XI. Three letters to lord viscount Howe
Ou trouve d'Israël Mauduit dans les Philos. Trans. (1753) une dissertation : On an american foasp's nest, shewn to the royal Society, laquelle a été trad. en allem. et insér. dans le Hamb. Magaz. (T. XXIV).
MAUGIÎlt (Jacques), graveur en médailles, né k Rouen, en 1638, de Jacques Mauger, marchand, et de Cortherine Caron, On ne sait rien sur sa vie ; mais ses ouvrages, au nombre de 24 pièces, que l'on admire au Cabinet des médailles, prouvent qu'il tenait un rang très -distingué parmi les artistes du siècle de Louis XIV. Il est probable que, comme tant d'autres de ses cojdfrères, Mauger accepta, au moins en apparence, la religion qu'il plut au prince de lui imposer (1); car nous voyons que sa faveur se maintint bien après redit de révocation. On lui attribue, en outre, un certain nombre de médailles commémoratives, signées des initiales S. M ou J. M.; mais ce serait à tort, selon Nagler, «car, dit-il, sur l'une de ces pièces on lit la date de 1722, et comme Mauger travaillait déjà en 1646 et peut-être plus tôt, il n'est pas vraisemblable qu'il ait vécu aussi longtemps. » La date que nous avons assignée à la naissance de notre artiste , d'après les Registres de Gharenton, prouve le faux du raisonnement du biographe allemand. Mauger avait épousé, le 20 juin. 168(, à l'âge de 23 ans, Elisabeth Bigorne, fille de Pierre Bigorne (2), peintre et sculpteur. Un
(1) Sa famille ne suivit pas son exemple. En 1686, trois demoiselles Manger étaient enfermées aux N.-G. de Paris. Gomme elles se montrèrent opiniâtre», on en transréra deux au château de Nantes, et la troisième k la citadelle de Montrenil, en 1687 (Arcfc. gén. E. 3373).
(2) Pierre Bigorne éttit flls de Simon Bigtrne. menuisier a Amiens. Sa femme. Elisûbetk Roy, d*l]^fton, lui donna plusieurs antres enfants : Estbrr, présentée au baptême le 7 nov. 1660, par Pierre Longet, peintre sur verre, et B»tker Tasrin, Pihrb. baptisé le 5 mai 1666, et Jonmi, le 22 tvr. 1669.
MAU
HAU
fils, JiCQUES-PiciRi, naquit de ce mariage, leS9oct. 4683.
MAUGET (Guillaume) , appelé aussi yikSiGET^Mauguêt el Magct, fondateur de Téglise de Nisroes, eu 4 560. Mesnard nous peint Maugel comme un homme « vif, plein d'esprit, assez éloquent, mais surtout ardent et zélé au dernier point pour sa doctrine. » Dès le 29 sept. 4559, il s'était mis à prêcher à Nismes dans le jardin d*un particulier; mais bientôt, enivré de ses succès et s*exaltant à la vue du nombre toujours croissant d'auditeurs qui se pressaient à ses prédications, il s'y trouva à i'élroit A la tête des sectateurs des opinions nouvelles, il s'empara donc de Téglise de Saint-Etienne de Capduei. Cet acte de violence fournit à Viilars un motif légitime pour le chasser de Nismes. Il se relira à Montpellier, où il érigea une église, le 8 fé- -vrier 4560. François Maupeau^ son parent, fut établi diacre avec Claude Formy; Georges Crouzier, étudiant en médecine, et Bonnail, bourgeois de la ville, furent nommés surveillants, à ce que rapporte Aigrefeuille. Rappelé à Nismes après la mort de François II, Maugetlaissa l'église naissante sous la direction du consistoire, en attendant l'arrivée du ministre qu'il avait demandé àGenève. Le consistoire genevois renvoya ï Montpellier Jean Chassanion^ que Mauget alla installer.
De retour à Nismes, le premier soin de Mauget fut d'y organiser l'église.
A cet effet, il tint, le tZ mars 4564, dans la maison du serrurier itf an Afa«rin une assemblée , où l'on procéda à l'élection d'un consistoire (4) et où fut décidée eu même temps la fondation d'une école de théologie. Mauget en fut nommé le directeur. Les premiers étudiants furent Pierre Cha-
(1) En furent 61«8 membres avec le titre de diacres : Fierre de La Jonquiére, Pierre Fournier, Pierre Maltraita Etienne Geories^ et avec relui de surveiUanls : Pierre Chêkol^ Louis Boaquier^ArmaniAliiolyJettn BertrMdj Jac4f. Nicolat^ Pierre Maimaiet, Domergue Oaqie^ Uobert Àymés, Etienne Ronchon, Ant. Sigaion,
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bol, Pierre de La Jonquiére, Piem Maltrait, Etienne Georges, Trihphime Picheron et Jean Rouger, S'enhardissant peu à peu, Mauget recommença à prêcher publiquement. Les officiers de police voulurent s'opposer à celte violation des édits et ordonnances ; ils arrêtèrent même les principaux d'entre les novateurs ; mais, loin de se laisser intimider, les Huguenots, au nombre de 4 200, s'assemblèrent ^l'Ecole -Mage, y célébrèrent la Cène, et, de plus en plus confiants ea leurs forces, ils se saisirent de l'église de Saint-Matthieu. Le juge criminel força l'assemblée à se disperser; cependant la fermentation ne fit que s'accroître, le peuple prit les armes, et les magistrats (4), cédant à l'orage, durent se contenter, ainsi que l'évêqae, d'avertir la Cour de l'état des choses. Dès qu'ils se trouvèrent en possession paisible de l'exercice public de leur culte, les Protestants rentrèrent d'euxmêmes dans le devoir : la preuve s'en trouve dans une lettre que les babiiaDis de Nismes, convoqués en assemblée générale, adressèrent vers ce temps au vicomte de Joyeuse. « Depuis quelques jours, y lit-on, il se fait de jour des assemblées es maisons privées, sans armes, avec un ministre qui pr6* che à grand troupe de gens de toute qualité, tant de la ville que des étrangers, faisant prières et chantant les psaumes de David, sans aulcune insulte, sédition et trouble. »
Mauget, à qui deux collègues, Pierre de Laserre et Jean Mutonis, furent successivement adjoints pour l'aider dans l'accomplissement de ses devoirs pastoraux de plus en plus multipliés, fut chargé, le 40 nov. 4561, d^aller fonder une église ài Villeneuve-d'Avignon, où la Réforme avait aussi trouvé un certain nombre de partisans. Peu de temps après son retour à Nismes y arriva la nouvelle du massacre de Vassy. Le conseil de ville ordonna
\H\) Parmi eui. Il y en avait, comme l«ij[Semage Jf on/ccm/», qui fivorisiieot iecrèteVir Il Réforme.