‹ La France protestante (volume 4)Chapitre 152 sur 189 · V. Aa6i8ri; e{t{teTpo;, siVCmetaphrOn · texte numérisé non relu

V. Aa6i8ri; e{t{teTpo;, siVCmetaphrOn

sis libri Psalmorum grœcis versibus keroïcis contesta, cum latinà itUer^ pretatione, an^^tc^, Cantab., 4 666,4*.

VI. Musa subsecivœn seu poetica Stromata, Sylva, Carminagrattdûtoria, Epicedia,Carmina eomitiaiia, Epigrammata sacra et Epitkalamia sacra, Cantab., 4 676, in-8*.

VU. Three Sermons, Lond., 4676, in- 4-.

(1) D'après un recensement fait en 4567 par ordre de l'cv^que de Londres, on comptait dans cette seule ville 51 S Français réfAgiés. £n 1681, ce nombre tvtit plus que doiblé;iléUitde1449.

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Vm. PrœUctiones in TheaphrasH charactereSj Cant., ni 2, in-8\ — Ouvrage posthume publié avec les remarques de P. Needbam.

Du Port laissa, en outre, des Notes sur Euripide y qui n^ontpas été imprimées.

DL'PAAI fN.) , ministre de Rouen.

Cétait, selon Servin, un bomme savant et éloquent, qui donna à Parchevêque la satisfaction de se laisser convertir par lui. L'abjuration eut lieu avec le plus grand éclat en présence de Louis XIII et de toute sa cour.

BU PRAT , famille ancienne d'Auvergne, dont descendait le cbancelier Du Prat de funeste mémoire. Deux de ses brancbes embrassèrent avec ardeur les opinions nouvelles.

I. Branche d'Auvergne. M. Laine, qui a publié une généalogie des Du Prat plus complète que toutes celles qui avaient été imprimées auparavant, nous laisse ignorer à quelle époque mourut Jean I Du Prat, sieur de Sainte^ Agnès ; il nous apprend seulement qu'il avait épousé, en 4544 , Isabeau Reinaud, et que de ce mariage était né, entre autres enfants, un fils nommé Jean^ qui mérite une place dans notre ouvrage comme martyr de la religion réformée.

Jean II Du Prat, sieur de Saitite-A- GNÈs ou Saint'Agne, était un des habitants les plus considérés d'Issoirc. Sa parenté avec la famille du cbancelier, les richesses qu'il avait acquises dans le commerce, son titre même d'ancien de l'église, lui assuraient une grande autorité parmi ses concitoyens qui professaient en majorité les doctrines du protestantisme. Aussi, lorsque le duc d'Anjou menaça cette ville d'un siége« en 4 577, ce fut à lui que Jean de Monimorin, qui voulait prévenir une lutte sanglante, s'adressa dans l'espoir que son influence détournerait les Issoiriens du projet de résister à l'armée royale. Sainte-Agnès se rendit, sur son invitation, au château du Broc, accompagné de La Borie et de Charbonnier; mais il ne jugea pas acceptables les condi-

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lions offertes par Montmorin, etleeo.nsistoire loua les trois députés, par l'organe des ministres Dupré et Béringier^ d'avoir rejeté dés propositions artificieuses. Plus tard, lorsque, après une héroïque défense, Issoire, réduite aux dernières extrémités, dut songer à capituler, ce fut encore Sainte-Agnès qui fut chargé de négocier la reddition. Nous avons raconté ailleurs le sac horrible de cette ville {Voy. III, p. 439). Conduit prisonnier dans le camp calho* lique, Sainte-Agnès se retrouva en présence de Jean de Montmorin qui, courroucé de ce qu'il n'avait pas voulu donner sa nièce en mariage au secrétaire de son frère, irrita par ses calomnies le duc d'Anjou et en obtint, sans beaucoup de difficulté, l'ordre de le faire pendre.

Jean II Du Prat avait épousé Miracle de Bonneî, fille de Hugues, sieur de Saint-Mandé. Il en eut quatre filles : IsABEÂU, femme de Guillaume Cossette, Marie, épouse de François Augier^ sieur de Saint-Geneix, HÂdblaiiiie et N. , mariée avec Antoine Senezès ; et un fils baptisé sous le même nom que lui.

Jean III Du Prat, sieur de Sainte- Agnès, se montra un zélé défenseur de la religion qui avait coûté la vie à son père. En 4 605, les églises d'Auvergne le députèrent à l'Assemblée de ChAtellerault « pour faire entendre les oppressions qu'elles souiïroient journellement, et l'inexécution des édits. »

L'assemblée inséra leurs légitimes plaintes dans le cahier des doléances et fit écrire aux députés généraux d'en poursuivre le redressement; mais la Cour ne tint aucun compte de ces réclamations, puisqu'en 4644, Sainte- Agnès renouvela les mêmes plaintes, appuyées par des lettres de La Roche- Curton et de Chavagnac, en présence des députés du parti huguenot assemblés à Saumur. 11 mourut en 4647.

De son mariage avec Antoinette Le Court, fille de Jacques, sieur de Mondori, et de Jeanne de Bagnols, naquirent Pierre, juge d'Issoire, mort

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sans enfant de Françoise Brugeat; Jacques, qui épousa Anne Mazues et mourut sans postérité; Madelaine, mariée, en 4 61 9, ayec Antoine de Baile, sieur de Saint-Mandé ; Marie, femme, en 4 620, de Jean Colomhi, sieur des Âugiers; Renée, épouse de Pierre Pélissier, et Jeanne, morte sans alliance.

U. Branche de Guiennb. Vital Du Prat, sieur de Hauterive, avait eu de son mariage avec Berttande Du Pay, deux fils et une fille. Cette dernière, nommée Dauphine, avait épousé, vers 4 540, Raimond de La Tremollière, seigneur de Roufûac, et lui avait donné, entre autres enfants, Catherine, mariée, en 4 564, vi^c Jacques de Méalet^ seigneur de Fargues, gentilhomme de la chambre du roi. L'aîné des fils avait été tué en duel en 4549. Le se^ cond, Gaspard, filleul de Coligny, était gouverneur de Bazas, lorsquMl épousa, en 4562, Marguerite de Torrehren, U accompagna l'amiral à Paris et périt victime de la Saint-Barthélémy. Sa femme, qu'il avait laissée à Bazas, fut également massacrée avec ses enfants, à l'exception d'un seul, Isaac, qui servit d'abord comme capitaine dans le régiment do Champagne, puis en Hollande avec le grade de colonel, et qui fht plus tard commandant d'Ârgental dans le Vivarais. Sur la fin de ses jours, il se retira à Nérac où il abjura la religion réformée. — C'est apparemment de cette branche que descendait ïhk Prat, ministre du Béarn, qui fut député en Cour, en 464 4, et qui obtint, grâces aux circonstances, le redressement de tous les griefs des églises de cette province.

DU PRAT (Pardoux), né à Aubusson, au commencement du xvi* siècle, étudia le droit sous Coras à l'université de Toulouse. Comme son illustre maître, il embrassa les doctrines nouvelles, et il contribua aies répandre dans la Marche par ses discours et par son exemple. On a de lui :

1. Le train et total règlement de pratique civile et criminelle , 4 557,

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