‹ La France protestante (volume 3)Chapitre 86 sur 169 · HAT · texte numérisé non relu

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III. Vocahularium gallico-ilalico" danicum, Hafn., 1643, in-8'.

IV. Aurea senUntia,SoT2i^ 4656, in-l 6 . — Peut-ôlre le môme recueil que le N*l Irad. en lutio.

Malras, né à Veodosme , le 3 juill.

4598, descenduil, sans aucun doute ^ d*une famille proleslante. Il esl question dans les Mémoires de Mornay d*un Matras qui était à son service en 1 6i3, 6l qui est peut-être identique avec un maître d'hôtel du roi qui portait ce nom, et qui mourut à Paris, p.n 4 660, laissant de son mariage avec Louise de ManUlac, deux tilles, nommées Marguerite et Marguerite -Cbarlotte, lesquelles avaient été baptisées, en 4636 et 4640, dans le temple de Ghareoton ( Heg, de Char.).

MA.TT1IIËU (Antoine), né à Lausanne, en 4 690, fit ses éludes en théologie à Franeker et à Genève, et fut reçu ministre en Hollande. À T&ge de S5 ans, il fut donné pour pasteur à réglise française de Francforl-sur-le- Hein, qu'il desservit jusqu*à sa mort, arrivée le 7 mai 4765. Outre un recueil de Serinons sur divers textes de VE, S., publié à Francf., 4766, 2 vol.

îii-8*, on a de lui un Catéchisme^

Îui fut longtemps en usage dans son glise et dans d^autres du voisinage.

Selon Âdelung, ou plutôt sou continuateur, le père dWntoine Matthieu était un réfugié de Nismes. Différentes raisons nous feraient croire qu'il était plutôt originaire du Dauphiné (4). Un registre des baptêmes célébrés dans réglise d'Orpierre(^rcA.^^« Tt. 235) nous apprend que cette église avait pour pasteur, en 4 586, Hugues Matthieu^ à qui sa femme, Anne Abelj donna, cette même année, un fils, nommé David, baptisé, le 2 mars, par B. de La Hoche. Plus tard, en 4 594, Hugues Matthieu reçut vocation de réglise de Gap et fut remplacé à Orpierre par François DuJarry. Plus tard en-

(1) Dans nn rôle de Rëfogiés dressé k Lansaooc en 1740, noas troavnns one Mûdelaine Matthieu do Daophioé, et Eiieiwê Mûtthieu^ eirJear de laine da Vivartis.

core, en 4 603, on le trouve minisire àEmbrun.D'autrcs pasteurs de ce nom, qui figurent dans la liste des ministres présentés au Synode national eu 4 626, étaient vraisemblablement ses fils. — Nous ne prendrons pas sur nous d'affirmer que Nicolas Matthieu, ministre deMonteudre, réfugié en Hollande, où il mourut en 4698, après avoir desservi pendant cinq ans une église de la province d'Utrecht, descendait de la même famille.

La révocation de Tédit de Nantes chassa également de France Tavocat Matthieu qui se réfugia en Suisse avec son fils atné et quatre filles. Son second fils, qui servait, avec le grade d*enseigne, dans le régiment de Saintonge, resta en France, mais sa catholicité était fort suspecte. Le fils et la fille aînés du procureur Matthieu du Gapençois, avaient aussi fui sur la terre étrangère, taudis qu'il avait abjuré lui-même avec sa femme et trois autres enfants.

M VTIlY(MATTHtBii),de Manosque, immatriculé à Tacadémie de Genève en 4 666, remplissait, en 4 6So, les fonctions de sou ministère à Beaufort en Provence. Forcé de quitter à la fois son église et sa patrie par la révocation de Pédit de Nantes, il sortit de France avec ses deux fils, Charles et Paul , qui se firent connaître Tun et Tautre dans la république des lettres, le premier par un Dictionnaire géographique universel y Àmsl., 4704; 4723, in-4% quia été longtemps recherché ; le second, par une Lettre sur le mystère de la Trinité, qui souleva contre lui tous les orthodoxes et donna lieu à une vive polémique.

Né à Beaufort, eu 1 68 1 , Paul Mathy était catéchète à Técole des pauvres fondée à La Haye*par Saurin. C'était un homme de mœurs très*pures et d'une grande érudition ; mais ni ses vertus ni son savoir ne le mirent à Tabri des persécutions d'un dogmatisme intolérant. Àyantvouln, et ilen avait assurément le droit, essayer d'expliquer les pasages de r£cniure où J.-Ch.

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esl présenté comme inférieur et soumis au Père, il s'imagina lever toutes les difficultés en admettant trois natures en J.-Cb., la nature divine, la nature angélique et la nature humaine.

11 affirmait que le Père est le seul être infiui, absolu ; que le Fils et le Saint- Esprit sontdes êtres linis, différents du Père, et que néanmoins J.-Ch. esl Dieu à cause de Tunion mystérieuse de la divinité avec sa nature angélique plus parfaite que Tâme hum«iiue. Ces idées bizarres furent condamnées par le synode de Campen. Ualhy voulut les défendre et fut ciié devant le synode de La Uaye.Ayant refusé d'y comparaître, il fut déclaré hérétique , excommunié ef déposé, en 1730. Celt'e rigueur, qui brisait sa carrière, le rendit sombre et rêveur. Jor^f an, qui le visita pendant son voyage, raconte qu*il parlait très-peu, à moins qu'on ne le mit sur le chapitre de ses affaires. Cependant il finit par sortir de cette espèce d'abattement, qui pouvait devenir mortel. 11 s'appliqua à l'étude de la médecine et passa en Angleterre,où il parait qu'il mourut.On a de lui quelques ouvragesjous publiés à l'occasion de sa dispute avec les orthodoxes : I. Lettre d'un théologien à un autre théologien sur le mystère delà Trinité, s. l.,1'729; réimp.avec V Apologie de la conduite et de la doctrine de P. Maty, 4730. la Protestation contre ce qui s* est passé dans le synode de Campen en mai \ 730, les Nullités des procédures des synodes de Campen et de La Haye^ 1734, et la Doctrine de la Trinité éclair de , démontrée par V Écriture et défendue contre les objections de M. de* La Chapelle et quelques autres théologiens, 4730-4734, 3 part, en 2 vol. in-8^; — II. Doctrine de la Trinité, 4730,2 vol. in-4 2, première édit.de la Doctrine de la Trinité éclaircie, etc. On lui attribue aussi la C«rtitude des connaissances humaines, ouvr. publié en 4744 et qu'il traduisit, dit-on, de l'anglais.

Paul Mathy laissa un fils , nommé HatthiiU) qui fut un médecin renom-

mé et un écrivain de talent.Né en 1 7 1 8» à Montfort près d'Utrcchl,ilfit ses études à l'université de Leyde, où il prit le grade de docteur en philosophie et en médecine. En 4740, il passa en Àugieterre. Pour se faire connaître, il entreprit la publication d'un journal littéraire, où il rendait compte des productions nouvelles de la littérature anglaise. Cette espèce de revue, qui parut de 47o0-55, ï La Haye, sous le titre de Journal britannique , forme une série de dix-huit vol. in-4 2,ete8t regardée comme un des meilleursjournaux de ce genrA depuis celui de Baf»

le, La Société royale des sciences de Londres admit Mathy daus son sein, en 1 758, et le choisit pour son secrétaire perpétuel, en 4765. Selon Eloy, il fut aussi membre de l'Académie de Berlin.

Lors de la création du Musée britannique, en 4753, il en fut nommé sousbibliothécaire. En 4 772, il succéda au docteur Knight dans la place de bibliothécaire en chef.U succomba.en 4776| à une maladie de langueur.

Matthieu Malhy joignait à des connaissances variées et étendues beaucoup d'amabilité et de politesse. Les étrangers étaient sûrs d'être accueillis parlui avec l'empressement leplus cordial. Il entretenait avec la plupart des savants de l'Europe une correspondance très- étendue. Personne ne mit plus d'ardeur et de zèle que lui à propager l'inappréciable découverte de la vaccine. Outre le Journal dont nous avons parié, 00 a de lui :

I. Diss.de consuetudinis ef/icaeià in corpus humanum,L\ïgé.BsiL,\'HO^ iu-4'.

II. Diss* deusu, Lugd. Bat., 4740, in-4* ; tr. en fr., Utrecht, 4 744, in-42.

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