‹ La France protestante (volume 4)Chapitre 148 sur 189 · XIII. Physionomie naturelle, Lyon, 4550, in · texte numérisé non relu

XIII. Physionomie naturelle, Lyon, 4550, in

T. IV

XIV. Les souverainetés contre tou" tes les maladies, Lyon, 4550, 4 582, in~8". T— Trad. de Marcellus.

XV. Continuation des erreurs amoureuses avec un chant en faveur de quelques excellens poHes de ce temps, Lyon, J. de Tournes, 4 554 , 8\

Du Moulin a donné, en outre, des éditions revues et corrigées de plusieurs ouvrages : de la traduction des Commentaires de César par de Laipe et Gaguin, Lyon, 4545, in-8«; 4555, 2 vol. in-4 6 ; — de la Fontaine des amoureux de science, livre d'alchimie par La Fontaine, Lyon, 4 547, 4 574 , in- 8'; — des Œuvres de Marot, son ami, impr. à Lyon par Rouviile ; — des Œuvres de Bonaventure Des Périers, avec une Epttre dédicatoire liMargue* rite de Valois, Lyon, 4544, in-8*; — de la traduction du Livre doré de Marc* Âurèle, par R. B. de La Grise, Lyon, 4 550, in-4 6 ; — du Poème de la médecine et des remèdes de Serenus Sammonicus, puhlié à la suite du Cornélius Celsus, Lyon, 4549, in-46.

DU MOULIN (Claude), ministre de Fontenay-le-Comte, où il avait été envoyé, en 4 560, par le consistoire de Genève {Archiv, de la Comp. des pasteurs, Reg. Â). Du Moulin vit avec peine les Protestants prendre les armes à l'appel de Condé, Il comprit, et il ne craignit pas de le dire hautement, que la noblesse entraînait le peuple à la guerre dans l'intérêt de son ambition ; mais ne pouvant résister au torrent, il dut le suivre. Cependant nous ne voyons pas qu'il ait joué un rôle actif dans nos troubles civils avant la Saint-Barthélémy; s'il intervint, lors de la prise de Fontenay par les Protestants, en 4 562 , ce fut seulement pour s'opposer aux excès des bandes huguenottes. Réfugié à La Rochelle, en 4 572, il fut chargé de passer en Angleterre avec le jeune Pardaillan et Jean David, pair du corps de la ville; mais une tempête les ayant rejetés dans le port, l'on fit partir Jean de La Place^ pour demander à Elisabeth, par l'entremise de Montgommery et du vida-^

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me de Chartres, des secours qu'elle refusa. Du Moulin était à peine de retour à La Rochelle qu'on découvrit la conspiration de Jacques Du Lion, qui avait promis au duc d'Anjou de lui li- Trer la ville. S'il faut en croire Arcère, îl montra dans cette circonstance une cruauté indigne d'un chrétien et surtout d'un ministre, en insultant lâchement un des complices de ce traître fu'on menait au supplice. A la conclusion de la paix, il retourna dans son église pour son malheur. (Fontenaj ayant été assiégée et prise par le farouche Montpensier, il fut arrêté ; mais il parvint à fuir. Rattrapé près de Niort, il fut conduit à Benêt et pendu avec le capitaine Bizot, en 4574. Arcère, Briquet et Massiou se trompent lorsqu'ils disent qu'il fut exécuté à Niort. « C'estoit, dit La Popelinière, un des plus doctes ministres de France, et qui avoit les trois langues hébraïque, grecque et latine plus à commandement. Il estoit fort libre en paroles, taxoit tous hommes sans épargner un seul. »

Nous ne connaissons que deux Lettres de Du Moulin. L'une, datée de Fontenay, 47 août 4 564, a été insérée par Colomiès dans sa Gaule orientale.

Elle est adressée à François Bérauld à qui il rend compte des progrès de la Réforme dans ces contrées. La seconde, qui est une lettre de condoléance à M"* de Saubise sur la mort de son mari, a été imprimée avec d'autres du même genre, en 4578.

DU MOULIÎV (Guilliume) , compagnon d'œuvre de Farel et pasteur à Aigle, puis à la Neuveville dans le canton de Neuchâtel en 4 529, est auteur, selon M. Strobel, de deux traités intitulés Du zèle et grand désir que doibt avoir ung vrai chrestien, et Du vray règne de r Antéchrist, Argent., 4 527, in-8'. — Selon une Vie msc. de Farel {MSS. de Genève, N»

447) , Du Moulin était natif de la Flandre.

I>U MOULIN (Wolfgàng) , de Gasscl, pasteur des églises wallonnes de Deih et de Leyde, mort le 4 mars

4745. Indépendamment de divers traités qui ont été insérés dans des recueils périodiques, il a publié La reUfiofn révélée, Leyde, 474S, in-4t, et lorsqu'il mourut, il venait de mettre la dernière main à une Histoire étêt projeté qui ont été formés pour réumif les Calvinistes avec les Luthériens.

DU MOUSTIER (Piisis), général de l'Empire, né ^ Nismes, le 17 mars 4774 , mort à Nantes des suites d'une chute de dieval , au m(HS de juin

Appelé sous les drapeaux comme réquisitionnaire, à l'âge de tt ans. Du Moustier fit les campagnes de 4793 et 94, et mérita par sa valeur d'être atla* ché, en 4795, au général Krieg en qualité d'aide- de-camp. Nommé capitaine dans la garde du DirectCHre, IcMrsqu'on l'établit, il passa, en 4800, dans la garde consulaire, comme adjoint à Tétai-major. Quelque tempe après, il fut élevé au grade de colonel du 34* designs à la tête duquel il fit les campagnes de 4805 et 4806. La bravoure et les talents qu'il déploya en diverses affaires^ surtout à Pultusk , où il fut blessé , lui valurent le grade de général de brigan de. Rentré dans la garde en 4808, il fit avec ce corps célèbre la campagne de 4809. De 4840 à 4842, il commanda en Espagne un régiment de la jeune garde, et en 4 84 4 , i la suite des cobibats de Goa et de Giudad-Rodrigo , il fut nommé général de division. En 4843, il fut rappelé sur les champs de bataille de l'Allemagne. Sa belle conduite à Lutzen, où U combattit à la tète d'une division de la jeune garde, lui valut l'honneur d'être cité avec éloge dans le bulletin de la ^nde armée.

Il se signala de nouveau à Bautzen et à Wurschen ; mais blessé gravement à Dresde, il dut rentrer en France pour rétablir sa santé. Le 34 mars 4844, fidèle à l'Empereur dans l'adversité comme il l'avait ' été lorsque son étoile brillait du plus vif éclat , il partit de Paris pour Fontainebleau. L'abdication de Napoléon le décida à demander sa retraite. Pendant les Gent-jeurs, il si^

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gea dans la chambre des représentants comme député de la Loire-Inférieure, et après la déroute de Waterloo , il fut un des commissaires chargés de porter à l'armée l'adresse de la chambre. A la seconde restauration , il n'échappa pas k la proscription qui frappa tant d'hommes illustres. Exilé de sa terre latale, il alla attendre à Udine des temps plus heureux. La révolution de J«iliet le rappela au service. Il fut Bommé commandant de la \ 2* division miiiiaire, place qu'il remplit jusqu'à ta mort.

Dans la liste des directeurs de l'hôpital français de Londres ligure Jean- Isûoc Du Moustier sous la date de 4779, ce qui prouve qu'une famille de ce nom s'était réfugiée en Angleterre et y occupait un rang honorable. Elle descendait peut-être de Jean Du Moustier^ ministre de Bellesme, qui avait oUenu, le 7 oct. 4685, la permission de se retirer en Hollande avec sa femme et ses trois enfants. (Archiv, gén.

mmiCAN (Marc), gentilhomme écossais, établi en France dans la première moitié du xvii' siècle. Duncan fixa sa demeure à Saumur où il se maria, et où il fut nommé professeur de philosophie; plus tard il devint principal du collège. Nous avons vu ailleurs que, pendant quelque temps , il avait partagé la chaire de grec avec Jean Benoit. Les occupations que lui imposèrent ces diverses fonctions ne Tempéchèrent pas de se livrer à l'exercice de la médecine, et il acquit une si grande réputation que Jacques 1 l'appela auprès de sa personne en qualité de médecin ordinaire; mais sa femme n'ayant pu se résoudre à quitter les boi^s de la Loire pour ceux de la Tamise, Duncan renonça, par amour pour elle, à un emploi aussi honorable qu'avantageux. 11 passa le reste de ses jours à Saumur où il mourut en 4640.

On a de lui :

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