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serrices qu'il rendit dans les guerres du Piémont, il obtint du roi le gourernement d'Aigues-Mortes. En 4583, il força, après un long siège, le fort de Sainte-Ânastasie. En 4584, il remplit les fonctions de maréchal-de-camp dans les troupes protestantes unies aux Catholiques politiques , et il servit au siège de Clermont de Lodève. En 4 585, il obtint un régiment qui prit le nom de Grémian, et il le commanda aux sièges de différentes villes. En 4586, il contribua à chasser de Cette le corsaire Barberousse que Joyeuse y avait appelé ; mais, la même année, au mois de décembre, il fut battu près de Collas , d'où il voulait déloger les Ligueurs, fin 4587, il servit au siège de Rémoulins et au ravitaillement de Brugairolles. En 4 588, il concourut à la reprise de Bellegarde, à celle de Sainte-Anastasie, à la prise de Bélarga, et en 4 590, U obtint enfin le brevet de marèchal-decamp, grade dont il remplissait depuis longtemps les fonctions et qu'il méritait mieux que personne. En 4594, il marcha au secours de Berre en Provence, servit au siège d'Azillanet et contribua à la défaite de Joyeuse qui toulait secourir celte place. Gouverteur du diocèse de Lavaur et de la ville de Sommières en 4 59Î , il commanda Tarrière-garde à la bataille de Tillemur et eut une grande part à la nctoire remportée sur les Ligueurs.
En 4 597, il marcha avec Ornano pour surprendre Perpignan. Cette entreprise échoua. Depuis, ajoute Pinard, il n'est plus parlé de lui. C'est que très- vraisemblablement Grémian, qui était déjà vieux, mourut vers cette époque. Il ne hnssa qu'une fille, nommée MADBLÀimB, fen porta la terre de Lecques dans la maison de ChMmont,
DU PLESS18 (Jacques), chapelain de l'h6pital des Réfugiés français à Londres , a publié un sermon intitulé Les dédommagemens d*une injuste persécution, ou Sermon sur Vcmnirfuersmre de la révocation de Védit de Nantes, Lond., 4750. 11 ne faut pas le confondre avec Fr. i>H HwiSy qui.
après avoir rempli les fonctions pastorales à la Nouvelle-Patente et dans Té- ^se de Wheler-Street, fut appelé, en 47t0, à desservir k même chapelle; et bien moins encore avec Gilbert Bemr^ geteem^ dit Du Plessis, prêtre du Poitou converti au protestantisme, ven 4674, qui se réfugia en Allemagne et sut s'insinuer ï tel point dans la âivenr du prince de Wolfenbûttei, qu'il devint son secrétaire intime avec le titre de conseiller.privè. En 4700, c'esi-îh^e S6 ans après sa conversion, ce curé apostat fut saisi de remorde, à ce qu'il prétendait du moins dans use requête adressée au gouvememeat français (Arch. gén, M. 670) , M il demanda rautorisation de rentrer enFraice, décidé qu^il était à quitter sa femme, <|u'il avait épousée à Genève, bien ^ue, de son propre aveu, il n'eût aueiA reproche à lui faire , et à passer , disait-il , le reste de ses jours dans ta péniteM^.
DU PLEH8» (Je ah), siewde La Pburikc en Dunois, lieutenant de Du Plessis-Oesté au siège de La Ganache, mourut dans cette ville, en 4 58S, d^e blessure qu'il reçut îi la tète. De son mariage avec Renée de Télignf^ tante du célèbre Tétigny^ naquirent \gcsi- Lâus Du Plessis, sieur de La Perrine; N. Du Plessis, sieur de Savonnières, eC ume fille qui épousa La UotU-Tibergeem.
Selon un msc. d« Fonds S. Magloire, N* 4 39, Agèsilalis Du Plessis remplit la charge de surintendant des finances — du roi de Navarre probablement. Il épousa Awie de CouroUlan dont il 6«t deux fils eldeux filles. L'une de cellesci, nommée Mabik, s'allia avec /son de Coutance (4 ) . Le sort du second fils » s^gneur d'Ouschamps, estinoonnu (4).
(1 ) De ce mariage naqait Paul ie touimue, sieur de La FrMonnière près de Tefiddae, qni époasaMartV;6reiiiMde-GeDève,ci fkt reçi boargeois gratis, en considértUou de celle alliance, en 1G70. A la révocation, il passa \ Tétranger, mais il laissa en f ranee ses et« AiBts à qni ses biens forent donnés sous U tttalle de leur nère.
(1) Ne serait-il pas le même que Cwoxpari Dk Plessis, de la Beaaoe, qni btbiuît La Htyeea 4SM r {àrA. 4eV^liH wéMomm es
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Qmaità l'aîné, appelé Datid, sienrde La Perrine, il fut gentilhomme ordinaire de la chambre du roi et se maria avec Hélèfu de La Place, fille û'Elie de La Place ^ ambassadeur en Hollande. De cette alliance naquit Louis, sieur de La Perhne, qui épousa Suionnede Cowrcillonj etyraisomblablement en secondes noces, une fille du médecin Monginot, Du premier lit, il eut une fille, nous Tavons dit ailleurs. Sa seconde femme lui donna plusieurs enfants qu'elle avait fait passer en Hollande, en 4 687« ce qui rendait sa propre abjuration fort suspecte au gouvernement (Archiv, E. 3374). Aussi l'enferma-t-on aux Nouvelles-Catholiques en 4699 {Ihid. Ë. 3385). Elle finit pourtant par donner des gages de sa conversion assez satisfaisants pour que le roi lui accordât, en 4700, une pension de 500 \ïs.{lbid. E. 3386).
BU PLE8SIS-GE8TÉ. Voy. LA BRUNETIÈRE.
DU POU (Raimond), honorable marchand de Carcassonne. Le 4 5 déc.
4 560, on trouva devant sa maison une image de la Vierge couverte de fange.
Il est possible qu'un huguenot, aux yeux de qui toute statue était une abominable idole, ait été Tauteur de cette profanation; personne au moins n'en douta dans la population catholique qui, animée d'un zèle incroyable, comme dit le P. Bouges, prit les armes à la suite d'une procession et se rua sur les Protestants. Bernard Cavalier, de TroBsan, fut mis en pièces . Pierre Bonnet, tiré de son logis, fut assommé devant sa porte. Gmraud Bertrand ftttpercé de coups, et un des séditieux, lui fendant la bouche jusqu'aux oreilles, lui mit un mors entre les dents et un livre entre les mains. Mais parmi les plus forcenés, aucun ne se distingua par sa férocité comme le bourreau de la ville qui, pour sa part, égorgea cinq huguenots, les écorcha et mangea le cœur de l'un d'eux. (îrcspin l'accuse même d'avoir scié \ivant un pauvre
L« U«ffe, Rôle de ceux qoi ont été reçus k U Cène).
homme qu'il honorait d'une haine particulière.
DUPONT (N.), ministre d'Eymet.
Plusieurs ministres ont porté ce nom ; mais aucune circonstance de leur vie ne les recommande à l'attention de la postérité ; celui-ci seul a mérité une mention particulière par le courageavec lequel il remplit ce qu'il regardait comme son devoir. Son église ayant été interdite, en 4 674, sous le spécieux prétexte qu'il y avait reçu Jeanne Rau^ gerie , Sicaire Founiier son mari , Anne VUlette, Jean Loyère, Itabem Portier et Pierre Bontempt, tous sfac relaps, Dupont ne tint aucun compte de l'arrêt du Conseil et il continua à remplir ses fonctions comme auparavant. Quelques années s'écoulèrent sans que le gouvernement semblât s'apercevoir du mépris qu'il faisait de ses ordres ; ce fut seulement en 4 678, que le parlement de Bordeaux, sortant dMne inaction tout-à-fait contraire à ses habitudes d'intolérance , lança un arrêt qui condamna les six relaps au bannissement perpétuel et ordonna à Dupont d'aller s'établir à La Sauvetat.
DU P03iT (Pierre), capitaine huguenot, originaire du Vivarais, gouverneur de Bays-sur-Bays en 4645.
Du Pont descendait de ce vaillant Du Pont que Des Adrets laissa pour gouverneur auPont-Saint-Esprit, en 4 569; qui , plus tard , en 4 568, se saisit de Bays-sur Bays avec le secours de Des OUières, et qui, en 4 573, détermina le soulèvement du Vivarais par la prise du Cheylard de Boutières. Chassé de cette ville, ainsi qneDoussac, Sublef" rac, Bourdier, et presque tous les habitants huguenots « à l'époque de la Saint-Barthélémy , Du Pont s'était introduit dans le ch&teau au moyen d'un passage souterrain que le prévoyant Bourdier avait fait secrètement construire dans le temps qu'il y commandait.
S'il faut en croire le Dict. de la Noblesse, Pierre Du Pont défendit Soyons contre le duc do Montmorency, en 4626. 11 arma, dit La Chesnaye des
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Bois, une galioie avec laquelle il barra le Rhône et y leva des contributions.
Assiégé dans Soyons par Montmorency, il fut forcé d'abandonner cette place et se retira avec environ 200 hommes dans une tour qui est au-dessus. Après avoir pillé et brûlé sa maison, le duc l'assiégea. 11 fit pendant quatre jours une vigoureuse résistance; mais, les munitions lui manquant, il se rendit à des conditions honorables.
Cette version qui contredit le récit de tous les historiens , nous est suspecte. Ce n'est pas en 4626 , mais en
4627, que Soyons eut à soutenir un premier siège , non pas contre Mont • morency, mais contre le prince de Coudé. Le second siège , qui eut lieu en
4628, fut dirigé, en efifet, par Montmorency; mais la place fut défendue par le fils de Brison, conmie nous l'avons dit à l'art, de ce célèbre capitaine. D'ailleurs Du Pont, qui remplissait alors auprès de la duchesse de Rohan la charge de gentilhomme, venait d'être fait prisonnier par les Catholiques avec Le Graveron, premier gentilhomme de ChavagnaCt et il n'est pas probable qu'on lui ait rendu si tôt la liberté. On ne sait donc rien de certain sur la part que Du Pont prit à nos guerres civiles. Ce qui parait positif, c'est que ses descendants continuèrent à professer la religion réformée jusqu'à la révocation de l'éditdeNantes. L'un d'eux, François Du Pont, sortit de France à cette époque et alla offrir son épée au roi de Danemark. Il obtint le grade de major dans l'armée danoise et mourut, en 4718, âgé de 63 ans.
DU PORT, nom d'une famille protestante du Poitou. A la révocation de redit de Nantes, Pierre Du Port (4), seigneur de Mouillepied et de Boismasson, lils unique de Joachim Du Port, seigneur de Mouillepied, et de Jeanne Du Chesne, conseiller du roi et commissaire des vivres, se réfugia à Genève, où son père s'était retiré et était
(1 ) Il ne faut pas le confondre avec Pierre Duport, de Pontcharra, reçu bourgeois de Genève en 1668.
mort vers 4 649, avec sa fille Chiblot- TE, qui épousa plus tard le célèbre Frédéric de Spanheim.
Une autre branche de cette famille avait cherché, dès le xvi* siècle, un asile en Angleterre (4). Un Jacquet Du Port y remplissait les fonctions pastorales en 4 590 , comme nous l'apprend un sermon prêché par lui, le 4 7 nov. de cette année, et publié sous le titre de A Sermon preached ai PatUes Crosse on Ps, CXVIII, 24. Le savant helléniste et docteur en théologie, Jae»
ques Du Port, était vraisemblablement son fils.
Né à Cambridge en 4606, Jacques Du Port remplit pendant vingt -et-un ans, avec le plus grand éclat, la chaire de grec dans l'université de cette ville. Nommé, en 4 660, doyen de Peterborough et chapelain du roi, il mourut en 4 679, âgé de 73 ans. On a de lui :
!• £oXo(jui>v et&iuTpoçy sivs tres libri Salomonis, sc.Proverbia, Ecelestas" tes, Cantica^grmco carminé donati^ cvm versione latinàversibnskeroicis^ Cantab., 4646, in-8*.
II. 6py|vo6pta(i^oç, sive Liber Job, grœco carminé redditus, cmn latinâ interpretatione versibus keroïcis ; edit, recognit, et emendatOy eut ad' dunturin fine trespsalmi, Cantab., 4653, in-8-.
III. Gnomoîogia Homeri cvm d»plici parallélisme, Cantab., 4 660, 4*.