II. Qwstiones medicm varU «rgumenti, Argent., 474i, ia
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périences sur rirritabilité des nerfs et la circulation du sang dans le foie.
IH. De glandulà thyroideâ, Argent., 4742, in-4*.
IV. Tabula anatomica IV uteri duplicit observationem rarioretn sistentes, kr^eni,, Mbty in-fol.; trad.
en franc., Strasb., 4752, in-fol. — Description d'un utérus partagé en deux cavités longitudinales par une masse triangulaire, d^un utérus double avec deux vagins et d'un cas de superfétation.
EI8EN8CTIMID (Jban-Gaspard) , docteur en philosophie et en médecine et mathématicien célèbre , né à Strasbourg, le 25 sept. 4656, selon Moréri, le 4 5 nov., selon la Biogr. univ. , et mort le 4 ou le 5 déc. 4 74 S.
Son père , potier d'étain , jouissait d'une grande considération. Il voulut donner à son fils la meilleure éducan tion possible, et le jeune Eisenschmid répondit à ses soins. Ses études terminées , en 4 676, il soutint, pour obtenir le grade de docteur en philosophie, une thèse De wnhilico avec un succès qui présageait ceux qu'il obtiendrait dans la suite. Avide d'apprendre, il se mitensuitehl'étudedela médecine, sans négliger celle des mathématiques vers lesquelles le portaitun goût déclaré. En 4 684 , il fut agrégé au collège des médecins de sa ville natale. La même année , il vint k Paris , et après avoir visité tes universités les plus célèbres de France, d'Italie et d'Allemagne , il retourna à Strasbourg, en 4684, Il y prit le bonnet de docteur en médecine , et soutint à cette occasion une thèse De scrofulis. Une chute fort grave, qu'il fit en 4 696 , l'avant privé de l'usage de ses jambes et forcé de renoncer à la pratique de la médecine , il se voua exclusivement \ l'étude des mathématiques. La même année, l'Académie des siences se l'associa. On a de lui :
ï. Diatribe de figura telluris elliptico-tpharoidâ. Argent., 4694, 8V — Contrairement à l'opinion soutenue par Neivvton et par Huyghens, Eisenschmid doBimit à la terre une figure
elliptico - sphéroïde. Celte hypothèse ayant été attaquée par de Lagny , il la défendit dans des Lettres qui ont été publ. dans le Journal des savans (4 692).
II. Introductio nova ad Tabulas manuales logarithmicas J, Kcpleri etJ.Bartschii, Argent., 4700, in-8% en têle d'une seconde édition qu'il donna des Tables de Kepler et de fiartscb. qui étaient devenues extrêmement rares.
m. Deponderibus etmensurû vêterum Rotnanorum, Gracorunt, Hebrœorum^ necnon de valore pecunia veteriSy Argent., 4708, in-8»; 4737, in-8'. — Selon JOcher, ce livre, un des meilleurs sur la matière , appartient à Stanislas Grsepsius, et Eisenschmid n'en est que l'éditeur.
On trouve aussi plusieurs mémoires d'Eisenschmid dans les principaux journaux de Paris et de Trévoux, ainsi que dans le recueil de l'Académie des sciences, où l'on rémarque notamment ses Observations sur l'éclipsé de lune de 4704 , et sur les éclipses de soleil de 4699 et de 4706.
ELINCK (Charles), jeune homme de Hondschoote, converti au protestantisme et noyé comme hérétique, le 8 oct. 4 565. Son interrogatoire qui roula, comme d'habitude, sur la Cène e!
les autres sacrements de l'Eglise romaine, l'autorité du Pape, comme vi- Caire de Dieu, le purgatoire, l'invocation des saints, les bonnes œuvres, les jeûnes, l'abstinence des viandes, le pouvoir des magistrats , a été relaté parCrespin dans son martyrologe , d'après « les écrits propres du prisonnier envoyez aux fidèles du lieu. » H est inutile de dire qu'Elinck mamtint intrépidement la vérité des doctrines calvinistes.
ENCONTRE (Daniel), doyen de la Faculté de théologie protestante de Monlauban, né à Nismes, en 4762, et mort à Montpellier, le 4 6 sept. 484 8.
Bien qu'avant l'année 4789, limite que nous nous sommes fixée pour nos recherches et que nous ne dépassons que dans des cas exceptionnels, au-
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cune circonstance de la vie de Daniel Encontre ne le recommande particulièrement à l'attention de la postérité, nous pensons devoir ne pas passer toutà-fail sous silence un homme dont Fourçroy disait: «J'ai vu en France deux ou trois lûtes comparables à la sienne ; je n'y en ai trouvé aucune qui lui fût supérieure.»
Fils de Pierre Encontre, pasteur du désert, Daniel reçut de son père, comme ses deux frères aînés, les premières notions des lettres. Pierre Encontre était assurément plein de dévouement et d'énergie, la carrière qu'il avait choisie en fait foi; il dut donc Ctre un excellent pasteur dans un temps qui exigeait, chez les conducteurs du troupeau de J.- Ch., plus de foi et de courage que de science et d'éloquence; mais il aurait été à coup sûr un détestable instituteur. Son aride méthode d'enseignement rebuta son fils, qui avait cependant reçu delà nature les plus heureuses dispositions, au point qu'il s'enfuit de la maison paternelle; mais plus sagequel'eufant prodigue, il ne tarda pas à venir recevoir son pardon, et avec le secours de son frère aîné, il finit par acquérir des connaissances assez étendues en latin, en grec et en hébreu ; il apprit même sans maître les mathématiques, qui furent, tonte sa vie, son étude de prédilection. Satisfait de ses progrès, son père l'envoya, vers 1780, au séminaire de Lausanne, d'où il passa à l'académie de Genève pour y suivre les cours de théologie. Ses études terminées, comme il n'avait point encore atteint l'âge fixé par la Discipline pour la consé«;ration, il voulut s'exercer à la prédication «[ui forme la partie essentielle du culte calviniste; mais il ne tarda pas à sentir que la nature ne l'avait pas faitnaîtreorateur.Sans renoncer toutefois à la carrière à laquelle il avait été destiné dès son enfance, quoique au bout se dressât l'échafaud, il quitta momentanément le Languedoc et vint à Paris dans le désir de perfectionner son instruction. Dès qu'il eut atteint Tâge requis, il fut invité à venir parta-
ger les dangers, bien diminués, il est vrai, de l'apostolat dans le désert. Il obéit; mais une extinction de voix le força bientôt de renoncer aux fonctions de son ministère. Il n'était pas guéri, lorsque la révolution éclata. Retiré à Montpellier, pendant la Terreur, il y vécut des leçons qu'il donnait aux ouvriers maçons sur la coupe des pierres, jusqu'à la réorganisation de Téglise de Montpellier du consistoire de laquelle il fut nommé membre. Lors de la création de l'école centrale du département de THérault, il obtint la chaire de belles-lettres qu'il occupa jusqu'à la transformation de cette école en lycée. Nommé, au concours, professeur de mathématiques transcendantes, il devint, en 1808, doyen de la Faculté des sciences de Montpellier. La position qu'il occupait était sans aucun doute et douce et honorable pour un homme modeste, qui fuyait le bruit avec autant de soin que d'autres le recherchent ; cependant il n'hésita pas, en 1814, c'est-à-dire lorsque la Faculté de théologie calviniste fut transférée de Genève à Montauban, à quitter une ville où il était aimé et honoré de tous, pour aller remplir la chaire de dogme dans la nouvelle école dont il fut nommé doyen.
Le zèle qu'il apporta à l'accomplissement de ses fonctions et surtout les contrariétés qu'il éprouva, les résistances qu'il eut à vaincre, altérèrent rapidement sa santé. Lorsqu'il sentit sa fin approcher, il se fit transporter à Montpellier, désirant reposer dans la même tombe qu'une fille chérie qu'il avait perdue quelques années auparavant. A peine arrivé au but de son voyage, il expira.
La Biogr. univ. fait en peu de mots l'éloge le plus complet d'Encontre. « A des talents éminents et variés, dit-elle, iljoignait toutes les vertus chrétiennes.» Qu'aurions-nous à ajouter?
Daniel Encontre n'a publié que deux ou trois opuscules sans grande importance; c'est dans les recueils des sociétés savantes dont il était membre, dans les Mémoires de rAcadémie de
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Montpellier, dont il fut secrétaire perpétuel, dans ceux des Académies de Nismes et de Monlauban, qu'il faut aller chercher les preuves des vastes et profondes connaissances qui auraient dû le placer au rang des premiers mathématiciens de ce siècle, si ses contemporains avaient daigné s'enquérir des travaux du trop modeste savant.
Voici la liste de ses principaux ouvrages, qui ne sont, pour la plupart, que de très-courts mémoires ou des dissertations sur des sujets de mathématiques, de philosophie et de littérature.
I. Mémoire sur V inscription de Vennéagone et siir la -division com- 2>lHe du cercle^ Montp., an ix, iu-8»; déjà publ., en extraits, dans le Recueil des Bulletins de la Société des sciences et belles-lettres de Montpellier (an.
1803), ainsi que les deux opuscules suivants.