X. Serrdons on scveral occasions, Lond., 1728, in
Le troisième enfin, Guillaume, docteur en théologie et professeur à Oxford , a [lublié, selon NVatt :
ï. Sermon heforc thehonse ofCom- MonsonMatt.A'A'VII, 2."), 1702, i\
II. Twelve sermons on varioussubjects and différent occasions Lond., 4728, in-8^ — Ne serait-ce pas le même ouvrage que celui qui est mentionné plus haut sous le N' X ?
DKLAVOVK (AiMONo), de Picardie, marlvr à Bordeaux en 1î)i2. Animé d'un grand zèle pour la Réforme , qu'il avait embrassée vers 153i, Delavoye avait été un des premiers à en prêcher les doctrines dans la Guienne, et les succès qu'il avait.obtenus lui avaient permis de jeter les 'fondements d'une
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égliie à Sainte-Foy. Sur la dénonciation du curé et d'autres prêtres, le parlement de Bordeaux le décréta de prise de corps au mois de décembre 1541.
Bien qu'il eût été averti de la prochaine arrivée de l'huissier chargé de l'arrêter, il refusa de fuir, disant à ceux qui l'en pressaient : « J'airaerois mieux n'avoir jamais esté né, que de commettre telle laschelé ; car ce n'est point l'ofûce d'un bon pasteur de s'enfuir quand il voit venir le danger, comme dit Nostre Seigneur; ains doit demeurer, afin que les brebis ne soyent égarées. Or Nostre Seigneur m'a donné la grùce de vous avoir presché son Evangile, et si maintenant, pour une teutation,je m'en allois, on estimeroit que je n'aurois presché que fables, songes et choses contre Dieu , vous laissant scandalisez , et pourtant vous priè-je de ne me parler plus de cela; car je sçay les choses par moy preschées estre vrayes, pour lesquelles soustenir, aidant le Seigneur, j'eiposeray mon corps et mon âme , et diray avec sainctPaul: Non-seulement
4*e suis prest d'ostre lié en la ville de iourdeaux, mais aussi d'y mourir pour Christ. » .Cette foi admirable ne ae démentit pas un instant pendant une cruelle détention de huit ou neuf mois, et elle reçut enfin la seule récompense qu'elle méritait. Au mois d'août Mjii, Delavoye fut étranglé et son corps brûlé, par arrêt du parlement de Bordeaux. Le Martyrologe raconte qu'il convertit le carme chargé de le préparer à la mort.
DÉLÉ(;3IAT (François), né à Saint-Jean-de-Veyle en 1638, se relira en Hollande à la révocation de l'édit de Nantes, et fi^dans les Indes-Orientales un voyage dont il a publié la relation en 1708 et en 1720, en 2 vol., selon la Statistique de l'Ain. Ni la Bibliolh. des voyages, niM.Qiiérard ne font mention de cette publication.
DELMAS (Pierre), jeune homme d'Aymet, se trouva eiiveioppr dans une odieuse intrigue ourdie, en 1 (iOO, pnr le curé d'Aymet et un juge de cette vilJo qui convoitait la charge du procureur
d'office. Cet officier fut accusé a^ec plusieurs autres personnes, entre autres Pierre Delmas et son frère, d'une horrible profanation des mystères de la religion catholique. Il devait, au dire du curé, avoir contrefait une procession dans la nuit du 26 au 27 juin, chanté des paroles obscènes sur les airs des litanies, tourné en dérision les cérémonies de la messe , afi'ublé un âne d'un bonnet carré et d'une serviette en guise de surplis, et s'être livré à d'autres excès non moins coupables dans les cabarets et les carrefours de la ville. Il se trouva des témoins pour affirmer le fait, et le parlement de Bordeaux s'empressa d'évoquer l'affaire. En vain les défenseurs des accusés produisirent-ils des lettres du curé qui dévoilaient tout le mystère. Les prétendus coupables furent condamnés, par arrêt du 7 septembre, ceux-ci à la peine de mort, après avoir fait amende honorable, et à dix mille hvres d'amende; ceux-là à la prison ou au bannissement. La plupart d'entre eux, qui connaissaient la fougueuse intolérance de ce parlement, s'étaient cachés pour laisser passer l'orage.
D'autres furent arrêtés , quelques-uns se constituèrent volontairement prisonniers. Sur ces entrefaites le curé se brouilla avec son digne ami, et ce fut à qui des deux accuserait l'autre de cette infernale calomnie. Il ne devait plus rester dès-lors le moindre doute sur l'innocence des malheureux ac<;usés, et cependant ils ne purent obtenir un arrêt de décharge. Us durent même s'estimer fort heureux qu'on voulût bien les rendre à la liberté sans pousser l'affaire plus loin,
DîXMÉ (Philippe), ùls à' Adrien Delmé, pastiîur de l'église française de .Norwich, desservit lui-même l'église wallonne de Cantorbéry jusqu'en < 653 qu'il mourut, laissant de sa femme, Elisabeth Mauroy , un fils nommé Elie, qui ombr,:ssn également la carrière ecclésiastique et fut pasteur de l'éfrlise française de Londres. Le fils de ce dernier, du nom do Jean, étudia aussi la théologie, comme le prouvent