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de l'armée des Vicomtes. Sénégas raccompagna daus le Béarn. Secondé par Monidar, il pénétra le premier dans Orthez, après un combat sanglant, à la tête de son régiment.
Lorsque les Protestants reprirent les armes pour venger le massacre de leurs frères à la Saint-Bartliélemy, Sénégas se plaça sous les ordres de ScrignaCj oui rétablit gouverneur de Puylaurens.
Son lieutenant Angéliy jaloux sans doute de se signaler par quelque exploit, s'étant emparé de Druilhe, près de Revelf le commandant catholique de cette dernière ville se mit en devoir de Ten chasser, mais Sénégas, instruit du péril qu'il courait, accourut avec Deime, et, après un combat opiniâtre, il força l'ennemi à battre en retraite. Ce succès, joint à ceux des capitaines Rodes et Castelrens, qui surprirent Aleth et soumirent Montlaur, Quillan, Bugarach, ainsi qu'une foule de petites villes et de châteaux, assurèrent aux Protestants la supériorité dans le Lauraguais.
En 4574, Sénégas tenta inutilement de sauver Camarade, qui fut prise par La Valette et brûlée. Averti que les Catholiques préparaient une entreprise contre Les Bordes, il vola au secours de cette place et y laissa une petite garnison sous le commandement du capitaine Rosnùs. La même année, il contribua à la prise de Castres. Nommé capitaine de 600 arquebusiers , en 4575, il prit, avec Deifne Qi Saint- Cauaty le château de Pechserguière, dont le seigneur se conduisait en vrai bandit, et il fit, avec Paulin, lever le aiége de Caraman . Peu de temps après, il sauva le Mas-Saintes-Puelles, en y jetant un secours conduit par le capitaine catholique Roussines. Deux uns plus tard, il fut chargé, comme commissaire protestant, de faire exécuter, dans le Languedoc, Tédit de Poitiers, qui confirma le traité de Bergerac ^ la négociation duquel il avait pris part avec les autres députés des églises, Languilier^ Payau, Ségur^ Guyoiy Durand,, Escorbiac^ Courtois ot Devano) {CoUect. Dupuy, W 428).
L'histoire ne nous apprend pas si Sénégas porta les armes dans la ridicule guerre des Amoureux. On sait seulement qu^après la conclusion du traité de Pleix, qui y mit iin terme, Sénégas ayant été chargé, avec Lcmer^ conseiller à la Chambre de i'édit, et Rotolpy sieur de Lescont, lieutenant de Castres, de se rendre à Monkaoban comme représentants du Castrais à l'assemblée qui s'y tint, en 4584, «pour aviser au ferme établissement de la paix », ils furent arrêtés près de La- ▼aur, malgré leurs passe-ports en bonne forme, et retenus prisonniers au château d'Azas. L'année suivante, le roi de Navarre fit entrer Sénégas dans son conseil, et il l'employa à diverses négociations. En 4584, notamment, il lui confia, ainsi qu'à DdMiies^unenûssion auprès du duc de Montmorency, gouverneur du Languedoc. Sénégas vivait encore en 4605, comme nous l'apprennent les actes de PAssemblée politi(^ue de Châtellerault, à laquelle il se plaignit de ce que le gouvernement ne pavait pas la garnison de la place de sûreté où il commandait.
Quatorze ans plus tard, un baron de Sénégas assista à l'assemblée provinciale du cercle de la Haute-Garonne, à la suite de laquelle il Ait député par le Haut-Languedoc, avec d'Ofra^, Josion, ministre de Castres, Tewier^vrocat du roi à Lectoure, et J. Gnérin, lieutenant-général en la judicaturede Creissel, à l'Assemblée politique de Loudun. En 4690, il le fut encore à celle de La Rochelle, à laquelle il n'assista pas, parce qu'il travaillait alors à soulever le Languedoc. Ce baron de Sénégas était-il Charles Durand ou son fils? La dernière hynothèse nous semble la plus probable. Il est difBcile d'admettre, en effet, qu'un capitaine qui commandait un régiment déjà en 4 568, eût encore porté les armes en 4624. C'est donc son fils qui marcha au secours de Lombers; combattit au Fauch, où un autre SénégaSj capitaine dechevau-légers, futblessé; signa, le 3 sept., avec Camse et Malamu, laça*
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Îniulaiion dont nous avons parlé aileurs {Voy. II, p. 476), et contribua, en 4622, à la levée du siège de Briateste, comme on le lit dans le Mercure et dans les Mémoires de Rohan.
K partir de cette époque et jusqu'à la révocation, les Senégas disparaissent du théâtre de Phistoire; il n'ei^ M pas m^me fait mention dans les Ju<»
f^emens de la Noblesse du Languedoc.
In 46S6, la famille se composait au moins de quatre membres. Laurent al^jura et fut gratifié d'une pension de 4500 liv. {4roh, gén. Tt. 252); sa sœur, qui se convertit également, en obUnlune de 500 liv. (^rc*.E.3404^; mais ses deux frères passèrent dans le Brandebourg. Auguste Durand de Bonne, baron de Séuéeas, capitaine de cavalerie dans le Dauphin-étranger, sortit de France, avec un de ses frères, capitaine au réciment de Picardie. Ce dernier, nommé Ucnn, entra au service de rélectcur« avec le rang de capi* taine, et mourut, en 4726, à rage de 76 ans. Il avait éi>ausé Marie de VEê^ pinasse. Auguslo s'établit d'abord k Francfort-sur-le-Mcin; mais, plus tard, il prit aussi du service en Prusse, et il s'éleva, en 4703, au grade do colonei du régiment de Varcnnes. U fut tué, en 4708, à la haUilie de Malpbtquet. MM.
Erman et Réclam ne disent pas a'il laissa des enfants de sa femme Elisth heth Le Dnchat, sœur du colonel Le Duckat de Dorviîle.
Dans le même temns , un autre Du^ rand, gentilhomme du Languedoc, et pareillement réfugié en Prusse, servait dans les Grands-Mousquetaires; mais il parait qu'il appartenait à une autre famille que celle des barons de Sénégas. Un de ses descendants, qui rem-* plit les fonctions d'aumonier dans le régiment d'Aubussargues, etdesservit plus tard l'église française de Brandenourg , laissa nn fils capitaine d'artillerie.
BVBAIXD (J.), ministre du Saint- Evangile, ne nous est connu que par un ouvrage que Barbier signale sous ce titre : Recueil historiqu oi^ Von
toit tout ce qui s'est passé de pluê remarquable, etc. avecdesriftexions^ Gen., 4703, in-8».
DURAIS]) (Jacoues), a publié , an rapport de Lelong , Psalterium Daicir dis cumlatino-gallieêparaphrasi, Lugd., 1594, in-16.
UURAI^JD (Jacqubs-Fiançois), né à Semalé, près d'Alençon. en 4727, mortà Lausanne, au moins d'avril 4 84 6.
Durand, qu'il ne faut pas confondra avec Français JHiraud , ministre de l'église française de Cantorbéry et 4767, naquit dans le sein del'Eglisê romaine. Ses parents, qui ne possédaient aucune fortune, ne parvinrent qu'à force de sacrifices, k lui procurer les avantages d'une bonne éducation.
Envoyé à Paris pour y compléter ses études dans un séminaire, sa famille le destinant à la carrière ecclésiastique, il puisa dans les leçons de ses professeurs de4 sentimeints fort opposés à ceux qu'ils voulaient lui inspirer; des doutes s'élevèrent dans son Ame sur l'orthodoxie de la religion catholique, et déjà à demi protestant, il partit, en 4754, pour Lausanne où il ne tarda
!m ï faire profession de la religion ré^ brmée.
U n'est pas raie de rencontrer dam les universités de jeunea étudiants sait fortune qui se foni pour Tivre, les instituteurs de leore condisdples , toit en poursuivant avec ardeur leurs étn<* des. Durand fut de ce nombre; il se mit à donner des leçons de latin aux élèves du séminaire,, et suivit en même tem]^s les cours de Pacadémie. Reçu ministre, en 4760, il fut nomJBéled« teuren philosophie. Un talent oratoire éminent lui acquit une grande réputation. En 4768, l'église française de Berne lui adressa vocation; if accepta cette place à laquelle il joignit celle de directeur du séminaire de la jeune bo-« blesse. En 4785, il retourna à Lausai* ne, y acheta la bourgeoisie et y ^e»plit, pendant quelque temps, lesfono- Uons de sous-diacre. Nommé professeur d'histoire ecclésiastique, il échangea bientôt cette chaire contre ceUe diii»-