‹ La France protestante (volume 4)Chapitre 161 sur 189 · VIII. Discours patriotique, Laus., 4798, in · texte numérisé non relu

VIII. Discours patriotique, Laus., 4798, in

IX. Le bon fils ou la piété filiale, Laus., 4803, 3 vol. in-42. — Le nom du Télémaque bourgeois qu'on a donné à ce livre suffît pour faire son éloge .Cest un roman moral plein de scènes touchantes, auquel on reproche cependant des longueurs de détails et des négligences de style.

X. Sermons nouveaux , Valence , 4 809, 2 vol. in-8*, publiés pBT Armand Delille, pasteur de Valence et un des élèves de Durand. L'éditeur y a joint une Notice sur la vie et les ouvrages de l'auteur. Ce n'est très-vraisemblablement qu'une réimpression des Sermons nouveaux sur divers textes de V Ecriture Sainte, publ. à Laus., 4792, 2 vol. in-8*.

Durand a donné, en outre, une édit.

revue et corrigée de V Abrégé chronologique de Vhistoire universelle, par La Croze et Formey (Laus., 4800, in- 42), en y ajoutant un supplément; il a retouché le livre intitulé : De Vétude convenable aux demoiselles (Laus., 4804, 2 vol. in-42); il a travaillé \ une réimp. du GuÂde du voyageur en Suisse, qui n'a point vu le jour, non plus qu'une Histoire helvétique de sa façon, et il a fourni enfin au Journal helvétique de Neuch&tel tous les morceaux ayant pour titres Fragments historiques et Abeille littéraire. Le N° de juin 4756 contient une pièce de vers qui prouve que Durand n'était pas un trop mauvais poète.

DURAND (Jean), de Montpellier, fit ses études en théologie à Genève et fut placé comme ministre àSommières.

Chassé de France à la révocation, Durand alla demander un asile à la Suisse, et mourut à Neuchâtel, au mois d'avril 4 695. Sa femme était restée en France avec ses quatre enfants, dont les deux aines, ayant passé l'âge de 7 ans, ne pouvaient suivre leurs parents sur la terre étrangère; mais elle soupirait après le moment où elle serait assez

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heureuse pour fuir l'oppression. L'occasion s'en présenta enfin, et à force de précautions, elle réussit à gagner la Suisse en compagnie du ministre Perrin. Elle mourut aux Brenets, en 1 707.

La fille de Jean Durand, nommée Marie, épousa Coderc, médecin de Montauban réfugié à Neuchâtel. Son fils aine, Jean-Antoine> fut pasteur aux Brenets, et laissa un fils, David- Henri, né en 1731. Ce dernier est mort à Londres, en 1 808, après avoir desservi successivement l'église de l'Artillerie et l'église wallonne. Le Choix de sermons qui a été publié, après sa mort, par son collègue Jean- Louis Chirol (Lond., 1815, in-S**), donne l'idée la plus favorable de son talent oratoire. Ils ne sont pas moins remarquables par la simplicité des divisions que par l'énergie du style et la force de l'argumentation. Cependant le plus célèbre de cette famille est David, fils cadet du pasteur de Sommières.

Né à Saint-Pargoire, vers 1 680, David Durand fit ses études en théologie à Bâle, où il fut reçu ministre à Tàge de 22 ans. Peu de temps après, il fut attaché, comme chapelain, à un régiment de Réfugiés au service de la Hollande. Sa mauvaise étoile le conduisit en Espagne avec sa troupe. Reconnu pour hérétique par des paysans, il allait périr dans les plus anfreux tourments, lorsque le duc de Berwick le délivra; mais le maréchal ne poussa pas la générosité jusqu'à lui rendre la liberté. Durand cependant parvint à se sauver et gagna heureusement Genève. Delà il se rendit à Rotterdam où il se lia d'amitié avec Bayle; puis, vers 1714, il passa à Londres et fut nommé ministre de l'église française de Martin's Lane.

Plus tard, il fut appelé à desservir celle de la Savoie, et il y remplit ses fonctions jusqu'en 1763 qu'il mourut, en laissant la réputation d'un prédicateur éloquent. La Société royale de Londres l'avait admis au nombre de ses membres, distinction qu'il mérita par de nombreux travaux littéraires.

« Son style, en général, est inégal

et sans force, ses poésies sont médiocres, ses sermons, ses histoires sans couleur, et ses travaux sur Pline ont été de beaucoup surpassés de nos jours. » Tel est le jugement porté par la Biogr. universelle sur les écrits de David Durand, jugementassez peu équitable, comme généralement tous ceux qui, dans ce dictionnaire, concernent des écrivains protestants.

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