‹ La France protestante (volume 4)Chapitre 155 sur 189 · IX. Commentarius super Ht. de offic, judic · texte numérisé non relu

IX. Commentarius super Ht. de offic, judic

Dans son Histoire de la Harche, Joullietton lui attribue encore des Cornmentaires sur la Coutume de la Mar^ che, une trad. en vers franc, du Phh- ^«5 d'Aristophane, et une trad. du livre de VInstitution de la vie humaine au vie de Marc-Antonin le philosophe.

DUPAÉ (IsAAc), du Mas d'Agénois. CalongeSy commandant du cMteau, ayant essayé, en 4646, de s'emparer de la ville, et sa tentative ayant échoué, Dupré fut arrêté comme complice avec François Blanchard, et livré au parlement de Bordeaux qui les retint l'un et l'autre en prison sous divers prétextes, quoiqu'ils eussent, et leur qualité de protestants, demandé le renvoi de leur cause devant la Chambre mi-partie de Nérac, et que le roi eût ordonné de faire droit à leur requête par lettres du 3 août 4 646 {Fonds de Brienne, N*24 4). Louis XIII évoqua l'affaire et nomma quatre commissaires, deux catholiques et deux protestants, savoir J^a» Vigier, conseiller au parlement de Bordeaux, et Boiese-Par"

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daillan, membre du conseil d'état, pour la juger ; mais le parlement n'en tint aucun compte, en sorte que, sur les plaintes réitérées de l'Assemblée de La Rochelle, il fallut que le roi donnât, en 4617, des lettres d'abolition particulière aux deux prévenus pour les faire remettre en liberté. Tel était le respect des tribunaux pour la loi et l'autorité royale, quand il s'agissait des Huguenots.

D€PKÉ (Léonard), natif de Limoges, « homme exercé aux lettres » , liton dans Crespin, fut arrêté à Bar-sur- Seine, au mois de juillet 4547, transféré k Paris, condamné par le parlement comme hérétique et brûlé vif au mois d'août.

DUPRÉ (N), minislred'Issoire, ]on du sac de cette ville héroïque. Parmi les victimes des atrocités qui y furent commises, on cite en première ligne Dupré, d'autant plus odieux qu'il avait par ses chaleureuses exhortations animé les Issoiriens à la défense. Le duc d'Anjou le fit pendre. Laissons parler M. Imberdis d'après lemsc. d'Issoire; on ne le soupçonnera pas de partialité en faveur des Protestants : «Son exécution offrit l'occasion du plus criant scandale. Le corps du pasteur fut soumis à des outrages dont toute expression révolterait la pudeur, et des soU dats portèrent de force des dames, qui refusaient de les suivre, malgré leur brutalité, jusqu'au pied de la potence ; là chacune d'elles Nous n'achèverons pas. » — « Il arriva, lit-on dans un autre msc. cité par le même historien, une chose surprenante. La potence ayant été jetée à bas, deux ou trois jours après l'exécution, les chiens el les loups qui venaient toutes les nuitè manger les corps morts des soldati dans les fossés, ne voulurent manger lé sien [du ministre]; néanmoins quinze jours après, il devint noir comme uû charbon sans aucune chair, qui s'était brûlée et consommée, ne restant qu'un parchemin noir sur les os. Plusieurs médecins, môme M. Dumontel de la religion, dirent qu'il était ladre et de

sang corrompu, et que c'était pour ceU que les animaux n'en voulaient. »

DUPU18 , famille protestante de la Normandie, alliée aux nobles maisons de Béthune, deMontgommery, d'Anmont, et divisée en plusieurs branches.

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