II. Discovrs de la superstition, Amst., 4 686, in
DU RY ^Paul), officier du génie, naquit à Pans , vers le milieu du x\ii* siècle, de N. Du Ry, conseiller architecte du roi, et de Marguerite Aubert, A la révocation de l'édit de Nantes, il réussit à sortir de France, tandis que sa mère et deux de ses sœurs, moins heureuses, étaient arrêtées et jetées dans des couvents {Arck. gén, £. 3372). L'atnée de ces dernières, transférée, en 4 687, dans la citadelle de Montreuil, finit par abjurer {Ibid.
E. 3373). La cadette, qui, dans le même temps , avait été envoyée au château de Nantes, y fut plongée dans un cachot humide, où elle contracta une surdité dont elle souffrit pendant plusieurs années (4).
(1 ) Nous devons à Tobligeance de M. Frmicis Waddington, de Rouen, la communication d'une lettre inédite de M">« Du Ry, qui nous offre de précieux renseignements sur cette fainille.Nous y Usons que cette dame était mère de douze enfants, et que tous, y compris celle de ses 01 les qui avait abjuré, réussirent à sortir du royaume. La mère, avec sesfilles,s'élablit k Montfort en Hollande où elle mourut, au mois de janvier 1697, a Tàffe de 76 ans. De ses cinq fils, Tun passa en Irlande avec le régiment de La Melounière et y mourut. Le second, nommé Paul, fait l'objet de cette notice. Le troisième habitait La Haye. Le quatrième était au service des Etats-Généraux, et le ciuquièmn au service de l'Angleterre. Tous les cinq s'étaient mariés dans les pays étrangers et avaient des enfants.
Paul Du Ry se retira d'abord en Hollande et fut chargé de réparer les fortifications de Maêstricht. En 4 687, l'électeur de Hesse l'appela à Cassel, et le nomma architecte de la ville, directeur des bâtiments et professeur à l'académie. C'est à Du Ry que Cassel doit en partie les embellissements qui en font une des plus magnifiques résidences de l'Allemagne : c'est lui qui commença, en 4688, les travaux de construction de la Ville-Neuve; c'est lui qui bâtit sur la WilhelmshOhe pour l'électeur de Hesse une maison de plaisance remplacée depuis par un palais dont son petit- fils a dessiné le plan; c'est à lui enfin que Cassel est redevable de son Orangerie, citée encore aujourd'hui au nombre de ses plus beaux monuments.
Paul Du Ry avait épousé, en 4694, une fille de PhUémon Cadet de Moriambert. Il en eut un fils, nommé Charles, qui marcha dignement sur ses traces, sans s'élever cependant à la réputation de son petit-fils Simon- Louis, qui, plus que personne, a contribué à ramener en Allemagne l'architecture k la pureté et à la sévérité des formes antiques. Pour Simon-Louis Du Ry, qui avait étudié avec amour, sur les lieux mêmes, les magnifiques débris de l'art romain, l'idéal de l'architectonique avait été atteint par les architectes de Rome, et il trouva en l'électeur Frédéric un prince tout disposé k partager ses idées de réforme. On regarde comme son chef-d'œuvre le Musée Frédéric qu'il éleva de 4769 à 4779. L'église catholique et l'opéra, qu'il construisit dans le même temps, attirent également l'attention des voyageurs. La mort ne lui laissa pas le temps de finir le palais de la Wilhelmshôhe, qui fut terminé par Jussow, mais il eut la satisfaction d'achever l'hôpital français de Cassel, dont la première pierre fut posée, avec une grande solennité, le 41 août 4770, en présence du consistoire, alors composé des pasteurs /. Lagisse^ h /. de la Porte j G. .Raf/ln, et
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des anciens D, Gautier, L. Rollin, P, Aubéry, P. Colignony P. Martii^, P.'P. Lagiise, /.-P. Roua^ G. d'Arnaudf G, Girard^ P. Guyart, S. Ber^ trand et /. Beaucaire.
SimoQ-Louis Du Ey était conseiller, professeur d'architecture, secrétaire perpétuel de TAcadémie des Beaux - Arts, directeur du collège Carolin, iutendant supérieur des bâtiments de FEtat. Il mourut en 1792, laissant un fils, Jiau-Charlbs-Etienne, qui fut, comme ses ancêtres, directeur des bâtiments publics, et qui mourut, on 4814 , sans laisser de postérité.
DU SEAU (René), natif de Saintonge, fut jeté dans les prisons de Paris, quoiqu'il sortit à peine de Tenfiance, à l'époque de la grande persécution de 4558. JeanAlmaric, du Luc en Provence, partagea son sort. D'un courage au-dessus de leur ftge, ils résistèrent k toutes les tortures et finirent par mourir tous deux dans le cachot infect où on les avait plongés.
Nous avons rencontré deux fois dans le cours de nos recherches un nom à peu de chose près^^emblabe. En 1 COO, un Du SatUt commandait un des deux régiments français qui étaient au service des Provinces-Unies ; le colonel de l'autre se nommait DomtnerviUe.
En 1561, un Du Sault, minisire de Lourmario, fut demandé pour l'église de Marseille par Jacques de F^^a agissant « au nom des frères. » Sa lettre, adressée aux pasteurs de Genève et datée du 45 oct., nous fournira l'occasion de faire remarquer l'état de prospérité des églises françaises avant la première guerre civile, malgré les persécutions et les supplices. Elle se conserve parmi les mss. de Genève (N* 4 97a») avec plusieurs autres écrites vers le même temps et dans le même but, par de Malestroit, La Viêne, Malherbe, Chastillon (1 oct.), Parisot 8 oct.), Codin (8 oct.), N. Tharel 1 1 oct.), François de Bart (1 % oct.), e Hetteville, baron de La Ferté-Fresnel (!28 oct.), LaLoubière (10 déc), Thier, consat deLarge^ii^re; André f
ministre (1 8 déc.), au Qon des églises de Nantes, Is-sur-TiUe, Potcalquier, MAcon, Viel-Dampierre en Champagne, Durfort, La Ferté-Fresnel, Largentière en Viennois, Alençon. Les églises de Libourne ^3 nov.), de Melito (4 dléc.), de Mirebel (9 déc.), de Grasse, de QiAlons (4 nov.), de Montfrin (44 uev.), etc. réclamaient également des guides spirituels. D'un autre côté, Hmèert Artus (40 déc.) annonçait la fondation d'une église dans le Val de Sézanne; La RivQre^ pasteur de Paris, demandait deux nouveaux pasteurs, et l'église de Villefranche en Guienne suppliait Calvin de lui en envoyer un troisième (37 déc.) ; le sieur de La Garde envoyait chercher des ministres pour Tonneins et les églises voisines (23 sept«); Michel Lesquade, delfaiii{i»et iê La Bal%U membres du consistoire de Mezin* réclamaient avec instance un pasteur (3Ç oet.V, Dumont, minisife d'AngDulêB»e, désirait obtenir un compagnon d'(Buvre (26 nov.). Noaspourrions facilement grossir oetle liste.
DU 8ËRBE (N.), geuUlhomne ▼errier, natif de Dieu-ie-fit. Après l'expulsion des pasteurs. Du Serre, poussé par son zèle religieux, se it le catéchiste des jeunes plâtres du meut du Peyrat où était située sa vénerie, il était, au rapport de Brueys, • le plus déterminé protestant qui fàt ee ce quartier-là. » Sa ferveur, surexcitée par la lecture du livre de Jurieu, Be V accomplissement des prophéties, le jeta dans un état d'extase qui offrait une analogie frappante avec les crises magnétiques, et qui, contagieux comme les affections nerveuses, se communiqua à ses jeunes disciples. Ceux-ci propagèrent à leur tour la maladie dans le Dauphiné. Brueys prétend que c'était le résultat d'un plan préparé, discuté, arrêté à Genève dans un ceoci- Itabule de pasteurs réfugiés, feignant d'ignorer, pour les besoins de sa cause, que l'enthousiasme ne se conunande ni ne s'enseigne.
Comme partout et dans tous les
temps, re^(a»e se neoifostMt cbAi les
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