‹ La France protestante (volume 4)Chapitre 121 sur 189 · DUO · texte numérisé non relu

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compagne l^.s plaies faites par les armes à feu. II blâme Tusage des ligatures trop serrées dans leur traitement et les amputations trop précipitées. Il conseille les eaux thermales pour faciliter la cicatrisation.

III. La Morocosmie ou de la folie^ vanité et inconstance du monde en cent octonaires, avec deux chants doriques de Vamour céleste et du souverain ôw», Lyon, 1583, in-4*; Lond., 1587, in-4\

IV. L'ombre de Garnier Stauffachery tragi-comédie sur Valliance perpétuelle entre Zurich^ Berne et Genève, 1583, in-4\

V. Vanatomie du petit monde ^ avec quelgws sonnets des vices d^ice- Im, sans nom de lieu, 1584, in-4».

VI. Le grand Miroir du monde , Lyon, Barthél. Honorât, 1587, in-4»; 2" édit. avec des Annotations de Sitnon Goulart, Lyon, 1 593, in-8\ Le Cat.

de la Bibl. de Genève en cite une édit. de Lyon , 1 581 , iu-4°. — Poëme en cinq livres dans lequel Du Chesne examine et combat les opinions religieuses dominantes avant la venue du Messie.

VII. Larmes ou chants funèbres swr les tombeaux de deux illustres princes du S. Empire, et de trois rares fleurs de nostre France, et perles précieuses de nostre temps, [Gen,] J. Le Preux, 1592, in-4".

VIII. Liber de priscorum philoso^ phorum verœ medicina materiâ^ prœparationis modo, atque in oktandis morbis prastaniiâ. Accedunt consilia medica IV de arthritidâ^ nephritide, Itie venereâ^ morbo cornplicato, SanctiGervasiiÎGeu.], 1603, in-8' ; 1 609, in-S» ; Lips., 1613, in-8». — Selon Eloy, les quatre dissertât, ajoutées à ce traité ont été trad. et publ. sous le titre de Conseils de médecins, Paris, 1626, in-8\

IX. De dogmaticâ medicorum légitima et restitutâ medicamentorum prœparatione lib. II, Sancti Gervas.

[Gen.], 1603, in-8*; Lips., 161 3, 8».

X. Ad veritatem hermetica medicifus stabUisndami aie» adv, (mo-

nymiphantasmata, responsio, Paris.* 1603, 1 604, in-8';Francof., 1605, 8*'

XI. ^^ brevem Riolani es^eurstm hrevis incursio, Marpurg. , 1605, in-8**. — Cette controverse fut soutenae de part et d^autre avec beaucoup de vivacité et force injures.

XII. Tétras gravissimorum totm capitis affectuum, Marpurg., 1606, 1608, 1609, 1617, iQ-8*; trad. eo franc, sous le titre de Tétrade dss plus grièves maladies du œrveam, Paris, 1625, in-8-.

XIII. Diœteticon polyhistoriam , sive de victûs ratione, P^hs., 1 606, in-8'; 1 608, 1615, in-8-, Lips.. 1 607, 1615, in-8°; Francof., 1607, in-4*; Gen., 1626, in-S**; trad. en franc, soi» le titre de Portrait de la santé, Parii, 1 606, 1 720, in-8' ; Saint-Omer, 1 666, 1618, in-8*; en allem., Nureinb.| 1686, in-4'.

XIV. Pharmacopaa dogmaOcortm restitutâ, prœtiosis selectisqne h$rmeticorum floribus illustrata, Paris., 1 607, in-4''; Gissae, 1 607, in-8% Lips., 1607, in-8*; Ebrodun., 1607, in-8»; Francof., 1607, in-4*; 1645, iû-«»; Uanov., 1631. in-4^ Venetiis, 46«i, in-4*; Gen., 1620, in-8*; 1628,in-in trad. en franc. , Paris, 4 624, in-8*; Rouen, 1639, in-8*; Lyon, 4648, in-8°; en italien, Venise, 4638, iQ-4*; 1677, in-8*'. — Boerhave en recommandait la lecture à sçs élèves.

XV. Pestis alexiacus, Inispestiferœ fuga , auxiliaribus seUct&nm utriusque medicina remediomm capiis procurata, Paris., 4 608 , in-â* ; 1624, in-4*; Lips., 1609, 4645, iQ-S% — Du Chesne trouve la cause de k peste dans la conjonction des astras agissant sur certains esprits de natiirt vénéneuse qui mettent en mouvoment les humeurs et prédisposent à l'infee* tion.

XVI. Antidotum spagfirieum ad9, sclopetorum ictus- Carrère, qui nt connaissait pas Tédit. latine , dit qob ce traité a été trad. en franc, sous k titre de Recueil des plus cnHems #1 r^^ HcretSf Parô. 4 #44, i«-a% il

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en angi., Lond., 4652, in-i*. 11 avait été trad. bien auparavant, N* II.

XYII. Qitereetanus redivivus , Francof., 4648, 3 vol. in-4". — Recoeil des ouvrages de médecine do Du Gkesne. Sous le titre de Opéra medica, Garrère indique un autre recueil de la plupart des œuvres de Du Chesne, qui, selon lui , aurait été publié à Lyon en 1600, in-8% puis à Francf. , 460:1, io-S"* ; à Romo, 4 602, in-8% et à Leipzig, 464 4, iu-8"; mais à la date de 4600, Du Chesne n'avait encore publié ^6 deux livres de médecine; nous soupçonnons donc quelque erreur.

Selon La Croix du Maine, Du Chesne avait promis un ouvrage en quatre livres sur les merveilles du globe terrestre , lequel n'a point été imprimé.

Du Verdier lui attribue aussi, par une erreur manifeste, un Traité de Saint- Augustin et de la vie chrestienno , Paris, 4542.

DU CHESNE (Nicolas), martyr.

Né à Beaumont prè-s de Rethel, Du Chesne s'était retiré à Lausanne avec sa femme et son frère, pour y pratiquer librement la religion réformée qu'il avait embrassée. Au mois de sept.

4554, il rentra en France dans l'intenlioa de venir chercher sa sœur, mariée à Rethel, et quelques-uns de ses parents établis à Rheims; mais sur la route de Besançon à Gray, il rencontra un moine inquisiteur qui l'accosta. Une oioix plantée sur le chemin amena la conversation sur la religion, et Du Qiesne laissa malheureusement percer ses sentiments , ensorte qu'à peine arrivé à Gray, il fut arrêté sur la dénonciaticm du moine , mis en jugement et condaomé à mort. L'exécution eut lieu le S octobre

DU CKESNE (Simon), mathématicieu né à Dôie vers le milieu du xvi* siècle. Ayant embrassé la Réforme, Du Chesne alla chercher en Hollande le lywe exercice de sa religion. Pendant plusieurs années, il enseigna les mathématiques à Délit. Comme beaucoup êe bons esprits, il s'imagina qu'il avait trouvé la quadrature da cenle, slUpo-

bha sa prétendue découverte dans un ouvrage qu'il dédia au prince d'Orange sous le titre de Quadratwe du cercle au manière de trouver un quarré égual au cercle donnée et au contraire un cercle égual au quarré proposé avec la raison de la drconférence au diamètre y DelA, 4584, in- 4*. Du Chesne mourut vers 4600 dans un âge peu avancé.

DU ClIESrKKAU (Tànneguy), sieur de La Dodciniîri, fils de Jean Du Chesneau et de Jeanne de Sanson, servit, dans les dernières guerres de religion, comme maréchal des logis de la compagnie de 50 hommes d'armes commandée par Claude de La Trémoille, jusqu'à ce que le prince de Condé l'attachât à sa personne avec le titre de gentilhomme ordinaire. Après la mort de ce prince, La Doucinière passa au service de Henri IV aux côtés de qui il fut blessé au combat de Fontaine-Française. Selon une généalogie de Touraine, il ne mourut qu'en 46i2.

U avait été marié trois fois, avec Fran-* çoise de Lackeval, avec Isabeau de CastellOy veuve de François de Harmes, sieur de La Fontaine, et avec Christine Du Bledj veuve de Louis Du Lys, sieur de La Roche d'Anjoin; mais il ne laissa d'enfants que du premier lit, savoir 4* Guillaume, tué à lloncontour; — )* Sansoiini, femme de François de Eamnes, sieur de La Fontaine*; — 3° Claude, sieur de Mareuil, tué au siège de Clermont en Beauvûisis» ayant eu de sa femme Anne de Crecfy veuve de Gabriel de Brou^ tet, un fils nommé ëustâche, qui s'éleva au grade de colonel et fut tué au siège de Selles ; — 4* Jean , qui continua la descendance : — 5* Georges , sieur de La Rhé, marié à Françoise de Fontenay, dont il n'eut pas d'enfants; — 6* Marie.

Jean Du Chesneau, sieur de La Rhé, conseiller du roi et lieutenant de robe courte eu la prévoté de l'hôtel, épousa Ba/rbe Le Manoir, fille de Frantais U Èianair et de GwUlemeUe Éal'^ iifii* dosi4 ii 6Ql trûe ofthils, «B*

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tre autres : 1"* Jacques, qui suit; — t* René , tué au siège d'Amiens ; -^ 3* Pierre , sieur des Granges , gentilhomme du prince de Condé.

Jacques Du Chesneau, sieur de La Doucinière, conseiller du roi et lieutenant de robe courte en la prévoté de son hôtel, épousa, en 4 596, selon la généalogie citée plus haut, Anne Baudart qui lui donna deux fils. Le second, Pierre , garde du sel et greffier en chef en la prévoté de Thôtel, charge qu'il aurait difficilement obtenue, croyons-nous, s'il avait encore professé la xeligion réformée, eut deux fils , Pierre et Jean , de son mariage 2iyec Marie Tronçon, L'aîné, Jacques, conseiller du roi, trésorier général de France , grand voyer en la généralité de Tours, épousa, en 4 626, Renée Robiny fille de Daniel Robin, sieur de Montison , et de Marie Lhuillier. S'il ne s'était pas converti, ce dont nous n'avons aucune preuve , ses enfants au moins abjurèrent, puisque sur six, quatre entrèrent dans des communautés religieuses.

Nous ignorons les liens de parenté qui pouvaient unir à cette famille François Du Chesneau de La Vieuville, sieur du Vivier, conseiller du roi et maire du palais de Renée de France , qui épousa, en 1575, Jeanne d'Espivent, fille de René d'Espivent , sieur de Kercadène, gentilhomme de la maison du roi de Navarre.

DU CLOS (Samuel) , savant médecin du XVII' siècle, né à Metz, le 48 nov. 4 589 , mort dans cette ville vers

Du Clos fut présenté au baptême par Pierre Joly^ procureur du roi, Jean Quinj marchand, et M"* à^Alençon. A l'âge de huit ans, ayant perdu son père, tué à la guerre, et sa mère s'étant remariée, il fut mis chez un de ses oncles qui l'envoya, en 4 599, à un de ses frères établi à Heidelberg , dans l'intention de lui faire apprendre l'allemand. En 4 604 , il entra au gymnase de Neuhausen où il termina ses humanités. Ses tuteurs renvoyèrent ensuite

à Loisy-en-Brie où il commença u cours de logique qu'il alla terminer à Sedan, et il profita de son séjour dans cette dernière ville pour apprendre en môme temps l'italien et la musique.

De Sedan, Du Clos partit pour Mont^ pellier où il prit, en 4642, le grade de docteur en médecine ; puis il retourna dans sa ville natale avec le projet de s'y livrer à la pratique de son art ; mais ayant trouvé, l'année suivante, une occasion favorable pour visiter l'Italie, il n'eut garde de la laisser échapper. Son voyage toutefois n'eut pas lieu. Assailli par une violente tempête dans le golfe de Lyon, il dut rentrer dans le port de Marseille et partit pour Montpellier. Une querelle qu'il eut dans cette ville l^t suivie d'un duel, où il reçut de son adversaire un coup d'épée qui le défigura. Dès qu'il fut guéri, il vint à Paris et, pendant deux ans, de 4644 à 4646, il y professa la chimie avec un grand succès ; il retourna ensuite à Metz pour s'y fixer définitivement, et il y épousa, en 4647, Marie Petitjean dont û eut plusieurs enfants, dit M. Begin, ^ qui nous empruntons cet article. Le laborieux auteur de la biographie des Messois célèbres ignorait la destinée des descendants de Samuel Du Clos. Nous croyons avoir retrouvé les traces de deux d'entre eux, sans parler d'une demoiselle Du Clos de Metz citée par Benoit dans ses listes de persécutés.

L'histoire des Réfugiés en Prusse parle û^ Alexandre Du Clos de Metz qui remplit à Clèves les fonctions déjuge (4), et de Samuel Du Clos, aussi de Metz, médecin habile, qui accompagna iii Constantinople les ambassadeurs des Etats-Généraux, et, à son retour, se fixa à Berlin où il s'acquit une grande réputation par son fébrifuge appelé poudre de Du Clos, dont, à sa mort, il légua le secret à la maison des Oi^ phelins et à l'école de charité.

On ne connaît de Samuel Du Clos

(1 ) Le même apparemment qui fat dépslé en Cour, en 466S, avec Antoine de Rerp, sirar de Batilly, par régliie de Meu BtMcde et perdre II et Mt teaptot.

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le père que deux ouvrages restés mss., un Jaumql historique^ allant de 4 64 9 à 4626, et un Journal de médecine, contenant la description des maladies dangereuses qu'il a été appelé à traiter de 4646 à 4649.

D'autres Réfugiés du même nom s'établirent aussi à Berlin. Parmi les teinturiers qui perfectionnèrent cet art en Prusse, MM.Ermanet Réclam mentionnent plus spécialement Jacques Du Clos de Privas, Etienne Henri de Nismes, Alexandre Seber de Mazamet, André Boliat de Metz, Grand de Grenoble, Lanis de Montauban, Josué Bourdeaux de Montpellier, Failkiès de Castres et Cabanis de Saint-Cosme.

DU CLOUX (Barthélemt), pasteur ' de Baudonvilliers, a publié Huict sermons touchant la saincte Cène du Seigneur, Sedan, 4623, in-42. — Cette famille professait encore la religion réformée en 4685. A la révocation, Marguerite Du Cloux passa dans les pays étrangers; mais son fils Louis Guemier, orfèvre joaillier, resta en France et fut mis en possession de ses biens {Archiv. E. 3372), après qu'il eut abjuré. Un de ses parents, qui n'avait pu se décider à abandonner sa patrie et une fortune considérable , mais qui avait voulu soustraire au moins ses enfants (4) à la nécessité d'embrasser la religion romaine en les faisant sortir du royaume , fut jeté en prison en ^^9H, Sivec Sadier, Sacrelaire et la veuve Baron, qui avaient commis la même infraction aux édits {Arch. M.

BU COLOMBIER, nom d'une brancbe cadette de la maison d'Aleyrac, établie dans le Vivarais, et fondée par Claude d'Aleyrac dont les fils, Guillaume, sieur de Chambezon,'et Guinot, sieur de Faugères, embrassèrent les opinions nouvelles.

I. Branche de Ghambezon. Guillaume d'Aleyrac du Colombier, sieur

(4) Dans une liste des Béfagiés de Sedan tree U valeur de leurs biens (Are*. Tt. 239). on lit les noms de Jacques et Philippe Du Cloux.

de Chambezon, combattit à Moncontour avec le grade de lieutenant d'une compagnie de cent hommes. Nommé capitaine, il continua à signaler sa bravoure contre les Ligueurs jusqu'à ce qu'une blessure l'obligeât à se retirer du service. Il mourut en 4 606 ou 4 607, laissant un fils de son mariage avec Anne de Subleyras, fille de Jean de Subleyras, bailU de Privas, et ^^Isabeau de Châteauneuf, Ce fils, nommé David, s'appliqua avec succès à l'étude des lois, et acquit la réputation d'un savant jurisconsulte. En 4609, il servit, en qualité d'homme d'armes» dans la compagnie du duc de Vendôme. En 4644, il fut député par le Vivarais à l'Assemblée politique de Saumur. Nommé capitaine d'une compagnie de cent hommes, en 4 64 6, il fut envoyé en Savoie. Au retour de cette campagne, il épousa Susanne de Julien, fille de Jean de Julien, sieur du Fraisse, et à!*lsaJ>eau de Chambaud, dont il eut six enfants : quatre filles, Paule, Anne, Geneviève et Judith, et deux fils, Etienne et Jean, capitaine au régiment de Pierregourde, mort en Italie, en 4640, à l'âge de 4 9 ans. David d'Aleyrac vécut jusqu'en 4649.

Etienne d'Aleyrac suivit la carrière militaire, et servit d'abord au siège de Perpignan; il fit ensuite les campagnes d'Italie avec le grade de capitaine. A la révocation de l'édit de Nantes, il n'hésita pas, malgré son âge avancé, à sortir du royaume. L'électeur de Brandebourg l'accueillit avec distinction et le nomma lieutenant-colonel; mais la nostalgie, ou tonte autre cause qu'on ne nous fait pas connaître, le ramena dans sa patrie, où il mourut en 4 686. Sa femme Catherine de Chambaud, fille ùeNoé de Chambaud, seigneur d'Argences et de Saint-Léger, et de Simonne de La Tour, ne fut pas plus tôt devenue veuve qu'elle passa de nouveau dans les pays étrangers; cependant, lorsqu'elle sentit la mort approcher, cédant au désir de reposer dans la tombe auprès de son époux, elle revint en France et y mourut en 4 689.

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Des cinq fils ({u'Etienne â*Ale;f ne avait eus de son mariage, deux seulement lui survécurent; nous ignorons le sort de ses trois filles, Jeanne, Catherine et Susannb. Le premier, Louis, sieur du Colombier, né en 4636, capitaine au régiment du Limousin, mourut à Chomerac, en 4666. Le second, Jacques, sieur du Colombier, né en 4648^ page du prince d'Orange, capitaine delà milice du Vivarais, en 4 674, fit la campagne de Catalogne, au retour de laquelle il tomba malade et mourut, en 4 674. Le troisième, Noé, sieur de La Condamine, né en 4649, entra, comme cadet, dans les gardes, en 4 674 . Peu de temps après, il abjura, ce qui irrita son père au point qu'il lui refusa toute espèce d'assistance; mais un arrôt du conseil, du 4 4 août 4 674 , condamna ce dernier à payer à son fils une pension de 300 livres. Le quatrième, nommé aussi Noi, sieur du Colombier, né en 4 650, f\it envoyé à Genève pour y faire son éducation. Cela ne l'empêcha pas de suivre l'exemple de son frère, en 1673. Plus tard, il acquit parmi les Protestants une triste célébrité par la fureur avec laquelle il combattit ses anciens coreligionnaires. Le cinquième, enfin, E- TiENNE, sieur de Pramoulenc, né en 4 655, sous-lieutenant au régiment du Piémont, mourut k Pignerol, en 4 673.

II. Branche de Faugères. Guinot d'Aleyrac épousa, en 4 598, Madelaine Du Chailard, dame de Faugères, dont il eut, entre autres enfants, Daniel, sieur de Faugères, docteur en droit.

Ce dernier fit les campagnes d'Italie, en qualité de capitaine dans le régiment de Pierregourde, et assista au siège de Perpignan. De son mariage avec Lonûtf d'Audemar naquirent: 4» François* Louis, sieur de Faugères, capitaine d'infanterie, à qui sa femme, Judith de SerreSy ne donna que des filles, Susan-

NE, ClAUDINE-GaBRIELLE et SUSANNE ;

— 2* N. d'Aleyrac, capitaine au régiment de Quinoy , tué à la tète de sa * compagnie; — 3" N. d'Aleyrac, cornette dans le même régiment, mort en

DUGOMMUN (JiAH-Piiin-Nic»- LAs) , dit Véron^ écrivain plus remarquable par la singularité que par la valeur de ses ouvrages, naquit à Montécberoux,dans la principaiilé de Montbéliard , en 4 688 , et moamt dans le village d'Etupes, dont il deaterrait la cure, le %i mars 4745.

Après avoir achevé ses études eu théologie k l'université de Ttibingue, Ducommun visita la Suisse et l'Allemagne et se fixa ^ Halle où il fut poti^ vu d'une chaire de professeur de langue française. Ce fut pendant qu'il se Uvrait à l'enseignement dans cette ville qu'il publia, sous le voile de PàneBjme , les trois petits ouvrages badjas qui lui ont fait une sorte de réputattou. En 47S5, ayant renoncé à sa phce, il retourna dans sa patria et ee voua au saint ministère. On lui doit les ouvrages suivants : i. Les ff^t^ ontrth §e curieux et ^o^axt, Cologne ,4745, in-S*. — H. L^fi^s, etc., ibid., 4747.

— ill. Les tetonty etc., ibid., 47tO; Paris , an VIII, in-46, augm. de tnne nouv. chapitres et de plus, pièces de vers par Mercier de Oompîègne, soui le titre Eloge du sein des femmes. Cet trois opuscules, au rapport de M. Weiii, ont été réimprimés plus, fois, soit séparément , soit réunis , sous le titre : Les feus, le net et les tetous, mfsrmges curieusDy gelants et badins. Selon lui , l'édit. la plus estimée est celle d'Amst., 4 760, 2 tom. en 4 vol. in-8*. Nous regrettons de ne powoîr coni* pléter ces renseignements par quelqnei mots de critique. La Bibliothèque nationale ne parait pas posséder cet ouvrage, et le possédât-elle, qu'on ne le communiquerait pas. Telle est la réponse qui nous a été donnée , après une heure d'attente patiente et létîgnée , et cependant, quel que soit notre regret, nous ne pouvons qu'applaidir k cette sage réponse : on ne saurait être trop sévère dans la garde des mccurs , et nous savons que la règle doit être aveugle, pourvu que celui qui l'applique ne le soit pas. Mais im scrupule nous vient. Ce livre esl-ii

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réellement dangereux f Tout nons porte à croire que non. L'auteur d'un H- Tre licencieux n'aurait pas été appelé I desservir une église. Qui donc a osé condamner cet écrit sans l'avoir lu ?

Une sainte congrégation de l'index nous semblerait encore préférable à un arbitraire anonyme . — 1 V . Les fables de La Mothe mms en prose ^ Montb. , 1734 , in-8». En dépouillant ses fables du charme de la poésie, Ducommun s'est chargé d'infliger kLa Mothe la juste punition de ses paradoxes. — V.

QwUrains, Neufchâtel, 1740, in-8».

Selon M. Weiss, on trouve dans ce li- Tre quelques traductions assez heureuses d'épigrammes d'Owen. Ducommun, qui avait entrepris de traduire en entier l'ouvrage du po(^tc anglais, laissa sa traduction inachevée.

JlU CRKT (Toussaint), né à Châlons , savant médecin du xs\* siècle.

Du Cret fit ses éludes à Cahors, à Toulouse, à Bordeaux et à Montpellier, où il prit le bonnet de docteur. On ne sait rien de plus sur sa vie. Il a publié :

I. De arthritide Ter a assertio ejusfne curanda methodo, adversits Paracelsitas, Lugd., 1575, in-8*.

n. Covnmentarii duo, unus de fehrinm cognoscendarum curandammçue ratione, aller de earumdem erisibus, Lausan., 1578, in-8'; nouv.

édit. revue, Gen., 1578, in-8».

l\\. Epigrammaad Ludovicum VU-* lanovanum doctorem rnedicum,

DU CRO». Ce nom se rencontre très-fréquemment dans les annales de l'Eglise protestante. Sans parler des Du Gros sur qui nous possédons des renseignements assez étendus pour leur consacrer des articles , ni de ceux que nous aurons l'occasion de mentionner dans le cours de notre ouvrage ou qui figurent dans nos pièces justificatives, nous trouvons, en 1 583, un ministre nommé Vincent Du Gros, qui avait abandonné secrètement son église de Périgueux, et que l'on soupçonnait de s'Ctre retiré dans le Dauphiné , sans doute sa province natale , pour y exercer la médecine. Déjà, en 4574,

un autre ministre de ce nom avait été blessé au siège de DomfVont où il avait aiCCOïûT^Signé Mont g ommery. Quelques années plus tard, en 1599, unDi6 Gros ou Des Gros commandait à Thouars avec le titre de gouverneur.

La môme année, Jean Du Gros, réfugié en Angleterre, épousa Antoinette Le 6^0^ dans l'église française de Norvrich. En 1651, un autre Jean Du ' Gros , des Gevennes , reçut à Genève les droits de citoyen. Cinq ans plus tard , Théodore Du Gros se fit inscrire au nombre des étudiants de l'université de cette ville. Après la révocation, Louis Du Gros et Gharles Du Gros , pasteurs tous deux, se réfugièrent dans le Brandebourg et furent placés comme ministres, le premier, en 1 686, à Magdebourg, où il eut pour collègues Jeansse et Rallis ; le second à Wesel, en 1692. En 1711 , un Du Gros desservait réglisc de la Savoie à Londres, et quelques années plus tard, sur un Rôle des réfugiés à Lausanne nous voyons inscrit Jacques Du Gros du Vivarais, qui avait transporté dans cette ville son industrie de fabricant de bas. DU CROS (André), docteur en médecine de Saint-Bonnet- lè-Chastel en Forez, est auteur d'un petit poème, dédié à M" de Saint'Geniès , dame d'honneur de la reine de Navarre , et publié sous le titre de Discours sur les misères de ce temps (Bergerac, 1569, in-4°; Angoulème et La Rochelle, Barth. Berton, 1569). Il avait aussi composé sur le Tombeau de Louis de Bourbon , prince de G onde , un poème de mille vers environ qui , au rapport de Du Verdier,, resta en manuscrit entre les mains de sa veuve , ainsi qu'un certain nombre de Sonnets et d'autres poésies latines et françaises.

Du Verdier nous a conservé deux de ses sonnets , l'un adressé à Gatherine de La Salle, dame de Chassincourt ( peut-être la femme de Ghassincourt, dont nous avons parlé), l'antre que nous rapporterons afin de donuer une idée du talent du poëte.

J'ay plasienrs fois résolu de chasser

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