‹ La France protestante (volume 4)Chapitre 185 sur 189 · XIV. Oratio panegyrica FridericiJ, Berl., 1790, in · texte numérisé non relu

XIV. Oratio panegyrica FridericiJ, Berl., 1790, in

XV. Instruction donnée par Frédéric-Guillaume 1 au prince royal, son fils, pour la campagne du Rhin, en 4734, trad. de Tallem., Berlin, 4793, in-8^

XVI. Tableau généalogique des descendans du bourgrave de Nikrnberg, Frédéric, auquel remontent, en ligne directe, presque toutes les maisons régnantes de l'Europe, Berlin, 4795, in-8».

XVII. Sur r ordre de succession dans la dynastie des souverains de la Prusse et du Brandenbourg de îa maison de Hohenzollern, Berlin , 4 798, in-8*.

XVIÏI. Mémoires pour servir à Vhistoire de Sophie-Charlotte, reine de Prusse, Berlin, 4804, in-8*.

Ërman a publié, en outre, dans les Mémoires de l'Académie de Berlin, sous le titre : Sur les bévues littéraires (an. 4786-1803), treize mémoires où il traite de leur influence sur la mythologie, l'histoire, la géographie, la biographie, la science étymologique, les sciences exactes; — Eloge de Schnlts (an. 4794-95); — Mémoire sur la princesse Barbe de Brandenbanrf^

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file d% margrave Jean (an. 4803); — Mémoire historique sur la ville et le château de Cœpenick (an. 1804).

Jean-Pierre Erman laissa deux fils.

L'atné, nommé Jean-Georges, fut pasteur de l'église française de Potsdam, et mourut le 1 mai 4805. Il a publié :

I. Mémoire historique sur la fondation de V église françoise de Potsdam, 4785.

II. Sermon pour le premier jubilé centenaire de la fondation du collège royal francois de Berlin, Berlin, 4790, in-8*.

m. Sermons sur divers textes de r Ecriture sainte, Berlin, 4 791 , in-8\

ÏV. Sermon sur le devoir de prier pour les rois, Berlin, 4794, in-8°.

Le cadet, Paul, professeur au collège français et membre de TÂcadémie des sciences, s'est fait connaître avantageusement, ainsi que son fils Adolphe (que son voyage autour du monde a rendu célèbre), par de savantes recherches sur le magnétisme. On trouvera la liste de leurs ouvrages dans Kaiser.

EllONDELLK ^Pierre), natif de la Normandie, a publié, à Londres, selon Watt :

I. Remonstrance et exhortation aux Princes chrestiens à donner secours à V Eglise de Dieu et royaulme de France , en franc, et en angl., Londres, 4586, in-8".*

II. Nova Francia; or the Description of that part of New-France^ which is one continent mth Virginia, transi, out of french, Lond., 4609, in-4v

Quels liens de parenté existaient entre cet écrivain et Pierre Erondelle, pasteur de Rouen , qui fut député de la Normandie au Synode de Castres, en . 4 626? ou bien encore, le pasteur J?r<widelle qui desservait l'église de Francheval en 4649? Les descendants de ce dernier émigrèrent en 4 685 {Arch, gén, Tt. 239).

KRRARP (Jean), un des meilleurs ingénieurs militaires du xvi* siècle, et le premier qui ait écrit sur Part de for-

tifier les places, naquit à Bar-le-Duc, et s'attacha à la maison de Bouillon^ à la quelle il se montra tout dévoué.

C'est lui qui a construit la citadelle d'Amiens et, en partie, le château de Sedan. On lui doit un traité qui a paru sous le titre: La fortification démon^ trée et réduite en art, 4 591, in-4» ; réimp., 4 604, in-fol.; nouv. édit., publiée par son neveu Alexis Errard, 4620, in-fol.

E8CIIALLARI) (Charles d'), seigneur de La Boulate, d'une famille poitevine qui embrassa de bonne heure les doctrines de la Réforme, puisque nous trouvons, déjà en 4555, dans le rôle des Français reçus citoyens de Genève, un François d* Eschallard, sieur de La Boulaye.

Charles était fils d'Uonorat Eschallard et de Lucrèce de Puyguyon, qui, très-vraisemblablement , professèrent aussi la religion réformée. Il fut élevé à la cour de Navarre comme enfant d'honneur du jeune Henri, Au rapport de d'Aubigné, ce prince lui témoigna toujours une grande faveur, dont Eschallard sut d'ailleurs se montrer digne. En 4 576, il prit Civray par escalade, secondé par Boisragon, qui fut tué; c'est le premier de ses hauts faits dont l'histoire nous ait conservé le souvenir. En 4580, il emporta Montaigu, que la trahison de son lieutenant Butterie faillit lui enlever peu de temps après, et qui fut démantelée à la conclusion de la paix, après avoir soutenu un long blocus. La même année, il défit un corps de Ligueurs logés dans Attigny, et assista à la déroute du duc deMercŒur. En 4 585, il suivit le prince de Condé dans son expédition contre Brouage, où il se signala d'une manière particulière en forçant le pas d'Hiers, exploit qui ne lui coûta que quelques hommes, entre autres, le capitaine Vignblles ou Vignelles, Eschallard accompagna ensuite Condé devant Angers, et fut chargé de couvrir la retraite sur Beaufort. Placé à la tête de l'avant- garde, il passa la Loire avant l'arrivée des troupes catholiques,

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opéra sa jonction avec Laval^ et prit avec lui la roule de Saint-Jean-d'Angély, où ils arrivèrent heureusement, le 2 sept., selou do Thou, le % hot., selon d*autres, ayaot conservé Intactes leurs deux compagnies, qui formaient un corps d'environ 4 30 chevaux et de 300 arquebusiers. Nous avons raconté ailleurs {Voy. III, p. 448) la part qu'il prit à la délivrance de M"* de La Trémoille, nous ajouterons qu'au rapport de Fiefbru» {Fonds S, Germ. franc., N* l Ot 9), c'est lui qui se chargea d'êscorler jusqu'à La Rochelle la future princesse de Condé.

En \ 586, Ëschallard prit part à la défaite du régiment de Tiercelin. L'année suivante, il combattit à Coutras sous les ordres du roi de Navarre, avec qui il lit, en 4588, la campagne du Poitou, durant laquelle il trouva de nombreuses occasions de signaler son courage, notamment à la reprisede Marans et à la levée du siège de Montaigu par Mercœur.

En récompense de ses services, La Boulaye avait été nommé gouverneur de Taillebourg et de Fontenay, titre auquel il ajouta plus tard ceux de chevalier de l'ordre du roi, de viceamiral de Guienne et de capitaine de 50 hommes d'armes. Lorsque Henri lY eut en son pouvoir le roi des Ligueurs, il confia la garde de son compétiteur à la fidélité du compagnon de son enfance {Voy, I, p. 467). Ëschallard se montra digne de la confiance de son maître, et le roi, afin de lui témoigner sa reconnaissance, le choisit pour son lieutenant dans le Bas-Poitou. En cette qualité, Ëschallard fit une rude guerre aux Ligueurs. En 4591, il prit La Grève par surprise, s'empara de La Boucherie, battit les Bretons qui voulurent la secourir, et se rendit maître d'un grand nombre do petites places. En 4 595, il força Le Yignau (Le Vigean?) à capituler, et défit le gouverneur de La Garnache; mais la mort interrompit le cours de ses succès.

La Boolaye laissa cinqoo&nta de son

mariage avec Marie Du F<m^ fine de François Dn Fou, baroû du Vigean, et de Louise Robertet, savoir : 4*PHh LIPPB, qui suit; — V FiàHçois, haron de Champ-Dolent, qui épousa Lauisi de Constant, et succéda à son beau-

8 ère comme gouverneur de Marans. Le [ercure français nous apprend que c'est bien lui, et non pas Augustin de Constant {Voy. IV, p. 29), qui , en 4624, porta les clefs de cette place de sûreté au roi Louis XIII, dès son arnvée à Fontenay, empressement qui lui valut d'être maintenu dans son gouvernement;— 3* Claudk^ dont la destinée est inconnue ; — 4* CâTiBtiNB, et 5* ÂifToiNiTTB, mortes fiUes.

Philippe Eschaliard, seigneur de La Boulaye, baron de Ch&ieaumur, gouverneur de Fontenay-le-ComVe après son père, et lieutenant des gendarmes de la reine, n'intervint pas d'une manière active dans les affaires des Protestants* Il venait de prêter, par écrit, serment de fidélité à la cause des églises, lorsqu'il mourut à Loudun, au commencement de l'année 4616. Instruite de sa mort par Sully^ l'Assemblée de La Rochelle nomma son fils atné pour le remplacer, «sans tirer à conséquence», en lui donnant pour curateur son oncle, le sieur de Loudrière^ et en priant le prince de Condé de faire expédier les provisions nécessaires. En 4624, le nouveau gouverneur fit écrire, ^ l'Assemblée de La Rochelle, par son lieutenant Valedan, « qu'il vouloit entièrement dépendre d'elle » {Fonds de Brienne, N* 225), ce qui ne l'empôcha pas de faire, bientôt après, sa soumission, et, plus tard, de se convertir. Outre ce fils, nommé MAimiLiBir, Philippe Eschaliard avait eu de son mariage avec Marie Hurault, fille de François, sieur du Marais et de Chah teaupers, et de Racket de Cochefilet^ contracté en 4604, trois filles, appelées LouisB, Màkib et Maboubbitb.

L'atnée épousa le marquis d'Allègre, les deux autres entrèrent dans des couvents par lettres de cachet probablement; pour l'une d'elles au mains» In

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coTitraîntc est prouvée pat Tordre que nous avons eu sous les yeux {Arch.

gén. Ë. 3372).

Une autre branche de cette famille, fondée par Antoine Eschallard, frère d'Honorat, embrassa également la religion protestante. Du mariage de cet Antoine avec la dame de Châtillon-sur- Clain, naquirent deux fils, Jacques, sieur de Chatillon d'âvailles, qui défendit Maillezais contre Joyeuse, en 4586, mais qui dut bientôt* capituler, sa garnison ayant été réduite à 27 hommes par le rappel de la compagnie ée La Plenne. En 4596, il prêta le serment d'union à l'Assemblée de Loudun, et mourut en 4609, laissant de son mariage avec Françoise Eschallard, un fils, Benjamin, et deux filles, Marie et Anne, qui ne semblent pas avoir persisté dans la profession des doctrines évangéliques. Le rameau dont le frère de Jacques, nommé Bal- THASAR, fut l'auteur, resta plus longtemps fidèle à la foi protestante. Balthasar Eschallard, sieur d'Availles, épousa, en 4573, Louise Du Couret, fllle unique de Pierre Du Cour et et de Catherine Arembert. Il en eut Marie, femme de Jean de Rochechouart, et Benjamin, qui se maria, en 1 624, avec Sylvie de Remigioux^ puis, en 4635, avec Madelaine de Saint-Georges, Du premier lit sortit Balthasar, sieur d'Availles, qui épousa Madelaine de Saint-Georges, ^{\e de Philippe de Saint-Georges, sieur de Céaux, et de Louise Gourjault, et qui en eut un fils, nommé Antoine-Lodis, vivant en France, c'est-à-dire converti, en 4694 .

ESCODÉCA(Jeand'), seigneur de BoissE ou Boesse en Périgord, laissa de son mariage avec Marguerite d'Aspremont quatre fils : 4 • Armand, sieur de Boisse, qui épousa Jeanne de Bour^ 2olles et n'en eut que deux filles :

Marguerite, femme, en 4602, defl>«ri de Caumont, marquis de Caste!naut, et N., alliée au seigneur d'Oradour; — 2* Jean, sieur de Montsavignac, mort sans postérité; — 3» François, sieur de Villebeau, tué, en 4 588,

au siège de Beauvoir-sur-mor ; — 4* Pierre, qui a joué un rôle considérable dans les guerres de religion sous Louis XIII.

Nous iporons si c'est à Pierre d'Escodéca ou à son père que fut confié, en 4 568, le gouvernement de Pons, après que Piles s'en fut rendu maître; nous regardons cependant la seconde supposition comme la plus vraisemblable, et c'est probablement aussi le père qui combattit à Coutras. Quoi qu'il en soit, Pierre d'Escodéca. baron de Boisse, servait depuis longtemps déjà dans le régiment de Navarre, avec le grade de capitaine, lorsque, en 1592, il leva un régiment d'infanterie de son nom avec lequel il assista aux sièges de Dreux et de Rouen, et fît la campagne du Périgord, en4593.Sonrégiment,qui avait été fort maltraité sous les murs do Rouen, ayant été incorporé dans celui de Navarre, il en devint colonel et le commanda aux sièges de Laon et de Dijon, au combat de Fontaine-Française, en 4 595, et au siège de La Fère, en 4596. La même année, il prêta le serment d'union à l'Assemblée politique de Loudun; toutefois il n'hésita pas à se séparer de ses coreligionnaires et à suivre le roi au siège d'Amiens, en 1597. En 1 598, il fut employé h l'armée de Picardie. En 4600, il fit la campagne de la Bresse et fut nommé par Henri IV gouverneur de la citadelle de Bourg, malgré Biron qui en conçut un vif mécontentement.

Pendant près de quinze ans, Boisse disparaît ensuite de la scène, nous ne le retrouvons qu'en 4 615, alors que le parti huguenot, allié à Condé et aux autres mécontents, prit les armes pour s'opposer aux mariages espagnols. Après l'assemblée de Villefranche, à laquelle il assista, il conduisit son régiment à l'armée de Bois-Dauphin, « plusf porté, dit La Force, d'ambition et d'avarice que de religion » . Une entreprise conduite par lui contre l'abbaye de Saint-Ferme, qu'il convoitait, échoua.

L'année suivante, il senit sous les ordres du duc de Guise et mena du se-

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cours à La Force attaqué par Grammont. Au mois de décembre de la même année, il se démit de son régiment. 11 est fort probable que, dès cette époque, il commença à prêter une oreille complaisante aux séductions de la Cour, qui, pour se rattacher, le créa maréchal de camp par brevet du 22 mars 1649. Ce fut en cette qualité qu^il servit en Guienne sous le duc de Mayenne, sans rompre ouvertement néanmoins avec le parti huguenot. Loin de là, les députés dos églises s'étant assemblés à La Rochelle, malgré les défenses du roi, Boisse, d'accord avec son fils Mirambeau, avec La Forest, gouverneur de Castillon, et avec les consuls de Sainte-Foy, Lajonie^ Guigniard et/. Cappelle, leur écrivit, dès le mois de février, pour protester « de sa dévotion et fidélité en l'union des églises et en exécution des résolutions de ladite assemblée. » Ces promesses, renouvelées encore le mois suivant, étaient, de sa part au moins , dictées par une odieuse hypocrisie. Boisse était dès lors vendu à la Cour, et il avait déjà reçu des ordres du roi pour fortifier Sainte-Foy et Monheurt contre les Huguenots. A l'époque de l'assemblée de Sainte-Foy, dans le but évident d'affaiblir le parti protestant, il avait eu recours à toute sorte d'intrigues pour faire nommer député à La Rochelle son afûdé Penchât ou Ponchat^ qui ne tarda pas à abjurer, et pour se faire don • ner à lui-même le commandement en chef de la Guienne, de préférence à La Force, L'assemblée de Sainte-Foy, redoutant de mécontenter l'un ou l'autre, avait renvoyé la nomination à l'Assemblée de La Rochelle qui avait élu La Force général de la Basse-Guieune, en lui adjoignant Boisse comme lieutenant. Peu satisfait de cette décision qui rompait ses projets, Boisse refusa le poste qu'on lui assignait, tout en renouvelant d'ailleurs à l'Assemblée l'assurance « d'employer sa vie et ses amis pour l'avancement de la gloire de Dieu et maintien de ses églises avec autant de zèle et fidélité que par le

passé (Fondz de Brienne, N* 225).

Or, dans le même temps, il fil partir pour la Cour Malleret de FeuUlas, de Bordeaux, chargé de protestations d'obéissance et de fidélité de la part des villes de la Guienne. Maître de Montflanquin par Saint-Léger^ qui y commandait; de Tonneins-Dessus, par Jacques de Brttet, sieur de La Garde, qui lui était dévoué; de Sainte-Foy, de Gensac, de La Mothe, de Castillon, de Montravel, il pouvait, jusqu'à un certain point, promettre à Louis XIII qu'il n'éprouverait nulle part de résistance; mais Rohan sut déjouer ses manœuvres, en sorte qu'à l'arrivée du roi, il ne put plus lui livrer que Monheurt et Sainte-Foy, dontla garde lui fut laissée. Boisse accompagna Louis XIII au siège de Montauban. Le connétable et les personnes les plus distinguées de la Cour, raconte Le Yasser, lui faisaient des caresses extraordinaires pour l'engager à changer de religion, et il n'en Saraissait paséloigné. Selon Foulenay- [areuil, ou lui promettait, pour prix de sou abjuration, le bâton de maréchal de France et la lieutenance du roi en Guienne. Sur ces entrefaites arriva la nouvelle que Mirambeau, son fils atné, et Théobon^ son gendre, avaient profité de son absence pour se saisir de Monheurt et de Sainte-Foy. Boisse s'empressa de partir, par ordre du roi, et il fit une telle diligence qu'il arriva à l'improviste à Monheurt et s'assura sans peine de la place ; puis il s'achemina vers Sainte-Foy où commandait Tkéobon, Mais, en passant à Gensac, il y trouva Savignac d'Eynesse^ huguenot exalté qui s'était prorais de punir le traître. A peine ét;iil-il descendu dans le logis de l'avocat Sauze qu'il y fut attaqué et tué avec un prêtre, qu'au rapport du Mercure, « il avait toujours avec lui » . Le seul éloge que Pinard trouve à faire de cet ambitieux sans foi, c'est qu'il s'était battu vingt-deux fois et avait toujours tué son adversaire.

Fontenay-Mareuil réduit à sept le nombre de ses duels; c'est déjà trop.

Pierre d'Ëscodéca avait épouséifanV

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de Ségur, héritière de Pardaillan, terre dont il joignit le nom au sien. H en eut une fille, nommée Jeanne, qui épousa ThéoboUy et un fils appelé Armand, qui devint marquis de Mirambeau par son mariage avec Madelaine de Pons^ fille atnée de Jacques de Pons et de Marie de La Porte. Après le meurtre de son père, auquel on l'accusa faussement d'avoir consenti, il se saisit de nouveau de Monheurt que Louis XIII fit bientôt investir pour se venger sur cette petite ville de l'afiront que ses armes avaient reçu devant Montauban. Le jeune marquis sembla d'abord disposé à vendre la place, au prix de 4000 écus ; mais bientôt, revenant ï des sentiments plus honorables, il rompit la négociation, et bravement secondé par le capitaine Labroue, il se défendit avec courage. Les attaques furent conduites vigoureusement. La mort de Labroue, emporté, le 40 déc, par un boulet de canon, et la blessure de Mirambeau démoralisèrent les assiégés, et, avec le découragement, l'esprit d'insubordination se répandit dans Monheurt. On parla donc de se rendre, mais le roi refusa d'abord toute composition. Il finit cependant par accorder la vie aux gentilshommes et permit à la garnison de sortir un bâton blanc à la main ; mais il refusa de com* prendre les habitants dans la capitulation. La ville fut livrée à la discrétion du soldat et réduite en cendres, le 1 2 déc. Selon le P. Daniel, Mirambeau défendit ensuite Àrgenton qu'il fut forcé de rendre au duc de Luxembourg. Le Mercure français appelle, en efïei, Boisse ou La Baisse le capitaine huguenot qui commanda dans cette place en 1 622, en ajoutant que, peu de temps après, il " tomba en frénésie et mourut. Nous croyons qu'il s'agit do deux personnes différentes, Castclnaut nous apprenant dans ses Mémoires, et il devait être bien renseigné, que Mirambeau, irrité de ce que La Force ne voulait pas consentir à lui livrer le meurtrier de son père, piassa dans le camp ennemi, en 1622, tandis que, selon l'Histoire journalière du voyage du roi en 1 021 , il fut tué en

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essayant de se jeter dans Sainte-Foy avec le vicomte de Castets,

En présence de ces contradictions, il est difficile de décider si c'est Mi • rambeau qui aurait épousé Victoire de Bourbon- Malauze^ après la mort de sa première femme. Ce qui est certain, c'est qu'il laissa des descendants qui professaient encore la religion protestante en 1668 {ArcMv, gén. Tt. 239).

ESCOLLIËR8 (Claude d'), dit le capitaine Pa^^ot^r^av, capitaine de cent arquebusiers à cheval et commandant du château d'Àlençon en 1589. Pastoureau vivait en mauvaise intelligence avec le gouverneur de la ville, René de Renty, baron de Landelles. Celui-ci, pour se débarrasser d'un ennemi, répandit sourdement le bruit que Pastoureau, bien que huguenot, entretenait des intelligences avec Mayenne, et il fit si bien que quelques habitants, trompés par cette calomnie, poignardèrent le capitaine comme il allait dtner chez han de Frotté^ seigneur de Couteme.

— Eu 1 554, un moine franciscain qui portait un nom presque identique, Jean Escallier, fut brûlé vif à Toulouse, le 49 juillet. On cherche en vain ce martyr dans l'ouvrage de Jean Crespin.

KSCOPÉRIE8 (PoNTUs d'), sieur de La Gardie, feldmaréchal et sénateur de Suède, était né en France, où son père Jacques possédait les seigneuries de Russol, La Gardie et Hornezon. La Gardie avait déjà porté les armes dans sa patrie, lorsqu'il passa en Danemark, où Frédéric II lui confia plusieurs commandements importants.

Ayant été fait prisonnier par les Suédois, à la prise de Varberg, en 1 565 , il offrit ses services à Eric XIV qui les accepta; mais ce prince s'étant rendu odieux par ses cruautés, La Gardie embrassa le parti de ses frères Jean et Charles, se mit à la tête de leurs troupes et se rendit maître de Stockholm.

Jean III, après son avènement au trône, donna des marques éclatantes de sa reconnaissance au général à qui il devait la couronne. Il le nomma successive ment chevalier, baron, feldmaréchal,

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fiéOaten?, ambassadeur en t^rance, en Autriche, h Rome, et lui accorda en mariage une de ses filles naturelles.

La Gardie se montra digne de ces honneurs par les services qu'il continua à rendre à la Suède, surtout en Livonie, où il combattit les Russes a^ec succès. Il venait de négocier ane trêve de quatre ans, et retournait en Suède^ lorsque le navire qui le portait coula dans le port de Narva. Il fut noyé, avec dix-huit personnes, le 5 nov. 4 585.

Son fils Jacques, comte de La Gar-»

die, né en 4583 et mort en 1652, obtint du roi Charles IX le commandement des armées suédoises contre les Russes, sur lesquels il remporta de brillantes victoires. Ses éclatants succès frappèrent si vivement Timagination de ces peuples superstitieux, qu'ils lui donnèrent place dans leur calendrier.

Tout cédait à ses armes victorieuses, et il venait de s'emparer de Moscou, lorsque les Etats de Novogorod lui firent demander la paix, en offrant la couronne de Russie à un prince suédois. La Gardie conseilla fortement à Gustave-Adolphe de l'accepter pour son frère; mais des raisons d'état ayant relardé le départ du duc Charles-Philippe, les Russes firent un autre choix, et la guerre recommença. Gustave- Adolphe se rendit à l'armée de La Gardie, qui eut ainsi la gloire d'apprendre le métier des armes au futur sauveur de l'Eglise prolestanle. Grand capitaine, La Gardie était en mdme temps excellent négociateur. C'est lui qui conclut la paix de Stolbowa, en 1647.

Créé sénateur et ministre de la guerre, il fut, après la mort de Gustave-Adolphe, un des tuteurs de sa fille Christine. De son mariage avec Ebba de liraKc, alliée Ma famille Vasa, naquit, en 4 621, Maunus-Gabriel. Doué de tous les avantages extérieurs, que rehaussait une brillante éducation, le jeune La Gardie parut avec éclat k la cour, au retour de ses voyages dans les principaux états de l'Europe. Christine le combla de marques de faveur ; on dit môme qu'elle l'aurait épousé

tèM ro|f|N»sU}on d'Oxeostiera. Ea 4 646, il vint en France arec une suite nombreuse, comme ambassadeaf extraordinaire, et fat présenté à la reine, le 43 sept. « Il ètoit bien fait» lit-on dans les Mémoires de M-^ de Hottetille; il «voit la mine haute et ressembloit à un favori. Il parloit de la reine en des termes passionnés et si respectneux qu'il étoit facile de le soupçonner de quelque tendresse plus grande que celle 2u*il devoit par sa qualité de sujet. Il toit accordé à une cousine-germaine de cette reine, qu'elle-même lui faisoit épouser. » Le mariage de La Gardie avec la princesse Enphrosine le célébra, en effet, à son retour en Suède ; mais sa faveur excita la jalousie ; ses ennemis le desservirent auprès de Christine qui lui ordonna, en 4654, de se retirer dans ses terres. Sa disgrâce dura jusqu'à l'avènement an trône de son beau-frère, Charles-Gustave, qui le rappela à la Cour, le nomma trésorier du royaume et lui confia un commandement en Livonie. En 4656, La Gardie obtint le gouvernement de la Samogitie et de la Lithuanie, et il défendit Riga avec tant de valeur que les Russes furent obligés de se retirer, après un siège de six mois. Nommé un des tuteurs du jeune Charles XI, Il se fit donner la dignité de grand-chancelier, puis de grand-sénéchal, et il profita de l'influence au'il conserva, même après la msgorité au roi, pour engager la Suède dans une alliance avec Louis XIV, en 467î. Les revers qu'éprouvèrent les armes suédoises diminuèrent son crédit et amenèrent son éloigdement des affaires. Ses ennemis ne négligèrent rien pour hâter sa chute: Les Etats ayant accordé, en 4 680, à Charles XI le droit de réclamer les terres de la couronne aliénées sous les règnes précédents, La Gardie fut dépouillé do ses vastes domaines et tomba dans l'indigence. Il mourut le 26 avril 4686.

«Ainsi se termina, dit Catteau-Calletitle (Biogr.univ.), la carrière d'un homme qui avait pu se flatter de ceindre le diadème, qui s'était allié à la famille

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royale, qui avait fait construire trois châteaux et seize églises dans ses terres, et qui, pendant vingt ans, s'était TU l'arbitre des destinées de Tétat. Toute cette grandeur fut oubliée; mais on conserve le souvenir de ce que le favori de la fortune avait fait pour les sciences, les lettres et les arts , et Ton se platt encore en Suède à rappeler qu'il réunissait les savants dans ses châteaux, qu'il protégeait les artistes, qu'il eut trois bibliothèques et une imprimerie qui mit au jour plusieurs ouvrages importants; qu'il fit rassembler dans un dépôt public tous les monuments de l'histoire du pays, et qu'étant chancelier de l'université d'Ups;il, il enrichit la bibliothèque des manuscrits les plus précieux qu'elle possède, et en particulier du céUbre Codex argenteus. »

Mugnus de La Gardie est regardé comme l'auteur de Regum priHCipum" que institution tuec, etlat. cum notis J. Schefferi, Helmst., 4 669, in-fol.

Jticher lui attribue aussi, sans autre indication : Oratio de academiâ Upsalensi; — Spectaculum certaminis pedesiris; — Donaiio tesfamentaria libroru7H nus, aut aliàs rariorum.

Une descendante de cette illustre famille rentra en France et abjura la religion réformée. Louis XV lui accorda, en conséquence, en 4746, une pension de ÎOOO livres {Archiv, gén, E. 3432).

ESCURBIAC (Gi:iciard)ou Scorbiac, syndic de Montauban,en1 562, fut envoyé, avec un des consuls, auprès de Burie et de Montluc pour les supplier de ne pas poursuivre leur marche contre cette ville ; mais son éloquence ne put renvporter sur les incitations de î'évCque. A son retour à Montauban, Escorbiac, voyant ses concitoyens disposés à se défendre, loin de les seconder dans leur noble projet, se hâta de fuir. Nous ne le retrouvons qu'en 1 577, où il signale traité de Bergerac, comme député du Haut- Languedoc. Deux ans après, en 1579, lors do l'établissement de la Chambre de L'Isle, il en fut nommé membre . Plus tard, en \ 595»

il entra, comme conseiller, dans la Chambre de Castres. L'année de sa mort est inconnue; mais on sait qu'il laissa un fils, Jean, seigneur de Bayonnette, k qui son oncle Du Bartas inspira le goût de la poésie. M. Weiss raconte, dans la Biogr. univ., que Jean d'Bseorbiac, ayant trouvé les affaires de la succession paternelle dans un grand dérangement, eut l'idée de faire servir au rétablissement de sa fortune le talent qu'il croyait avoir, et qu'il consacra plusieurs années à composer La Ckristiade contenant V histoire sainte du Prince de la vie (Paris, 4613, in-S"), mauvaise rapsodie, dit-il, dont le style est encore au-dessous de l'invention. Serait-ce cet infortuné poète qui fut député par Montauban it l'assemblée de Pamiers, en 4 6 1 4, avec Dariat et Joljf^ Y a-t-il identité entre lui et le jugemage Escorbiac qui, en 4 017, protesta, avec les notables habitants de Montauban, contre la prise d'armes de Bokan (Fonds de Bricnne, N* 243), et qui, en 4628, sortit de Montauban sur l'ordre du parlement de Toulouse, ainsi que les conseillers au sénéchal Rouques^ Thomas, LaBuissonnade, et tous ceux qui étaient du parti opposé au duc? La question est difAcile k résoudre, car, à cette époque, l'histoire mentionne plusieurs Escorbiac, l'un, entre autres, qui se signala au siège de Montauban comme capitaine de la milice bourgeoise, et qui, comme lieutenant de Saint-Michel de La Hocheehalais, eut une grande part à la prise de Saint-Maurice et de La Motte d'Ardus. C'est probablement Escorbiac le juge-mage qui, servile instrument du pouvoir, consentit, en 4632, à faire exécuter l'ordonnance de Richelieu, lorsqu'il cassa l'élection consulaire de Montauban, d'ailleurs parfaitement régulière, pour le seul motif que les Catholiques n'avaient pu faire passer aucun de leurs candidats, et attribua aux sectateurs de la religion du roi la 4 '•, la 3* et la 5' place, laissant aux Protestants la 2% la 4" et la 6V Marturé, dans son Histoire du Castrais, parle d'un Samuel d'Escorbiac, qui a

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laissé un Recueil des arrêts rendus par la Chambre de redit, etTabbéde MaroUes, dans ses Mémoires, d'un Escorbiac, conseiller à la Chambre mipartie, le même apparemment que le précédent, qui lui avait fait cadeau de ses Remontrances au roi, au sujet de la translation du siège de Castres à Castelnaudary, translation ordonnée uniquement dans le but de vexer les Protestants. « Par là, dit La Hode, on ruina Castres, ville odieuse au clergé, à cause de la puissance que les Réformés y a voient acquise. On éloignoitles conseillers de leurs familles, de leurs biens, de leurs habitations; on les envoïoit dans un lieu où il y avoit à peine le quart de ce qu'il falloit de maisons pour les loger, où surtout il n'y avoit pas d'exercice public de leur religion. Cette chambre n'avoit rien fait d'ailleurs qui méritât cette disgrâce. • Escorbiac avait donc un beau thème pour ses remontrances, et il possédait tout l'esprit nécessaire pour le bien développer. Nous ignorons comment il s'en acquitta ; mais ce que nous savons, c'est qu'il finit, s'il nous est permis d'employer une locution vulgaire, par hurler avec les loups. Il abjura, et sa conversion lui valut une place de conseiller au parlement de Toulouse et deux pensions, l'une de 3000 livres pour lui, l'autre de 1000 liv. pour sa femme {Archiv. gén, Tt. 252).

KSCUUY, terre noble des environs de Noyon , appartenant à la famille COLLOT (Voy. ce nom).

Les renseignements que nous avions demandés en Hollande sur cette famille, une des plus considérables du Refuge, nous étant parvenus trop tard, nous n'avons pu en faire usage pour notre notice; mais les notes que M. le baron d'Escury a bien voulu nous communiquer, ne seront pas perdues pour nos lecteurs, puisque l'occasion s'offre de compléter et de rectifier notre article avant môme la publication du Supplément que nous avons déjà annoncé.

Selon une tradition conservée dans a famille , David CoUot vit égorger

sa mère sous ses yeux dans le temple de Vassy, et cette tradition semble confirmée par une liste des victimes du massacre, où se lit, en effet, le nom de Claude Collot, Ayant été assez heureux pour se sauver avec son frère, au milieu du tumulte, Daniel, alors âgé d'une quinzaine d'années , alla demander un asile à l'évêque de Noyon, qui était un ami de son père. Le prélat le cacha pendant trois jours; puis, craignant, lui dit-il, pour sa propre sûreté, il l'engagea às'éloigner (1). Le jeune orphelin gagna la Bretagne et s'établit à Vitré où une église protestante florissait sous la protection d'i^iidelot.

Le mémoire qui nous a été envoyé, ne signale aucune circonstance importante de la vie de David Collot, et cependant nous aurions peine à nous persuader qu'il n'eût joue aucune espèce de rôle dans les guerres civiles; aussi soupçonnons-nous qu'il est le même que le sieur de Landauran^ qui est mentionné dans l'Histoire ecclésiastique de Crevain , comme un des compagnons de Laval, à son retour d'Allemagne, et comme un des députés de la Bretagne au XIV* synode national. Ce qui autorise cette hypothèse , c'est que David Collot fit certainement l'acquisition de la terre de ce nom dans les environs de Vitré, puisque son fils porta le litre de seigneur de Landauran.

Au reste, quoi qu'il en soit, David Collot, qui n'avait pas eu d'enfants de sa première femme , Françoise-Philippe de La Villoris, et qui s'était remarié, en 1606, avec Marie Le Noir (2), mourut en 1612, laissant

(1) Ce prudent évèqoe était Jean de Htogest, qai tenait par son père, le siear de (àeolis, et par sa mère, Marie de Mou? , à deux des familles prolestantes les plus considérables de la Picardie 11 avait pris possession de soi siège en 1525, et mourut en 1577.

(2) Sœur A* André Le Noir, siear de Reaichamp, ministre de la maison de Rohan, et de Cfuy Le Noir, sieur de Crevain, ministre de I.a Roche-Uernard. Nommés tuteurs de leurs neveux, ils gaspillèrent leur héritage, s*il fait eu croire les notes que noas avons soas les yeux.

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Philippe, né en 4 607; Andiî, né en 4610, et Maiguerite. Sa veuve ayant épousé en secondes noces un gentilhomme catholique , les trois petits huguenots furent exposés à tant de mauvais traitements de la part de leur beaupère , que le fils atné et la sœur finirent par aller à la messe. André, au contraire , qui avait reçu de la nature un caractère moins flexible, se raidit contre la persécution et quitta la maison paternelle, k T&ge de 42 ans, pour se retirer dans les Cevennes auprès d'un ami de son père , le sieur à^Entraigues , qui Taccueillit et releva comme son propre fils. Il fit ses premières armes en Hollande et servit ensuite sous Rohan dans la Valleline.

Plus tard , il combattit sous les ordres de Turenne et de La Force. Malgré les nombreuses et graves blessures qu'il reçut dans presque tous les combats où il se trouva, il resta sous les drapeaux jusqu'en 4 653, qu'il se retira dans ses terres , avec le titre de gentilhomme de la chambre, que Louis XIII lui donna en récompense de ses services.

Il épousa , en 4 640 , une demoiselle de La Primaudaye dont il eut huit enfants. A la révocation del'édit de Nantes, il s'enfuit en Hollande, malgré son grand âge , et obtint du prince d'Orange la pension de capitaine ; mais il n'en jouit pas longtemps , étant mort la môme année , à Nimègue. Les biens qu'il possédait en France furent donnés à la branche catholique ( Arch.

gén. M. 673). De ses quatre fils , deux moururent jeunes; un troisième, sieur de Landauran , fut tué à Senef ; Daniel seul lui survécut.

Né vers 4 643 , Daniel Collot fut retiré de l'école de Saumur, en 4655, pour être placé comme piige dans la maison ée LaMo%$saye. En 4662, il entra dans les gendarmes de la reine, et s'éleva au grade de capitaine, en 4 67 4. Une blessure, qu'il reçut peu de temps après, ayant nécessité l'amputation du bras, il quitta le service avec une pension de 200 écus. En 4677, il épousa Catherine de La Valette ,

fille du sieur de La Touche , lieutenant du roi à Stenay, et il en avait quatre enfants lorsque l'édit de Nantes fut révoqué. Abandonnant sans regret tout ce qu'il possédait en France , Daniel Collot se mit en route pour les pays étrangers, avec sa femme enceinte et ses enfants , dont Tatné avait six ans , et le plus jeune quatre. Appelé à Tours par quelques affaires , il s'y arrêta , mais il fut bientôt reconnu et incarcéré. Plein de perplexité sur le sort de sa famille qui avait poursuivi sa route , il eut un instant de faiblesse et signa son abjuration, après quatre jours de détention. Rendu à la liberté, il se hâta de suivre les traces de sa femme et la rejoignit à Orléans , d'où il gagna Bâle sans accident. Son premier soin fut de demander, en présence de l'Eglise, pardon à Dieu d'un sacrilège dont son amour pour sa famille l'avait seul rendu coupable. Il partit ensuite pour la Hollande et obtint du prince d'Orange le brevet de capitaine de cavalerie; puis il retourna à Bâle pour chercher sa famille, auprès de laquelle il vécut à Nimègue jusqu'eu 4 688 , qu'il passa en Angleterre avec le stathouder. Il fit la campagne d'Irlande dans le régiment de Schomberg^ et s'éleva au grade de major; m;ns lorsque ce régiment se rembarqua pour le continent, il demanda et obtint la permission de rester à Dublin avec sa femme et ses enfants qu'il avait appelés auprès de lui. Il mourut en 474 4, à l'âge de 74 ans, laissant sept enfants vivants des onze qu'il avait eus de son mariage: 4* Marie-Màdelaine(4), née à La Touche , en 4 679 , et mariée à Charles Boileau de Castehiau ; — V Daniel, né en France, en 1(381 , mort capitaine de dragons, en 1710; — 3» Henri , qui suit ; — 4" Siméon , né en 4 682 (?), colonel d'un régiment

(1) Sur la foi des généalogistes, nous l'avons appelée ailleurs (Voy. H, p. 3'M ) Uarie- Madelaine Cotiot Dercury. Ce sont de ces erreurs inévitables qui se corrigent a mesure que nous avançons dans notre publication, ei auxquelles personne n'altacbera uue importance exaf érée.

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de son Dom au service d'Angleterre , qui épousa une demoiselle Baron et en eut , entre autres , deux fils, capitaines dans les troupes anglaises; — 5" ÂBEL , né à Baie , en 1 686 , tué, en

1703 , au siège de Bonn ; — 6" Akne, née à Nimègue, en 1688, femme de Maret de La Hi^e^ capitaine de dragous au service d'Angleterre; — 7' MAniE, née en 4699 et mariée à Cor^ neille , capitaine d'infanterie et sexond ingénieur d'Irlande , qu'elle rendit père de plusieurs enfants.

Né eu 4682, Henri Collot entra comme cadet dans la garde anglaise ; mais n'espérant pas d'avancement dans ce corps d'élite, il quitta, au bout d'un an, l'Angleterre pour allerdemander du service^ sou cousin-germain le sieur de La Motte, qui était colonel d'un régiment au service du duc de Zell. De La Motte ayant refusé de se charger d'un enfant qui comptait k peine quatorze ans, le jeune Collot entra comme page chez l'ambassadeur de Suède, qui lui témoigna toujours une grande bienveillance. A l'âge de 20 ans, le feldmaréchal Oumerkerke le prit pour écuyer ; mais il n'eut aucun souci de son avancement. Ce fut seulement en 4705 et après deux campagnes, que Henri Collot fut admis comme cornette dans un régiment de cavalerie, et dix-huit mois après, il fut nommé lieutenant. Il s'éleva ainsi par son seul mérite jusqu'au Çrade de major de brigade. En 4715, il épousa la nièce du gouverneur de Gra^ ve, où il était en garnison, et en 4 735, renonçant à la carrière militaire, il alla s'établir à Alkmaar où il acheta le droit de bourgeoisie. H mourut à Zwoll, eu 4733. Sa femme, qui vécut jusqu'en 4744 , lui avait donné cinq ûlles :

Georgette , Albertime , Gertrude- Ueniiette, Gratiane et Martha, et trois Gis : Arnold-Joost, mort en 4 735, Siméon-Pierre, qui continua la descendance , et ëmond-Els » capitaine d'infanterie, mort «ans enfants, en 4794.

Siméon-Pierre , seigneur de Naaidwyk et de Sliedrechf, épousa Charlotte-Elisabeth der Burch dontil eut:

4 * Hendrick ou Ueuriy membre de la cour criminelle de Hollande, qui n'a laissé que des ûlles;- âl*JoaAj>(-MAtTE, né eu 4741 et mort en 4S47, écuyer de Guillaume V d'Orange, qui épousa la baronne Ihê Four et en eut, entre autres enfants, Henri qui suit, etCi- R£L-EiiiLir$-ELSy mort en 4 82$, à Tage de 49 ans, laissant deux fils ; — 3* ëmilia-Chiistisa-ëls; ^ 4* Lévéli- KA -Martba ; — 5* Hekiiktts • Ja€<»»i- NA ; — 6* Marguerite-Tuéooura; -^ 7' Robert, né en 4753 et mort en 4834, laissant de sa femme Comélûh Maria Bâcher^ quatre enfants ; Robert, Antoine, capitaine de vaisseau ; Henri, échevin de La Haye, et Elisabeth-Charlotte, femme de M. Janszen d'Amsterdam; — 8 "Martha-Fran-

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