XVI. A fond husband, a comedy, Lond.. 474 4, in
XVII. Wit and Mirth, or Pills to purge melancholy, Lond., 4749-20, 6 vol. in-42.
XVIII. New opéras, with comical stories and poems on several occom sions, Loné., 4724, in-8'.
DliRFOUT, première maison de la Guienne par son ancienneté et son illustration , divisée en plusieurs branches dont deux, au moins, ont embrassé de bonne heure la religion réformée et défendu avec énergie, pendant un temps, la cause protestante.
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Branche de Duras.
Symphorien de Durfort, seigneur de Duras, second fils de François de Durfort et de Catherine de Gontaut, prit les armes au premier appel de Condé, Colonel des légionnaires de la Guienne , il assembla une troupe nombreuse et la conduisit au secours du prince à Orléans. Condé, nous l'avons dit, ne sut pas profiter de ses avantages; il laissa son armée se dissiper sans rien entreprendre de considérable, et il s'ar perçut trop tard que Catherine de Médici's et les triumvirs s'étaient joués de sa crédulité. Afin de réparer, autant que possible, le mal causé par ses lenteurs, il envoya ses principaux lieutenants dans les provinces pour y lever de nouvelles troupes. Duras retourna donc en Guienne, et il voulut profiter de son séjour dans les environs de Bordeaux pour s'emparer de cette cité importante, au moyen des intelligence»
qu'il noua avec Boyentran, lieutenant du gouverneur du Château-Trompette.
Toutes les mesures étaient prises : les Protestants bordelais devaient se saisir de la ville sous la conduite de Puch- Pardaillan, à'Auros et àeSalignac, et Duras s'approchait déjà pourleur prêter main forte, lorsque, au moment del'exécution , Boyentran , manquant de cœur ou changeant d'avis, refusa son concours à l'entreprise. Le parlement se vengea delà terreur qu'il avait éprouvée par un terrible arrêt contre une fou-' le de Huguenots (4), et par l'exécution
(1) Cet arrêi, dalé do 28 juillet 1562, fe trouve dans un vol. msc. du Fonds de Brleane côlc 206. Voki les noms des condamné» : Symphorien de Durfort, Charles de Montfef' ranil, sieur de Langoiran, Jean de Donystû», sieur de Cilran, cl son frère Pierre de Donffê- Jia», sieur de C.abaston, Jean de hausse, «e»r de Sarsins, Ganion de Castetis, sieur de Ruai, Jean de La#c(wr«,sieurdeSavignacetsesdeiix frères Bernard de Lascours, dil le capitaine Roi* sillon, el Matthieu deLascours, dil le baron de Sarignac ; Joachim de S^gur, sieur du Grand- Puch; les capitaines Boyentran, Auras, Ruëi, La Minière, Fontpeyre, Peyrelongue, Malevitê» de, François Borderie, Pierre de Salignae, IMportes, dit le capitaine Blanquefort; Philibert Gréné, dit La Fromeulée, Denis Turpin, da
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des deux ministres Pierre Heufchàtel et Philibert Gréné , « personnages douez de grands dons. »
Changeant alors de plan , Duras résolut de se rendre maître du cours de la Pordogne et de la Garonne. A cet effet , il se présenta devant Saint-Macaire qu^il emporta d'assaut après une rigoureuse défense, et il vengea cruellement sur les habitants la mort du minisQre de Marmande Roland VaiU lant. Déjà la disette se faisait sentir à Bordeaux, lorsque Montluc, décidé à rompre son dessein à tout prix , l'attaqua k Targon. Lâchement abandonné par sa cavalerie, Duras, après un rude combat dont chaque parti s'attribua rhonneur , se retira à Tonneins , abandonnant Marmande, Saint- Macaire, Bazas et Villeneuve d'Agénois, qui tombèrent bientôt au pouvoir de Tennemi.
MauvoisiH'-Moncrabeau , qui abjura peu de temps après, lui ayant amené un renfort de deux enseignes levées
Mas d*AgéD0i8, Loui* De» Appas, contrôlear de La Réole, Jean GarreaUf le maréchal Jetm Pascaull, Arnaud Dandrieu, dit Porges, Rai» mond CaufiCf Michel de LeHrade^ le cliaodelier Etienne Penin et ses deax fils Gassiot et Guillaume, Jean Poncaslel et son flls Françoix, son gendre Vineenl Blouyn et son facteur Gratien, Jean Villmn, Robert Dorgueil, Pierre Sainettére, Bernard tarlon, dit Gorrichon, P. i$ Lhomme^ J. Carbonyen, P. Artiguelongue, Michel Besse, Bertrand Grosse ayre, Antoine iurgensisy dit Cernigny, le facteur J. Delà' mon, le coartier Guttlaume de Gaud, les cordonniers Amanieu Douret et Domenge ; Martin Biltouet^ Guill. Lory, batteur de monnaie, Buhuet. Franc. Mordan, les taverniers Laurent feyssier. Gaillard Bourgeois^ Antoine de Rant»9 , rorfôvre Ferry Legrand, Lecayre, J, Massignac, J. Campène, les merciers 7. de La- Ime et Claude Biffe, les chaussetiers Castitlon et Mondon, les soldats Martin de Mons et Mé" rie, Nicolas Brezelmce , Jacq, Bourhauld, Etienne Ridepeau, le passementier J. Moreau, Jean GrosSemin, maître du jeu de paame, iéOnis Valadon, dit Paschal, Magence, ancien chanoine da Mas> Courtiade de Marmande, Biaise Toumier, marchand de chevaux, Jae* puis et Antoine Pesens, rhôtelller Dominique Boysord, Arnaud Guyraud, Guitlem Brouster, Gassen, Pierre Gasteau, sergent royal. Melon, contrôleur, et son frère Pierre; Michel Puy, Patrice, Jean Barbier, Jacq, Le former^ Pierrot Camasse, armurier, P. Mande, chandelier, Charles Lesperonnier, Pierre Duhard, Jacxj, Coulomb, Jacq, de La Croix, Arnaud Robert, Andouyn.
dans le pays d'Albret , Doras se rendit à Caumont pour se concerter avec la reine de Navarre; puis il rentra dans TAgénois et envoya Puck-PardaUlan et les trois frères Lascours ou LeteW' re-Savignac au-devant des troupes que Jacques Pons de àHrambeau loi amenait de la Saintonge. Les habitants d'Agen , que menaçait le féroce Montluc, rayant appelé à leur secours, il fit partir en avant le capitaine TruelU^ et lui-môme, laissant une garnison dans La Penne sous les ordres do capitaine bordelais Lioura»^ qui remplaça dans son commandement le sieur de Catiis , il se rendit à Toornon où les Protestants d'Agen ^ effrayés de la prise de Montségur, s'étaient retirés avec leurs femmes et leurs enfants, ao nombre de six cents. 11 y mit poor gouverneur Saint-Vit^ qui alla, bientftt après, se faire tuer aox environs de Montauban , puis il entra dans le Quer« cy afin de se TdWïeî^MarchaêUl, Sut sa route , il enleva Lauzerte, le 45 aoil 4 562 , et châtia rudement les habitants à cause du meurtre du sieur d^Mant lausun « homme, dit Bèze , de grande piété, de vie irrépréhensible et de dooi esprit. » Arrivé à Saini-Antonîn où Marchastel ne tarda pas à le rejoindre» il fut instruit des atrocités commises par les Catholiques à La Penne. Ibigré la vaillante défense de Liauran^ qui avait été tué sur la brèche , cette ville avait été prise, et tous les habitants, jusqu'aux femmes et aux en^ts, mas* sacrés. Résolu d'exercer de terribles représailles, dans Tespoir de mettre un terme k cette guerre de sauvages , il attaqua Caylus, l'emporta et fit ^or« ger cent soixante-dix prêtres, qui s'y étaient réfugiés à son approche. De \i il se rendit à GourdoB où Du Bordût^ accompagné de Pv4ihe\ des Savignac, arriva bientôt à la tête d'un corps de cavalerie, lui apportant l'ordre de marcher immédiatement sur Orléans. Au lieu de poursuivre son chemin , Duras, cédant aux instances de Du Bordel^ retourna à Montauban pour y prendre de l'artillerie. Il se rendit maître de Ro-
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quemadour qui se trouvait sur 8a rovte et où le capitaine Bassome, au rapport de Calhala-Couture , se signala par sa barbarie et son impiété; surprit Caussade où les prôtres payèrent chèrement les cruautés des chefs catholiques , et arriva à Montauban, le 9 sept., sans que Moniluc eût osé l'attaquer.
Persuadé que la querelle devait se vider non pas dans le Midi , mais à Or^ léans, Duras joignit ses instances à cel^ les de Marehastel pour engager les Montdlbanais à renoncer à leurs projets de défense; mais il ne put les convain* cre. H se décida donc à unir ses efforts aux leurs pour repousser Burie et Monthic qui parurent sous les murs le 4 4. Ge jour même, il y eut entre les deux partis une sanglante escarmouche dans laquelle périrent Loppes^ Cargolu^ La Gacherie et quelques antres capitaines. Jean Maziêr^ de Montauban, bien que percé d'un conpd'épée, se sauva en traversant la rivière à la nage. Le lendemain, l'ennemi fut en* core repoussé, mais les Montalba* nais laissèrent sur la place SapieniU et La Moynerie. Truelle fut blessé* Découragés, les deux généraux catlH^ liques levèrent leur camp le 47 , aveo une perte de 5 à 600 hommes. Dès le 93 , Duras et Marchastel , résistant au prières des habitants, se mirent en roule, emmenant toutes les compagnies étrangères , \ l'exception de quelques soldats qui^ gagnés ]iSifPefrolj se cachèrent pour ne pas les suivre. S'étant emparé , en passant, du château Mercuès , où il fit prisonnier Tévêque de Gahors, Duras entra dans le Périgord et mit le siège devant Sarlat qui avait refusé le passage à Du Bordet ; mais Rapproche des Catholiques le força à le lever. Son armée , si l'on peut donner ce nom à un ramas de volontaires, n'observait aucune discipline ; sa vigi* lance en aurait dû redoubler : loin de là , il se laissa aller à une inconceva • ble sécurité dont ne put le tirer l'enlèvement de Salignac et de Moncant à l'entrée môme du bourg de Ver ou Vergt, auprès duquel il était campé. 11 finit ce-
pendant par ouvrir les yeux, mais trop tard; il avait déjà toute l'armée catholi que sur les bras. Sourd au sage conseil def«cA, il voulut se retirer en présence de l'ennemi, etMontluc lui fit éprouver une défaite complète , le 9 oct. 4 563. Cinq à six cents hommes, selon Bèze, 4400, selon d'Aubigné, 2000, selon de Thon, six cents soldats et 4 500 valets» selon de Serres, restèrent sur le champ de bataille. Le canon, dix-neuf drapeaux et cinq étendards furent les trophées de la victoire des Catholiques. Les Espagnols , qui servaient dans l'armée de Montluc, se signalèrent surtout par d'horribles cruautés, « tuant les hommes tous désarmez et violant les femmes qu'ils veodoyent après à qui en vouloit. » Au nombre des blessés , on cite Louù de La Rochefoucauld^ baron de Montendre , le sieur de Caumont et le jeune Durai. Pey relongue fait prisonnier fut fort maltraité. Le capitaine L« Mothe percé de coups de poipard par Montluc, guérit comme par miracle.
Un grand nombre de fuyards , arrêtés au passage de la Dordogne, furent conduits à Agen, « lieu destiné à la boucherie, y estant mesmes dressé un gî-* bet qu'ils appeloyent le Consistoire, de sorte que, depuis le jour que ceux de la Religion abandonnèrent la ville jusques à la publication de l'édict de la paix , îl se trouve d'exécutez sur le rode du thrésorier du domaine plus do dnq cens personnes. »
Quelques écrivains protestants accusent de la défaite de Ver, qui eut les conséquences les plus funestes pour la Cause, le capitaine Peyrelongue; mais La Noue, bon juge en la matière, rejette les torts sur Duras qui commit deux fautes, dit-il, « l'une que pour vouloir traisner deux canons quant et ses troupes , il marcha pesamment ; l'autre, que pour la commodité de ceste artillerie, il s'amusa à battre par le chemin quelques chasteaux , où il y avoit grand butin , ce qui donna temps k ses ennemis de le ratleindre, lesquels cstans piiissans en cavallerie et luy foible, le renversé rent incontinent. »
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Duras, Marchastel et DuBardet^ échappés tous trois à la déroute , rallièrent les débris de leur armée , écrasèrent à Ëmbornet Tapostat LaumoS" nière qui voulut leur disputer le passage , et arrivèrent à Saintes. Affaibli par des désertions, suite naturelle du découragement, comptant à peine sous ses ordres 2,000 hommes mal armés, n'ayant conservé , de tous ses capitaines, que son fils aîné, DuBordet et les deux PardaUîan , Duras ne perdit pas courage ; il parvint à rejoindre La Bochefoucauld à Montmorillon , selon d'autres h l'Isle-Jourdain , et il gagna avec lui Orléans , où ils arrivèrent le 4 novembre.
Duras suivit Condé sous les murs de Paris. Lorsque le prince se décida à marcher en Normandie , il fut laissé en garnison à Etampes ; on pensait que l'armée catholique s'arrêterait au siège de cette ville. S'il assista à la bataille de Dreux, comme quelques-uns l'affirment {Voy. II, p. 452), il ne tarda pas à regagner Etampes ; mais, trop faible pour résister à l'armée victorieuse du duc de Giiise , il se replia sur Pithiviers, puis sur Orléans, serré de près par les Catholiques. Mis sous les ordres à'Andelot , il prit une part active à la défense du dernier boulevard du parti protestant sur la Loire , jusqu'à ce qu'un jour , en visitant les fortifications, il fut atteint à la tète par une pierre qu'un boulet ennemi avait détachée de la tour du pont. La blessure était mortelle; il succomba, le 42 mars 4563, à l'âge d'environ 40 ans.
Symphorien de Durfort avait épousé Barbe Cauchon de Maupas, de la Champagne. Il en eut: 4* Jean, vicomte de Duras , à qui le roi pardonna à la Saint-Barthélémy et qui professa dès lors le catholicisme ; — 2° Jacques, qui suit; — 3* Armand, mort avant 4574 ; — 4* Charles, mort au mois d'août 4 572 ; — 5* Marguerite , qui épousa son cousin Philippe de Belîeville, comte de Caunac, puis Lconor Chabot^ baron de Jarnac; — 6* Jkanne,
qui devint la femme de Georges de Fois, baron de Rabat.
Jacques de Durfort, marquis de Duras , comte de Rozan , baron de Blaaquefort, naquit en 4547. Devenu chef de la famille par la mort de son frère, tué en 4 587 , il fut créé marquis de Duras en 4609 , comte de Rozan en 4625, et mourut d'apoplexie à Duras en 4626. Protestant assez tiède, ce bonhomme, comme l'appelle Castelnaut, resta à peu près étranger aux affaires des églises. En 4597, il fit acte d'adhésion à l'Assemblée politique de Châtellerault, mais en 4620, l'Assemblée de La Rochelle le pressa vainement d'accepter un commandement; à peine voulut-il consentir à présider l'assemblée de Sainte-Foy, qui se tint en 4 621 , afin d'aviser aux mesures de précaution commandées par les circonstances. Elle devait aussi, sur Tinvitation de l'assemblée générale , désigner ceux qui lui paraîtraient les plus propres à commander dans la province.
« L'assemblée fut très-belle, > lit-on dans les Mémoires de Castelnant. Boësse-Pardaillan mit inutilement en jea toutes sortes d'intrigues pour faire rem placer le fils de La Force , comme député à La Rochelle , par le sieur de Penchât , qui se révolta bientôt après, et pour supplanter La Force lui-même dans le poste de général de la province. Tout ce qu'il gagna par ses menées, fut qu'on laissa le choix des chefs militaires h l'assemblée de La Rochelle.
Du mariage de Jacques de Durfort avec Marguerite de Montgonmury ^ dame de Lorges, célébré en 4603, naquirent deux fils, Gui-Alookce et Henri , mort sans alliance.
Gui-Aldonce , né à Duras , le 4 juin 4605, maréchal-de-camp en 4637, mort en 4665, avaitépousé, en 4649, Elisabeth de La Tour^ fille de^^rt de La Tour et ^^ Elisabeth de Nassau, qui le rendit douze fois père. Le cœur de cette dame fut cruellement éprouvé, non-seulement par la mort de son mari et de plusieurs de ses enfants, mais par l'abjuration volontaire ou forcée
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de deux de ses fils et de deux filles , abjuration qui lui causa d'autant plus de douleur qu'elle était elle-même fort zélée pour sa religion , comme nous rapprend Benoit. Malgré son grand âge , elle aurait voulu , à la révocation de redit de Nantes, suivre sur la terre étrangère les milliers de ses coreligionnaires qui y étaient allés chercher la liberté de conscience ; mais Louis XIV lui refusa la permission de sortir du royaume, et, ajoute le marquis de Sourches qui nous révèle ce nouvel acte de despotisme, « le chagrin qu'elle en ressentit, pouvoit bien avoir hâté sa mort. » Elle mourut au mois de nov. 1685.
L'alné des fils de Gui-Aldonce de Duras, nommé Jacques-Henri, suivit avec éclat la carrière militaire. Né le 9 oct. 4625, il entra, en 1643, avec le grade de capitaine, dans le régiment de Turenne son oncle, et fit ses premières armes en Italie. En 1 644, il se distingua à Marienlhal, à Nordlingen, puis à la prise de Landau et à celle de Trêves. Nommé, en 1646, mestre-decamp du môme régiment, il perdit son grade, en 1651, parce qu'il embrassa le parti de Coudé qui le créa lieutenant-général, grade qu'il conserva lorsqu'il rentra au service du roi, en 1657. Il servit, en cette qualité, avec beaucoup de distinction eu Italie et en Flandre. En 1671, il fit la campagne des Pays-Bas; en 1 673, il servit dans le pays de Liège, puis il prit part, en 1674, à la conquête de la Franche - Comté dont il obtint le gouvernement réuni à celui de la Bourgogne. II est évident qu'à celte époque il était déjà delà religion du roi; mais il n'avait probablement pas encore abjuré publiquement en 1 668, où il obtint, en récompense de ses services, un brevet de duc et pair, qui ne fut pas enregistré par le parlement. Maréchal de France en 1675, chevalier des ordres du roi en 1 688, à la suite de la campagne du Rhin, capitaine des gardes depuis 167:2, duc et pair en 1689, après une nouvelle campagne en Alle-
magne, le duc de Duras mourut à Paris doyen des maréchaux, le 12 oct.
1704. Le Mercure galant raconte une curieuse campagne du vieux guerrier, dont aucun de ses biographes ne parle.
Il nous apprend qu'en 1 685, à l'instar de tant d'apostats, il avait joué, lui aussi, le rôle de convertisseur à Nérac et à Duras, a et qu'il fit connoistre si clairement que l'Eglise catholique est la véritable Eglise » , que ce fut une conversion presque générale.
Le second fils de Gui-Aldonce de Duras se nommait Frédéric-Maurice, comte de Rozan. Il mourut des blessures qu'il reçut pendant le blocus de Paris, en 1649, à l'âge de 23 ans.
Le troisième occupe une place plus éminente dans notre histoire militaire. Né à Duras, le t% août 1630, Gui-Al- DONGE, duc de LoRGES-QuiNTiN, entra comme capitaine dans le régiment de Turenne, en 1 644, et y servit, avec son frère, jusqu'en 1651, qu'il embrassa le parti dû Prince. Rentré au service du roi, en 1657, il fut créé maréchalde-camp en 1 665, et servit, en cette qualité, en Flandre. En 1 668, il passa sous les ordres de Turenueet fut élevé au grade de lieutenant-général, en 167â>. Il en remplissait les fonctions dans l'armée de Turenne, lorsque ce grand homme fut tué. Il prit le commandement de l'armée, et, de l'aveu du chevalier Temple, il « eut l'honneur de faire une retraite aussi glorieuse qu'une victoire.» Il déploya surtout de grands talents au passage du Rhin, à Altenheim, et pendant plusieurs années, il réussit à tenir en échec un ennemi fort supérieur en nombre. Comme il était mal avecLouvois, lit-on dans les Mémoires du marquis de La Fare, il n'avait point été compris, quoique tout le monde s'y attendit, dans la promotion de sept maréchaux qui eut lieu après la mort de Turenne. Cependant il se . raccommoda bientôt avec le puissant ministre, et ce raccommodement lui procura, en 1676, la dignité qu'il méritait. En 1677, il servit en Flandre jusqu'à la paix de Nimègue. En 1681,
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il fut chargé de nouveau d'un commandement dans celle contrée; et, en récompense de ses services, il fut créé, en \ 688, chevalier des ordres du roi. Nommé commandant de la Gulenne, en f 689, il fut rappelé Tannée suivante pour être mis à la tôtc de l'armée d'Allemagne. En 4692, il gagna la bataille de Pfortzheim et fit lever le siège d'Ebersbourg. En 1693, il força Montécu* culi h repasser le Rhin. L'état de sa santé l'obligea de demander son rappel en 4695. Il mourut de l'opération de la taille, en 4703. Le roi avait érigé, en 4694, le comté de Quintin en duché. Il est vraisemblable qu'il s'était converti dans le même temps que son frère.
Le maréchal de Lorges avait un frère jumeau qui mourut de la peste, en
Le cinquième fils de Gui-Aldonce de Duras, nommé CflARLBs-HBifRr, comte de Montgommery, né à Duras en 4 634, mourut à Paris, en 4664, sans avoir été marié.
Le sixième, Louis, marquis de Blanquefort, avait été destiné par sa pieuse mère à la carrière ecclésiastique; mats ce dessein ne réussit pas, on ne nous apprend pas pour quelle raison, et Louis de Duras passa, encore jeune, en Angleterre. Charles II le créa lord sous le nom de baron de Duras, et l'envoya, en 4677, en qualité d'ambassadeur extraordinaire, signifier k Paris l'ultimatum de TAngleterre, qui portail que Lonis XIY rendrait la Lorraine, la Franche-Comté et les forteresses de la Flandre. Duras n'obtintqu'uno réponse évasive avec laquelle il retourna en Angleterre, et le faible Charles ne perststa pas longtemps dans les mesures vigoureuses que lui avait inspirées son gendre, Guillaume d'Orange. La faveur de Duras grandit encore sous le règne de Jacques II, qui le nomma capitaine de ses gardes, chevalier de la Jarretière, vice-roi d'Irlande, grand chambellan de la reine douairière, et qui réleva à la dignité de comte de Fever- SHAM. Il mérita ces distinctions par les
services qu'il rendit à ce prince, h qui il était tout dévoué, quoiqn'ilflt et qu'il aittoujours fait profession de la reUgioA réformée, ainsi que l'affirnie Rûpin Thoyrag, dont le témoignage nous paraliconserver toute son autorité, mêtie en présence de Passertion contradictoire de M. Ch. WeisB. Cest à lui que Jacques II confia, en 4 685, le commandement de iSinnée qu'il envoya contre le duc de Monmouth. Battu à Sedgemore, près de Bridgewater, le 6 juillet, et fait prisonnier, Monmouth fut conduit à Londres et exécuté le 25, après avoir inutilement essayé de foncier son frère par les plus basses son missions. Le roi eut encore recours à Duras, en 4688, lorsque Quiiiaume d'Orange débarqua en Angleterre; sur te refus du comte de Rofe, il le mit à la tête de ses troupes; mats il lut donna, bient(^f après, Pordre de les licencier, probablement dans Pespoir d'exciter des troubles par le mécontentement des soldats qui n'avaient pas reçu leur solde. Duras obéit avec trop d'empressement peut-être, aussi sa conduite fut^elle fort blâmée; le prince d'Oratge le fit même arrêter.
Cependant, à la prière de la reine douairière, il ne tarda pas k lui rendre la liberté. Louis de Duras mourut le 19 avril 4709, à Page de 74 ans. il ne laissa pas d'enfant de sa femme Mme Sondes, fille de George Sondes, comte de Feversham, qu'il avait épousée eu 4676, et qui Pavait laissé veuf dès 4679. On prétend qu'il se remaria se crètement avec la veuve de Charies H, Catherine de Portugal. LMgtise qu'à avait établie à Feversham ne subsista pas longtemps après sa mort. On ne connaît que deux ministres qui y aient exercé leurs fonctions, Gebfy en 4 696, et Raoul, en 4706.
Le septième fils de Gui-Aldonce de Duras, appelé Ckàrles-Loois, par le P. Anselme, et Henri, par Moréri, naquit à Duras, en 4642. Capitaine d'une compagnie française dans les troupes auxiliaires que Louis XIV envoya en Portugal, sous les ordres de Sdkom-
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èirf, il fat assassmé, en 1663, pat des brigands qui tolèrent son écfnipage.
Le hoitième, Godefbot, comte de Rozan, né en 1644, fat tné dans )1le de Candie, en 4 669.
11 ne nous teste pins à parler que des quatre filles issues du mariage de Duras avec Elisabeth de La Tour. L'a)née, LouisE-MâRiB-MADBUiNE, mottml jeune ; la V, Hbnriettb, épous», en i 653, Lowis de Bourbon, marquis de Malauze. Retenue en France àla ré^ vocation de redit de Nantes, ellefutcenverlie de force avec sa fille Uenbibttb. La 3% Elisabeth , femme de FrdéU* ric-CkarUs de La Bochêfoueauld, mourut à Londres, en 4 71 5,à Tàge de 9% ans. La 4% enfin, Marie, dame d'atour de la duchesse d'Orléans, née en 1 648» abjura en 16784 et monrut, en 4689, sans avoir été mariée. C'est elle qui, par un motif de vanité féminine plutM que de piété véritable, Illustra sa con* version par la lutte célèbre de Clâmdê (Yoy. ce nom) et de Bossuet.
Brancbb ue Dbimb.
Sans occuper dans le Nobiliaire une place aussi éminente que celle de Duras, cette branchede la famille de Durfort tenait un rang distingué dans te Qnercy, et cependanton n'en a jamais, que nous sachions, dressé la généalO' gie exacte. Aussi rencontrons-nous, dès l'abord, des contradictions, les une appelant Ra^er, le vaillant capitaine de Castres, qui s'est fait un nom dani les guerres du roi de Navarre, les autres lui donnant le nom de Thomat,
Ce Roger ou Thomas de Durfort, seigneur de Deyme, surprit, le 5 juin 4 573, la petite ville de Sorrèze, battit, le 3 juillet, la garnison de Revel, et quelques jo!irs apiès, celles de Saissac et de Villespi. L'année suivante, il con-^ tribua à la reprise de Castres, et s'empara de Villespi, en 4575. Le 29 mai 4576, il prit par escalade Tréville, qu'il brûla. En 4577, il emporta d'assaut le château ds Padiez, et emmena k Puylaurens la veuve et les enfants du seigneur du lieu, qui embrassèrent la
religion protestante. Peu de tem}»
après, il se joignit à Paulin et servit sous Châtillon au ravitaillement de Montpellier. Le 43 septembre 4580, secondé par le capitaine Sabaut, il se rendit une seconde fois maître de Sorrèze, dont il fut nommé gouverneur.
En 4 586, il guerroya dans le Laura*^ guais, dont il avait obtenu le gouvernement, et dans le Rouergue; prit, aveo le secours de Tonus, Viterbe, près de Lav»ur, et tous les forts tenus par les Ligueurs le long de l'Agout, jusqu'à Yillemur. Il votilut inutilement empêcher Joyeuse de s'emparer ée Montesquieu, mais plus heureux quelques jours après, il jeta La Roque, avee du renfort, dans Le Mas-Saintes-Puel les, que les trois capitaines, Sabauê, Pehas et Portai défendaient vaillamment, et força ainsi les Catholiques à en lever le siège. Bn 4587, il prit part à différentes expéditions, sous les or* dres de Montmorency, et fut blessé au secours de Roquecourbe. En 4 592, U contribua k la défense de Yillemur et à la défaite de Joyeuse ; mais, trois ans plus tard, il tomba dans une embuscade et fut tué de sang froid par les L^ gueurs de Castanet.
Deyme avait épousé, en 4579, (7athârine Ifunnud, fille de Pierre, seigneur de Lanta, et de Marguerite de Montbrun. Il en eut trois fils, nommés Pierre, Isaac et Thomas. Isaac, seFgneur de Deyme et de Caujac, le seul des trois frères qui soit un peu connu, épousa Marie-Elisabeth de La Salle^ fille du colonel de cavalerie Jean de La Saile, et en eut des enfants sur lesquels nous ne possédons aucun renseignement.
Malgré les alliances contractées à diverses époques entre la branche de Durfort-Bôissières et les familles protestantes de Gontaut-Biron, de Clermont de PUes, de Gimel-Palueh nous ne nous croyons pas suffisamment autorisé à l'admettre dans notre ouvrage, car jusqu'ici nous n'avons rencontré ce nom ni dans les actes des synodes ni dans ceux des assemblées po-
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litiques (1). Pour le même motif, nous laisserons aussi de côté la branche deDurfort'Castelbajac, malgré ses alliances avec les Castelnat^Chalosse ^ les Montaut'Bénac et les Astarac- Fontrailles. Quant aux Durfort-de- Borne, tout prouve qu'ils n'embrassèrent pas la religion réformée.
Nous ne prendrons pas non plus sur nous de décider si c'est de la famille de Durfort de Guieune que descendait N.
de Durfort, sergent-major du régiment du comte à'Orval, qui se signala parmi les plus braves au siège célèbre de Montauban et fut tué dans les environs de Lavaur ; non plus que Jean^ Biaise de Durfort, né au fort Saint- Ëlme dans le Roussillon , capitaine dans le régiment de Varennes, en 4692, et mort à Berlin, en 1740, à Tàge de 74 ans, laissant de son mariage avec Marie DuBois de Metz, un fils nommé Jean, qui remplit des emplois de judicature et mourut juge de la colonie française de Spandau, en 4 754 .
DU KOI (Jean-Philippe) , docteur en médecine et médecin du duc de Brunswick, né à Brunswick, le 2 juin 4744, et mort le 8 déc. 4785. On a de lui :
1. Dissert, deparalysigravissimâ femorum crurumque sanatâ , Helmstadt, 4767, in-4*.
IL Ohservationes botanicœ, Helmstadt, 4774, in-4\
111. Die harbkesche mlde Baum^ zucht theilsnordamerikanischerund anderer frerader^ theUs einheimis^ cher Baume, Stràuche und strauchartigen Pflanzen, nach den Kenfizeichen, der Anzucht, de» Eigenschaftenund der Benutzung beschrieben, Brunsw., 4774-72, 2 vol. in-8»; nouvelle édit. revue et augm. , ibid., 4795-4 800, 3 vol. in-8».
Du Roi a été un des rédacteurs du Disjpensatorium pharmaceutico ~
(1) QQ*il y ait ea des protestants parmi les membres de celle famille, c'est ce dont on ne peut douter. En 1688, M"»* de Durfori-Boitsiéret fit reporter sur son fils une pension de IMK) livres, qu'elle avait obtenue comme nouvelle catholique {Àrckip. Ë. 3374).
brunspicense (4777), et il a inséré, en outre, un très-grand nombre de dissertations en divers recueils périodiques :
dans le Handverische Magazin , der Lerchenbaum (4767), die BUcke (4 768), die Kiefer (4 774 ) ; — dans le Magazin fur Àerzte de 4777, un Mé^ moire sur les extraits de fnédtc^ mens simples préparés à Neuwied selon la méthode du comte de La Goraye ; — dans les Gelebrle Beytrâge zu den braunschweig. Auzeieen, une notice Sur un bel oiseau étranger (4767); des Observations sur les listes de mortalité dans la tille de Brunswick; sur les quarantaines (4774); sur le bison (4772) ; sur les fraises (4773) ; sur le thé du Labrador Uns); sur la dévitrification (4774); sur la culture des arbres etrangers, Vinoculation, F aimant, la germination et le développement des plantes, la possibilité de rappeler les noyés à la vie^ etc., etc.
DU KOI ( Jules-Georges-Padl) , jurisconsulte, ne nous est connu, com me le précédent, que par une trèscourte notice de Meusel, qui lui attribue:
I. Diss. inauguralis de donatione inter conjuges remuneratoriâ absque insinuatione valida, HeimsL, 4780, in-4*,
II. Dissert, de testamento ob exhereditationem sine elogio factam non ipso jure nullo, Helmst., 4780»
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