I. Oraison funèbre du stathouder, Leyde, 4754, in
H . Sermon sur l'installation de S.
A. R. comme gouvernante, 4752, 8".
m. Histoire de V idolâtrie pay en ne, 4753, in-8*.
lY. La vie de la reine Esther, 4755, in-8».
Nous ne parlerons pas d'un Du Lignon de Provence qui eut l'infamie de dénoncer, au mois de nov. 4 685 , non seulement sa belle-mère. M"* de La Caille, mais sa propre femme, au moment où elles faisaient leurs préparatifs pour passer dans les pays étrangers
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(Arehiv. gén. E. 3374). Nous iporons s'il avait appartenu à l'Eglise protestante.
DU LIOPf, famille protestante de la Guienne.
Gaston Du Lion, seigneur de Gampet et de Geloiix, 2* fils de Jean Dv Lion et A'Aîw de Bergoignan ou Baurgoignan, porta les armes pour la cause protestante ; il se trouva, entre autres, avec Castelnau, à la prise da Mont-de-Marsan. Un procès crimin^ que le parlement de Bordeaux lui intenta à cette occasion, fût arrêté par des lettres-patentes de Henri IV en date du 4 2 juin 1 598. Il avait épousé, en 4573, Marguerite dePelalty, fille unique de Jean de Pelalty, sieur de Maurin, et de Jeanne de Maliat. De ce mariage naquirent Jean, qui continua la branche de Gampet; Jisbahaii, qui fonda celle de Besle ; Paul, mort céli* bataire ; Sébastien, souche de la branche Du Bosq; Taerta, femme de Paul d'Expenx, seigneur d'Ëstignos; StlviB, alliée à Bertrand de Poylohamt»
sieur de Saînt-André« et Isabbau, qui ne fut pas mariée.
I. Brancbe de Gampet. Jean Du Lion obtint, en 4608, de Henri lY une somme de 4 500 livres en récompense de ses services. Il mourut avant 4638, laissant de sa î^mm^ Catherine deSégur deux fils dont le cadet, Ali- XAïf DRE, mourut, en 4 638, d'une ma* ladie contractée au siège de Fontaraibie. L'atné, Jacques, qui continua la descendance, servit d'abord dans le régiment de Castelnaut et y obtint un brevet de capitaine en 4625. Il décéda en 4652. Du mariage qu'il avait contracté, en 4638, avec Ôatherine Sacriste, fille de Gabriel Sacriste , sieur de Malevirade , et de Catherine de La LaM(f^, naquirent âlexandbe, baron de Gampet, qui suit; Pierbe, seigneur de Geloux, mort en 4669, et Anne, femme de GeofiVoi de Guerre, seigneur de La Roquette.
Alexandre Du Lion mourut en 4672,
à l'âige de 32 ans. Sa veuve Jeanne de Mnm$$j flUe de Jem^Pkm d€ IU9-
VM$^ sieur de Garein, et de /mmm- LowUe de La Lande, le suivit dans b tombe en 4679, et ses trois enfboitSy PiEBBE, baron de Gampet, HnrBi et Ma# B1B paraissent avoir été élevés dans la religion romaine.
II. Bbancbe db Bbsli. JesInhiflB Du Lion, seigneur de Besle, è^wm, en4648, iififitf de Làba$s$, doelâ eut Jean, sieur de Besle, flaert veif 4662, laissant de Marguêriiê é^Àhèeh die, sa femme, un fils nonamé AuoAii* DBB qui servait avec le grade 4e eapi» taineen4689.
IH. Bbanghb Du BoiQ. Sébastim Du Lion prit pour fenmev en 4619, Marguerite de La FUte qui Je rendit père de Bebnabu , marié afeo Qwiiiàr§ de Basquiat. De cette alliance nafilt Matthieu Du Lion, quiéponst, m I SM»
Romaine d'Àbbadie et en eet JàA^ QCEs, tué au service en 4108.
A ces trois branches de la •Cunille De Ljon, dont parle le Diet. de Moréii, nous devons en ajouter une quatritoei sur laquelle il garde le silseee, oeUê de Gampagnac , qui a donné à râglise protestante des gages de la sincMI de sa foi.
En 4 672, Daniel Du Usa, seignew de Gampagnac, atteint eteennincu èi crime d'assemblée ilHcHei ftt eeadaai*né à 4 50 livres d'amende» sans pailet des dommages-intéréte et desauBiftieSt ainsi que Daniel, Jeem et lêCûh Mêé Ion, J: Faussetellê, P. Amkêrêe, P.
Chancoggne, /• de Noden^ hkfè Bicheome, sieur de La (lapelle, Dtudft Galban, /. Gelieu, André Gwiramd^ liaae Beeee, Jean et Pierre BarfMlemot, J. Làbrué, #.-P. ÙelbHt, L Andouin, Pierre et Bliê Câitmlhn.
sieurs de Peyrières, AnMn$ Bûdên^ P. Vaiseière et /. de Cêiêieues^ aM de Gonis. Lee trois ministres Pkrff Boyère d'Issigeac, Simon CemêU da Gours, J. 'Louis Malide de La Ba8tii% qui, pour obéir aux ordres des syasdes, s'étaient mis en contravention avas les édits etles ordonnanees, en prêAast dans des lieux interdite, tareal es**damnés h l'amende honeraUe» m
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nissemeDt perpétuel et à 3,000 liTtes d'amende. /. La Farg%e, sieur de L'HosUdet, et Saimt-Owrem contumaces iîirent bannis pour cinq ans de la Guienne. Prise de corps décernée contre ioyei^ ministre de Galonges^ Dupvf, ministre de Mauhart etL« Fit" te, ministre de Puch. Le temple d*Issi^ac fut rasé. Enfin les ministres /• Bailen [Baylens?], de Lanquais, et LauretSj de Sainte-Foy, furent acquits tés avec P. de RonsUt , sieur du Cluseau, P. DartieUy dit Bousquet, Ai^ toine et Paul Àujol^ Jacfiet Genee^ te, La sévérité de cette sentence flt perdre courage aux ministres de la Guienne qui n'osèrent pins dès lois e« béir à Bien plutôt finaux hammee; mais elle ne serrit qu^ attacher daTa&«* iage Du Lion i sa religion persécutée^ En 4 685, un Daniel Du Lion, sieur de Campagnac, le même apparemment que le précédent, ou son fils, demanda la permission de Tenir à Paris pour suivre un procès. Ce n'était, on le comprend, qu'un prétexte; nous ignorons sVl lîêttssit à paeser dans les pays étran-* gers (1).
Il ne serait pas mipossiUe que lee Du Lion de ia Saintonge se rattachassent aussi à la famille objet de cette netice. Ils ne nous sont connus que par la trahison odieuse de l'un d'eux, Jacques Du Lion , sieur de Grandfi^, qui tenta, en 4 573, de livrer La Rodielle, sa ville natale, aux égorgeurs de la Saint-Barthélémy. Etait-U protestant?
Dans ce cas, son crime n'en serait que plus énonne; mais noue n'avons pu éclûrcir ce point. Sa conspiration coûta la vie à Àmanjùu de La Zardonniè^ re, Loms Vienne, dit le capitaine La
(1 ) Nous ne MTons è tiaelle brtncbe ëe la famille Da Lion rallacber Istac, sieur ée Gravier, qui, ayant «èdiiit, k l*lge de 17 ans, «n leSO, nne demoiselle de Siorae et oe petvait l*épdiKer, paree^a'eHeétaitcatlieUqiieel qoe les mariages mixtes éuient interdits, faL sur la plainte de cette demofeeUe, condamné k 60,000 francs de dommagw-intérèts, avec fiOB^aiiite fiar corps. C'était beaaconp plus qoe ne valaient tons ses biens, qn'il offrit de loi aSwndonnerpoar recoavrer sa liberté après ^eix ineeMb •déteaiioa iàrck, yd«f lUM).
Plante, Jean Twrgier, de Montargis, qui s'étaient vaillamment comportés depuis le commencement du siège, mais qui s'étaient laissé séduire par ses promesses, ainsi que le capitaine La Salle et Gnillanme Gnf^ sieur de La Bataille, tous deux rochellois.
DU LISCOET (YvBs) ou DuLii" etmetj gentilhomme breton qui s'est distingué dans les guerres de Henri IV contre la Ligue. Les services qu'il ren • dit déterminèrent ce prince à le nommer gentilhomme de sa chambre, eu 4 586, capitaine de 50 lances, en 4 590, maréchal de camp, en 4593. Gouverneur de Saint-Brieux en 4 590, Du Lfscoët résolut de surprendre Carhaix, petite ville close d'une mauvaise muraille et dépourvue de garnison. Il choisit, pour mettre son entreprise à exé« cution, un Jour oti la noce d'un des principaux habitants y avait attiré beadeoup de monde, ne doutant pas que, selon l'habitude , les invités ne se parassent de ce qu'ils avaient de plus précieux. Sa troupe , animée par la pers- Sective du butin, arriva sous les murs e Gariiaix deux heures avant le jour, escalada les murs , ouvrit les portes à la cavalerie et se rendit maîtresse de la ville avant que les habitants sortissent de leur sommeil. Quélques-mus ftirent tués, un plus grand nombre enlevés et rançonnés, et les maisons furent livrées au pillage. Cette nouvelle ne tarda pas à se répandre dans les paroisses voisines ; le tocsin sonna, les habitants prirent les armes, et sous la conduite d*un vieux soldat, nommé Lanredon, qui ne manquait ni de bravoure ni d'expérience, us se mirent en route pour Carhaix; mais Du Liscoët les fit tomber dans une embuscade et les massacra presque tons. Le lendemain, une seconde bande parut aux portes de la ville, commandée par Du Berit et par un prêtre. Surpris par cette nouvelle attaque, les royalistes se barricadèrent dans les maisons et ouvrirent un feu meurtrier sur les paysans, tandis que Du Liscoèt, avec la cavalerie, les prenait par derrière et les dorgesit
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a^ec fureur. La victoire fut complète , mais Du Liscoèt la paya chèrement :
le prêtre lui coupa la main d'un coup de hache. Pour se venger, il fit mettre le feu à Carhaix et regagna Saint-Brieux. Des historiens assurent que cette double défaite des paysans prévint une jaquerie en Bretagne.
En 4 594 , Du Liscoët, qui s'était fait faire une main de fer à Texemple de La Noue y servit sous le prince de Dombes et se comporta vaiUaiounent en plusieurs rencontres. Au mois de mai 4 592, il assista au siège de Graon, que les royalistes levèrent à l'approche du duc de Mercœur. N'ayant pu s'opposer à cette honteuse retraite, il dut se borner à la protéger avec |sa cavalerie et celle de La Tremblaye. La même année, il fut chargé de défendre Quintin, méchante bicoque fermée seulement de barrières , et pendant quinze jours , il y tint tête aux Ligueurs, de beaucoup supérieurs en nombre. 11 se retira alors dans sa maison du Bois-de-La- Roche; mais s'ennuyant bientôt de son inaction , il rejoignit l'armée royaliste et servit au secours de Reunes. Le 8 mars 4 593, il surprit Corlay qu'il fortifia avec soin dans l'intention d'en faire le centre de ses opérations dans la Basse-Bretagne, où il voulait porter la guerre pour opérer une diversion. Dès le 25, il fondit sur Châteauneuf-de- Faou , où il entra par surprise , et qu'il pilla et brûla. Au mois d'octobre 4 594, U accompagna le maréchal d'Aumont au siège du fort de Crozon , qui dominait l'entrée de la rade de Brest. Un jour qu'il commandait la tranchée , il entendit le cri d'alarme de la sentinelle. S'élançant d'une cabane en branchages où il avait cherché un abri contre la pluie, il se jeta dans le fossé, mais il fut percé de coups de pique avant même qu'il eût pu se mettre en défense.
« La mort de Liscouet, lit-on dans Taillandier, fut regardée comme la perte d'un des plus braves et des plus fidèles serviteurs du roi , qu'il avoit
toujours servi avec le zèle et toute
TactîTité possible. »
Du Liscoët avait épousé une demoiselle de la maison de Vaux en Anjou, qui se montra toujours « teès-afféctionnée au service de Dieu » , selon le témoignage de Crevain. « H aima mieux, dit le chanoine Moreau , dans ce style qui n'appartient qu'à certains écrivains, faire banqueroute à Dieu et à son salut qu'au beau nez d'une femme. » Nous ignorons si c'est effectivement l'amour qui porta Du Liscoët à embrasser le protestantisme. C'est sans doute dans les mémoires du même chanoine que la Biogr. univ. a puisé aussi le récit de deux actes de violence qui, s'ils sont vrais, souillentleblasondunoble gentilhomme. Il pilla, dit-on, la maison d'an riche seigneur dont il avait reçu l'hospitalité la plus affectueuse , et extorqua à un habitant de Landemeau la quittance d'une somme de 44,0(M) ècus, prix d'une terre qu'il lui avait achetée. Ce seraient là des actes, non d'un chef militaire, mais d'un brigand.
DULON (Louis), néàOranienburg, le 4 4 août4 769, descendant d'une famille de la Bourgogne réfugiée en Prusse.
Dulon manifesta de bonne heure un talent rare pour la musique instnunentale.
Ayant eu le malheur, à la suite d'une ophthalmie, de perdre la vue entre les mains d'un oculiste ignorant, il résolut de consacrer sa vie à cet art, et un travail opiniâtre le plaça bientôt au premier rang parmi les plus habiles joueurs de flûte. Dès l'âge de 4 3 ans, il se fit entendre dans les principales villes de l'Europe, et partout il recueillit d'unanimes applaudissements. « Toutes les intonations de Dulon, dit M. Meldok dans la Biogr. univ., étaient pures, claires et fermes. L'art avec lequel il savait passer d'une note à l'autre, ï travers une infinité de nuances intermédiaires, prouvait quelles nouvelles ressources il avait découvertes dans son instrument. C'est surtout dans les mouvements rapides que son talent brUiait de tout son éclat. » Dulon a composéun assez grand nombre de morceaux pour la flûte. En 4823, il se retira à Wunbourg où il mourut, le 1 juillet 4 8S6.
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L'histoire du Refîigeen Prassene £adt point mention de la famille Dulon; mais elle parie d'un Henri Delon, natif de Yaiborgne, qui établit à Wesel la première manufacture de bas de soie. A sa mort, arrivée en 4747, cette fabrique, qu'il avait transportée à Berlin, reçut de François Du Chesne, son successeur, une extension très-considérable.
BU LYS ^Charles), gentilhomme de l'Anjou, député par la noblesse de sa province aux Etats qui se tinrent à Angers, en 4 560, dans le hut d'élire des députés aux Etats-généraux. Dès l'ouverture des séances, Charles I>u Lys déclara, au nom de son ordre, «que la plus grande partie de ceux qui le composaient voulaient vivre et mourir pour le roi et lui obéir, qu'ils protestaient vouloir vivre selon les commandements de Dieu, et non selon la tradition des hommes. » C'était faire hautement profession du protestantisme ; aussi sa déclaration provoqua-t-elle un si violent tumulte qu'il fallut clore la séance. Dans la suivante, les gentilshommes catholiques déposèrent une protestation; de vives paroles s'échangèrent entre les deux partis; des menaces on en vint aux voies de fait, et comme tous les gentilshommes s'étaient rendus armés à la séance, plusieurs députés furent blessés. Cependant Du Lys n'en avait point imposé , et ce qui le prouve, c'est que les deux candidats protestants furent élus ( VoyA. p. 30). Mais le triomphe des religionnaires ne faisait pas leconfipte des Guise. Aussi Montpensier cassa-t-il les élections, et pour prévenir un nouvel échec du parti catholique, il eut recours à la terreur. Il fit décapiter, le S4 nov. 4 560, N. de Marne, sieur de Prunier, sous prétexte qu'il avait paru avec des armes aux séances, pendit le prudhomme René, le charron /. Picaut et plusieurs membres du tiers-état, coupables d'avoir assisté au prêche, condamna deux femmes à faire amende honorable la corde au cou, et établit à Angers une garnison de 900 hommes, dont la ville se débarrassa peu de temps après
moyennant une somme de 40,000 livres. Ces mesures donnèrent la majorité aux Catholiques ; mais les Protestants prirent leur revanche l'année suivante, en se rendant maîtres de la ville {Voy. DURET). Quant à Du Lys, U n'est plus fait mention de. lui, à notre connaissance, dans l'histoire, car nous n'osons affirmer qu'il soit identique avec le capitaine Lys, vieux guerrier qui défendit, en 4 575, Bomène dans la Zélande contre les Espagnols.
DUMAS ( Châblss - Guillaume - Feedébic) , né à Kloster-Ueilsbronn , en 4 725. Après avoir fait d'excellentes études, Dumas alla s'établir en Hollande et devint un des principaux rédacteurs de la Bibliothèque des scien^ ces et des arts (La Haye, 4754-80, 50 vol. in-S**). On lui doit encore une trad. des Voyages et découvertes faites par les Russes, Amst., 4764, selon Meusel; 4766, selon la Biogr.
Univ., 2 vol. in-4 2, avec cartes, trad. d'un ouvrage allem. de Mûller, qui a obtenu un succès mérité ; — une Relation historique de l* expédition con»
tre les Indiens de rOhio en 4764, trad. de l'angl., Amst., 4769, in-8% avec cartes et figg.; — une trad. du fameux ouvrage d'Eberhard: Examen de la doctrine touchant le salut des païens ou Nouvelle apologie de Socrate, Lond., selon Meusel; Amst,, selon la Biogr. univ., 4773, in-8*.
On lui attribue aussi V Examen de la traduction [parFalconnet] des livres XXXIV, XXXV et XXXVI de Pline l'ancien, critique vive et spirituelle imp. dans le Journal encyclopédique (4775) et réimp. dans les Œuvres de Falconnet avec la réponse pleine d'aigreur de ce dernier. Selon M. Quérard, Dumas a publié , en outre , le Traité de la circulation et du crédit par Pinto (4774).
Dans le Gelehrte Teutschland, Meusel donne à notre Dumas un fils, né à Utrecht, le 43 fév. 4755, et pasteur à Dresde, en 4796. Ce fils, qui s'appelait Jean - Louis - Alexandie , mourut, selon Kaiser, à Dresde, le 44
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sept. 4813. Il a publié, selon M. Qaèrard, Gnmal et Lina ou leê infants aflricaint {Sinsh. et Paris, 4849, 3 ToL in-48, avec figg.)* roman imité de Lossius. On lui doit d'autres oufradont nous parlerons plus bas.
Dans le môme tempe que Jean- Louis-Alexandre Dumas desservait l'église réformée de Dresde, un autie Jean Dumas, ministre comme lui, 'exerçait ses fonctions à Leipzig. Cette coïncidence a produit, môme cbez les bi^ bliographes allemands, une étrange confusion, qu'il est presque impossible de débrouiller. Sdon Meusel, dans son LexikoD der teutscben ScbiiftssteUer, Jean Dumas, né à Montauban en 47S5 et mort le 4 avril 4799, aurait été d'abord pasteur à La Rochelle. L'Histoire des pasteurs du désert signale effectivement un Dumas, reçu proposant en 4747, qui remplit pendant quelques années son dangereux ministère, sous le nom de guerre de Pajon ; mais elle ne nous apprend pas s'il ftit attaché plus spécialement à l'église de La Rochelle. Dumas passa plus tard en Hollande, fut ministre à Amsterdam, puis ii Ter-Veer près de Mlddiebourg, et fut appelé à Leipzig en 4758. Voici la liste des ouvrages des deux homonymes d'après ie Lexikon de Meusel et d'autres bibliographies ; nous essayerons •de restituer à chacun d'eux ce qui lui appartient.
L Lettre phUotophicO''tkéoloffi' fue swr l'éternité des peines, Amst., 4774, in-6*. — Attribué à Jean Dumas par le Lexikon.
H. Traité du snéâde, Amst, 4778, k-8o; trad. en allem., Leipx., 4775, in -8*. — Réfutation des principes avancés par Rousseau dans sa Nouvelle Héioïse sur le meurtre de soimême. — Dans son Allemagne savante, Meusel attribue cet ouvrage à Jean- Louis- Alexandre Dumas; mais nous pensons qu'on doit plutôt s'en rapporter à son Lexikon , dont l'autorité est appuyée par Kaiser et la Biogr. univ., et le restituer au pasteur de Leipzig.
yi. CanUques tirés en f ortie 4$s
pseamnes et en partie des poésies sacrées éLes meilleurs poètes frae^ fois 9 aoec des airs notés ^ Leipz., 4774, in-8*, sebn l'Alleffltgne savante de Meusel et Quérard; 4775, in-8*, selon le Lexikon du même Meusel et la Biogr. univ. Nous eroyons qu'on doit laisser an pasteur de Leipzig la paternité de ce recueil, et restituer à celui de Dresde un recueil analogue que Kaiser sign^o sous le titre de Gesanfkuek fUtr die refmnmrte GewteindesuDresden, Dresd., 4785, 8*.
lY. Sermons sur le ekrisHaeUsme moral, Dresd., 4779, iii-8*; f édit., 4797, in-8*; tnd. en aUensu, Ratisb., 4840, in-8\ — Cet ouvrage, iadtqué par Kaiser seul, appartient, seiasiocte apparence, à Jean -Louis -Alexandre.
V. Oraisons fuàèkres de Frédé HC'Chrétien , éiectmr de Same^ et de M^ Marie-Ànioénette de Bamère, douairière de Saxe^ Leins., 1780, in-8*. — Attribué i Jean msus par leLexikoa.
YI. Ewerùiees de piété A Vus9§e des chrétiens fidèles et raisounaUeSf trad. de l'allem. de ZoUikofer, Leipz., 4787, 2 vol. in- 8*. — Ouvrage attribué par l'AUemagne savante ^ par Quérard, au pasteur de Dresde, et que nous n'avons aucune raisott ée lui contester.
VIL Diseeurs prmn&tseé à f^oeeor wm de la mort de G.-I, IMcofre^ Leipz., 4788, in-8*; trad. en allem.
par l'auteur, Leipz., 4788, in-8*. — - Quoique le Lexikon de Meosel et la Biegr. univ. donnent cet ouvrage I Jean Dumas, nous le reveadâquerons pour Jean-Lonis-AlezaBdre, en non appuyant sur l'Allemagne savante du môme Meusel, parce fue Pouvrage précédent, nous prouve fu*it existait ^es relations entre Zoliiàoler et le pasteur de Dresde, et que ce denier savait l'aliemand, ce qui n'est pas prouvé pour son homonyme.
Vni. Essai sur le pUm fermé per le fondateur delà religion ehritienne , trad. de Tallem. de Ronhaid, DreedOt 4''9#, in-8*. -^ Ouvnge
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par Kaifer et appartanint inoonteatablemeat an paatenr de Dresde.
OU aiA8 (L0U19), inTenteur de la oiièbre méthode du bureau typogra* phique, né à Niâmes vers 4676, mort à Yaujours, le 49 juillet 4744.
Fils naturel de Jeam-Lowit de Mani^ e«^» seigneur de Saint-Yéran et de Gandiao, et d'une veute de condition du Ronergue, Du Mas fût élevé dans la religion réfoiimée. Après avoir ter* miné ses études en droit et pris le grade de lioencié, il vint à Paris o(i il noua avec le P. Malebranche des re« lations dont il sut profiter. Laissant dès-lors de cdté la jurisprudence , il se livra avec ardeur à l'étude des mathématiques et de la philosophie, se délassant de ses occupations sérieuses par la musique qu'il cultivait aussi avec succès. Il composa même en ce genre un traité curieux qui a été publié sous le titre : Vari de tranisposer tatUeê sortei de mutiques^ $am être obligé de e^nêttre le ton #i le mode, Paris, 4744. Versé également dans la langue anglaise, il a traduit les Mémoires de F Ecosse sous le rlgne de Marie^ par Grawford, trad. qui se conservait en manuscrit dans la bibl. du marquis d'Aubals.
Malgré la froideur de son abord el son caractère tranquille, Du Mas avait une imagination vive à laquelle il joignait un esprit profondément méthodique. Cest à ces qualités naturelles qu'on doit l'invention du bureau typographique. Par une méthode ingé* nieuse , il sut faire un amusement pour l'enfance de la lecture, de l'écriture et de l'étude des premiers éléments des langues. Il en fit le premier essai sur le jeune Montcaim, petit prodige dont il suivit l'éducation avec la soiticitude d'un père. Cet enfant étant mort en 47t6, à l'Age de moins de sept ans, il en conçut une si vive douleur qu'il faillit en perdre l'esprit. A peine réûbli d'une longue maladie, il reprit son bureau typographique, et s'occupa de faire connaître son système. Il publia donc à Paris, en 4 vol. in-4% La Hbliotki-
que des enfêns, 0% les premiers élé^ mens des lettres, à Vnsage de M§r.
le Dauphin et des augustes en fans de France. Le 4" vol. expose le système du bureau typographique; le %* coi* tient le nouvel ABC latin; le 3*, la nouvel ABC français ; le 4*, l'essai d'un rudiment pratique de la langue latine et l'introduction générale à la langue française. Comme toutes lei choses nouvelles , la méthode de Du Mas trouva des approbateurs et des ad« versaires. Il se vit forcé de répondre I bien des critiques, et publia, enttt autres, à cette occasion , la Réponse i la lettre 4^ un professeur anonyme de Vuniversité de Paris, sous le pseudonyme de M. Perquis, Dans les dernières années de sa vie, il alla demeurer chez M"* de Nantia à Yaujours , où il mourut à l'Age de 68 ans , après s'être converti au catholicisme pendant sa dernière maladie.
DUMAS (N.), prédicant dans le Languedoc. En 4 690, Dumas eut le malheur de tomber entre les mains des dragons qui le jetèrent en travers sur un cheval et le lièrent avec tant de violence, l'abdomen portant sur le pommeau de la selle, qu'il expira avant d'arriver à Montpellier où ils le conduisaient.— Yers la même époque, un a\^tre UumM^ ex-ministre de Saint* Jean-de-6ardonnenque, qui avait vendu sa conscience et son honneur pour une pension de 400 livres , remplissait auprès de ses anciens coreligionnaires le rôle infBime d'espion au profit de l'intendant Basville {ArcUe, gén. M.
DU MAS DE GASTELLAHB (Nicolas), baron d'ALLBMAGNi, seigneur de Yalernes et d'autres terres , appartenait à une des plus illustres familles de la Provence. (Tétait, dit Nœtradamus , « un seigneur courageux et bien sensé », et d'autant plus redoutable, ajoute Boze, « qu'il commandait des bandes aguerries et qu'il avait sous ses ordres d'habiles capitaines. » On ignore l'époque où il einbrassa la religion réformée dont il se montra un des
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plus zélés défensearsdans sa proTince.
C*est seulement en 4573 qu'il parait sur la scène de nos troubles reli^eux; îl servait alors sous les ordres de Montbrun. Chassé de Proyence, en 4574, il y rentra Tannée suivante, et ravagea avec Baschi-Stoblony son beau-frère, le territoire de Bonioux, de La Coste etd'Agout. La même année, il se rendit maître d'Annot et deMenerbe. Ayant réuni, en 4 576, ses troupes à celles de CérestCy ils firent de concert une tentative pour s'emparer d'Apt ; mais ils échouèrent dans leur entreprise et ils perdirent dans la retraite le seigneur à*Aramony qui fut fait prisonnier et décapité à Aiz.
Malgré le silence des historiens de la Provence, il est permis de croire que le baron d'Allemagne continua à prendre une part active à la lutte acharnée qui désola si longtemps ce malheureux pays. Après le traité deFleiz, il se retira dans son château du Luc. Ce fut là qu'il reçut La Goy , émissaire du roi de Navarre, chargé par ce prince d'inviter les Protestants à reprendre les armes. D'Allemagne n'avait pas de troupes, et il n'osait en lever de peur de donner l'éveil aux Catholiques; mais, à quelques lieues de là, ses coreligionnaires étaient maîtres de Seyne qui leur avait été accordée pour place de sûreté. Bougarelly y commandait par commission du foi de Navarre. Il est vrai qu'à la suite de déplorables querelles', il avait dû céder une partie de son autorité au seigneur de La Bréolle eik Du Collet ; cependant comme ces trois capitaines, également recommandabies à différents titres, étaient zélés pour la Cause, il obtint d'eux sans beaucoup de difficultés le secours qu'il leur demanda. Du Collet lui amena un petit corps de troupes à la tête duquel il fit sans succès une entreprise sur Fréjus. Il se replia sur Seyne où il fut reconnu par les habitants et la garnison comme chef de toutes les églises provençales. Après avoir pris les mesures de précaution nécessaires pour mettre cette place à l'abri d'une surprise, y
laissant pour garnison deux compagnies sous les ordres de Vanellf et d'un neveu de Du Collet quMl nomma son lieutenant, il en partit avec le reste de ses soldats pour surprendre Castellane. Cette expédition n'eut aucun résultat, en sorte que d'Allemagne, qui se sentait trop faible pour rien entreprendre de considérable, appela à son secours Lesdiguièra. Le chef dauphinois ne fut' pas plus heureux que lui dans une nouvelle attaque contre Castellane ; les Protestants y perdirent quelques hommes, entre autres le capitaine/<^an Mote, beau-fils de Bougarelly, et d'Allemagne reprit la route de Seyne, emportant sur un brancard Du Collet gravement blessé. Au moment où il franchissait le défilé de Sourribes,il fut tout-à-coup assailli par la garnison de Sisteron ; mais une manœuvre hardie d'un de ses officiers, le capitaine Arnaud d'Entraunes, ûls d'une sœur du célèbre Mouoûms^ qui commandait l'arnère-garde, secondée par un retour offensif de La Bréolle^ le dégagea promptement en mettant l'ennemi dans une déroute complète.
Au retour du printemps , il appela à son aide BlaconSy qui lui envoya sa compagnie commandée par son frère de GrangeviUe et par son maréchal-deslogis Paradis. Ayant reçu ce renfort, il fit attaquer, mais sans succès, le chJkteau du Luc par le capitaine Buisson.
Une entreprise sur Draguignan ne lui réussit pas mieux, malgré les intelligences qu'il avait dans la ville; mais s'il ne put s'emparer d'aucune place fortifiée, il resta mattee de la campagne. Renforcé par une troupe de Languedociens, il osa se présenter devant les murs d'Aix et ravagea sans obstacle tous les environs. Malheureusement il dut, selon leurs conventions, conduire par réciprocité à Montmorency une partie de ses vieilles bandes , et son absence donna aux Ligueurs le temps de reprendre la supériorité. Après divers succès, de Vins mit le siège devant le château d'Allemagne, que la baronne défendit avec un courage vi*
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ril, dit de Thou. La petite année provençale s'était en quelque sorte fondue dans le Languedoc par les désertions. Il fallut que le baron eût encore une fois recours aux Huguenots du Dauphiné. Lesdiguières pénétra en Provence, battit complètement les Catholiques, le 5 sept. \ 586, mais le baron, qui s'était distingué dans cette affaire parmi les plus braves , fut tué en poursuivant les fuyards. Sa mort acheva de désorganiser le parti protestant dans la Provence; les autres chefs ne songèrent plus qu'à faire leur paix , et les châteaux d'Allemagne, d'Espinouse et deValernes furent rendus aux Catholiquespar Satn^-J^rto^, Seillons et La Note.
Le baron d'Allemagne parait n'avoir laissé qu'une fille, nommée Sârâ , qui épousa Scipion de Villeneuve, Il avail deux frères : le puiné Seillons, est à peine connu; le cadet, Timothée Du Mas de Ulsle, a joué un rôle beaucoup plus considérable. Nostradamos, qui l'appelle « un jeune et délibéré gentilhomme » , nous apprend que , dès 4 573, il se rendit maître de Seyne, de Riez, de Gréoux et de Puimoisson; mais sa carrière fut courte : il fut tué à Majastre, le 25 avril 4576.
A Ja même famille appartenaient é'^Entrecasteaux, un des chefs des razats en 4 576, et le seigneur de Tournon, gouverneur de Riez en 4588.
L'un et l'autre semblent avoir aussi professé, au moins pendant quelque temps, la religion réformée.
DU MATZ ou Du Mats, maison illustre des confins de la Rretagne et du Maine, divisée en plusieurs branches, dont deux, au moins, ont embrassé les doctrines de la Réforme.
I. Branche DU Brossat-Saint-GravÉ. Christophe DuMatz, capitaine d'une grande réputation, se déclara partisan des opinions nouvelles dès qu'elles pénétrèrent dans laBretagne. C'était, dit Taillandier, « un homme sage, aimant l'Etat et la tranquillité publique,» et il devait jouir d'une grande influence»
puisqu'à la mortde François n, Bouille,
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commandant de la .-province, s'adressa à lui pour le prier de veiller au main • tien de la paix publique. Brossay-Saint- Gravé se signala dans les guerres civiles par sa valeur et son expérience militaire. En 4568, il rejoignit Andelot avec son frère Du Verger, qui fut tué au passage de la Loire. L'année suivante, il prit part, sous les ordres de La Loue^ à la défense de Chdtellerault; puis il suivit Coligny dans le Midi; mais il se laissa surprendre à Donzère et fut fait prisonnier. Lorsque Montgommery essaya de soulever les Protestants de la Normandie , après la Saint-Barthélémy, il le seconda de toutes ses forces. Enfermé dans Domfront, il tenta une sortie à la tête de vingtcinq chevaux, mais vigoureusement reçu par les assiégeants, il dut, après des prodiges de valeur, rentrer dans la ville, en laissant au pouvoir de l'ennemi le cadavre de son lleutenantFmt^^, et il se fit tuer sur la brèche, en 4 574.
Christophe Du Matz n'eut pas d'en faut de son mariage avec Anne Greh nier, dame de La Barrillière. Ses biens passèrent donc à son frère Nicolas, sieur de Casteneuc, mari de Jeanne Michel, et père de trois fils : Jean, sieur du Brossay-Saiut-Gravé, Jacob, sieur de La Rivière, tué dans les guerres de la Ligue, et Isaac, sieur Du Verger, Ce dernier épousa Renée de La Ville-»
gué, dame du Plessis, qui lui donna plusieurs enfants ; mais nous ignorons s'ils persistèrent dans la profession de la religion réformée. Son frère atné ne le céda à son oncle Christophe ni par les qualités de l'esprit, ni par le courage. En 4589, il servit avec distinction contre la Ligue en Bretape. Il fut marié deux fois : 4 • avec Françoise (TErbilliers, V avec Gillette de Fon»
tenailles. Du premier lit sortirent deux filles et un fils, nommé René, marquis du Brossay, sieur du Mesnil-Barré, qui paraissent s'être convertis.
IL Branche de Montmartin et di Terghant. Jean Du Matz embrassa la Réforme dans le même temps que son cousin Christophe, et» pour se sous-
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XTà\t% aux persécalioQS, ii se retira en Allemagae, d'oà il ne revint, dit-on, qa'en 1576 avec le comte de Laval, Landaurati et le minisire Merlin.
Dans ce cas, qui était Montmartin de Bretagne, cité parmi les chefs huguenots qui se saisirent de Domfront en 4574?
Jean Du Matz fut, en 4 58 1 , député par la Bretagne à TAssemhlée politique de Montauban. En 1586, il fut envoyé au duc Casimir pour le presser d^entrer en campagne. Pinard, qui rappelle, par erreur, IsaacdeMur, nous apprend qu'il servit aussi daus toutes les guerres du roi de Navarre, comme ofûcier d'artillerie. Les services signalés qu'il rendit à ce prince au siège de Rouen, à la bataille d'Arqués, au 'premier siège de Paris, k la prise du Maos, etc., lui valurent le gouvernement de Vitré, en 4 589, et le grade de maréchal de camp, en 4591.
En 4 590, les Ligueurs s'étant emparés des maisons des gentilshommes des environs de Vitré, et les ayant fortifiées de manière à tenir la place comme bloquée. Du Malz résolut de les déloger. 11 sortit avec du canon, les rasa toutes et tailla en pièces un corps d'ennemis qui accourait au secours.
Peu de temps après, le gouverneur de Vitré étant allé rejoindre le roi. Mercœur voulut profiter de son absence pour s'emparer de la ville. 11 gagna Boisjouan, sieur du Breuil, qui commandait dans le château, et la trahison aurait réussi sans l'admirable présence d'esprit et le courage du sergent-major Raton ou Ralon (Voy. ce nom). Instruit du danger qu'avait couru la ville dont la garde lui était confiée, DuMatz y retourna en hâte, réunit quelques hommes, commandés par son lieutenant Chamballan, le guidon de sa compagnieLéi Faucille, qui se signala en maintes autres rencontres par son intrépidité, le brave Ratony La Fosse, Uonssy et Micheh tomba sur les Ligueurs qui étaient venus piller jus- Qu'aux portes de la ville, le croyant absent, les battit et leur reprit leur butin.
En 4 594 , il servit au siège de Plimeu« sous les ordres de Montpensier, et força la place à capituler. La mâme année, remplissant les fonctions de maréchal de camp dans l'armée du prince de Dombes, il se signala au combat de la Croix de Malhava, et décida l'affaire par une charge terrible. Que1ques]oar9 après, le prince ayant résolu d'attaquer Lamballe, Du Matz s'opposa inutilement, en faisant valoir les considérations les plus sages, à une entreprise qui coûta la vie à La Soue, dans laquelle il fut blessé lui-môme et qu'il fallut abandonner. Dombes prit la route de Rennes et rencontra l'armée de Mercceur qu'il se décida à charger après de longues irrésolutions; mais à peine en était-on venu aux mains, qu'U fit sonner la retraite sous de futiles prétextes. Du Matz se porta alors sur Oiâtillon tju'il prit de force. Il retourna ensuite au camp du roi devant Rouen ; mais après la sanglante défaite de Graoa, Henri IV le renvoya en toute hâte en Bretagne pour que sa présence rassurât les habitants de Vitré. Les habiles dispositions du gouverneur forcèrent Mercœur à renoncer à ses projets sur cette ville. Après la retraite des Ligueurs, Du Matz se porta au secours te Malestroit; arrivé trop tard, il prit sa tevanche en battant, près de Dinaa, une troupe de Lorrains qui entrait en Bretagne. Peude temps après, sur l'or^ dre du maréchal d'Aumont, il investit Rochefort-sur-Loire; mais la mésintelligence qui régnait entre le maréchal et le prince de Conti fit échouer une entreprise d'abord fort bien conduite. L'année suivante, en 4 593» Du M^ assista aux Etals, tenus à Rennes, et fut envoyé en Angleterre et en Hollande nour demander de nouveaux secours.
Il conduisit cette négociation avec beaucoup d'habileté, et fut de retour au mois de juin 4594. Henri IV eut encore recours à ses talents pendant le siège de Laon; puis il le renvoya en Bretagne aveo quelques troupes. En 4595, d'Aumont le chargea d'assiéger Corlay, occupé par le bngand Fonte-
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Mlle, qui fui forcé de capituler. Le siège de Comper, au contraire, que Saint-Luc et d'Aumont avaient entrepris pour complaire à la comtesse de Laval, sans écouter les prudents avis de Du Matz, fut honteusement levé. La même année, Du Matz assista de nouveau aux Etats de la province, qui l'envoyèrent, comme député de la noblesse, rendre compte au roi de la situation du pays. En 4 596, il fut chargé de conduire un corps de troupes en Picardie. Profitant de son absence, La Mouche, son proche parent, de concert avec M"*' de Lo/val et les habitants qui étaient en majorité huguenots, se rendit maître de Vitré, dans Tintention de conserver cette place au parti protestant, dans le cas où Du Matz changerait de religion, comme le bruit en courait faussement; mais Henri iV rétablit sou fidèle serviteur dans son gouvernement et le dédommagea par un don de 1 0,000 écus. £n 4 597, le seigneur de Montmartin, que Henri avait attaché à sa personne, fut employé aux négociations, non seulement avec TAssemblée de Châtellerault, mais avec le duc de Mercœur, et, lorsque ce dernier rompit les pourparlers, il fut envoyé en Bretagne avec la mission d'y lever des troupes et de l'argent, et de disposer les Etats à s'imposer les sacrifices né* cessa ires pour en finir avec les Ligueurs. La session close, il suivit Brissac an siège de Dinan dont il régla la capitulation. Peu de temps après, le duc de MerccBur se sentant perdu, l'appela à Nantes, et lui confia le soin de conduire la duchesse auprès du roi pour négocier la paix. Jean Du Matz a rendu compte de tout ces événements dans des mémoires dont on s'accorde à louer l'impartialité, et que Taillandier a publiés dans le T. H de son Histoire ecclésiastique et civile de Bretagne (Paris, 4736, in-fol.), sous le titre de Af<^moires de Jean Du Mats^ seigneur de Terchaaitet deMonimartin, gouverneur de Vitré, ou Relation des trofk- Mes arrivés en Bretagne depuis l'an 4589 jusf¥^ân 4598. On lui attribue
aussi VBtai de la religion en France^ Paris, 4645, in-S*.
Député aux Etats-Généraux de 4 64 4, Du Matz fut un de ceux qui s'opposèrent avec le plus d'énergie à la publication du concile de Trente , réclamée par le clergé et la noblesse dans le but de rendre obligatoire pour le roi le serment qu'il avait prêté à son sacre d'exterminer les hérétiques. Nous ne con^ naissons point la date de sa mort, nous savons seulement qu'il vivait encore en 4646. Il proposa, cette année, à l'église de Vitre de contribuer pour 4 50 Uvres à l'entretien d'un second ministre, à condition que l'un des deux pasteurs célébrerait tous les quinze jours le service divin dans son château. Sa proposition fut acceptée avec joie par le consistoire, qui se composait alors du pasteur de Pestere ou Pestre, de P. dé Gennes, de Bodard, de Ch, Le Noir^ de Parent j de B . Guesdon et de 7. Har* dy. En conséquence, le proposant Jean de Pestere fut nommé second pasteur {MSS. de la Biblioth. P Arsenal, Hist.
Jean Du Matz avait épousé Cathê- Hne Chauvin, tille de Pierre, barou de La Muce, et de Catherine Eder, De ce mariage naquit Philippe, seigneur de Terchant, qui prit pour femme Marguerite de Beaumanoir, fille de Samuel de Beaumanoir et de iV. de Caires. Terchant suivit la carrière militaire et se signala en plusieurs ren-. contres, nommément à la prise de Gro- 2on, en 4 594, et au siège de La Ro che-Montbourchet. Outre une fille msH riée dans la maison de La Moussaye, il laissa deux fils, dont l'un fut tué an »ége d'Aïre. Les généalogistes ne nous fournissent aucun renseignement sur le second dont ils ignorent même le nom. En 4645, la terre de Terchant appartenait à M"" de Montmartin, corn-' me nous l'apprennent les actes du Synode national de Charenton, circonstance qui nous autoriserait peut-être à regarder le second fils de Philippe Du Matz comme identique avec EsiTK Do Matz, député général des églises pro-
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testantes, si les dates se prêtaient moins difficilement à cette hypothèse.
Êsaïe Du Matz, sieur de Montmartin, fut député par le Poitou au Synode national d'Alais ; mais une maladie Tempocha d*y assister. En 4624, il se trouvait à Saintp-Jean-d'Angély dont il négocia la reddition, assisté de René de Laudrière ou Loudrièré, sénéchal de TAunis, de Gilles de La Bagaudière, de Grenoneï&^J. Barthommies. L'année suivante, il fut nommé député général. Il exerça sa charge au milieu des circonstances'les plus difficiles.
En 4623, il fut chargé, avec son collègue Maniaîd, de présenter à Louis Xin le cahier des griefs des églises. Les Protestants avaient à se plaindre, sinon de la violation flagrante, au moins de l'inexécution du traité de paix signé sous les murs de Montpellier, le 49 oct. 4622. Ils demandaient que des commissaires, «douez de Taffection qu'il faut pour la paix, » fussent envoyés dans les provinces afin d'y faire exécuter l'édit, comme le portait la Déclaration du roi; que la garnison de Montpellier fût retirée, « suivant ses promesses royales » , les habitants ayant, de leur côté, exécuté le traité ; que les privilèges de cette ville fussent respectés dans l'élection des consuls ; que le fort Louis fût démoli, ainsi que Louis Xin s'y était engagé par brevet particulier. Ils demandaient encore, conformément au traité de Montpellier, la mise en liberté de leurs coreligionnaires détenus sur les galères pour cause politique; la liberté du culte dans les villes de Villemur et de Fontenayle-Gomte ; le rétablissement de l'exercice à Luçon, Tallemont, Surgères, Quillebœuf, Bagnols, Saint-Gilles en Languedoc, Figeac, Puymirol, Vie en Armagnac où le ministre Testas n'avait pas encore osé retourner ; la réintégration de la Chambre de l'édit à Castres ; la fidèle exécution de l'édit relatif au Béam; l'allocation de la somme nécessaire au paiement des ministres et des garnisons des places de sûreté, ainsi que des arrérages. Ils se plaignaient ,
en outre, des magistrats de Poitiers qui avaient frappé les habitants réformés d'un impôt arbitraire, et de ceux d'Arnay-le-Duc qui voulaient forcer les Protestants de cette ville à contribuer aux frais de construction d'une église pour les Capucins. A toutes ces demandes et réclamations, le roi répondit, le 4 mars, d'une manière assez favorable; seulement il ref^isa de retirer immédiatement les garnisons de Bergerac et de Sainte-Foy , et de licencier les troupes qui occupaient le Languedoc et les Gevennes ; il ne voulut pas surtout entendre parler d'aider, en quoi que ce fût, à la reconstruction des temples de Charenton, de Tours, de Romorantin et de Gergeau que la populace avait démolis.
Mais c'étaient là des promesses trompeuses; l'éditnefîitpas exécuté. «Malgré ses promesses , lit-on dans Sismondi , le roi ne retiroit point sa garnison de Montpellier, et y bâtissoit une forteresse. Les réformés a voient été déclarés admissibles à toutes les char ges^ ils ne pouvoient cependant obtenir même celle de sergent, s'ils ne changeoient de religion. Devant les tribunaux, aucune justice ne leur étoit maintenue ; le même parlement, dans des cas tout semblables, prononçoit deux arrêts contradictoires, pour faire gagner son procès à un catholique , pour nire perdre un huguenot. » Irrité de cette violation du traité qu'il avait signé comme chef du parti protestant, Rohan^ sans calculer ses ressources, résolut de reprendre les armes, et son frère Soubise se saisit de rUe de Rhé, au commencement de 4 625. Les deux députés généraux se hâtèrent, dès le 24 janv., de désavouer, au nom des églises, « telles procédures indignes de la profession de chrestiens etde la fidélité que vrays François doivent àleurroy.»
La guerre continua néanmoins; mais elle fut bientôt terminée par un traité à la négociation duquel Montmartin et Maniald s'employèrent activement. L'édit du roi fut donné à Paris au mois de mars 4626. Dans l'intenralle, au mois
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de juillet 4625, les députés généraui avaient présenté un nouveau cahier de doléances. Les Protestants demandaient ^e l'exercice fût rétabli à Tours, Ger-
feau, Bourg en Bresse, Quillebœuf, ontorson, au Groisic, au Chailard, ï Laval, à Luçon, Pons, Surgères, Benêt, Coulonges-les-Royaux , Saint- Maxire, Bourgueil, Argenton, Gussac, Plassac, Rieux, Libourne, Mucidan, Glairac, Saint-Gilles, Gaumont, Lee • toure, Figeac, Gadenac, Brusquez, Montlaur, Artigat, Séverac, Greissel, Foix, Belestat, Digne, Forcalquier, Villefort, Suggeret[Sugère8f|,Villemur, Bagnols, Montfort, Lauzargueu (?), Lombeyret (?), etc. Ainsi, loin d'avoir fait droit aux justes plaintes des Huguenots et d'avoir exécuté le traité de Montpellier qui portait : a L'exercice de la R. P. R. sera restably aux lieux où il estoit, suivant nostredit Ëdit, Déclarations et Goncessions, » le gouvernement avait porté de nouvelles atteintes ài l'édit de Nantes. On n'avait pas non plus rendu aux Prolestants plusieurs de leurs temples et de leurs cimetières; quelques ministres chassés de leurs églises n'avaient pas été rétablis; on continuait dans beaucoup de localités à exiger des Réformés qu'ils contribuassent à la réparation ou à la construction d'églises catholiques; on déterrait leurs morts, on démolissait leurs temples, on les bannissait en haine de leur religion. En outre, malgré des promesses réitérées, le fort Louis n'avait pas été démoli ; les sommes allouées pour le paiement des pasteurs n'étaient pas payées ; les privilèges des villes où le proteslanlisme dominait étaient violés, etc., etc. Le cahier contenait enfin la demande que le roi permit la tenue d'assemblées politiques de trois ans en trois ans. Les réponses furent généralement favorables; mais, comme toujours, les engagements furent mal tenus.
A partir de cette époque, les renseignements nous manquent sur la famille de Montmartin. Si l'on peut s'en rapporter à l'ouvrage de Hï. Erman et
Réclam, elle persista dans la profession de la religion réformée. Après la révocation de l'édit de Nantes, un descendant du député général des églises, Esaïe Du Matz de MontbaU, et la veu- Te de son frère, Louis Du Puy-Papin, allèrent, selon l'histoire du Reftige en Prusse, demander au Brandebourg la liberté d'adorer Dieu selon leur conscience. Le premier est vraisemblablement le même que cet officier arraché par Benoit aux séductions des Jésuites (Voy, II. p. 473). Il laissa de son mariage avec Marthe Du Val y un fils, colonel d'un régiment prussien , mort en 4720, et une fille, nommée Maithe, qui fut dame d'honneur de la reine de Prusse et gouvernante des princesses de la maison royale. Louis Du Puy- Papin était mort en 4682. Sa veuve Marguerite de Roussay, décédée à Francfort, s. 0. en 4732, se réfugia à Berlin avec ses fils qui furent placés comme pages à la cour du Grand-Électeur et suivirent la carrière des armes. L'alné servit, en 4745, au siège de Stralsund où il fut blessé, puis il fut nommé capitaine des gardes du prince d'Anhalt-Dessau. Le puîné, appelé Samuel , d'abord page de la princesse Amélie, devint grand -maître de la maison de la margrave de Baireuth. Il eut de sa femme Susanne-Judith de Martel^ outre une fille , nommée Ma- RiE-WiLHELMiNE, quifutsupéricuro du chapitre noble d'Iéna à Halle, trois fils, Frédéric-Samuel , Gharles-Louis et Gharles-Gbrétien. Le premier, qui portait le titre de comte de Montmar^ tin, a joué un rôle considérable à la cour de AViirtemberg ; le second fut général au service de l'Empereur, et le troisième servit également l'Autriche et prit sa retraite avec le grade de capitaine; mais son fils Gbarles-Louis- Emile entra dans l'armée prussienne.
DU MEX (Léonard), gentilhomme des environs de Gorbigny. Sa maison ayant été pillée par la garnison de cette petite ville. Du Mex se rendit à Gorbigny pour porter plainte. A son retour, il fut rencontré par quelques
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£olda(8 et déyallsé, après a^oir reçu une balle à travers le corps. Un moine, témoin de ce meurtre, voulut le con-> fesser ; mais il le repoussa en disant que c'était à Dieu seul qu'il se confessait, à Jésus-Christ seul qu'il demandait pardon. Ces paroles résonnèreni aux oreilles de ses assassins comme un horrible blasphème , et pour l'en punir, un soldat lui tira un second coup de pistolet. Quelques personnes charitables le transportèrent dans une maison voisine , où il expira le lendemain. Sa mort fut vengée, peu de temps après, par Ee»é de Monceaux^ sieur de Blanay. Ce vieux gentilhomme, lieutenant de la cornette du sieur de Qwincerot et un des plus braves soldats de France, s'en retournant de la bataille de Dreux avec un de ses amis, nommé La Borde-Petot, surprit Corbigny par escalade, le 29 janvier 4 563, et força le gouverneur à se sauver en chemise. Trois jours après, les Protestants firent revenir leur ministre Mann Giraut et recommencèrent l'exercice public de leur culte. L'édit de paix maintint cette ville parmi celles où l'exercice de la religion réformée était permis.
mi MOr^lT, famille de la Bourgogne établie à Genève depuis le milieu du XVI* siècle.
Le premier de cette famille qui ait embrassé les doctrines évangéliques, est PiW/ideW Du Mont , qui, en 4 5S9, habitait Saint-Laurent près de Màcon.
D épousa Claudine Genost de La Mossièref qui lui donna six^ls et plu* sieurs filles mariées en France. L'ainé des fils, nommé Claude, abandonna sa patrie pour fuir les persécutions et se retira à Genève où il fut reçu bourgeois^ le % nov. 4 557 , en même temps que son troisième frère Jacques , qui mourut sans postérité. Le second, appelé Amrlard, était secrétaire de la jugerie de Faucigny, en 4 564 . Les trois autres frères , NosL, Enoch et Pibkrb , sur lesquels M. Galifife ne fournit aucui renseignement, restèrent en France (4 )»
(1) H.GtIift eoMle Clêuiim, nm beor^^
Claude Du Mont était né ^ Pont-de Veyle. Reçu bourgeois en 4557, il frit élu membre du conseil des CC en 4 563. Personne ne songera à le confondre avec son homonyme, «ce petit orftvre de la religion , comme dit L'Etoile , qui travailloit ordinairement sur les grands degrez du Palais à Paris , » et qui faillit être massacré, le 30 août 4 594, parce que, étant de garde à la porte Saint-Jacques , il avait négligé de se découvrir devant le Saint-Sacrement. Notre conseiller éponsa Louise^ fille de Pierre Gurin d'Annonay el û*Ayma Varembert^ qui lui donna deux fils. Le second, Daniel, prit pour femme Jeanne de Roches , en 4 604. L'atné, Jean, né en 4564, fut élo membre du conseil des CC en 4 59t, conseiller et secrétaire d'état en 4645^, et mourut en 4642, laissant de sa femme Susanne de Châteauneuf: 4* Mamb, femme de Nicolas Jaçuemôt^^reîmet régent du collège ; — V Onésime, qui suit ; — 3* Gabriel , officier au service de France, puis capitaine de la garnison de Genève, marié avec Pemette Gavin, dont il eut Philippe, également capitaine ; — 4* Abraham, né en 4 64 4 , du conseil des CC en 4640, époux à^ Elisabeth LtUlin^ qui le rendit père de Gbdéon, mort sans postérité, et de quatre filles : Sara ; TfléonoRA, femme, en 4692, àe Pierre Bàbault^ sieur de La Motte, fils de Jean Babault»
sieur de Bardelay, et ^^ Elisabeth Odry\ Susanne, alliée à Bertner de Lyon ; Henriette-Christine.
Né en 4 602, Onésime Du Mont entra dans le conseil des CC ài Tftge de 23 ans et obtint par ses services la charge de secrétaire de la justice et de châtelain du chapitre. Il épousa, en 4 633 , Susanne Bonne^ et resté venf , il se remaria avec Léa Fabri, Il mourut en
geols de Genève avec ses frères. Peot-èlre estil le même qu'Amblard. Ajoutons qs*iNie litre famille bourguignonne du même dob se réftagis également en Suisse vers le nèae temps. Antoine Dn Mont, de Noyers, fit rsc> bourgeois avec son dis Natthiiu, le 41 ocu 1857. Ses descendants eiistent encore à Geaève et k laRRStnie.
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4694, laissant, outre une fille nommée Marie, deux fils, ÀBRAHiM et Gabriel, mort sans enfants. Abraham,né en 4 640, embrassa la carrière ecclésiastique. À Page de 26 ans, il fut appelé comme pasteur à Ressudens dans le pays de Vaud. Il dessertit ensuite les églises de Morat et de Motier, et mourut doyen de la classe de Payeme, le 4 4 déc. 474 5. De son mariage avec Urbaine de Rue- Mestral naquirent huit enfants : 4<> Jean-Daniel, qui suit; — %* Jeannb- Marguerite, femme de F. -Louis de Treytorens ; — 3' Catherine-Judith, épouse du ministre Crosat ; — 4° A- BRAHAM, mort saus laisser d^enfant; — 5» BÉAT- Jacob, souche d'une branche qui a donné naissance au rejeton le plus célèbre de cette famille ; — 6* Onésime, qui rentra en France , s'établit à La Rochelle, mais retourna plus tard à Genève où il fut capitaine de la garnison ; — 7' Rodolphe ; — 8** Susanne-Barbille, femme de Frédéric MarquarddePayerne.
Jean-Daniel, né en 4676, étudia la théologie à Lausanne ; mais il ne voulut point souscrire le Consensus et préféra renoncer à sa carrière. Il mourut en 4755 , laissant de Susanne-Agathe-Bénigne de Rue-Mestral, Jean- Frédéric, officier dans les gardes suisses do Louis XV, et Gabriel, né en4 74 4. Ce dernier fut paèteur de l'église protestante et mourut, le 5 août 4795. Il avait épousé, en 4748, Anne-Marie Basset, et en avait eu : 4 " Benjamin, qui suit; — 2^ âbrahah-Daniel , né en 4756, tué à Moscou en 4822, laissant de son mariage avec Gahrielle Tapis, Jean-Louis , £douard-Charles-Yic- TOR et Agathe ; — 3» Julie-Élisa* beth; — 4* Gabriel, docteur en médecine de la Faculté de Montpellier.
Benjamin , né en 4750 et mort le 5 mars 4840, fut pasteur à Berchier. Il prit pour femme Marie-Anne Bourgeois d'Yverdun, dont il eut François- Louis-Gabriel , né le 24 mars 4 795 , pasteur à Mens, reconnu citoyen français comme descendant d'un réfugié ;
Louis-Benjaiiin , ministre à Perroy; Charles-Philippe, établi à Lausanne.
Il nous reste à parler de la branche fondée par Béat-Jacob Du Mont.
Né le 30 oct. 4692, Béat-Jacob épousa Marie-Françoise Bosset qui lui donna, entre autres* enfants, Abbabam- David, né en 4749. Ce dernier épousa, en 4745, Lowlse-Esther d' Illens ^^vtne famille noble de Lausanne , et en eut sept enfants : Alexandbe-Danibl , Marie-Anne, Pierre-Antoine, Marib- LouiSE, qui épousa à Saint-Pétersbourg Louis-David Duval, le 7 janv, 4767; Jacqueline, femme de François Séguin; Adriennb, femme de Jean Ador, et Pierre-Étienne-Louis , le célèbre publiciste, né à Genève, le 48 juill.
Etienne Du Mont annonça dès son enfance cette supériorité d'intelligence qui a fait de lui une des gloires de sa patrie. Il perdit son père de bonne heure et ne dut les avantages d'une éducation savante qu'à la courageuse etpersévérante activité de sa mère qui se mit maltresse d'école pour élever sa nom> breuse famille, tâche bien pénible dans •laquelle son jeune fils , encore écolier lui-même, l'aida de tous ses moyens; Se destinant à la carrière ecclésiasti • que. Du Mont se fit ordonner ministre, en 4784, et prêcha plusieurs fois avec succès. Doué d'un esprit philosophique, d'un cœur généreux, d'une imagination vive, il ne put voir sans indignation ses concitoyens dépouillés de leurs droits et opprimés par une oligarchie despotique, sans éprouver le désir de briser leurs fers. Il se jeta donc dans la po litique avec ardeur et se lia avec les hommes éminents qui dirigeaient alors le parti démocratique. Mais la fortune trahit ses amis , et le parti contraire ayant obtenu la victoire par l'intervention armée de la France, de la Savoie et de Berne , Du Mont s'éloigna volontairement de sa patrie, en 478t, D se rendit à Pétersbourg où il fut nonm mé pasteur de l'église française, et il acquit en peu de temps une'grande réputation d'éloquence. Il n'habitait cette
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ville que depuis dix-huit mois, lorsque lord Shelburne, plus tard marquis de Lansdowne, l'appela en Angleterre pour lui confier l'éducation de ses ûls; mais n'ayant pas tardé à reconnaître le mérite supérieur de Du Mont, il ne lui laissa que la surveillance générale de l'éducation de ses enfants , et lui confia le soin de sa bibliothèque, qui devint une des plus belles de TAngleterre. En même temps, il l'employa à des recherches et à des rédactions relatives aux objets dont il devait parler à la tribune, et pour le récompenser de ses services, il lui donna, dans l'administration des finances, une place qui était une véritable sinécure. Ce fut dans la maison de ce ministre d'état que Du Mont forma des liaisons intimes avec sir Samuel Romilly^ Shéridan, Fox, Beniham et quelques autres des génies les plus remarquables de la Grande-Bretagne.
Du Mont salua avec enthousiasme l'aurore de la liberté en France. Il accourut à Paris en 1789 et s'y lia bientôt avec tous les amis du progrès. Il entreprit, avec Mirabeau, le Courrier de Provence, à la rédaction duquel il eut la plus grande part. Cependant, dès que la violence vint souiller la sainte cause de la liberté , il quitta Paris pour retourner à Genève. 11 fit partie de l'administration élue à l'approche de l'armée française ; mais , après l'occupation, quittant de nouveau sa patrie qui avait perdu son indépendance, il retourna en Angleterre. Dès lors il renonça à la poUtique pour ne plus s'occuper que de travaux littéraires. Sa liaison avec Bentham devint de plus en plus étroite, et il finit par concevoir pour le célèbre jurisconsulte anglais un si vif enthousiasme qu'il en vint à le regarder comme la raison écrite. Son admiration cependant ne l'aveuglait pas sur les défauts du style de Bentham; aussi, dès qu'il en eut obtenu la per- 'mission de son savant ami, se mit-il à corriger, à modifier, à refondre complètement ses ouvrages, en sorte qu'il est en droit de revendiquer une bonne
part du succès qu'a obtenu le système utilitaire. L'idée-mère de ce système, qui pose comme base de la morale universelle la recherche du plus grand bien du plus grand nombre, et comme but, l'introduction de la philosophie dans la législation, appartient incontestablement à Bentham ; mais tout le travail de l'exposition, du développement, de la rédaction est de Du Mont. Le produit de cette fusion de deux esprits distingués a été les ouvrages suivants :
L Traité delalégislatian civile et pénale, Paris, 4802, 3 vol. in-8»; î« édit., Paris, 4820.
II. Théorie des peines et des récompenses, Lond., 484 4,2 voi.in-8*; réimp. deux fois à Paris.
III. Tactique des assemblées législatives, suivie d'un Traité dessophis mes politiques, Gen., 4 84 6, 2 vol., 8*.
IV . Traité des preuves judiciaires, Paris, 4823, 2 vol., in-8».
V. De r organisation judiciaire et de la codification, Paris, 4828, in-8*.
Lorsque Genève recouvra son indépendance en 4 84 4, Du Mont se bâta d'y retourner ; mais sa présence réveilla contre lui les anciennes haines aristocratiques. Un instant, il fut sur le point de céder à l'orage et de retourner en Angleterre. Il renonça toutefois à ce projet, quand ses concitoyens, en le portant au conseil représentatif et souverain, lui imposèrent en quelque sorte le devoir de combattre les vieux préjugés et de sauver le plus qu'il lui serait possible des libertés de sa patrie. Bientôt les chefs mômes de l'opinion aristocratique furent frappés de la lucidité et de la sagesse de ses idées, et, on doit le dire à leur éloge , subordonnant les intérêts du parti aux intérêts de la patrie, ils s'unirent aux amis de Du Mont pour le faire entrer dans le comité char^ gé de préparer un règlement pour le conseil représentatif. Le projet qu'il présenta fut adopté. «Nulle part, lit-on dans la Notice de Sismondi où nous puisons nos renseignements (Revue Encyclopédique, T. ILIV), il n'exista
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en pratique un règlement plus sage, plus clair, plus rationnel, qui atteigne
tins complètement ses buts divers. »
'auteur Ta publié à la suite de sa Tactique des assemblées législatives.
En 4847, fami de Bentham fut adjoint à une commission chargée de préparer un code pénal ; mais des difficultés s'étant élevées, le projet fût ajourné indéfiniment. Un succès plus complet couronna ses efforts pour la réforme du système des prisons. 11 fut nommé rapporteur de la commission nommée par le gouvernement dans ce but en 4822, et c'est sur sa proposition que fut élevée la prison-modèle de Genève. Ce fut encore lui qui présenta et fit adopter presque sans modification le projet de loi sur le régime intérieur de ce pénitentiaire.
En 4828, Du Mont fit un dernier voyage en Angleterre. L'année suivante, il voulut visiter le nord de l'Italie ; mais en revenant de Venise , il fut pris d'une somnolence , symptôme d'une paralysie du cerveau, et, arrivé à Milan, il y mourut, le 29 sept.
M. Quérard nous apprend que Du Mont a été un des collaborateurs des Annales de législation et d'économie politique, et qu'il a eu part à la rédaction de la suite du Journal de Mirabeau. On lui doit aussi des Lettres^ insérées dans la Biblioth. britannique, sur le système de Bentham, ainsi que divers articles publiés dans la Biblioth. universelle de Genève; cependant son plus beau titre de gloire sera toujours sa rédaction des ouvrages du jurisconsulte anglais. « Ecrivain aussi lucide et bien plus élégant qne Gondillac, dit M. Parisot dans la Biogr. univ., coulant, fécond en exemples, sans pair dans l'art de disposer les principes et les preuves, les faits et les formules , les détails et les généralités, il a popularisé les idées de Bentham. »
Etienne Du Mont léjgua ses manuscrits, en assez grand nombre, à son neveu J.-L. Duval, qui en a tiré les Souvenirs sur Miraheau et sur Us deux premières assemblées législa-
tiveSf pubL à Paris, 4832, in-8*; ouvrage dû Du Mont parle en témoin oculaire des événements , et en juge impartial du génie de Mirabeau , de ses vues et de sa conduite politique.
DUMOI^T (Gabriel), pasteur de l'église wallonne et professeur de langues orientales et d'histoire ecclésiastique à Rotterdam, mort vers 4748.
« C'étoit, dit Paquet, un homme fort laborieux, qui avoit un savoir assez étendu, et quicommuniquoit volontiers ses lumières aux autres. » Il a publié, sous le voile de l'anonyme, quelques Dissertations qui ont été jointes aux Discours de Saurin sur la Bible, ou imprimées dans l'Histoire critique de la république des lettres par Masson^ Après sa mort, Daniel de Superviîle fit imprimer un choix de ses Sermons
SRotterd, 4750, in-8*), au nombre de onze, avec une dédicace à Mademoiselle de HeuquevUle, En fait d'ouvrages inédits, nous ne connaissons de ce pasteur qu'un Mémoire sur la lecture publique de l* Ecriture sainte, qui se conserve dans les archives de l'église wallonne de Leyde. — C'est apparemment ce même Gabriel Dumont qui remplissait à Paris les fonctions de chapelain de l'ambassade des Provinces-Unies, au mois d'avril 4728, et qui écrivit à Court {MSS. Court, Correspond. 4726-44) et aux autres pas teurs du désert pour leur demander un état nominatif des Protestants, état qu'il voulait faire présenter au congrès deSoissons, afin de prouver que la reli-
fion réformée n'était pas morte en rance.
DUMOWT (Jean), baron de Carlscroon, historiographe de l'empereur Charles VI, né vers 4666, mortà Vienne, en 4726, selon la Biogr. univ., ou plutôt le 43 mai 4727, comme le rap> porte Adelung.
Dumont était protestant; mais il cachait sa croyance, et, grâce à sa dissimulation, il lui fut permis de conquérir, sur les champs de bataille du Palatinat et de la Souabe, le grade de capitaine. Révolté des atrocités commises
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par l'armée française sur les bords da Rhin, et admirateur trop passionné du roi Guillaume, il osa exprimer ses sentiments, en sorte que, devenu suspect d'espionnage, il fut arrêté à Strasbourg; mais les recherches les plus minutieuses dans ses papiers n'amenèrent d'autres découvertes que celle d'un psautier. L'autorité militaire ne jugea pas le crime très-grave, et, au bout de quinze jours, on lui rendit la liberté. Dégoûté du service du roi de France, Dumont passa en Italie, et, le 86 mai 1690, il s'embarqua à Malte pour la Turquie. A son retour, il traversa l'Allemagne et arriva, dans le mois d'août 4692, à La Haye, où il ût imprimer une relation de son voyage. La connaissance qu'il avait acquise des intérêts des divers états européens, lui suggéra l'idée de se livrer à l'étude et à l'enseignemeDt du droit public. Les écrits qu'il publia depuis la conclusion de la paix de Ryswick, attirèrent sur lui l'attention du comte de Zinzendori^ qui le recommanda à l'empereur comme un homme très-capable d'écrire les campagnes du prince Eugène. Dumont partit donc pour Vienne, fut nommé conseiller et historiographe par Charles VI, et créé, en 1723, baron deCarlscroon; mais la mort ne le laissa pas jouir longtemps de ces titres et de ces dignités.
Les bibliographes attribuent à notre publiciste un assez grand nombre d'ouvrages, signés tantôt Jean, tantôt François ou Jacques Dumont, quelquefois le sieur Dumont. En voici la liste .
I. Lettres historiques contenant ce qui se passe de plus important en Europe, La Haye et Amsterdam, 1692-1728, 111 vol. in-12.— Recueil mensuel, rédigé par Dumont, Jacq, Bernard^ H. Basnage, Aymon, et d'autres.
II. Nouveau voyage au Levant^ La Haye, 1694, iu-12; nouv. édit., fort augm., sous le titre de Voyages en France^ en Italie, en Allemagne^ à Malthe et en Turquie^ La Haye, 1 699, i vol. in-12; trad. en hollandais,
Utrecht, 1699, in-4*; puis en anglaif, 1702, in-8».
III. Mémoires politifues p<mr ser^ vir à la parfaite intelligence de In paix de Rism^kyL^ Haye, 4699, 4 vol. in-12. — Ces mémoires embrassent les événements qui se soot passés de 1641 à 1675 seulement.
IV. Mémoires sur la guerre présente» L^ Haye, 4703, ia-ll; douv.
édition sous le titr« deReekerekes modestes des causes de la présente guerre en ce gui C(mcerne les ProvinceS'Unies, 1713, in-4 3.
V. Recueil de divers traités de paix^ de confédération^ é^alliance, etc., La Haye, 1707, 2 vol. iii-42.
VI. Nouveam recueil de traités éT alliance, de trêve, de paix, de garantie et de commerce, fextt et conclus depuis la paix de Mtbnster jusqu'à Vannée 4709, Amst., 4740, 2 voL in-12.
VII. Les soupirs de PEur&pe à la vue du projet de paix contenu dans la harangue de la reine de la Grande^ Bretagne, 1712, in-12.
VIII. La pierre de touche de la Lettre au marquis de **, sur un livre intitulé : Les soupirs de l'Europe,
IX. Remarques sur la réponse du marquis de ** à r orfèvre, sur sa pierre de touche, Landrecies, 4743, in- 4 2.
X. Batailles gagnées parle prince Eugène de Savoye, dépeintes et gra^ vées par Jean Huchtenberg, a/oec les explications historiques, La Hâve, 4725, 2 vol. in-fol. ; nouv. édit, fort augm., sous le titre A^ Histoire militaire du prince Eugène de Savoye, du prince et duc de Marlhorough et du prince de Nassau-Prise, La Haye, 4729-47, 3 vol. in-fol. — Ouvrage rare et recherché.
XI. Corps universel diplomatique du droit des gens, contenant un recueil des traités de paix, d^ alliance^ etc., faits en Europe depuis Chartemagne jusqu'à présent, Amst. et La Haye, 4726-34, 8 vol. in-fol.— Colle
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collection comprend environ dit mille actes, accompagnés de notes critiques.
Quelque riche qu'elle fût, elle était encore très-incomplète, car, malgré tous les soins qu'y avait apportés Dumont, beaucoup de pièces avaient échappé à ses recherches. Il préparait une seconde collection, qui servît de supplément à la première, lorsqu'il mourut.
Jean Rousset se chargea de poursuivre ce travail, et il le publia kAmst.,4'739, 3 vol. in-fol., sous le titre de Supplément au Corps universel diplomatique^ avec le cérémonial diplomatique des cours de V Europe.
XII. Droit de barrière des Provinces-Unies^ publ. dans le T. II des Mémoires de La Torre (Lond., 1749, in-8-).
On doit encore k Dumont une édit.
des Mémoires de la vie de Th,-A, SAuhigné, Amst., 1731, 2 vol. in-ISI.
DliMONT (N.) ne nous est connu que par ses Entretiens sur ce qu'il y a de plus intéressant pour Vhommey Berlin, 1760, in-8".
DUMOINT-PIGALLE, officier de cavalerie au service des Etats-Généraux, auteur d'une Esquisse d^un grand tableau, ou Mémoires pour servir à Vhisioire des Provinces- Unies des Pays-Bas, et particulièrement à celle de Guillaume V, depuis Vannée 1 776 /tw^'à 1786, en Hollande, 1786, 2 vol. in-8\ On attribue aussi k Dumont-Pigalle et à Marron les notes du livre publié par le comte de Mirabeau sous ce titre : AÂÉft Bataves sur le stathoudérut, sans nom de ville, 4788, \n-H\
DU THOULl]^ ou Du MoLiN, famille d'une ancienne noblesse de l'Isle-de-France , qui a fourni à l'Eglise catholique plusieurs hauts dignitaires et à l'Eglise protestante nne suite d'écrivains éminenls.
Les deux branches de cette famille qui embrassèrent la Réforme , celle de Mignaux et celle de Lorme-Grenier, descendaient de Denis Du Moulin , archevêque de Toulouse en 1447 , et de Marie ae Courtenay.
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