XL. Cofnmentari%s in sexprimos lihros Codicis
XLL Opéra, Paris., 464 2, 3 vol.
in-fol. ; 4 624 et 1 625 , 3 vol. in-fol. ; 4657, 4 vol. in-fol.; 4684, 5 vol. infol. — On y a inséré les ouvrages suivants dont on ne connaît pas d'édition antérieure : Commentaires et anno^ tations sur Vordonnance de François I dumois d'août 4 539 ; — Inconsilia Phil. Decii annotationes ; — Notœ in commentaria Phil. Decii ad Digestum vêtus et Codicem Justin nianeum; — In commentaria Ph.
Decii in jus pontificium adnotationes ; — Notœ in commentaria Barth, de Chasseneuz super consuetudini^ bus Burgundiœ.
XLIL /. de Selvâ tractatus de beneficio cum notis, Paris., 4628, in-4*.
— Ces notes sont en petit nombre et très courtes.
La Bibliothèque de Bâle possède un assez grand nombre de lettres inédites de Du Moulin. On en trouve aussi quelques-unes à Paris dans les vol. 268 et 74 2 de la Collect. Dupuy.
H. Branche de Lorme- Grenier.
La généalogie de cette famille, publiée dans le Dict. de la Noblesse, étant fort incomplète , nous ne pouvons dire à quel degré Joachim Du Moulin, chef de cette branche au milieu du xvi* siècle , était parent du célèbre jurisconsulte dont nous venons de raconter la vie tourmentée. Ce Joachim laissa de son mariage avec Jeanne de Hou*
ville , un fils nommé également Joachim , qui fut déshérité par sa mère • selon Toustain-Frontebosc, parce qu'il avait embrassé la religion protestante.
Le satirique auteur du Rabelais réformé prétend que, quand il se convertit, Joachim Du Moulin était célestin à Amiens. C'est une fable qui a déjà été réfutée dans les dernières éditions du Dict. de Ladvocat. Sa vie, du reste, est peu connue. Peut-être est-ce de lui que Sauvai, dans son Hist. de Paris, parle en ces termes : « En 4584, le jour du Vendredi-Saint, on surprit dans une maison, en face du collège de Montaigu , un ministre nommé Du Moulin , un maître d'école, des écoliers et quelques autres faisant la Cène. Par ordre du roi, le parlement se contenta de les bannir du royaume. » Tout ce que l'on sait avec certitude , c'est que Du Moulin qui avait remplacé à Orléans le ministre La Fontaine, prêté à l'église de , Londres, fut attaché définitivement à l'église d'Orléans par le Synode national de Saumur, et qu'il y remplit pendant de longues années les fonctions du ministère sacré. En 4605, il présida le synode provincial qui s'assembla à Gergeau, le 24 fév., ayant pour secrétaire Monsanglard. En 4 609, il quitta son église, on ignore pourquoi suyet.
Cette espèce de désertion fournit à Claire Maillard y docteur en médecine et ancien, le prétexte d'une vive attaque. Scandalisé de ce qu'un laïque osait censurer la conduite d'un pasteur, le synode provincial frappa l'audacieux d'un blâme public. Maillard en appela au Synode national de Saint -Maixent qui confirma la sentence , ordonna la suppression du livre de Maillard, mais enjoignit en même temps à Du Moulin de retourner à son poste. Le ministre d'Orléans obéit, car, le 24 nov. 4640, nous le trouvons à Gergeau présidant un nouveau synode provincial, dont les actes se conservent à la Bibl. natio* nale [\ ) {St-Germain franc. 944.46).
(1) L'écriture en est presqoe illisible. Noos avons déchiffré les noms suivants : Orléans : Du Mouiin et de L'hie, inc; Blols : fignier
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Ce fut le dernier auquel son grand âge lui permit d'assister. Eu 1615, après 56 ans de ministère, il se retira à Saumur où il mourut bientôt après.
Joachim Du Moulin avait été marié deux fois, la première avec Françoise Gabetj douairière Du Plessis, là se^ conde , en i 573 , avec Julienne-Guilîemette d'AvrignydAncermlle, C'est du premier lit que naquit, le iS oct.
4 56S, an ch&teau de Buhy, où son père avait cherché un asile, le célèbre pasteur Pierre Du Moulin, en latin MoHnaus, qui remplit, à Tégard de sa bellemère restée veuve, tous les devoirs de la piété filiale la plus attentive.
A répoque du massacre de la Saint- Barthélémy, Pierre Du Moulin, qui n'avait pas atteint sa quatrième année, fut sauvé, ainsi que ses frères (1), dit Meursius, par une ancienne servante de son père. Il fit ses études à Sedan et à Paris, puis il passa en Angleterre et suivit, pendant quatre ans, à Cambridge, les leçons des plus célèbres professeurs. Il se rendit ensuite à Leyde, pour entendre François Du Jon, La traversée fui malheureuse; il fit naufrage et perdit tous ses livres; mais cet accident môme lui fut utile, puisqu'il lui donna l'occasion de chanter son malheur dans un beau poëme, qu'il intitula Votiva tdbella , et qui commença sa réputation.
Du Moulin n'avait que vingt-quatre ans lorsqu'il fut nommé à la chaire de philosophie dans l'université de Leyde.
n prit pour texte de ses leçons l'Organon d'Aristote, qu'il expliqua avec beaucoup de succès k ses nombreux élèves, parmi lesquels se distinguait déjà Grotius. Sept ans après, en i 599,
et Papin, auc; Lorges : Chambaran et de Villeneuve, anc; Mer : Bourguignonf SAHS anc; Châteaadun : Simpson et Duboys, anc; Gergeau : Bourguignon et Denonville, anc; Bondaroy : Du Gravier et Gondreviiif, anc.;Dangeau : Aliix et Ouvry, anc; Romorantin : Brun et Vttugirault, anc; Genonville : Belon et de Beauvilliers,
(1) Noos ne connaissons pas ceç frères, mais nous savons, par une lettre inédite de Catherine de Navarre, que Pierre Du Moulin avait une sœur mariée au sieur Des Gyots,
il fut appelé comme ministre à Charenton. La princesse Catherine^ qui le prit en grande estime, le demanda pour chapelain lorsqu'elle se rendit en Lorraine. Les talents qu'il déploya dans les conférences qui se tinrent au sujet de la conversion de cette princesse, et dans sa polémique contre l'apostat Cayet^ grandirent sa renomma, en sorte que, dès ce temps. Du Moulin passait pour un des plus habiles et des plus savants théologiens de l'Eglise protestante.
Après la mort de Catherine, Du Moulin vint reprendre ses fonctions à Charenton. Pendant les vingt-un ans qu'il desservit cette église, il eut plus d'une fois à courir des dangers. Sa maison fut pillée à deux reprises par la populace, aux fureurs de laquelle il n'échappa qu'avec peine; cependant il refusa les offres avantageuses des universités de Saumur et de Leyde, pour ne pas se séparer de son troupeau. S'il finit par s'éloigner, ce fut seulement lorsqu'il se vit menacé, non plus dans ses biens, mais dans sa liberté, peutêtre dans sa vie.
Du Moulin ne prit pas une part aussi active que d'autres pasteurs aux agitations politiques qui signalèrent la fin du règne de Henri IV et le commencemeut.du règne de Louis Xm. Il ne fut député qu'une seule fois ^ une assemblée politique, à celle de Châtelleraull, en \ 605, encore n'y joua-t-il aucun rôle important. Il ne s'était pas fait remarquer non plus au Synode national de Gap ; ce fut à celui de Privas, en 4612, qu'il commença à exercer de l'influence sur la solution des questions religieuses. Chargé, avec les pasteurs Sonis^ La Faye et Le Faucheur ^ de discuter les raisons pour ou contre l'administration du baptême, avant, après ou sans prédication, il conclut, dans un rapport, fort détaillé et fait avec beaucoup de soin, qui a été publié par Aymon avec les Actes du synode, à l'abrogation de l'article du Synode national de Saint-Maixent, et ses conclusions furent adoptées. Il présenta ^ ce
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même synode une réfutation delà doctrine de Piscator, Sonis , La Fresnaye. Le Faucheur et Bonnet, qui examinèrent son livre, par ordre de l'assemblée, en rendirent le compte le plus favorable ; néanmoins le synode l'engagea à le supprimer, ou au moins à en différer l'impression , afin de ne pas apporter d'obstacle à la réunion projetée entre les diverses communions protestantes.
Personne ne caressait avec plus d'ardeur le rêve d'une réunion que le roi Jacques, qui, en 1 64 5, invita Du Moulin à se rendre en Angleterre pour y travailler. Le pasteur de Charenton fut reçu de la manière la plus flatteuse par le roi, qui lui accorda une prébende de 200 livres, et par l'université de Cambridge, qui lui conféra le titre de docteur. Le fruit de ce voyage de trois mois fut un plan de réunion que Blondel a inséré dans ses Actes authenti" ques. On y remarque une modération si éloignée du caractère de Du Moulin qu'on doit nécessairement y reconnaître l'influence du roiJacques. Au reste, les différents partis parlaient beaucoup de paix et de concorde; mais aucun n'avait le désir sincère d'une union qui ne pouvait s'acheter que par des concessions mutuelles. Le synode de Dordrecht le fit bien voir. Du Moulin y avait été député par les églises de France, mais Louis XIII lui avait défendu de s'y rendre. Il s'en dédommagea en envoyant un mémoire où il déclarait qu'il détestait Arminius et ses disciples, et qualifiait le synode d'assemblée la plus célèbre, la plus sainte et la plus avantageuse à l'Eglise qui eût été tenue depuis des siècles. Par reconnaissance, les Gomaristes triomphants lui offrirent à Leyde une chaire
qu'il refusa.
Animé de pareils sentiments. Du Moulin devait regarder comme un devoir de conscience de travailler de tout son pouvoir k faire admettre par les églises de France les décisions du synode de Dordrecht, et en effet, il les fit sanctionner par le Synode national d'Alais
qu'il présida, non pas toutefois sans rencontrer une forte opposition qu'il réduisit au silence « en usurpant une autorité papale n, ainsi que le lui reprocha le vice-président Laurent Brunier, lors de la censure amicale que les ministres et les anciens avaient coutume d'exercer les uns à l'égard des autres, après la clôture des délibérations.
Le synode d'Alaisest important nonseulement sous le rapport du dogme et de l'enseignement (Voy. Pièces j'ustif. N* LXXV) , mais aussi sous celui de la discipline. Il s'assembla dans ua moment critique. Louis XIII était entré dans le Béarn, et les Protestants menacés sentaient le besoin de resserrer les liens déjà fort relâchés de leur confédération. En conséquence, à défaut d'une assemblée politique, le synode formula un nouveau serment d'union ainsi conçu : « Nous , députés des églises réformées de France, connaissant par l'expérience du passé qu'il n'y a rien de si nécessaire pour conserver une bonne paix et maintenir l'établissement desdites églises qu'une sainte union et concorde inviolable, tant dans la doctrine que dans la discipline et ses dépendances, et que lesdites églises ne peuvent pas subsister sans une bonne et étroite union et conjonction mutuelle de tous leurs membres, beaucoup mieux gardée qu'elle n'a été par le passé; pour cette fin, souhaitant d'ôter à l'avenir toute semence de division et tout sujet de partialité entre les églises, et d'obvier à toutes les impostures, menées et calomnies par lesquelles des gens mal affectionnés à notre religion tâchent de la dissiper et ruiner, ce qui nous donne lieu de penser plus que jamais à chercher d'un commun accord et consentement les moïens de notre juste, légitime et nécessaire conservation dans la susdite union, sous l'obéissance de notre roi et souverain seigneur; et pour cet effet, nous avons juré, au nom de toutes les églises, pour leur bien propre et pour le service do S. M., et nous jurons de rechef et protestons, avec promesse de faire ratifier
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les mômes protestations dans nos provinces, de demeurer inséparablement unis et conjoints dans la confession de foi des églises réformées de ce roïaume, confirmée, ratifiée et approuvée par nous tous qui jurons tant en notre nom qu'en celui des églises et des provinces qui nous ont députés pour venir à cette assemblée, de vouloir vivre et mourir dans cette même confession , et nous protestons aussi, tant pour nous que pour ceux qui nous ont députés, de garder inviolablcmcnt la discipline acclésias tique établie dans les églises réformées de ce roïaume, et de suivre les réglemens qu'elle contient, soit pour la conduite desdites églises ou pour la correction dos mœurs, reconnaissant qu'elle est conforme à la Parole de Dieu, l'empire duquel demeurant en son entier, nous protestons et jurons de rendre toute obéissance et fidélité à S. M., ne désirant autre cbose que de pouvoir, à la faveur de ses édits, servir notre Dieu en liberté de conscience. »
Selon l'usage, la Confession de foi fut lue ensuite, et elle fut approuvée d'un commun accord. La lecture de la Discipline donna lieu à quelques remarques. Le synode insista fortement sur la nécessité d'observer mieux qu'on ne faisait certains de ses articles, notamment ceux qui concernaient les ministres déposés ou apostats , ceux qui enjoignaient aux pasteurs et à leurs familles de donner l'exemple do la simplicité et de la modestie, ceux encore qui prescrivaient la résidence aux ministres. Il défendit aux pasteurs de s'occuper de la recette des deniers des colloques, ce soin les détournant de leurs devoirs, et renouvela la défense de traiter en chaire des questions politiques. Il arrêta aussi qu'à l'avenir, en quelque circonstance et pour quelque motif que ce fût, les ministres n'administreraient plus le pain sans le vin dans la Gène.
Le synode d'Âlais apporta, en outre, quelques modifications aux décisions de celui de Vitré. Il (^ta aux anciens le pouvoir qui leur avait été accordé par
le synode de Tonneins et confirmé par celui de Vitré, de suspendre de la Cène un homme de mœurs scandaleuses, en cas de récusation du pasteur. Il exigea la présence d'un pasteur voisin pour légitimer la sentence. On doit approuver également la décision prise sur la réclamation de Du Noyer, avocat de Ghâ- Ions. 11 parait que, dès cette époque, les familles influentes tendaient à constituer des espèces de petites aristocraties au sein de l'église calviniste, en s'appropriant l'autorité consistoriale.
Afin de prévenir cet abus. Du Noyer s'opposa à la réception de quelques anciens qui comptaient déjà plusieurs parents dans le consistoire de Châions.
Suspendu de sa charge d'ancien, il en appela au synode de la Bourgogne qui lui donna gain de cause. Le consistoire mécontent en appela à son tour au synode national qui le condamna, et jugea valable l'opposition de Du Noyer «parce qu'elle tendoit à empêcher une cabale de plusieurs alliés et parens. »
Le synode d'Âlais déploya une juste sévérité envers plusieurs autres synodes provinciaux ou consistoires qui avaient indignement abusé de leur autorité. Que dire, par exemple, du synode de la Provence qui avait forcé le pasteur Maurice à demander pardon à genoux, en pleine assemblée, de quelques fautes « légères ou nulles »? Ce même synode avait « montré de la passion» contre les ministres BarUéUmf Ressent, André Garin et Ra^Aaèï Gabet ; il fut fortement censuré, comme celui du Vivarais qui avait eu aussi des torts graves à l'égard de Jean de La Faye, Le mal était allé si loin en Provence que le synode national, pour y porter remède, dressa un règlement particulier où il recommanda d'éviter de traiter dans les assemblées ecclésiastiques toute question pouvant provoquer la jalousie, l'envie, la discorde.
Ce règlement aurait pu s'appliquer à beaucoup d'églises; car le synode d'Alais lui-même eut à apaiser un grand nombre de querelles particulières, celle du baron de Ganget avec Codwr;
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celle de Gaiepin, juge dTzèsi, avec Gondin^ viguier de la même ville, etc.; nous ne parions pas des contestations des pasteurs avec leurs églises au sujet de leurs traitements, cela nous entraînerait trop loin.
Peu de temps après son retour à Paris, Du Moulin fut informé que Buckingham avait fait tenir à Louis XIII une lettre qu'il avait écrite au roi d'Angleterre et où il lui disait que les égUses protestantes avaient les yeux tournés vers lui. Craignant d'être arrêté, il s'enfuit à Sedan où il fut accueilli avec empressement par le duc de Bouillon et par l'académie, qui le nomma sur-le « champ professeur de théologie. En 4623 , Louis XIII n'ayant point voulu consentir à son retour à Paris, il fit un nouveau voyage en Angleterre à la demande du roi Jacques qui voulait l'employer à répondre au cardinal Du Perron et qui lui donna un logement et une pension, û fut nommé en même temps pasteur de l'église française de Londres; mais Jacques étant mort en 1625, il retourna à Sedan, d'où il adressa à Louis XIII une nouvelle supplique afin d'obtenir la permission de revenir à Paris. Sa requête, appuyée par le Synode national de Castres, lui fut accordée. La guerre ayant éclaté en 4628, il s'éloigna, soit par ordre du gouvernement, soit par prudence. Une lettre publiée dans les Mémoires de La Force nous apprend qu'il était à La Haye au mois de nov. de cette année. Plus tard , il retourna à Sedan où il mourut le 4 0 mars 4 658 , à l'âge de 90 ans. La même année , un anonyme publia Les dernières heures de M. Du Moulin, ensemble le recueil de plusieurs vers faits à sa mémoire (Charent.^ 4658, in-4').
Au jugement de Spanheim, Du Moulin était acutissimus et eruditissimus theologus, Jean Bâtes, auteur des Vit»
selectorum virorum (Lond., 4682, 4*"), loue également dans l'illustre pasteur mirumingenii acumen , serenum judicium , non unquàm ira aut impatUntiâ oUmrhtUum; mais, ajouta-i-il,
de tous ses talents, le plus éminent fu l'art de disputer, sed omnium [artium] eminentissima fuit disputandi peritia, multo usu confirmata. Du Moulin eut, en effet, de nombreuses occasions de s'exercer dans la dialectique.
Athlète intrépide et infatigable da calvinisme pur , il soutint d'ardentes controverses, non seulement contre maints docteurs catholiques, comme Cayet, Coëfieteau, Coton, J. Journé, Gontier, Arnoux, Du Perron^ La MOletière, etc. ; mais contre plusieurs de ses coreligionnaires, tels que Tilenus^ Âmyraut, Testard , Grotius, qui s'éloignaient sur quelques points des doctrines proclamées par la Confession de foi. Dans toutes ces disputes, il déploya un grand zèle pour les intérêts de son église et une activité sans égale, mais on doit regretter qu'il ne se soit pas toujours tenu dans les bornes « de l'honnesteté et de la courtoisie, » et que souvent, au contraire, il se soit laissé , emporter beaucoup trop loin par l'impétuosité de son caractère. Quelquefois même son esprit naturellement satirique et malin descendit à des attaques peu dignes d'un ministre de l'Evangile et d'une religion de paix et de cba^ rite. Son humeur impérieuse et violente lui fit beaucoup d'ennemis , surtout parmi les Jésuites qui avaient ainsi anagrammatisé son nom: Erit mundo lippus. Voici le catalogue de ses ouvrages aussi complet que possible. Tous ont été mis à l'index parmi ceux des hérétiques de première classe.
I. Elementa logices^ Lugd. Bat., 4 596, in- 8". — Cet ouvrage eut treize éditions en peu d'années; il a été trad. en franc., Paris, 4624, in-42; Sedan, 4628, in-8»; Gcn., 4634, in-8% et en angl., Lond., 4624, in-8».
n.Der^ia^ts, Lugd. Batav.,4 597, 4».