XXXI. Recitationes in tit, de èdendo, ctc,, Francof
XXXII. Discours à Henri III^ imp, dans les Opéra Claudiani (Paris, 4602,
in-40.
XxXlII. Oratio de ratione docendi Juris in Sckolâ Biiuricensi dicta ayino 4585, Francof., 4603, in-8*.-— La grande Encyclopédie d'Ersch et Gruber en indique une édit. de Strasbourg 4584 m.
. XXXIV. Commentaria in Julii pauli lihros LXXVIII ad Edictum, Francof., 4 604, in-4».
XXXV. Antique collectiones DerretaHum, studio Ant. Augustini^ archiepisc, Tarraconensis , cumno- Us Ant.Augustini et Jac. Cujacii, Paris., 4609. in-fol.; 4 621, in-fol.— Publié par Charles Labbe.
XXXVI. Paratitla in Pandectas et IX libros Codicis, Lugd. et Paris., 4654, «vol. in-48. — CitéparM. Dupin, dans sa Biblioth. de droit, ainsi que le suivant :
XXXVU. /. A. Costa Commentai
rius ad institutiones juris civitis , edenfe Cujacio, Paris., 4659, in-4*.
XXXVllI. Opéra. La 4'- édit. des Œuvres complètes de Cujas a été publiée par Nivelle à Paris, 4 577, 5 iomes reliés en 3 vol. in-fol. Le même éditeur en donna une seconde en 4 584, également en 5 tomes in-fol.; ce n'est que la reproduction do la première augm. des Paratitles sur le Code, des livres XVIII-XX des Observations, etc.
On la contrefit à Cologne en 4588.
Après la mort du célèbre jurisconsulte.
Franc. Pithou publia une 3* édit. de ses œuvres à Francf., 4595; réimp. à Hanau en 4 602; à Lyon en 4606; contrefaite à Genève en 4 609; imp. de nouveau à Francf., 4 623, in-fol. Un peu plus tard, Alexandre Scot recueillit et mit au jour les œuvres posthumes de Cujas sous le titre : Opéra priora et ^oi/Ai*wfl,Lugd., 4614, 4 vol. in-fol.; réimp. à Paris, 4617, 6 vol. in-fol.
Cette dernière édit., bien qu'incomplète, fut reproduite à Paris, 4637, 6 vol. in-fol. L'édition de Paris, 4 658, 4 0 vol. in-fol., par Fabrot, est fort belle et augmentée de plusieurs écrits jusque-là inédits, entre autres de Y Avis et opinion de Cujas touchant la succession du roi de Portugal, et surtout d'un certain nombre de ses lettres, ilugo, dans son Magasin, et Bériat- Saint-Prix, dans son Histoire de Cujas, en ont depuis publié quelques autres, et plus récemment Spangenberg a fait imprimer celles qui se conservent dans la Biblioth. royale de Hanovre, sous le titre : /. Cujacii epistola ad Bartholdum Luedecke hactenm inédite (Cellis, 4 825, in-4»). On en trouve encore un certain nombre d'inédites dans le vol. 700 do laCollect.Dupuy. I/Ilalie nous oil're aussi deux belles éditions des Œuvres de Cujas. Celle de N.iples, 4722-27, 44 vol. in-fol., contient les variantes de Mérille. Celle de Venise etModène, 1758-83, 41 vol. in-fol., a été enrichie de nouvelles additions et est accompagnée d'une table fort commode.
Dès 4566, Cujas avait donné une
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édit. duCodeThéodosien dans laquelle il avait publié les livres VI-VIII du Code, des additions au livre XYI, les Novelles de Majorien et la loi des Burgondes , connue sous le nom impropre de Papiani liber Responsorum. Il la fit réimprimer en 4586 avec des augmentalions. Il prit part, en outre, aux travaux de plusieurs de ses disciples ou amis ; mais c'est sans fondement qu'on lui a attribué les Epistola gracanica, Aurel.Allob., 1606, in-fol.,etM.Uéalier-Dumas, en publiant sous son nom, en 4 824, à Clermont, des Prœlectiones in Imtitutiones, qui appartiennent à un auteur d'un âge bien postérieur, s'est laissé sans di)ute séduire par la vanité bien innocente d'attacher son nom à celui d'un des plus illustres savants du XVI» siècle.
CULAIXT (Olivier de), seigneur de Coulonges et de Ciré, fils de Jacques de Culant et de Françoise Chaudrier, fut, selon Moréri, un des principaux chefs huguenots. Nous nous sommes livré à de laborieuses recherches dans le but de dresser un état de ses services; mais nos travaux sont restés sans résultat. M. Dourille, dans son Histoire des guerres civiles du Vivarais, parle, il est vrai, d'après dom Yaissette, d'un Culant, gouverneur du Vivarais pour les princes, en 1569. lequel surprit, au mois d'août, Voguey, Pcccais, Montpezat, Melgueil dont il releva les fortifications et qu'il défendit avec succès contre les Catholiques, tandis que, vers le mOme temps, ses lieutenants Thiaîet et Charrière enlevaient la Chartreuse de Bonnefoy, que l'évoque du Puy reprit quatre jours après par capitulation, ce qui n'empôcha pas le belliqueux prélat de faire massacrer toute la garnison, sauf Thiaîet, pour venger apparemment la mort du prieur et de trois religieux que les Protestants avaient tués. Mais La Popelinière, qui rapporte les mOmes faits, appelle le gouverneur du Vivarais CouîanSj et Arcère, qui a publié, dans son Histoire de La Rochelle, une généalogie de la famille de Culant, garde,
comme Moréri, un silence complet sur une mission d'Olivier dans le Vivarais.
Nous sommes donc porté à croire qu'il s'agit de deux personnages différents.
Arcère nous apprend seulement quV près la retraite de La Noue^ en 1 573, Culant fut nommé, avec deux gentilshommes poitevins , La Maronniire et Chaillou^ membre du conseil chargé de diriger la défense de La Rochelle.
11 n'est pas probable que ce soit de lui que parle l'Histoire de Loudun sous le nom d'un capitaine Sir^qui, en 1577, s'empara de cette ville et l'évacaa bientôt à l'approche de Chauvigny. Voilà tout ce que nous avons pu recueillir sur ce chef huguenot.
Olivier do Culant épousa, en 1 3i7, Marie de La Rochebeaucourt, fille de Fra)ieoù de La Rochebeaucourt, se* nécbal do Saintonge et d'Angoumois, et nièce de Jean de La Rochebeaucourt,
gouverneur de Saint-Jean-d'Angély.
e ce mariage naquirent Isa4C, qui suit; Gabriel , tué à la défense de Sainl-Jcan-d'Angély, et LÉà, femme, eu 1531, de Jeaji de Gombaudy sieur deChampfleuri, et, en secondes noces, à! Antoine Herbert, sieur de La Forest.
Isaac de Culant eut de sa première femme Vréjande Bastard, fille de Georges, sieur de La Bastardière, deux filles mariées l'une à Magné, sieur de Cigognes, l'autre i Geoffroi de Blois, sieur de Roussillon. En secondes noces, il épousa Marguerite de Blois, fille du seigneur de Roussillon, d'un premier lit, laquelle le rendit père de trois fils et deux filles. Nous parlerons à l'instant de l'aîné, Geoffroy. Le second, lsAA.c, épousa Françoise de Livesjies^ et fonda la branche de Landrais, qui s'éteignit vers le milieu du siècle dernier. Le troisième fils, René, fut tué :iu service delà Hollande. L'aînée des filles, Marguerite, fut mariée au seigneur de Lescure Du Breuil, et la cadette, Gabrielle, à iV. de Bonnefoi, sirtur do Brctauville.
Geoffroy de Culant, baron de Ciré, prit pour femme Jacquette Mehé, dame
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d'Anqueville, d^uoe famille qui professait également la religion protestante :
dans un extrait du registre des baptêmes, célébrés, vers 1 G30,dans Tcglise de Pons, publié par M. Crollel, on trouve, en effet, un Sozias MehCy sieur de La Perrière. De ce niuringc naquirent René, sieur de Ciré, baptisé, en 4635, dans le temple de Saint-Mesmc; N. de Culant, soucbe de la branche Du Verger-Baud; Isaac, tige de la branche d'Anqueville, et Marguerite, qui se convertit à la révocation et (obtint de Louis XIV, en 1698, ur.e p(;n sien de loO livres {Archiv, E. 338 i).
Les généalogistes ne parlent pas des deux branches collatérales.
René épousa, en 1 Go3, Madeldine Henri, iille de Jacques Henri, seigneur deCheusses. Il en eut Hkné, qui suit; Hexri, mort sans pc^slérilt-; Ma- DELAiNE, réfugiée dans le Brandebourg en 1G84. A Tépoque de la révocation, René, qui s'était marié, en 1079, avec Marie de Gonihaud, dame de (Ihampfleuri, veuve de François de La RochefoVfCauld, manjuis de Koissac, eut la douleur de se voir enlever son fils René-Alexandre par une lettre de cachet. Cet enfant fut enfermé dans un collège pour y être élevé dans la religion catholique.
CUMO.>T, maison ancienne, originaire du Périgord et divisée en de nombreuses branches, dont plusieurs ont très -vraisemblablement embrassé la religion réformée ; toutefois nous ne pouvons réclamer avec certitude que celle de Fiefbkun.
Olivier de Cumont, fils de Christophe, sieur de Fiefbrun, et de Françoise d'Aguesseau, fut lieutenant particulier au sénéchal et maire de Sainl-J<^and'Angély en 1o60 et 1501. 11 épousa Matkurine Tesseron, tille de JeanTesseron, sieur Des Vignes, «dont la iikignificence, dit Maichin, dure jusqucs aujourd'hui dans la mémoire des hommes et paroist encore dans ses bastimens. « De ce mari;:ge naquirent Ue- NÉ, sieur de FiefLiun, Catherim: et Marie.
René, lieutenant particulierde-Saint- Jean-d'Angély, en 1587, fut, en celte qualité, appelé à duiger l'enquête sur Tempoisonncment du prince de Conde\ et les preuves qu'il recueillît lui parurent si convaincantes qu'il ne craignit pas de faire remonter le crime jusqu'à la princesse même ( loi/. Il, p. Mi), Plus tard,mieux éclairé sur ses intérêts, notre homme de loi changea d'avis et prodigua h cette femme , ainsi qu'à son fils, les plus basses adulations dans un écrit qui se conserve msc. à la Dibl.
nationale {Foiids St-Germain franc, N' loi 9) et qui porte le titre (>e Véritable discours de la naissance de M. le prince de Coude jusquàprvscnt, à luy dcsdif'e {sw)]Kirlc sieur de Fiefbrun. Ce l'ut appaicmmcnt à cette honteuse palinodie qu'il dut une place de conseiller d'état dont il fut pourvu en 161 i. H avait été maire de S.iint-Jeand'Angélydn loOO et 1591, et député, comme ancien de Sansais, aux synodes nationaux de 1603 et de 1609. Kn 462i, pour se rendre plus digne encore de la faveur du prince de Condé, l'ennemi le plus acharné des Huguenots, il abjura à Paris la religion prolestante, en même temps qu'un avocat, nommé Panl d'Escomel, qui nous apprend lui-même,dans une Fpitrc adressée au roi, que bien que «puissamment armé de la philosophie, des langues anciennes et des plus rafinées subtililez des ministres», il fut terrassé par une seule parole « de ce bon personnage le capucin Athanase Mole», prodige qui lui révéla « une vertu divine exlraordinuire , opérant manifestement par l'agent de ce vaisseau d'eslectiou. » Fiefbrun ne manqua pas non plus de publier les motifs de sa conversion. Sa lettre, adressée- au prince de Condé, a été insérée dans le Mercure de 1622. Il y adresse au parti protestant et particulièieiiicnt aux jeunes ministres des reprochi*i> dont quelques-uns étaient mérités; mais les abus qu'il signalait da:is rKi;lis'î prolest;inte n'exislaientils pciS cl en plus grand nombre et plus ciiants dans l'Eglise romaine?
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René de Cumont vécut jusqu'en 1 6à5.
Il avait eu cinq femmes qui toutes lui donnèrent des enfants. Les deux premières se nommaient Marie Marais di Saint- Vivien et Susanne Prévost de Saint'Cyr, fille de Guillaume, seigneur de Moulins -sur-Charente, et de Françoise Aubelin delà Rivière. Du premier lit naquirent deux fils dont Taînc, BENJAMin, sieur de Voissay, épousa Susanne Hotman, petite-fille du célèbre jurisconsulte , qui lui donna un fils et deux filles. Le cadet, Louis, n'a laissé que son nom. Du second lit sortit Abimélec, sieur de Boisgrollier.
Abimélec, que Maichin appelle « un des plus capables et des plus savans hommes de la robe » , fut conseiller au parlement de Paris et conseiller d'état. Loin d'imiter l'exemple de son père, il resta sincèrement attaché à la religion dans laquelle il élait né. En 4645, il remplit les fondions de commissaire du roi auprès du Synode national de Charcnton. 11 rè^ne dans le discours qu'il prononça à cette occasion, un ton de tristesse qui indique assez clairement combien son rôle lui était désagréable et pénible. Forcé par l'usage de payer un tribut d'adulation au roi Louis XIII, il le fit avec un art plein de dignité, en rappelant que ce prince avait, dès son avènement à la couronne, promis d'observer les édits, et en engageant ses coreligionnaires à se réjouir doublement de ses victoires, d'abord comme Français, puis comme Protestants, la plupart des gnoéraux victorieux professant leur religion. Passant ensuite aux ordres qu'en sa qualité de commissaire, il ét;iit chargé de communiquer à l'assemblée, il rappela la défense déjà faite d'entretenir des relations avec les Protestants étrangers, et signifia aux députés des églises, de la part du roi, que le gouvernement ne voulait plus qu'on se plaignit à l'avenir d'infractions aux édits, ni que les synodes s'occupassent d'affaires juridiques, le dogme et la discipline ecclésiastique devant être le seul objet do leurs délibérations. Défense était faite,
en outre, aux synodes provlDciaot de communiquer entre eux dans les intervalles des synodes nationaux. Défense était faite d'imprimer aucun livre sans l'approbation de deux pasteurs.
Défense d'excommunier les ministres apostats ou mOme de les réprimander II Défense de recevoir aucun étranger au ministère. Défense aux synodes provinciaux d'ordonner aucun jeûne public.
Défense aux ministres de se servir dans leurs sermons ou leurs écrits dei expressions de martyre, de persécution en les appliquant à l'Eglise réformée, de désigner le Pape sous le nom d'Antccbrist, d'accuser l'Eglise romaine d'idoljjilrie. Défense de faire des collectes, de lever aucune contribution sur la bourse des pauvres pour le traitement des pasteurs ou la réparation des temples. Le roi désirait aussi, c'est-à-dire ordonnait qu'on ne reçût ministre aucun élève des universités de la Suisse, de la Hollande ou de l'Angleterre, «ces républiques ayant une extrême aversion pour les monarchies. » H désirait égaloment qu'on retranchât de la Confession do foi et du Psautier tous les termes blessants pour la religion catholique et le « Saint-Père , avec lequel II était uni très-élroitement par alliance et par amitié. » Enfin le commissairo était chargé d'exprimer tout le mécontentement de Louis XIII au sujet de la conduite des Prolestants du Midi qui avaient rétabli violemment leur culte en plusieurs endroits ; de ceux dXizès qui avaient mis des cloches à leur temple, et de certains ministres qui avaient eu « l'audace de retrancher de leur communion » des pères qui avaient envové leurs enfants dans les écoles «atholiqucs. Ce discours, qui a été publié dans les actes du Synode national de Cliarenton, se trouve aussi dans le Procès - verbal d* Abimélec de Cumont, sieur de Boisgrollier, conseiller dn roy en ses conseils et en sa cour de parlement, commissaire député par S. M. pour assister au Synode national tenu par ceu^ de la H. P. H. à Charenion au mois de janvier 4645,
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