I. General indew it> the Philoso
fhieal Transactions^ depuis le T. !
jusqu'au T. LXl inclusivement, Lond., 4787, in-i\
H. Travels through Germany^ in a séries of Letters, trad. de Tallem.
de Riesbeck,Lond., 1 787, 3 vol. in-8*.
ill. Sermons^ Lond., 4788, in-8*.
— L'éditeur de ces sermons posthuipes en a, par inadvertance, inséré dans le volume quelques-uns qui ne Sont pas de Mathy.
On trouve de lui dans les Philos .
Trausact.(1755) : Seven guéries sent to a friend in Constantinople hy Am, and answered hy James Porter, Quelques bibliographes lui attribuent aussi une trad. franc, du Gemmae ttalburienses (Lond., 1780-91, t vol.
in-fol.); mais on sait que le 2* vot.
au moins est de Louis Du Tens,
MAUBBRX . DE - GOCJVÈST (Jean-Hbnbi), écrivain politiaue, naquit à Rouen, le 20 nov. 172 {.A pei; ne eut-il terminé ses études , que pris d'un accès de ferveur religieuse,Maubert entra dans Tordre des Capucins ; mais il ne tarda pas à sentir qu'il s'était trompé sur sa vocation. Il s'échappa donc de son couvent,eD 1745, et se réfugia en Hollande, muni de lettres de recommandation du duc de Boute ville pour le ministre de France à La âaye. Bientôt après, il passa en Â^llèmagne et entra comme volontaire dans l'armée saxonne. Il avait déjà obtenu Iebreveld'officierdansrartitlerie,!orsque la paix se conclut. Abandonnant alors la carrière militaire.il se chargea de l'éducation du jeune comte Rutowski; mais la liberté dé ses discours ayant déplu au roi et surtout au comté de Brûhl,il fut enfermé, peu de tempd après, dans la forteresse de ECnigstein, ou il resta prisonnier Jusqu'au 20 mari 1 752, qu'il recouvra la liberté par l'intervention du nonce du pape. Avant dé sortir de prison, il avait dû promettre de reprendre rhabitde capucin. Il avait fait cette promesse sans répugnance, parce qu'il soflallaitque le pape le délierait de ses vœux ; mais iroinpé dans son <eâle,il ne lui réfeU d'dMtté parti
UKV
MAtI
que de jeter vne seconde fois le froc aux orties. Il se retira à Lausanne, en 4753. Ne possédant d'autre ressource que son esprit, il songea à se faire auteur pour vivre. De prime-abord, il se plaça parmi les écrivains politiques les plus remarquables de son temps. Ce fut alors seulement qu'il embrassa publiquement le protestantisme à Beroé.
Son intenlion élanlde se fixer en Suisse, il se fit recevoir bourgeois dans le village d'Allamans, dont Le Gentilde-Langallerie éluil seigneur, et prit le titre d'avocat; mais il avait compté sans le rigorisme des théologiens de Lausanne qui, par leurs tracasseries, le forcèrent à chercher un autre asile, eh 4*755. Il se retira en Angleterre où il fu! accueilli de la manière la plus flatteuse pur lord Ëolingbroke, qui l'engagea fortement à continuer une Histoire politique du siècle, dont denx volumes avaient déjà paru ; mais ils avaient été saisis par ordre du sénat dé Berne, à la demafade de l'ambassadeur de France. Ce travail marcha lentement, Maubert en étant distrait par d'autres occupations, notamment par la publication de brochures politiques pour la défense du ministère anglais coàtro les attaques de l'opposition . Bientôt même sa position se trouva compromise pnr un misérable qu'il avait sauvé du désespoir et qui, par reconnaissance, lui vola son nom, qu'il alla traîner dans les ordures de la police secrète. Soupçonné d'espionnage^ Haubert dut quillcr l'Angleterre et passa en Hollande, en 475'?. De ËrUhl à (|tîi il offrit sa plume contre le roi de Prusse, le fit nommer secrétaire d'Auguétc ni; mais d'iin autre côté, tréderiéle-Grand » irrité de ses attaquée , dé* manda et obtint son bannissement de la Hollnnde. Haubert se retira à Bruxelles. Le comte de Cobentzel lui accorda une pension de 600 ducats et le privilège d'une Gazette avec la direction de l'imprimerie royale. Cependant le bigotisme ne lé laissa pasjouir longtemps de ces avantages. Pour échapper aoi pctites^ersécutîoirs qu^oo lui luscitaitt
il prit le parti de retourner en AlledUt» gne,oîi il parvint à obtenir la direcilôïl d'une troupe de comédiens français »
qui devait jouer à Francfort pendant les fStes du couronoemeot de Tempèreur; mais là encore,de nouvelles traverses l'attendaient. ArrOté comme moine fugitif, le46fév. 4764,11^11 jeté dans un cachot où il passa onze mois. Etant parvenu à s'évader, il sb rendit à Amsterdam. A peine arrivé|fi fut incarcéré de nouveau à la poursuite d'un libraire de cette ville. Aa bout de deux ans, il gagna son procfè et fut remis en liberté. Il partit alors pour le Nord, avec l'intention de fioir ses jours dans la retraite; mais & son passage à Altona, il tomba malad9 él mourut, le 26nov. 4767 (selon d'autres, le 24 nov.), à l'&ge de 46 ans. Le Nécruloge des hodmes illustres ik France, qui lui a consacré une notice, lui accorde « un esprit vif, élevé, qui pensait en grand etqui ne devait presque rien à la culture; un talent incoiïtestable pour la politique, une vi^aeàjF et une fermeté d'âme siri^ulière qiît lui rendaient ses passions plus diffici-* les à maîtriser. » Voici la liste de sel publications.
1. Lettres iroqûoises , IrocopoliSf 4752, 2 vol. in-8'; réimp. sous lé WiTQ^eLettres chéraskésiennesy p^ome] 4769, in-8\
H. Testament politique du cardt' nal Jules Albéroni^ recueilli de itters mémoires [par Diirry de Horsanli revu et publié par Maubert de Gai- 9^^^ Laus., 4 753, in-42. — On admire dans bel ouvrage la profondeur des vues, la finesse des observâttonSt la justesse des raisonnements; maik on désirerait plus de précision et d*ip légance dans le style, qui pourtaiit éït touiours clair et lumineux.
ill.L'amt de la fortune ou Mimir tes dû marquis de S, A., Londrei»
[Laus.], 4754, 2 vol. in-42; Lood., 4764,2 vol. in-8».
lY. LHllustrepaysanou Mémoirik et aventures de Daniel MonginiiM au canton de Berner mort d Agra Û
UAU
MAU
ttmaini9, Laus., 1754, in-12; Francf.. «755, in-8*.
Y. Histoire politique du siècle , Laus., 4754,2 vol. iD-12;réimp.avec des développements et conduite jusqu'aux traités de Ryswick et de Carlowitz, Loud., 4757, 2 vol. in-4";trad.
en allem., Leipz., 4758, in-8^.
VI . Le siècle politique de LouisXI V [trad.de Bolinghrokej.av^c les pièces gui forment l'histoire du siècle de M. Fr. de Voltaire et de ses querelles avec MM. de Maupertuif et de La Baumelle, Siéclopolis, 4754, 2 vol.
iD-42.
y\l. Ecole du gentilhomme ou finiretiens de feu M. le chevalier deB.
avec son neveu^ Laus., 4754, in-42; La Haye, 4761, in-8».
YIII. Rf flexions d^n suisse sur la guerre pré>ente, 4757, in-8';Brux., 4759. in-4 2.— Attribué aussi à Voltaire.
W,Ephraïm justifié, mémoire historique et raisonné sur l'état passé, présent et futur des finances de SagSy Ërlang., 4758, in-8'*.
X. Esprit de la présente guerre, discours de M. de G. pour et contre les deux opinions dominantes dans le parlement de la Grande-Bretagne j 1758, in-12; 4759, in-8'.
XI . Nouvel état politique de VEu^ rope et des Pays-Bas, Francf., 4 764, 6 vol. in-8".
XII. Manloverana, 4762, in-8». — G^est le même ouvrage que celui-ci :
Lapaix générale ou Considérations dudoct.Manloverd'OxfordM6tyS\
\\\\,LePittetleContre'PittM'\^.
XIV. Testament politique du maréchal duc de Belle-lsle,M^3,iu-S\ — Attribué à Maubert-de-Gouvestpar Meusel, qui ajoute que Cbevrier doit y avoir eu part.
XV. La pure vérité, lettres et mémoires sur le duc et le duché de Wirtemberg, Augsb., 4 765, in-42.
XVI. Le temps perdu ou les écoles publiques, Amsl., 4765, in-8». — Critique de Tétat de rinstruclion publique en France.
XVII.L^//r^s du chev. Talhot sur la France, Irad. dcrangl.,Âmst., 4766, 2 vol. in-42; 1768 2 vol. in-42.
XVIII. Testament politique du chevalier Walpole , Âmst., 4767, 2 vol. in-42. — Douteux, selon Meusel.
XIX. Trop est trop ; capitulation de la France avec ses moines et religieux de toutes les /trr^«s,LaUaye, 4768, in-8^
Voltaire a , sans preuve , accusé Maubert-deGouvest d'une falsificalion de sa Pucelle, et on lui a altribué^ans raison suffisante l'Histoire de l'anarchie de Pologne publiée par Rbulières.
MAUCUAUD (Burcbard-David), docteur en médecine et médecin du roi de Wurtemberg, naquit à Marbacb, le 49 avril 1 696. Son père, Jean-David Hauchard, docteur en médecine, le destinant à la carrière qu'il suivait luimême avec quelque succès, il partit pour Tubingue, en 4742, après avoir fait de bonnes études au gymnase de Stuttgard, et il s'appliqua à la médecine pendant ciuqannées,auboutdes quelles il se rendit à Àltorf afin d'y suivre les cours du célèbre Heisler.
C'est dans cette dernière université qu'il soutint avec bonneur sa thèse De verâ glandulorum appellatione , qui a été imprimée à Altorf en 4718, in-4". De retour à Marbacb, Maucburd commença à pratiquersous les yeux de son père; mais, quelques mois après, désirant se perfectionner dans l'anaiomie et la chirurgie, il se rendit à Strasbourg, puis à Paris, où il profita, pendant deux ans, des leçons de Gérard, l'habile chirurgien de l'hôpital de la Charité. De retour en Allemagne, il se fit admettre, en 4722.au gradede licencié dans la Faculté de Tubingue. C'est à cette occasion qu'il soutint une thèse De hernià incarcerata, qui a été imp. à Tub., 4722, in-4*. Peu de temps après, il fut nommé médecin de la cour de Wurtemberg.
Le succès de ses opérations et le zèle désintéressé avec lequel il se livrait à des démonstrations anatomiques, tant l Stuttgard qu'à Tubingue, le firent ap-
MAU
MAy
pe1er,en 4 726, ï la chaire d^anatomie el de chirurgie. Il D*en prit possession que le V mai 17S8, mais il la remplit avec assiduité jusqu'à sa mort, arrivée le 4 4 avril 4752. sauf de courtes absences nécessitées par ses voyages à la Cour et par une campagne qu^il dut faire, en qualité de chirurgien de farmée, avec les troupes que le duc Charles-Alexandre commanda sur le Rhin.
Il n'avaitjamais pu se résoudre à quitter le Wurtemberg, malgré les offres avantageuses qui lui avaient été faites de divers côtés. Pour le récompenser de son attachement à sa personne, le duc Tavait nommé son médecin et lui avait accordé le titre de conseiller. £n 4729, Mauchard avait pris le bonnet de docteur, et la m6me année, il avait été reçu membre de TAcadémic impériale des naturalistes.
Mauchard a joui d'une grande et légitime réputation en Allemagne, par ses succès dans le traitement des maladies desyeux. Il availeu pour maître, dans cette branche importante de Tart médical, le célèhre Woolhus.Ses nombreuses occupations ne lui ont pas permis d'écrire des ouvrages de longue haleine ; mais on a de lui beaucoup de dissertations en forme de thèses, qui sont justement estimées tantpour l'élégance du style que pour la sagesse des préceptes. Voici la liste de ses écrits, tous impr. à Tubingue dans le format in-i".
I. De ophthalmoxysi non antiquâ, seu WoolhusianO'Hippocraticâ, nobilissimâ operatione oculariâ, è texiu grœco erutà et bis mille annos neglectâ^nunc detnum émergente et defejisâ, 4 726.