‹ La France protestante (volume 4)Chapitre 189 sur 189 · ESS · texte numérisé non relu

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Campigny, De laissa qu^une fille mariée à Jean d'Illiers, sieur de Vinèze.

Le second, François, continua la branche normande qui professait encore la religion protestante à la révocation :

en \ 688, Susanne d'Espinay fut enfermée aux Nouvelles-Catholiques d'Alençon {Arch, M. 670). L'aînée des sœurs épousa Mathuriê de Bonne^ chose, sieur de Bellouet, et la cadette, le sieur Du Perron, dont descendait Alexandre Du Perron^ de Falaise, qui fut mis dans le môme couvent, en 4739. ESPIUNGIIARD (JàCQUEs), sieur Du Plotnh, d'une famille noble de La Rochelle, né vers 4 570, et mort le 28 août 4604. Son père, qui le chérissait, voulut donner à son éducation tous les soins que demandait sa tendresse, et il renvoya faire ses études au collège d'Orthez, où professait le célèbre Lambert Daneau. Les progrès du jeune Esprinchard firent concevoir des espérances qui ne furent pas déçues. Sorti du collège, il obtint la permission de voyager et s'embarqua, le 23 avril 1 593, pour l'Angleterre où il fit un assez long séjour. 11 passa ensuite dans les Pays-Bas avec l'intention de suivre les cours de l'université de Leyde, où il soutint, sur les tutelles, des thèses qu'il dédia à Scaliger, De Hollande, il se rendit en Allemagne, visita la plupart des états de l'Empire, rentra en France, parcourut toutes les provinces, se lia d'amitié avec une foule d'hommes distingués, entre autres, avec L'Etoile qui regretta vivement « sa douce, docte et chrestienne compagnie » , et retourna enfin dans sa ville natale, le 24 mai 1598, riche des connaissances qu'il avait acquises dans ses longues et savantes courses à travers une partie de l'Eu-

rope. Quoique la mort l'ait enlevé à la fleur de son âge, Esprinchard a laissé "plusieurs ouvrages.

L V histoire des empereurs romains depuis Jules- César jusqu'à Rodolphe /f, recueillie de divers auteurs anciens et modernes, [Gen.] Sam. Crespin, 4600, 2 vol. in-8°. — Watt cite : L'histoire Auguste contenant les vies des empereurs ro- »iai*i«, Gen., 4640, 2 vol. in-8*'; mais ce n'est apparemment qu'une réimp.

du même ouvrage.

IL Histoire des Ottomans ou empereurs des Turcs jusques à Mahomet III, Paris, 4 609, in-8'. —On trouve dans le môme volume : Traicté des forces de V empire ottoman, des desseins des empereurs et des moyens d'y obvier, ainsi qu'un Brie f discours de la dernière guerre de Perse,

III. Voyages en diverses contrées de V Europe, msc. in- 4*, qu'Arcère signale comme faisant partie de la biblioth. de M. de Vilars, médecin de La Rochelle.

Esprinchard a travaillé, en outre, avec Simon Goulart à la traduction française des Méditations historiques de Camérarius; il a traduit seul, pour l'édit. latine de Genève, les additions d'Etienne Guazzi à son traité De mutuâ et civili conversalione, ouvrage qui eut beaucoup de cours dans le wi* siècle; enfin on trouve quelques Lettres de lui parmi celles de Scalîger.

KSSEX (Théodore), théoloj^ien de Strasbourg, ne nous est connu que par un ouvrage cité dans la bibliographie de JOcher sous ce titre : Passionale typicum wie Christi Leiden im alten Testamente fUrgebildet worden , in 4 0 Predigten,

ERRATUM, p. 82, col. 1, Hg. 21 : Jacques Couet, ministre *a Courcelles-Chaussy. Lisez : avocat au parlement de Metz. — Lig. 30 : ministre il Evreox. Lign : a Cnurcolles-Chaassy. Il de<iservit ensuite une église de llef près d'Evrenx, puis retourna h Courcelles, en 1664. — Lig.

30 : Il paraît église française. Lisez : En 1664, il accepta la place de pasti^ur de l'église

française de Manbeim, et mourut de la peste dans cette ville, vers la fin de 1666.

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