MAX
tl^élat, inteodant et conlrAleur-général dis finances, eu 4 6 H, eut de son mariage avec la fille de Nicolas Morelly^ seôrélatre da roi, sept enfants, savoir, un fils, GiLLCs, et six Qlles, Anne, Louise, MàucLAiNB, Marie, N. et Mâdkl4ine(Mss. de TArsenal, Hi$t,lh%)\ mais aucun ne persista, à ce quMI semble, dans la proression de la religion réformée. Nous n^aurions donc pas parlé de cette famille, si nous n'avions trouvé bon de rappeler que c'est du frère de Gilles, nommé Pierre, que descendait le fameux cbancelier Mailpeou.
il4URG (Marc-Bertrand), en latin MareuS'VerCranius Mourus^ savant jurisconsulte du xvi* siècle, né à Aix, vers 4 526, et mort, dit-on , en 4663 , victime de la réaction catholique.
Après d'excellentes études préliminaires, Miiure s'appliqua à la jurisprudence et obtint de brillants succès. £n 4545, il alla suivre les leçons de Ferretti et de Papius à l'université d'Avignon, où il soutint, en 4 550, pour le doctorat une thèse qui fit du bruit par la nouveauté des doctrines qui y étaient exposées. Cette thèse lui attira des critiques, de la part, entre autres, d'Antoine Vacca, à qui il adressa une réponse imprimée, dont nous n'avons trouvé aucune mention dans les bibliographes. Ses études terminées, Maure continua à habiter Avignon. Pour se délasser de ses travaux juridiques, il entreprit des annotations sur Tacite, Nota ad Tacitum, qui furent imn., ou peut-être réimp., à Paris, 4608, in-fol. Dans son Commentaire sur Stace, Barlh rend hommage au bon esprit qui règne dans ces notes, à l'admirable érudition de l'auteur, et témoigne le regret qu'il n'ait pas poursuivi la carrière de la philologie. En 4 554 ou 55, Maure fit paraître un traité qui le place au premier rang de l'école historique du xvi* siècle, au jugement de M. Ch.
Giraud, professeur à la Faculté de droit à Aix. Nous voulons parler de son li- 4fe ihjiÊreliber&nmf Lngd.» 455S,
in-4'; Strasb., 4610, in-8«; Francof.»
4 646, in-8«; insér., en outre, dans le Tractatus universi juhs,Yenet., 4584, in-fol., et dans le Thésaurus juris romani, d'Otto, Basil., 4744-44, 5vol.
in-fol. ; composition extrêmement remarquable pour l'époque où elle parut.
«Dans laFeroratio, dit M. Giraud, Maure promet d'autres publications philosophiques et juridiques; entre aetres, on traité De fiduciâqa'x devait paraître sous peu de mois, qui a paru en effet si nous en croyons Otto, mais dont nous n'avons pu nous procurer aucun exemplaire. Maure parait aussi s'être occupé d'un travail sur les fiefs ou sur les lois lombardes.»
Au retour d'un voyage qu'il fit en Italie, en 4559, dans le but de visiter les bibliothèques de Florence et de Rome, Maure se fixa à Aix. C'est là qu'il prépara une édition de Varron De linguà latinâ avec des noies très étendues, qu'il dédia à André de Pena, conseiller au parlement d'Aix et calviniste zélé. Elle fut imp. par Gryphe à Lyon, en 1563. On croit que l'année même où parut son Varron, Maure périt victime du fanatisme religieux qui ensanglanta la Provence- Bouche affirme qu'il avait une mémoire si prodigieuse qu'il savait par cœur la plus grande partie des lois romaines.
MALlUCE (Antoine), capitaine de cavalerie , ayant embrassé la religion protestante , se retira à Genève , où il se mit, dit-on, à l'élude de la théologie. On ajoute qu'ayant été admis au ministère, il f\]t donné, en 4 542, pour pasteur aux Réformés de Cessy dans le pays de Gex. De son mariage avec Laure Saniol naquirent Paul et Éusareth, mariée k Claude Dufour.
Né à Genève, en 4 577, Paul Maurice se voua à la carrière ecclésiastique.
Après avoir terminé ses études, il fut appelé à desservir successivement les églises de Nages, d'Eyguyères et d'Orange. Il ren\plissait les fonctions pastorales dans cette dernière ville à l'énoque des querelles de Blacons atec PhHippe-GuiUaame d'Orang'^ (Voy.f,
HAU
MAU
p. 4 39) , et fut chargé par le coDsistoire d'aller trouver le prince Maurice pour le prier d'iuterveDirdans ce dilTérend. Il se mit en roule , au mois de sept. 4603, traversa la Suisse, remit à TélecleurpalatiD une lettre qui lui était adressée daus le même but par le consistoire, passa par Sedan où* il vit le duc de Bouillon, et arriva à La Haye, où le prince Maurice l'accueillit avec bonté, rorteur d'une lettre du prince pour son frère, il reprit le chemin de la France, mais il fut arrêté par ordre du soupçonneux Henri IV et soumis à un interrogatoire,dans lequel nous avons puisé ces dét;iils sur son voyage {Collect.
Dupuy, N" \ 40). Peut-être est-ce à la suite de celte aventure qu'il dut quitter son église d*Orange. Nous ne le retrouvons qu'en 4647. Le Synode national de Vilré, auquel fut député Pt(;rre Maurice , pasteur à Lourmarin , avec qui il ne faut pas le confondre, accorda à son fils la première place d écolier entretenu par la province du Daupbiné, qui viendrait à vaquer. Nous ne savons lequel de nos deux pasteurs représenta la Provence à l'Assemblée politique de Loudun; mais c'est celui d'Eygnyères qui fut député aux deux Synodes nationaux de Castres et d'Alençon; il ne peut y avoir aucun doute à cet égard.
Paul Maurice, qui avait déjà atteint un âge avancé lorsqu'il fut envoyé à ce dernier synode, ne prolongea vraisemblablement pas ses jours beaucoup audelà de 4637. Le seul ouvrage que Dous connaissions de lui est une Response aua argumens de M. Doresse , chanoine théologal d'Arles^ prétendant monstrer que V Église romaine est lavraye £^^25^,Gen.,4640,in-8\ Maurice le composa à la prière de Jeanne Dalin, dame de Saint-Andéol, que Doresse avait entrepris de convertir.
Paul Maurice avait épousé, en 4599, Elisalif'h Manlich, qui lui donna deux fils, Cbristopbe et Alexandre.
On ne sait rien de la destinée de ce dernier. Son frère s'établit à Genève, où il épousa Anne Cajntel » d'Augs-
bourg, qui le rendit père de GflAftT.Es.
Charles Maurice suivit aussi la carrière ecclésiastique. H fut immatriculé à l'académie de Genève en 4 664. Reçu ministre en 4669, et donné pour pasleur à l'église d'Eyguyères, il la desservit jusqu'à la révocation. Forcé de quitter la France, il retourna à Genève avec sa femme et ses deux filles, mais on lui défendit d'emmener son fils.
Les talents précoces de cet enfant et son goût pour l'élude avaient, eu effet, frappé quelques prêtres, qui espéraienl, en le gardant, faire une acquisition précieuse pour leur Eglise. Le jeune Maurice réussit à tromper l'active surveillance dont on l'entourait, grâce à la protection de deux officiers, amis de son père, qui l'emmenèrent avec un détachement de recrues dirigé sur l'Alsace. Malheureusement il fut reconnu et dénoncé pendant une halle à Vienne. Sur le point d'être arrêté, il parvint à s'enfuir. Seul, à pied, au cœur de l'hiver, il atteignit la Bresse avec des fatigues inuuïes. Après avoir erré quelque temps dans les montagnes du Jura, il parvint enfin à gagner Bâle, d'où il fut conduit à Genève dans un état fait pour exciler la pitié.
En 1699, Charles Maurice demanda et obtint pour lui et son fils de rentrer dans les droits de citoyens de Genève, qui, selon Leu, avaient été accordés déjà en 4 543 à son aïeul Antoine. 11 mourut en 4 729, laissant trois enfants de sou mariage avec Barthélemie Naville-Janvier. L'aînée de ses filles fut mariée à Jean-François Chais, la cadette à M. Bernard. Son fils, nommé Antoine, fut un des pasteurs de Genève les plus distingués par leur piété et leurs talents.
Né à Eyguyères, le 27 sept. 4 677, Antoine Maurice fut reçu ministre à Genève, au mois de juin 4697, et nommé pasteur de la ville, au mois de mars 4704. Son mérite le fit choisir, en 4740, pour professeur de belles-lettres et d'histoire , chaire qu'il quitta , en 4749, pour celle des langues orientales , à laquelle il fat Dommé « sans
MAU
MAU
examcu ni dispute, cd coQsidéralion de ses^taleuts et de son mérite parfaitement connus et distingués», lit-on dans les Reg. du Conseil d'état de Genève. En Mti, il fut chargé de renseignement de la théologie, et jusqu'à sa mort, arrivée le 20 août 1756, il ne cessa de remplir ses fonctions avec un zèle et une assiduité dignes des plus grands éloges. Doyen des pasteurs et des professeurs depuis 1742 « il avait été appelé deux fois au rectorat, en 1721 et en 1734. Depuis 1743, la Société royale des sciences de Ber* lin l'avait admis dans son sein sur la proposition de Leibnitz. Il était aussi membre de la Société anglaise pour la propagation de la foi. Vernety dans une harangue inaugurale, nous peint Maurice comme un homme d'esprit, doué d'une heureuse mémoire, d'une belle physionomie, plein de douceur et d'affabilité, de piélé et de charité.
On possède d'Antoine Maurice un recueil de sermons et un assez grand nombre de dissertations sur des questions surtout de théologie dogmatique et de morale. Voici la liste, peut-être encore incomplète, de ses ouvrages imprimés.
i. Or alto inauguralis in quâpro* haïur linguœ hehraicœ cognitioni imprimis acceplam referri debere beatam xvi" saculo institutam Re^ formationem, Gen., 1719, in-4".
II. Oratio inauguralis secundiJu- 5t7^i,imp., ainsi que BPicteli oratio funebris , à la suite des Ben. Picteti Orationes Vil, Gen., 1720 (?). in-4«.
— L'Oralio funebris B. Picteti a été imp. séparément, Gen., 172o, in-4<^; Rott., 1728(1).
m. Petavii Rationarium temporum» cum notiSy Gen., 1721, 3 vol.
in-8*.
\\ . Sermons{W\)sur divers textes de TE. S., Gen., 1722, in-8'.
(1) Lru cite Sermon sur le jnbilé de la Réformuiion de la r^puùlique de Genrre, Gen., 1735, ln-4" ; Amn., 1737, in-12. Esi-cc nnu trad. 4e i'Oratio inaugaralis ? Ou bien Maurice a-t-il traité deux fois le mime sujet, conme professeur et comme pasteur ?