu renonça à h fabrication des draps pour s'occuper du commerce maritime. « 11 envoya, lit-on dans les lettresde noblesse que Louis XVI lui accorda en \ 776, des navires en Turquie, à la côte d'Afrique et dans lesdeux Indes. En 4740 et 4*572, il sacrifia des sommes considérables pour faire venir de l'étranger des grains qu'il donnait^ perle.. .Pendant les guerres, il procura des secours essentiels aux prisonniers français en Angleterre ; il fut des premiers a donner è la ville de Caen l'exemple dé la pèche de la morue.» Et voilà les hommesàquiun gouTememenl insensé permellail qu'on refus&t la sépulture ! Du mariagts deMicbel AutoineMassieu avec Marie- Anne-Samuel Bacon-de-Pré- C0«r/(4), célébré en 4734, naquirent:

4 * Mabie-Anne-Catoebine .qui épousa, en476i,à l'âge de trente-un ans, Evans Mortimer; — 2» Akne, née en 4735, femme de John St-Léger- Douglas; — 3* Hicbel-Jacqces-Sauuel, sieur de $t-klanvieu, né en 4732, qui se maria, en 4754 , avec Judith-Elisabeih Signard, d'une ancienne famille protestante de la Normandie. Il mourut en 4792, père d'un fils, Frédéric-Jean, décédé en 4 812, sans avoir été marié, et de quatre filles : Anne-Samcbl-SopHiB, néeen4755jeinme, en 1 786, de Jean d^ Agneaux, sieur de Deserlines, fils ^t Jean- Philippe d'Agneaux etde Marie-Anne Dulusc (Etat civil de Paris. Chap.de Hollande,N* 97); — Anne- Micbelle-Elisabeth , née en 4756, mariée en n85,avecPAt7fp/>tf-CAmlopAe Oherkampf; — Estber-Ga- BRiELLE-ËMiLiE, néeen4769, épouse, en 4791, ùqP,-A, Ravel, d'Annonay, banquier à Paris; — Scsanne- Antoinette-Rosalie, née en 1772 et mariée Samuel Widmer,

(1) Ceu« famille a donné anssi des Rages de son attachement au piolesianiisroe. En 1688, un Jeune de Précourt ètaîi enfermA anx Noo<<> veàflt'Converiis 6eCàe\\(Arch. çéii, Tt.347). Son père, m mère et iton frère allé t'étaient réfagiésen Hollande.

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It.{^ierrella8sien,dil Je CUrvaU né le<6 fév.n08,secrétaire perpétuel de Taçadémie de Caen (1), fut marié deux foiâ. Sa première femme , Marie Sigiiard,\\^\w\ donna qu'une lille, nommée Anne, qui épousa, en \Vô'èJ$aac Du Moni-de-Bostaquet, mousquetaire delà ||[arde du roi,de&cendanui'uno ancienne fumille noble de la Normandie, qui avait, dans le temps des persécutions, donné des preuves de sou attachement à la religion réformée. Do la seconde, EstherRenee Gohier^ il eut deui fils et deux (illes : \^ Anne-£s- THER, ftée en 1736, mariée, en 1754, à Etienne lienouard, d'Amsterdam ; — 2 Anne-Elisabeth, née en HuO, femme ù'Osmont, de Caen; — 3» MicBËL-PiERRE-EsàiE,ué en 4738, peîDtie d^iD talent Irès-remarquahle, qui laissa deux enfants : PiERRE-BlicnsL- Auguste et Anne-Cécile, mariée, en 1821, à Taocien pasteur de Caen, André-Martin Rollin ; — 4** Sâmuel- AuGUSTE, né le 15 août 1741, qui épousa Esther Feray , et en secondes noces, en 1784, Marthe Joly-de- Bammeville, fille de Pierre- Louis My-de-Bammeville, sociétaire durqi et de Marie Aune l'romaget. De ce mariage naquirent quatre enfant8,nomméë Auguste-Samuel, Eugène, CarotiNE et Elisabëtu.

Né îi Saint-Quentin, le 5déc. 1785, et mort îi Paris, le 17 mars 1847, Auguste-Samuel Massieu-de-Clerval, viceamiral, grand oilkier de la Légion d'honneur et dignitaire de Tordre du Cruzeiro du Brésil, sort de notre cadre; cependant le grade éminent qu'il a occupé dans la marine militaire et les services qu'il a rendus, nous semblent justifier Texceplion que nous croyons devoir faire en sa faveur. Nous rapporterons succinctement les principales circonstances de sa vie.

Massieu-de-Clerval qui, dès son enfance, avait montré un penchant dé- Ci) Il ne paratt pas qa'il ait rien publié; mai» il i laissé eo mss. divers opuscules, et, eotre toires, des tragédies q«i te conserTeni dtas st famille.

cidé pour la marioa,8*embarqua comi|te matelot, en iSûi, sur le Rhinecér^s chargé d^approvisionnemenls pour )a station des Autilles. Nommé, en 18.04, aspirant de première classe à la suile d'un examen brillant, il obtint Pautarisatiou de servir sur la flollille i» Boulogne et fut attaché à Tétat-aujor de Tamiral Bruix, qui femploja à des travaux hydrographiques sur la cûledePicaidie. 11 prit parla plusieurs engagements avec les croiseurs aur glais, et s'y comporli) si vaillamment qu'il fut élevé au grade d'enseigue àa vaisseau, le 12 Sept. 1805. C*est an cette qualité qu'il s'embarqua sur je Vétéran el passa sous les ordres de JèrôroeBouaparle, avec qui il fit une longue campagne sur les côtes du Bréai) et aux Antilles. Il fut nommé lieulfnanl de vaisseau, le ii juill. 1808.

Il montait alors la frégote la fopaza.

Celle frégate qui, à sa sortie de Breal, avait soutenu un combat glorieux c^utre une frégate anglaise et l'avait miaè en fuite , Unit par être capturée dans la mer des Antilles. Massieu fut coÉduit. comme piisonni»;r de guerre, à ja Barbade, d'où il parvint à s'échapper sur un navire américain. Quelque temfs après son retour en Europe, l'emf^reur le fil échanger contre un ofQ(:i|r anglais el l'envoya servir sur l'iphig^nie qu'on armait 5 Cherbourg. Nomin4 en 1812, nu commandement du briqk le Ilussard,Uassieu-de-Clerval piilfAli^ aux opérations do la flotte d'Auveri jusqu'à la chute de l'Empire. Apièe W reconnaissance du nouveau pavillon»!

laquelle il s'opposa inutilement, il ramena h Brest son brick dont le coitt' mandement lui fui retiré. Cepeudaoi il reprit la mer à la finde18l5.Nomm# au commandement de la Zélée, il fu^ envoyé aux Antilles, voyage au relonr duqiiel il fut fait capitaine de frégale^ el attaché à la station du Levant, it profita d'une longue croisière de dent ans pour visiter la Grèce et y faire faire des fouilles qui ont enrichi le Musée du Louvre do précieux débris do l'art a|V* tique. En 4824, il obtint, le comman-

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- ait ^

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dément de la corvette TËspémnce, qui devait Tisiler le Brésil, Tlle Bourbon, la côte orientale de l'Afrique; cette campagne lui valnt le grade de capitaine de vaisseau, le H août I8IS.

Qiargé, à son retour, d'organiser à Brest nn équipage de marins d*après un nouveau règlement, il s'acquitta de cette tâche difficile à la satisfaction du ministre, qui lui confia le commandement de la station du Sénégal, et plus lard, en 4838, celui des équipages de ligne b Brest. L'année suivante, il fut choisi pour diriger le blocus d'Alger et préparer en quelque sorte les voies i l'expédition de 4830. Dans ce poste qui exigeait autant de tact et de prudence que de fermeté, Massien-de- Clerval sut justifier la confiance du gouvernement. Il prit ensuite le commandement d'une des divisions de la flotterons les ordres de l'amiral Duperré, et, après la conquête d'Alger, il resta en Afrique pour organiser la marine.

Duperré, qui appréciait ï leur juste valeur les services rendus par Massieude-Clerval, avait demandé pour lui, dans son rapport au ministre, le grade de contre -amiral. Massieu l'obtint, mais seulement le 5 janvier i 833, et, l'année suivante, il fut appelé au commandement de Tescadre du Levant.

De retour en France, en 1 836, il remplit, quelque temps après, les fonctions demajor général à Toulon. En 4 8it, il reprit la mer pour aller commander la station du Brésil et de la Piata. Une maladie du foie,aggravée parTinfluence du climat, le força à demander son rappel, en 4844. Elevé au grade de vîce-amiraL depuis le 25 juin 4842, il continua, malgré ses souffrances, à rendre jusqu'au sa mort des services à la flotte comme membre de l'amirauté et président du conseil des travaux de la marine. De son mariage avec Emilie-Louise de Bourrienne, célébré en 4845, sont nés quatre enfants : Henri, docteur en droit et avocat, qui a bien voulu nous communiquer une notice très détaillée sur la vie do son père ;

Blanche, femme de M. Lehardelay, docteur en médecine; Bathilde, épouse de M. Duverger, ingénieur en chef des ponts et chaussées ; Eugénie, femme de M. Duverger, inspecteur des douanes. Tous quatre ont été élevés dans la religion catholique.

A1A8SIIV, ministre de Pailhat en 4 577. Invité par Du Lac, gentilhomme huguenot fort zélé pour la Religion, à venir remplir les fonctions de son ministère à Ambert, Massin s'y rendit, au mois de nov. 4576; mais le bailli lui refusa l'autorisation d'exercerpubliquement le culte réformé. Massin n'en tint compte. Les Catholiques irrités fermèrent les portes de la ville et ne voulurent permettre i aucun habitant ou étranger d'y entrer, s'il n'était catholique. Du Lac lui-môme, qui habitait dans les environs , étant allé rendre visite au pasteur, reçut ordre de sortir d'Ambert. Les Protestants étaient, en outre, en butte aux provocations les plus insultantes. Lorsqu'ils se réunissaient pour la prière, ils étaient hués et assaillis à coups de pierres; cependant contenus par le ministre qui, dit M.

Imberdis, se montra digne et calme, ils évitèrent une rixe que leurs adversaires cherchaient évidemment à provoquer. Ils se contentèrent de porter plainte au bailli, qui les renvoya en menaçant de la prison quiconque se permettrait de murmurer. Un soir enfin que Massin était allé prêcher à Pailhat, espèce de désert aride qu'une colonie de Protestants de Saint-Etienne, chassés do leurs foyers par la persécution, avait couvert, depuis quelques mois, d'habitations et d'usines, on lui refusa l'entrée de la ville : bafoué et menacé parles sentinelles, il dut aller chercher un asile dans le château de Du Lac.

Pour mettre un terme ï ces excès que rien ne justifiait, ce seigneur se concerta avec Chavagnac et Merle pour s'emparer d'Ambert. L'entreprise réussil, et Massin, rentré dans la ville avec les vainqueurs, ne se vengea qu'en employant toute l'influence que lui donnait son caractère, pour arracher les

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Âmbertoif aux Tengeanccs de sei coreligioDoairefl. Tant qu'Âmbert resta au pouvoir des Huguenots, ce digne ministre de l'Evangile partagea ses soins entre les deux églises dont la direction spirituelle lui avait été confiée ; mais lorsque Pailhat fut menacé par les troupes du duc d'Anjou, il alla s*établir au milieu des habitants, afin de soutenir leur courage. A l'approche du détachement ennemi, il pe rendit auprès du capitaine et Tassuru d'une entière soumission en échange de la liberté du culte. Le chef catholique écouta ses représentations; mais pour toute réponse, il lui montra Tordre qn*il avait reçu de raser le temple dePailhat, en déclarant qu'il était résolu à Texécuter.Sur cette menace, les Protestants prirent les armes et opposèrent une vaillante résistance. La fortune trahit leur courage. Le village fut mis à feu et ^ sang, et le cadavre de Massin fut retrouvé au milieu des décombres. — Benjamin Massin^ qui desservit les

églises deSézamie eldeChalons(F(0y. Pièces justif.,N' LXXVlll) descendait peut-être de ce fidèle serviteur du Christ.

MASSON(Chailes-Fiinçois-Pbilibeit), poète et littérateur, né à Blâment, en ilB^ , selon les Ephémér. du comté de Montbéiiard, en 4*762, selon la Biographie uuiv., en 4761, selon le continuateur d'Adelung, et mort 2i Coblentz, le 3 juin 4 807.

Sou père, greffier de la seigneurie de Blamont, le mit en apprenlissuge chez un horloger de Montbéiiard. Au bout de quelques années, il alla seper- Icclionner dans son art à Neuchâlel, à Bâle et h Strasbourg. Ce fut pendant son séjour en Suisse que le goût de la poésie s'empara de lui. Le Mercure helvétique de 1780 contient les premiers essais de sa muse. Appelé en Russie par son frère aîné, officier au service de la czarine (4), Masson entra, en 4787,

(1) Ce frèrr, qnl s*éleva au grade de colonel, ei\ connu dans la litiératore par on poème dont Cbarles-Nanel est le hér08,et qui a para a Strasb., 1816, 3 vol. iB-8".

comme sous- officier dans la gardt.

L'année suivante, il fui nommé lietite* nant dans le corps des cadets; puii, en 4789, capitaine de dragons, et ea même temps, aide-de camp du minisire de la guerre SoUikoff (4), par la protection du général Melissino, dont son frère avait épousé la fille. Ses qualités aimables et son esprit enjoué lui ouvrirent les portes des meilleurs salons de Pélersbourg. En 479Î, il fut promu an grade de major en second dans un régiment de la garde. En 4794, l'impératrice le chargea d'une mission ^ Stutt • gard, Carisruhe et Baireuth, malgré la vive opposition du grand-duc Paul, et à son retour, elle lui fit expédier le brevet de major en premier des grenadiers d'Alexandre. Enfin, lorsque son petit-fils Alexandre se maria, elle le plaça comme secrétaire auprès de lui.

Mais tout réchafaudage de sa fortune s'écroula à la mort de Catherine. A son avènement au trône, Paul, qui ne l*aîmuit pas, le destitua et lui ordonna de quitter la Russie. Profondément blessé de cette injuste disgrâce, Masson te relira d*abord en Pologne. Il passa en Prusse tes anuées 4 797et 98; en Suisse, Tannée 4799, et en 4800, il vint ài Paris. Le premier consul le fit entrer dans la commission chargée de la ré* vision de la liste des émigrés. En 4804, il fut nommé secrétaire-général du déparlement de Bhin-et-Moselle, et en 4804, président du collège électoral de Coblentz.

Masson était un homme d'esprit, il avait de l'imagination et possédait des connaissances variées. Placé dans des circonstances plus propices, il se serait certainemenlfait un nom distinguédans les lettres. A sa mort, il était correspondant de l'Institut de France, et membre de l'Institut national italien, de l'Académie celtique et de la Société philotechnique. Outre des pièces de poésie qu'il a publiées dans divers journaux, on a de lui:

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