‹ La France protestante (volume 4)Chapitre 132 sur 189 · Branche de Mignaux · texte numérisé non relu

Branche de Mignaux

S'il faut en croire Papyre Masson , Jeait-Du Moulin, chef de cette branche, épousa une parente de Thomas de Bo« leyn , père de l'infortunée épouse du roi d'Angleteiie Henri VllI. De ce mariage naquit, entre autres enfants, Jean Du Moulin, sieur de Villefavreuse et de Mignaux, avocat au parlement de Paris et père du célèbre jurisconsulte Charles Du Moulin, ou plutôt Du Molin ( c'est ainsi qu'il signait son nom), en latin Molinœus, qui se joignit, dès 1513, au petit troupeau de l'église de Paris.

Né en 1 500 , Charles Du Moulin fit ses humanités et sa philosophie à Paris. Il alla ensuite étudier le droit à Orléans et à Poitiers. En 1 5^1 , il fit avec éclat des leçons publiques à Orléans sur l'arbre de consanguinité, et l'année suivante, il fut reçu avocat au parlement. Ses plaidoyers le mirent en réputation parmi les juges et parmi ses confrères; mais les procureurs et les plaideurs, qui jugent ordinairement du mérite des avocats d'après leur faconde et l'élégance de leur élocution, ne rendirent pas également justice à sa capacité. C'est que, comme Démosthènes. Du Moulin éprouvait une difficulté très-grande à articuler distinctement les mots , et ce bégaiement désagréable produisait sur ses auditeurs une f9icheuse impression. Il le sentit lui-même, en sorte que, renonçant, au bout de peu de temps , à la plaidoierie, il se borna dès lors à la consultation et au travail du cabinet.

Fontenelle a dit que celui qui ne

Serd pas son temps en a beaucoup. Du [oulin devait en avoir énormément, car il se refusait non seulement toute espèce de distractions , mais il négligeait jusqu'aux soins de sa toilette.

Redoutant les soucis d'un ménage, qui auraient pu le déranger dans ses travaux, il résolut de ne pas se marier et il fit môme une donation de tous ses biens à son frère. Son désintéressement fat payé d'ingratitude, ensor-

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te que Du Moulin, qui avait dû con* tracter des dettes pour vivre, changeant de résolution , épousa, en ^ 538, Louise de Beldon, fille d'un greffier au parlement, qui lui apporta une dot médiocre, mais suffisante toutefois pour se libérer.

L'année suivante, il fit paraître la première partie de son Commentaire sur la Coutume de PariSy contenant le titre des fiefs. Cet ouvrage fit tant de sensation que le parlement, toutes chambres assemblées, arrêta que l'auteur serait porté d'office sur la liste des candidats aux sièges de conseillers vacants. Du Moulin se montra sensible à l'honneur qui lui était décerné ; mais il déclara qu'il lui était impossible de l'accepter, parce qu'il voulait consacrer tout son temps à l'étude.

Pendant quelques années, il jouit du repos qu'il désirait avec tant d'ardeur. Il eut seulement, en 1 547, à soutenir, dans l'intérêt de ses trois enfants , un procès contre son frère au sujet de l'annulation de la donation qu'il avait faite en sa faveur. 11 le gagna, mais non pas sans peine.

Jusque là, Du Moulin n'avait pris aucune part active aux controverses religieuses qui agitaient l'Europe ; il n'y intervint qu'en 1 551 , par son célèbre Commentaire sur Védit des petites dates , composé à l'occasion des différends survenus entre Henri II et Jules III. Le roi avait défendu de faire passer de l'argent à Rome , moyen déjà employé avec succès par quelques-uns de ses prédécesseurs pour refréner l'arrogance des papes. La cour papale, toujours disposée, on le sait, à identifier ses intérêts avec ceux de la religion, cria au sacrilège. Du Moulin entreprit de prouver que Henri U n'avait fait qu'user d'un droit légitime, et il réussit si bien que Jules III , déconcerté , se réconcilia avec le roi de France, a Sire, dit le connétable à Henri, en lui présentant Du Moulin, ce que Votre Majesté n'a pu faire avec 30,000 hommes, ce petit homme l'a achevé avec un petit Uvre. » ^Ge service méritait une ré-

compense, mais la reconnaisance n'était pas dans ce temps la vertu des souverains. La cour de France n'eut pas honte d'abandonner Du Moulin à la vengeance de la cour de Rome et des prêtres. Sur la plainte des gens du roi, la Sorbonne censura son oaYiage comme pernicieux , scandaleux , séditieux , schismatique , blasphématoire envers les Saints, conforme aux hérésies des Vaudois, des Wiclefites, desHossiies et des Luthériens, sentant les erreurs de Marsile de Padoue, contenant des propositions fausses, suspectes, erronées, impies et hérétiques, méprisant les traditions humaines et les déo^tales, injurieux au pape, confondant la hiérarchie, etc. De son côté, le pape délégua, en qualité d'inquisiteur delà foi, on docteur de la Faculté pour faire le procès à l'auteur. Du Moulin inteijeta appel comme d'abus. L'affaire Ait portée au Conseil devant lequel il plaidi luimême et dont il obtint un arrêt de surséance jusqu'au retour du roi. Déçus dans leur espoir, les prêtres et surtout les moines ameutèrent la populace qui se rua sur la maison de Du Moulin et la pilla. Echappé à la fureur de cette stapide canaille, il se sauva en Allemagne et trouva auprès du landgrave deHesse une bienveillante hospitalité, qu'ilpaya en défendant chaleureusement la cause de ce jeune prince contre les comtes de Nassau et le prince d'Orange. Au mois de juillet 4 552 , U se rendit à B^t où on lui off^rit une chaire qu'il refusa, son intention Mimt de revenir en France se justifier devant le roi. Instruit du retour de Henri U à Paris , il se mit en route au mois de septembre ; mais il ne rentra dans sa demeure que pour la voir piller une seconde fois. Au bout de trois jours, il dut reprendre la route des pays étrangers.

Après un séjour de quelques mois à Genève et à Neuchàtel , où il présida un synode en qualité de conseiller des princes de Neuchàtel, il fut, au mois de septembre 1 553, et sur la recommandation de Jacques Sturm^ appelé à Strasbourg comme conseiller etprofes-

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fleur de droit. La mort de Stann, arri- Tée peu de temps après , le décida à céder aux instances du duc de Wurtemberg qui lui offrait la chaire de premier professeur de droit à TuDiversité de Tubingue.

n ouvrit ses cours le 26 fév. 1554.

Son immense réputation attira un grand nombre de disciples; mais ses succès mêmes excitèrent la jalousie de ses collègues qui l'accusèrent de mêler à ses leçons des questions de théologie et de chercher à établir une nouvelle religion. Le duc de Wurtemberg, qui avait refusé d'abord de prêter l'oreille à ces accusations , finit par les écouter et fit signifier à Du Moulin, en 1 555, l'ordre de quitter ses états. Le roi des Romains, Ferdinand, voulut le retenir à Fribourg ; mais il refusa ses offres, sa femme, qui était restée à Paris, lui annonçant prématurément que l'intervention'des princes allemands et du connétable lui obtiendrait, sous peu de temps, la permission de rentrer dans sa patrie.

Sorti de Tubingue au mois de mai 4 555 , il se rendit à Montbéliard où il était question de fonder une université ï laquelle il devait être attaché. Ce projet n'ayant pu s'exécuter immédiatement , Du Moulin partit pour Strasbourg, où, sur les instances des professeurs et des élèves de l'université , il consentit à donner quelques leçons publiques. Toutes ses démarches pour obtenir une chaire , soit à Heidelberg, à Leipzig, à Marbourgouà Strasbourg, étant restées infructueuses , il se remit en route au mois d'octobre en prenant sa route par Montbéliard. Le comte Georges l'accueillit fort bien et le mena avec lui à Dôle, où Du Moulin, à la prière des magistrats, s'engagea à faire cinq leçons. De retour à Montbéliard, le savant jurisconsulte eut avec le comte des discussions très- vives , au sujet, s'il faut l'en croire, d'un acte inique auquel il refusa de participer.

Arrêté par ordre du prince, il fut enfermé dans le chÂteau de Blamont où il passa quatre mois, au bout desquels le

comte lui rendit la liberté, à condition qu'il se désisterait de la plainte qu'il avait portée devant la Chambre impériale. Du Moulin trouva à Montbéliard sa femme qui y était accourue avec sa fille sur le bruit de sa détention, et qui n'avait pas peu contribué par ses plaintes et par ses menaces à le tirer de prison. Dans la nuit du 5 juin 4556, il sortit déguisé de la ville et se retira à Dôle, où il reprit ses leçons avec tant d'éclat que le roi d'Espagne lui fit offrir la première chaire de droit, soit à Dêle, soit àLouvain. Sur son refus, il reçut ordre, le 43 déc. 4556, dévider la ville sous trois jours. Arrivé à Besançon, il y apprit la mort de sa femme qui était revenue à Paris. Sa douleur ne l'empêcha pas de donner un petit nombre de leçons publiques, conune il s'y était engagé; mais sa promesse tenue, il partit le 4 0 janvier, et arriva à Paris le 24 . 11 trouva sa maison pillée pour la troisième fois.

Après tant de tribulations. Du Moulin pouvait espérer de jouir enfin du repos. H se remit à suivre les affaires du palais, et sentant combien il lui était nécessaire de remplacer auprès de ses enfants la mère qu'ils avaient perdue, il se remaria, le 30 juin 4 558, avec Jeanne Du Vivier, en qui il retrouva toutes les qualités de sa première femme. Sa vie s'écoula ainsi paisible jusqu'en 4 562 qu'il fut obligé de fuir de nouveau avec sa famille , après avoir vu piller sa maison une quatrième fois. n chercha un asile à Orléans, et se mit à y donner des leçons de théologie.

Gomme ses opinions ne s'accordaient pas en tous points avec la Confession de foi arrêtée par le Synode national de Paris , il rencontra parmi les pasteurs réfugiés à Orléans une hostilité à laquelle il échappa en se retirant, dès le mois d'octobre, à Alloue en Beauce, ch&tellenie dont ses enfants avaient hérité de leur mère. Sur l'invitation du seigneur de Villereau, il alla, peu après, habiter auprès de lui, et il mit à profit ses loisirs forcés pour composer un Catéchisme que le jeune Louis de

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Villereau traduisit eo grec. L'approche (le l'armée catholique Tobligea cependant à se réfugier de nouveau à Orléans, où son second fils, Louis, fut enlevé par la peste qui désola cette ville assiégée par le duc de Guise. Le siège levé, il retourna à Alloue d'où il partit pour Lyon afin de surveiller luimôme l'impression de son catéchisme.

Peu de temps après son arrivée, la presse de Lyon jeta dans le public^ sous le titre de Défense civile et mili* taire des innocens et de V Eglise de Christy un libelle anonyme que les ministres huguenots , mal disposés à son égard , n'hésitèrent pas à lui attribuer, blte parait porté à le regarder comme l'auteur de cet opuscule ; mais Du Mouliu nia absolument qu'il fût de lui ; bien plus, il le réfuta avec force. Plus tard. Du Rosier , ministre d'Orléans, eut également à se défendre d'en être le père, et il n'eut pas de peine à prouver qu'il était complètement étranger à cette publication. Le livre fut condamné par les ministres de Lyon comme» plein de fausse et mauvaise doctrine, conforme en plusieurs points à celle des Anabaptistes, induisant les hommes à sédition, à rébellion et désobéissance aux rois et princes contre l'exprès commandement et ordonnance do Dieu. » Cette censure, signée par Pierre Viret^ L. de Semidde, Jacques Roux, Langlois^ La Roche, de Mesmes, Payan, Pelet^ P. Pages et Micaè'l, fut confirmée par Soubise qui ordonna, le 4 1 juin 4 563, la suppression de ce libelle séditieux, en menaçant de punir comme criminels de lèse-majesté divine et humaine ceux en la possession de qui il serait trouvé. L'auteur supposé , Du Moulin, fut arrêté, le 1 9 du m(^me mois, et mis en jugement ; mais, faute de preuves, il fut rendu à la liberté après vingt jours de détention.

Il revint à Paris au mois de janvier 4564. Â la demande de quelques membres du Conseil, il entreprit de démontrer dans une consultation que le concile de Trente, dont le clergé pour-

suivait atee ardeur la réception m France , devait être considéré comae nul et rejeté, parce qu'il était vicié dans sa convocation, qu'il avait agi contre les anciens décrets, et qu'il attentait aux libertés de l'Eglise gallicane et I la juridiction séculière. Le parlement qui, en tout autre temps, aurait soutenu les mêmes principes, fit jeter en prison l'auteur sous prétexte qu'il avait publié son livre sans permission spéciale du roi. Le fait était vrai, mais Du Moulin avait un pri^rilége général pour tous ses ouvrages. Jeantie tPAlhret^ dont il était conseiller et maître dos requêtes, et Renée de France intercédèrent pour lui auprès du roi qui était alors k Lyon, et Michel de VH&pital le fit remettre en liberté, le 5 juillet, en lui imposant la condition de ne rien faire imprimer à Pavenir sans une autorisation particulière.

C'est la dernière des épreuves par lesquelles Du Moulin eut à passer.

Peu de temps après, il fut atteint da 11 maladie qui le conduisit au tombeau. D mourut le %1 déc. 4566, et fut enterré sans pompe dans le cimetière Saint- André. On dit qu'à la suite de conférences avec Claude d'Espence^ il abjura et reçut les sacrements de l'Eglise romaine ; le fait peut être vrai, mais pour croire à la sincérité de sa conversion, nous aurions besoin de preuves plus convaincantes que celles qu'on nous donne. En tout cas , la cour de Rome ne lui a jamais pardonné d'avoir eu raison contre elle. Raynaldus le traite d'hérétique et même d'hérésiarque, et l'Index du concile de Trente, où tous ses livres sont notés dans la première classe, lui applique l'épithète d'impie.

Du Moulin n'eut pas d'enfant de son second mariage. Son fils aîné, Cb ailes, sieur d'Âllone, mourut d'hydroplsie à Paris, au mois de février 4570, et sa fille, Anue, femme de Simen Bobé, bailli de Couloramiers, M assassinée par des voleurs, dans la nuit du samedi 49fév. 4572.

« Actif, infatigable, uuTeisel, dit

vvm

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Ssfàrion da Pensey, dans son Eloge de fiu Moulin, ce vaste et puissant génie parcourt tontes les j^arties de la jurisprudence; il répand sur toutes Tordre et la lumière, il rassemble les principes JBsqu'alors confusément épars, il les féconde les uns par les autres ; il re« monte à la source de toutes les loix, au droit naturel ; il distingue celles qui en découlent immédiatement de celles qni ne sont fondées que sur des conventions, des usurpations ou des privilèges; d^une main laborieuse, il lève le voile que le temps met toujours sur les anciens usages. Il sépare ceux qui sortent du caractère national de ceux qui ne doivent leur origine qu'au mélange des nations, à la corruption du gouvernement, à des ioix étrangères. 11 applique cette savante théorie ^ toutes les parties de la législation : au droit ecclésiastique, au droit français, au droit romain. 11 marque ce que ce dernier a de trop subtil, il rejette ce qu'une constitution différente de la nôtre a rendu étranger à nos mœurs ; par lui il supplée à TinsuffisaDce de nos coutumes, comme s'il eût vécu sous l'empire de chacune d'elles, il les éclaire presque toutes par des commentaires aussi précis que lumineux. Ce n'est quelquefois qu'un mot, mais ce mot Mt celui d'un homme qui, comme on l'a dit de Tacite, abrégeait tout, parce qu'il voyait tout. »

A ce tableau brillant il manque les ombres. « Il est certain, lit-on dans Du Pin, que Du Moulin a été non seulement un des plus grands jurisconsultes, mais aussi un des hommes de ion temps qui avoit le plus de lecture et d'érudition. Il écrivoit facilement et correctement en latin et en françois : il n'a pas néanmoins parlé latin avec autant d'élégance et de politesse que Cujas. Ses livres sont pleins de traits satyriques et d'injures contre ceux qui n'étoient pas de son avis : il ne ménageoit personne, et reprenoit avec aigreur les personnes les plus considérables. Il avoit une si grande opinion de son sçavoir, qu'il avoit coutume de

mettre à la tête de ses consultations : Moi qui ne le cède à personne et à qui personne ne peut rien apprendre. A force de vouloir apporter des preuves de ses sentimens, il en donne souvent de peu concluantes, il ne raisonne pas toujours, juste et cite quelquefois des autorités qui ne prouvent pas ce qu'il prétend. On ne doit pas exiger de lui une critique tout-à-fait exacte sur les auteurs et sur l'histoire ecclésiastique : cependant il en avoit assez. 11 avoit bien lu les Pères, les historiens ecclésiastiques, les canons des conciles, les canonistes et môme les théologiens scolastiques. Enfin il est étonnant qu'un seul homme ait pu tant lire et tant écrire d'ouvrages, étant occupé de quantité d'autres affaires, et ayaut eu tant de traverses en sa vie. »

L'excessive vanité de Du Moulin, vanité qui lui avait fait choisir pour emblème le dieu Terme, avec celte devise Nemini cedo, était contrebalancée, ajoute Du Pin, par beaucoup de sincérité, de probité, de désintéressement, de zèle pour sa patrie et pour son prince, et d'amour pour le bien public et pour la vérité. Cet éloge est confirmé par de Thou, qui appelle Du Moulin c grand et célèbre jurisconsulte, dont le nom est en grande vénération, non seulement par son jugement solide et sa profonde érudition, mais aussi par la probité et la sainteté de ses mœurs, homme consommé en la science du droit français ancien et moderne, et très-zélé pour sa patrie;» il l'est aussi par la Biographie universelle, en ces termes : « 11 avait une âme vive, ardente, passionnée, incapable de dissimuler sur rien, surtout quand il croyait la justice ou la vérité compromise, ou qu'il s'agissait des intérêts de son pays qu'il aimait au-delà de toute expression. » Qui n'avouera que les qualités l'emportaient de beaucoup sur les défauts, et ne se sentira disposé à lui pardonner un amour-propre d'ailleurs bien légitime?

11 nous reste à donner la liste de ses ouvrages.

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LConmentariorum inComuêtudinés parisienses, pars /, Paris., 4 539, iD-fol. — Style dur et barbare, mais plein de force et d'énergie.

II. ConsUiorum seu responsorum Alewandri Tartagni, Imolensû /«risconsulti^ lib. VU, cum notis^ Lugd. , 4543, 3 vol. in- fol. ; réimp.

plusieurs fois. — Dans les édit. posteheures, et surtout dans celle deFrancf., 4640, % vol. in-fol., on a retranché des notes de Du Moulin les plus libres et les plus hardies, et supprimé le nom de Fauteur, afin de procurer la vente de Touvrage dans les pays d'inquisition.

m. Tractatus contractuum etuith rarum redituumque pecuniâ constitutarum, Paris., 4545, in'4'*; Lugd., 4558, 4572, in-8»; Venet., 4576, infol., sous le pseudonyme de Gaspar CahallinM de Cingiào. L'éditeur italien eut recours à cet expédient pour ne pas s'attirer quelque fiSicheuse affaire avec rinquisition. Selon Barbier, ce savant traité fut réimp. sous ce pseudonyme et sous le titre : De cammercm etusuris^ à Lyon, 4582, iD-8'. On cite encore les édit. de Cologne, 4 584 et 4 606, in-8% et surtout celle de Paris, 4608, in-4% donnée par Bobé d'après le msc. de son beau-père. Les onze derniers chapitres forment un traité complet De mutatione monetarwn^ qui a été inséré par Boyss dans les Tractatus varii atque utiles de monetis Colon., 4574, in-8*), et par Budelius dans son recueil De monetis et de nifmmariâ (Colon., 4594, in-4'>). Du Moulin ne condamne pas l'usure d'une manière absolue; il la croit permise en certains cas.

rv. Soffimaire du livre analy tique des eontratSj usures, rentes constituées y intérêts et monnayes , Paris, 4547, in-4»; 4566, in-46. — Trad.

abrégée de l'ouvrage précédent, faite par l'auteur lui-môme.*

V. Oratio de concordiâ et unione Consuetudinum Francia, imp. à la suite du traité D^ «^«m, Paris, 4608.

VI. Tractatus de eo quod interest, Paris., 4546, iD-8°; réimp. sous le ti-

tre : Ewtricatio labyrinthi de eo q%t interesty Paris., 4 555, in-8% et pub sous le pseud. de G, CàballinuSy d^ les Tractatus univers! juris (V^jet, 4584,in-fol.).

VII. Tractatus duo analy tin: prior de donationibus factis vel confirmatis in contractu matrifHonii; postrior de inofficiosis testaimeniis^ donationibus et dotibus, Paris., 4550, 4556, 4557, in-8*; Hanov., 4598, in-8*. — Ces deux traités forent composés dans le cours du procès qu'il eut à soutenir contre son frère. On a ajouté à la suite : Explanatio L, si totas C. de inoff, donationibus^ cum multorum jurium enucleatione.

VIÎI. Dyni Muœellani commenta rius in régulas juris pouHfciij emm notis, Paris., 4548, 4563, in-8*.

IX. StUus antiquus supremmcuHm parla/menti parisiensis^ emm novis annotationibus , Paris., 4550, in-4*; nouv. édit. revue et augm. , Paris., 4 558, in-4*.

X. Commentarius analytieus in régulas cancellaria ramatim^ kaet^ nus in regno Francis receptai^ Lugd., 4552, in-4*; 4 560, in-4*; Paris., 4 598, in-8*; trad. Ubrement en franc, et paraphrasé par Castel, Paris, 4 685, in-fol.— Cet ouvrage a fait trèslongtemps autorité en matière de bénéfices.

XI. Annotationes in jus canoni* cum, publ. avec le Corps du droit canon, en 4550, sans nom d'auteur; réimp. sous le titre : Ad jus ponti/idum seu canonicum annotationes^ Paris., 4603, in-8».

XII. Commentarius ad edieium Henrici II contra parvas datas et «busus curiœ romane j et in antifuê edicta et senatusconsulta Frande contra annatarum et id genus oMh sus , multas novas decisiones jwris et praxis continens, Lugd., 455S, in-4-; Paris., 4 552, in-8*; Basil.,! 552, in-4*;Bem., 4605, in-8«, 4640, in-8n réimp. par Scherzerus dans sa Bibliothecapontificia,Lips., 4677, in-4*; trad. en franc, sous le titre : Les commentëins

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analytiques tant sur redit des petites dates et abus de la cour de Rome que sur un ancien arrêt de la sou^ veraine cour du parlement de Paris contre les réservations, préventions, annateSy exactions, usurpations et ahus des papes, Lyon, 4554, in-i"; DOUY. édit. augm. de plus d'un tiers, Lyon, 4564, in-4V — A cet ouvrage de Du Moulin se rattache son Factum pour la justification du Traité eontrà parvas datas, 4 558, opuscule qui contientses moyens d'appel comme d'abus.

Xllï. Consilia IV seupropositiones errorum in causa Philippi, landgravUHessiœ, contra comtes à Nassau et principes Auriaci, Paris., 4 552, in-4".

XÏV. Annotationesad Philippi Dédire gulas juris, imp.'dans Tédit. de Decius donnée à Lyon, 4553, in-8*.

XV. Solemnis oratio in Tuhig ensi universitate habita die lunœ IV cal, rnartias anni 4 554, Tub. , 4 554,

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