‹ La France protestante (volume 4)Chapitre 69 sur 189 · XVIII. Lesinconstaas, Gen., 1 671 , m · texte numérisé non relu

XVIII. Lesinconstaas, Gen., 1 671 , m

On a encore attribué faussement h Derodon la Messe trouvée dans l'Evangile, 1647. C'est un écrit de Luc Jansse.

Un autre Derodon, parent sans aucun doute de David , était, vers la môme époque, avocat au parlement de Grenoble. Il se nommait Jacques (1). Après la révocation , son iils Jeai^-Pierrr chercha un asile à Orange d'abord, puis

(1) Un Jacques Dcroion, d'Orsnge, avec lequel il ne laiil pas le confondre, fut iin>rril sur le rei;islre des eludiauls de (ieiicte, m 1668; cl en 16')i>. un Dcrmlon claiUuiiiiJlre de l'cfliM de La llaye-dii Puits.

à Genève, où il fut reçu bourgeois avec son 111s Bknkdict -André, le17déc.

JIKS ADUKTS. Voy. Fkaxcois DE BEAUMONT.

l)i:s AKK-'^ES, auteur d'une Déclaration contenant les motifs de sa conversion de la religion protestante à la catholique^ Paris, 1664, in-4».

DESAICIIKS (Axhft), que personne ne confondra avec Des Ousches, colonel d'un régiment d'arquebusiers ^ cheval à l'expédition d'Angers en 1 .585, était Iils de pauvres paysans de l'Auvergne. Ayant embrassé la Réforme , il se rendit à Genève pour y étudier la théologie et se consacrer au service du Seigneur. Appelé, en 1550, à ïssoire, où s'était formé le noyau d'une petite église, il y prOcha pendant quelque temps dans des cavei , secrètement favorisé parles consuls; mais il finit par être découvert et enfermé dans l'abbaye. Les Protestants résolurent de le délivrer avant qu'il fût livré aux tribunaux. Ils s'attroupèrent de nuit hors des murs, au nombre de 200, entrèrent dans la ville, dont les portes leur furent ouvertes, et marchèrent sur la prison. Déjà un nommé 6'rt?h'a<Z<7« montait à l'assaut de l'abbaye, lorsqu'un coup de feu tiré par un moine le renversa et mil ses compagnons en fuite. Dès le lendemain, la justice se transportai ïssoire et fit pendre Désauches. Sa tAte, placée au bout d'une pique , fut fichée sur la porte du pont. L Histoire des martyrs, qu'on a accusée d'exagération, ne parle cependant p;is de celui-ci, — et de combien d'autres !

l>r:s AGI^LlîZns (Jean), ministre d'Ailré, en 1681. Accusé d'avoir exhorté quelques membres de son troupeau ^ persévérer courageusementdang leur foi. Des Aguliers fut mis en jugement; mais les magistrats, qui n'avaient point encore perdu toute pudeur, le rendirent à la liberté, à condition toutefois qu'il renoncerait à l'exercic de son ministère. Priver les églises de leurs pasteurs, tel était alors le but que poursuivait par tous les moyeni le gou

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vernement diuis la pensive (lu(|ucl les dragonnades n'claicnt pas encore arrêtées. Aussi, dans la nn^me année cl dans la môme province , voyons-nous Delaizement emprisonné sous Tinculpalion d'avoir applique aux circonstances présentes rhisloire d'iîérode ; Majo%, ministre de Ciré, décrété de prise de corps pour le nirrae crime que Des Aguliers, interdit du ministère et condamné ^ cent livres d'amende et h cinq ans de bannissement; Brevet, ministre de Dompierre, interdit de même et condamné à cent livres d'amende, parce qu'il avait fait la prière à un mal.ide qui avait l'intention de se convertir, au dire du curé du lieu; Loptet, minisire de Marennes, coupable, comme les autres, d'avoir exhorté son église à h constance, traîné dans les prisons de La Rochelle, enchaîné comme un mall'aiteur, et jeté dans une étroite prison. Nous aurons à en citer bien d'autres exemples.

Des Aguliers obtint sans diflV-illé la permission de sortir du royaume, «-l se retira ài Guerncsey, d'où il passa à Londres. Ayant pris les ordres dans l'Eglise anglicane, il fut nommé, en 1 692, pasteur de Téglise française de Swallow-Street, qu'il quitta pour él:iblir k Islington, près de Green\vich, une école qu'il dirigea jusqu'il sa mort. On ignore le nombre d'enfants qu'il laissa. Les biographes ne parlent que de Je\n- TnkopHii.E. Peut-être IlenriDc^ Aguliers, connu par un Traite r/rncral du commerce ( i* édit., revue et augm., Amst., 1721; réimp. à Paris, 1723, in-4"), était-il aussi son (ils.

Né à La Rochelle, le 12 mars 1683, Jean-Théophile apprit de son porc la langue grecque et la latine, et, dès qu'il eut atteint l'Age de seize ans, il se livra, sous sa direction, à l'éducation de la jeunesse; m;iis son goût l'entraînait d'un autre côté. Aussi, quand sf)n père fut mort, abandonnant l'école d'IsJinglon, il se rendit à Oxford où il s'appliqua surtout à l'étude des scioiices physiques, et il y fit de si remarquables progrès qu'à peine reçu bachelier,

il fut trouvé digne de remplacer son professeur Keill, lorsque ce dernier quitta Oxford en 1710. La renommée ayant porté son nom jusqu'à Londres, il fut invité de la manière la plus pressante à s'y rendre, et il y consentit dans la vue d'obtenir une cure; car faisant marcher de front l'étude de la physique et celle de la théologie, il entra dans les ordres et fut consiicré en 1717. Il ouvrit donc à Londres un cours de philosophie expérimentale qui fut fréquenté par un nombreux auditoire aa milieu duquel se faisaient remarquer le roi Georges, la reine Caroline et leur iils. De hautes protections lui firent obtenir la cure de Hamptoncourt et la l)lace de chapelain du duc de Chandos et du prince de Galles. Le grand Newton lui donna, lui aussi, une preuve de singulière estime en lui confiant le soin de répéter publiquement quelquesunes des expériences qui servaient de base à son système, et d'en démontrer ainsi la vérité aux veux de tons.

En 1730, Des Aguliers fut appelé ea Hollande et fit des leçons trL'S-suivies à Amsterdam, à Rotterdam et à La Haye. A son retour à Londres, la Société royale le choisit pour démonstrateur et quelque temps après, elle l'admit dans son sein. Sur la fin de ses jours, il perdit, dit-on, l'esprit, se donna en spectacle par des bizarreries étranges et mourut dans un accès de folie en 1744, laissant deux fils, tous deux héritiers de ses talents. Le cadet était, en 17i0, ingénieur et lieutenant dans un régime:! t d'artillerie.

Des Aguliers n'ét.iit pas seulement un savant mathématicien, il était encore mécanicien des plus habiles. H a exécuté avec une rare précision plusieurs machines hydrauliques et astronomiques, décrites dans les Philosoph.

Transactions, années 1722, 1724, 1726, 1732, 1735; une des plus ingénieuses estsou ventilateurpourchanf^oT l'air de la chambre d'un malade.

On a de lui :

l. Sermon prêche à Hamptoncourt devant le rci Georges / , 4746. —

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Ce sermon, mentionne par Arcèrc, ifesl pas ;iulre chose, sans doute, que le Sermon o/i Lukc A III, o, cité par Wiitt, comme iinp. en 1717, in-8.

II. Fire imjjvoved , hein g a new method of building chimnies, so as to prêtent their smoahing , Lond., 4716, in-8».

in. Vhysico-mechanical lectures, Lond., 1717 , in-12.

IV. A System of experiiii entai philosophy , provcd hy meclianics , as sheivn at ihe public lectures, in a course of expérimental pkilosophy hy J.-T. Des Aguliers, Lond. , 1719, in-4'. — Publié sans la participation de l'auteur.

Y. A course of expérimental philosophy, irith 32 roppcrjdatcs, l.ond., 4725, 1727, in-i ■; I7:U, \'V\ 2vol.

in- 4", nouv.édit,, 17H:i, 2 vol. in-4»; trad. en franc, par Pczenas, Paris, 1751-52 , 2* vol. in-i'. — La Biog.

univ. qui eu indique une édit. de Londres , 1719, 2 vol, in-4% aurait-elle confondu cet ouvra j^'e avec le précédent?

VI. The y'ewtonian system^a poem, Westm., 1728, in-4v — Watt lui attribue ce poëme; mais la Biogr. universelle assure qu'il ne peut en être l'auteur, parce qu'il n'était ni poète ni enlhousiasle, et que son admiration

Î>our Newton n'a jamais dégénéré en ànatisme.

VII. Dissertation sur V électricité des corps , lîordeaux, 17i2; trad. en angl., Lond., 17 42, in-S\ — Ouvrage couronné par l'académie de Bordeaux.

Des Âgïilicrs a traduit aussi en anglais trois volumes du Cours de mathématiques d'Ozanam , la Mécanique du .^eu de Gaucrcr, le Mouvement des eaux de Mariotle, les Dissertations latines sur la médecine de Pitcairn, l'Introduction h la philosophie newlonienne de i)'Gravesande (Lond., 1720) dont son fils publia une seconde édit., Lond., 4747. On lui doit encore une seconde édil. des Eléments de catoptrique et de diopthque du docteur Grégory, avec

un appendice contenant An account of reflccting télescopes, Lond., 1734, in-8°. Eniin les Transactions philosophiques de ni()à 1742, renferment un grand nombre de savantes dissertations sorties de sa plume, roulant sur différents sujets, comme la lumière et les couleurs, les variations du baromètre, la résistance de l'air et des fluides, la densité des corps , le mouvement perpétuel, la réfrangibilité de la lumière coh^réc, la tlgure de la terre, lafoimalion des nuages, l'élasticité, la grue et la balance, l'hydromèlre, ou relatant de curieuses expériences sur la cohésion du plomb, l'oplique, la statique, le magnétisme, l'électricité. I)i:s A\ E;M:lij:s (Philippe ou Pierre), avocat au parlement de Paris, quia acquis une honteuse célébrité par sa conduite dans l'affaire d'Amboise [Voy. Ip. 2G9).Sauf deThou, qui prétend qu'il trahit la confiance de La lienaudie par des motifs de conscience plutôt que dans la vue d'un vil intérêt, tous les historiens contemporains s'accordent à attribuer sa trahison à une sordide avarice ou à de lâches terreurs. Castelnau affirme même qu'en entendant la confidence de son hôte, qui s'ouvrit à lui, comme on sait, pour dissiper les inquiétudes qu'il avait conçues de ses entrevues mystérieuses avec La Roche-Chandieu, de ses allées et venues continuelles , du concours extraordinaire de personnes qui le visitaient, Des Avenelles «trouva cet expédient fort bon.» Mais, ajoute l'écrivain catholique, « ayant bien considéré que l'entreprise estoit de merveilleuse conséquence, l'exécution fort difficile et l'issue encore plus dangereuse, craignant que, si les choses ne pouvoient réussir , il fust en danger de perdre la vie et les biens, il révéla le tout à un des secrétaires du cardinal de Lorraine , dont il fut grandement récompensé. » Selon les Mémoires de Vieilleville, il venditses coreligionnaires. Davila n'ose décider s'ilparla « effrayé de la témérité de l'entreprise ou ébloui par les récoœpentef qu'il se

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prometloit de la trahison. » Parmi les écrivains prolcslauts, iWAubifjfir <c\i\ affirme que Des Avenelles fui « ])lus tost meu de peur que d'nmbilion et d^avarice.» La Planche, au contraire, d'accord avec VHistoire du tumulte d'Amboise , insérée dans le T. I des Mémoires de Gondé , nous peint Tavocal parisien comme un homme pauvre, avare, ambitieux, «qui pensa avoir trouvé moyen pour se rendre riche et mémorable à jamais. » L'attestation que de Thou donne à Des Avenelles d'avoir été « un homme de bien » ne se trouve-t-elle pas détruite par tous ces témoignages ?

Des Avenelles, poussé par sa lAchelé, aiguillonné par son avarice, courut donc révéler la conjuration au maître des requGtes de Marmagne , une des créatures du cardinal de Lorraine , qui l'envoya sur-le-champ 5 la Cour.

Les Guise se méfièrent d'abord de ce protestant qui venait ainsi leur vendre ses frères, et ils le liront enfermer dans une des tours du château; mais après l'avoir interrogé h plusieurs reprises, après l'avoir sondé de toutes les manières, après favoir confronté avec S^tt^r^, Soucclles ou Saucelles et le baillif de Saint- Aignan^ qu'ils Orent amener de Vincennos, il ne leur resta plus do doute sur son infamie, surtout lorsqu'il leur eut appris exactement la route que devait prendre La Rcnaudic. Ils lui rendirent donc la liberté, lui tirent donner un bon de 12,000 livres sur le trésor royal et lui obtinrent du duc de Lorraine une première charge dejudicaturc. S'il faut en croire de Thou , Des Avenelles resta protestant.

Du Verdier attribue à Des Avenelles deux traductions du latin en franc. , l'une du 1" vol. de VEpitomc ou Ahrégê des ries de cinçuante'tjuatre excellents personnages, tont grecs que romains, mises au parangon L'une de l'autre, extrait du grec de l'iularque de C h'' ronce [ par Darius Tiberli] , Paris, ir)5cS, in-M**; Tautre de V Histoire ibérique et de Vllisloire d'Annibal , imp. avec la trad. des aa-

tres guerres d'Appieu par Seyssel , Paris, I5()0, in-8*.

!>i:s «OIVKUIES (Laurent), ouvrier en soie, né à Sainghin, près de Lille, s'enfuit en Angleterre pendant les sanglantes persécutions exercées, en 1508, dans les Pays-Bas, et s'établit d'abord à Sandwich, où il existait déjà h cette époque une église fondée par des réfugiés principalement de la Flandre française , et desservie par le pasteur Bastia (1). Quelque temps après, soit qu'il n'eût pas trouvé dans cette ville des movens suffisants d'exislence, soit pour quelque autre motif, il alla se fixer h Gautorbéry, où il pouvait espérer, en effet, d'exercer son industrie d'une manière plus lucrative, un grand nombre de réfugiés y ayant déjà monté des fabriques de taffetas, de satin, de brocart, de velours. EnotARD DesBouveries continua le métier de son jK*re; mais son lils, nommé aussi Edolauu et né en 1 021 , alla s'établira Londres, où il ouvrit un magasin de marchandises du Levant. C'est de lui que date l'illustration de sa famille.

Edouard H Des Bouvcries fut anobli par Jacques il etmouruten 4694. Son lils aîné (iuillaime continua avec succès son commerce et fut créé baronnet

(1) Dans son Ilist. des Réfugiés, M. Bnrû donne une liste assez longue des membres de celte ej^lise qui ne subsista pas longtemps. Voici feux que nous croyons pouvoir revendiquer pour la France protestante : Jean Det Uonnelx, Jvxe l)rs Champs et Pierrr lonrsel^ anciens ; Jncq. Lermimet^ J. df La llair^ Fra»' çnis (iéncmari et Guitl. Queynr, diacres; Bal^ thasar, Jaciuf.i et Christophe Ernoult; P. de Larbrc ; Jusue et Gilles Façon, P. de La Porté; J. Des Prez ; Bastien Bernard ; Jean et Frid, Butin ; P. Du Brusle ; Àmlrieu Monnier ; J.Le Maire; ilarc Blanchart ; Laurent et Jean Det BoHveries ; Louis de Gallonnet; Sic. Rogier; Michel Clarisse; P. de Sal orne ; J . Le Sage ; fine Guist't ; Hvlant ; Simon Oudart; Cécité Beaumcts; Calherine Yer.sin ; Jactf. c\ P. Le Clerc ; Ja^i.ei Aitli'ine Cnulier; Mcolas Bayart; Jac'i. Fi uruier; Française ilillecamps ; Hic. de Laiour; Jeun cl Michel Creton; Lion Bttuf; P. DuF crsl; Gmllcberl Prà ; P. Du Catlel; Me, left'hurr ; Philippe et Jacii. Le More; JeêM Bnuchcnj; Sic Bolin; JaC'j. Le Boy ; J. Taillehert; Denis Du Buis; Martin Roussel; Mi'' chcl !)u Bray ; Jeanne Le Hardy; J, l>u Teiitii; Salomim Hix.

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en nu. A sa mort, arrivée en 4717, son iils aîné, $'it Edouard, se trouva placé k la tète d'une des premières maisons de Londres , dont il dirigea avec intelligence les vastes opérations jusqu'en 1736. Son mariage avec iWary Schmid, sœur de la comtesse de Clanricarde, étant restée stérile, son titre et son immense fortune passèrent à son frère Jacob, qui fut, en 1747, créé pair sous le titre de lord Longford, vicomte de Folkeslone. C'était le premier cieraple d'un marchand élevé à la pairie.

Jacob Des Beuveries épousa Mary Clarke, dont il eut onze enfants, entre autres : 1" Guillaume, né le 26 fév.

4735, qui suit; — 2* Anne, née en 1729, femme, en 1761, de George Talbol; — 3'» Mart, née en 1 730, mariée avec le comte Antoine de Shaftesbury ; — ^ 4' Charlotte, née en \ 732 , femme de John Grant ; — 5* Harriet , née en 4 736, mariée, on \ 775, avec sir James Tilney-Long; — 6" Edouard , né en 1738, député de Southampton , mort en 1810, laissant de son mariage avec Harriet Fawlicner : 1 " Edouard, né en 1767, qui éjjousa, en 1788, 6VtJUinfte, fille unique de William Gastle, laqnellele rendit père de huit enfants : Evkrard-Guillaume, né en 1 789, lieutenant-colonel, major du régiment des gardes ^ cheval, marié, en 1816, avec Charlotte G'Donnell; Charles, né en 4792, mort en 1827; Francis-Ke- KELM, né en 1797, marié, en 1826, avec Elisabeth Shiel^ mort en 1837 ; James, né en 1801, marié, en 1826 , avec Elisabeth Alston; Catherine, Elisabeth, Caroline et Mary-Elisabeth; — 2' Henriette-Elisabeth, née en 1771, femme du lieutenant-général James de Rosslyn ; — 3* Frances- Ajcne; — 4° Mart-Charlotte, née en 4776, femme de William Maxwell ; — 5** Jean, né en 1779, prébendaire de Lincoln, recteur de Woolbeding et de Tyd ; — 6* Jane , née en 1 78 ! , mariée, en 1802, avec sir Francis Vincent ; — T Henri-Frédéric né le 4 4 juillet 4783, lieutenant-général, gouverneur de rile de Malte, colonel dn 97* régi-

ment d'infanterie, qui épousa, en 1 826, Julia, fille de Louis de Montolicu, et en a eu un fils et une lille; — 8» Diana-Juli an a-Margaretta, née en 1786, femme de George Ponsomby.

Resté veuf, Jacob Des Bouveries épousa en secondes noces, en 1741, Elisabeth Marsham, fille de lord Romney, qui lui donna encore deux fils, dontraîné, Jacob, né en 1742, ne vécut que trois ans, et le cadet, Philippe, fonda la branche dePusey. Il mourut le 47 fév. 1761, laissant son titre à son fils aîné Guillaume, qui fut créé comte de Radnor en 176î).

Du mariage de Guillaume Des Bon ve ries avec Harriet, fille unique de sir Mark Stuarl-Pleydell, ne naquit qu'un fils qui reçut le nom de Jacob. Sa seconde femme, Rebecca Alleyne, qu'il épousa en 1751, lui donna quatre fils dont l'un, nommé Yonge, mourut jeune. L'aîné, Guillaume-Henrv, ne en 47o2 et mort en 4 806, eut de son mariage avec bridget Douglas, fille du comte de Morton, contracté en 1177:

4" William-John, mort jeune; 2* Elisabeth, née en 1780, femme, en 1814, de George Hay Dawkins-Pennant ; 3* Charles-Henry, né en 1782, qui suivit la carrière des armes et mourut en 4836; 4° Maria-Rebecca, née en 4786, mariée, en 1808, avec lord Heytesbury; 5* Euma-Bridget, morte en 4827. Le second fils de Guillaume Des Bouveries eî de Rebecca AUeyne, nommé Barthélémy, naquit en 1753 et mourut le 31 mai 1835. Il épousa, en 4779, ifary Wyndham, fille de John Anindell, qui lui donna sept enHints :

4 • Anna-Mari A, morte jeune; 2" Hknr\- James, commissaire des douanes en Ecosse, né en 1781, mort le o nmrs 4832; 3* Edouard, prébendaire de S.-Tlisbury, vicaire dt Coleshill , chapelain de la reine, né le 13 août 1785, marié, en 1811, avec lady Frances- Charlotte, fille de révoque d'Eieter et sœur du comte de Devoii, {\u\ le rendit père, en 1813, d'une fille nommée Fiances; 4* Charlotte, née en 4788, femme de sir Henry Garew S. John

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Mildmay; 5MIarriet, née en 1790, femme du comte de Roseberry ; G" .Vn- NA-M.\Rii, née en 179^, nuiriée en 1813, avec Paulel Mildm.iy; 7' \Vil- LUM-AntNDELL, néleOfév. 171)7, recteur de West Tytherley, marié, le 8 fév. 1811, avec Fanny Sneyd, iille d'honneur de la reine Adélaïde. Le quatrième iils enfin né du second mariaire de Guillaume Des Bouveries, \int au inonde en 1760 et reçut le nom d'E- DOUARi). U épousa, en 1782, Catherine Murray, Iille du comte de Dunmore, et en secondes noces, Arabella, Iille de sir Chaloner Ogle, H mourut en 182i, ayant vu tous ses enfants le précéder dans la tombe.

Resté veuf une seconde fois, Guillaume Des Bouveries épousa, le it juin 17G5, A?i7ie, fille de sir Thomas Haies et veuve de lord Feversham. Il en eut encore deux filles qui ne vécurent que peu de jours, et il mourut luimême le 23 janv. 177(3, laissant son titre à son fils aîné Jacob. Depuis 1770, il était gouverneur de Thôpit^l des Réfugiés français h Londres.

Jacob Des Bouveries, greffier de Sarura, grand-bailli deWallinirford. ,Lrouverneur de rhôpilal des Réfugiés, depuis 1789, naquit le 15 mars 17o0.

Le 24 janv. 1777, il prit pour femme Anne Dunconibe» fille du comte de Feversham, qui lui donna huit enfants : 1* Mary-Anne, morte h l'Age de 12 ans; — 2" Giillalme, lord Radnor depuis la mort de son père (27 janv.

1328), et un des directeurs de Thôpital des Réfugiés français depuis 1803, né le 11 mai 1779, marié, en 1800, avec Catherine Selham- Clinton, fiile du comte de Lincoln, dont il a eu plusieurs enfants; — 3' Dlncombe-Pleydell, contre-amiral et surintendant de l'arsenal de Plymoutb, né le 28 juin 1780, marié, en 1809, avec Louisa May, dont une fille mariée au frère du comte d'ErroU ; — 4* Lal rence ; — 5' IIarriet; — 6 Barbara; — 7° Frédéric, chanoine de Salisbnrv, recteur dePewsey et de Wippingham, né en 1785, marié, en 1814, avec Elisabeth Sul-

]ivcn, et [»èrc de Iroi/.e enfants ; — 8" Puii.iîmm; , haut sliéiifdu comté de Soinerscl en 18 13, député lieulcnuiU du m^Mue comté, né le 21 oct. 1788, et marié, le 7 nov. 181 1, avec la sœur du comte dellcytesbury, qui lui adouné cinq enfants.

Jacob Des Bouveries a publié Observations on the Puscy Jlorn dans le T. Xll des Mélanges de la Société des antiquaires de Londres.

BuANCHE DE Plsey. Philippe Des Bouveries, souciie de c(.'llo braucbe, naquit en 174*3. U prit, »'n 1784, le nom et les armes de Pusey, et en 1789, il fut nommé membre du conpoil d'administration de Th.'^pital des Réfugiés. En 1798, il épt)usa Lucy, Iille du comte de llarborough, dont il eut six enfants: 1' Puii.irpc, né en 1799, député du Rrrkshire, m;iri''', en 182 2, avec Einily, fille du comte de (laernarvon, dont il a plusieur> enfants; — 1" Edouard , chanoine de Cbrislchurch, professeur d'hébreu h Oxford, <ju'une disposition prononcée au mysti- <-isîiie, une vénération excessive pour les formes antiques de la liturgie et un respect exagéré pour les opinions des Pères de ri.glise ont jeté, depuis 1 833, dans une voie où il s'est heureusement arrêté lorsqu'il s'est ap(îrru que hpuse/fisme conduisait directement au catholicisme romain. Le seul ouvrage que nous connaissions de lui, a été imp., en 1841 , h Oxford, sous ce titre : The articles treadet on in tract 90 recoin sidcrct. Né en 1800, il a épousé, ea 1828, Marie-Catherine Harker; — 3°ELis\SETn, née en 1803, femme, depuis 1827, du fils de l'évêque de S.

Asaph ; — 4" Charlotte, née en 1807, mariée, en 1839, avec R. L. Cotlon, docteur en théologie, prévit de Worcbester-College h Oxford ; — 5" William, né en 1810, marié, en 1836, avec Catherine treeman, et père de plusieurs enfants ; — 6" Henii, né en 181 i, mort jeune.

i)KS Ul iss:>>s (Jean), de Lille, martyr à Anvers en 1560. Il nous reste de cet homme « doué de zèle ardent

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et de constance chrestienne » , comme ditCrespin, deux Lettres qui ont été publiées dans rilistoirc dos martyrs.

Dans l'une , il rond compte des interrogatoires qu'il eut h subir devant le magistrat d'Anv'^rs; dansTaulre, il raconte à sa mère son arrestation, lui fait pressentir sa mort prochaine et Teihorte, ainsi que ses frères, h persévérer dans la doctrine évanj,'élique.

DES CHAMPS (Charles), originaire de Normandie, commença, en 4649, à Genève, des études en théologie, qn'il alla terminer ^ Sedan, où il soutint, en 1628, une thèse qui a été imprimée dans les Thèses sedanenses.

Nommé ministre, il commit nous ne savons quelle faute, pour laquelle le synode de Ciion le destitua, en déclarant «nie « son ministère ne pouvait jamais édifier les églises. » Des Champs se rendit à Dieppe, où, malgré cettû sentence, il obtint sans difliculté du con- «istoire la permission de prCcher, et il le fit avec tant de succès « qu'il s'insinua dans l'afTection du peuple qui le demanda pour pasteur. » Le consistoire l'élut donc; mais.L^ Mousnier, de Caux et de Bures, se portant les défenseurs de la Discipline , appelèront de cette décision au Synode national d'Âlençon, qui , blAmant l'imprudenro du consistoire de Dieppe, lui défendit d'admettre à l'avenir aucun ministre ni d'en déposer aucun, sans en avoir auparavant délibéré avec les chefs de famille.

Un Nobiliaire de la Normandie (St- Germain franc. G7G) nous fournira quelques renseipnemenls généalogiques sur la famille à laquelle appartenait probablement Charles Des Champs.

Dans la «ecfuide moitié du xvi' siècle vivait un Pierre Des Champs, fils de Jean Des Champs et de Jeanne Aycvl , le môme apparemment que le capitaine normand Des Champs, qui servit glorieusement sous Montgommery dès 45f)i, fut fait prisonnier à la prise de Vire, et tué ^ la bataille d'Arnav-lc- Duc. Du mariage de ce Pierre Des Champs avec Anne de Rnf/inel naquirent deux fils qui reçurent au b.ipt«'me

les noms bibliques de Josiis et de Daniel. Le premier fut tué, en 4 587, au siège de Villefranche, comme le rapporte d'Aubigné. Il avait épousé j4/i/nore de Raulin, qui le rendit père de Jean, marié avec Anne de Gouherville; le second prit pour femme ytf^7^n(? Michel et en eut Louis, qui épousa Marie Lemarié.

Une autre famille normande du m^me nom et également protestante, mais étrangère, ce semble, à celle qui figurer dans le Nobiliaire en question, quitta la France avant la révocation de l'édil de Nantes, et se fixa en Allemagne.

Dès 1683, Jacques de Maxuel^ seigneur Des Champs, né à Pontaudemer, demanda et obtint la permission d'aller s'établir à Hambourg, en conservant la jouissance de ses bions {Archiv. M.

673). 11 sortit donc sans difficulté du royaume avec trois de ses fils; mais il alla offrir ses services à l'électeur de Brandebourg, qui le créa conseiller de cour et d'ambassade. 11 mourut en 4 69i et laissa ses titres à son troisième fils Jean; les deux aînés avaient été tués au service. Jean deMaxuel avait épousé Emilie-Charlotte de Marconnay de Mornay, qui mourut à Berlin en 4757.

Un autre Maxuel se fixa à Hanovre et fut nommé ministre de la cour, en même temps que pasteur de l'église française. Nous ne savons de qui descendait le capitaine Charles-Théodore de Maj^uel, qui épousa, en 474 9, dans la chapelle de l'ambassade anglaise à Paris, M:trthe-Susanne de Gennes, d'une famille noble protestante de la Bretagne.

Peut-être serait-on autorisé à rattacher h l'une ou l'autre de ces familles Des Champs, officier du régiment de Turenne (dont presque tous les officiers, comme on le sait, étaient de la religion réformée), et auteur de bons Mémoires sur les deux dernières campagnes de ce grand capitaine (Paris, 1678, t vol. in-U).

Au reste , ce nom de Des Champs était commun en Franco. En 4 563, nous trouvons un Etienne Des Champs,

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exercïot ài Bourges les fonctions pastorales {MSS de Genève, 4 97 ", Carton \). Ea 1369, un Jacques Des Champs, sieur de Bussac, capitaine à Saintes, fit échouer une entreprise de Puytailié sur cette ville ; mais bientôt après, une révolte des habitants le força à s'éloi},'ner lui-môme. Vers la fin du XVII' siècle, xV. Des Champs^ président au séminaire de Saint-Âmant deDouay, abjura le catholicisme et publia une Exposition solide et historique de la religion chrétienne , opposée aux erreurs de la communion de Rome. Nous aurons eiïcore à parler accidentellement de ([uelques autres qui ont à peine laissé trace de leur exislciire dans l'histoire; il ne nous reste \ nous occuper ici que de ia famille Des Champs de la Guienne, la plus connue de celles qui ont porté C6 nom.

ni:/. CHAMPS (jEiîf) , né à Bcn ger«)c, en 1667, d'une ancienne famille établie dans le Périgord (1). Des Champs s'était voué au saint ministère; mais la révocation de Tcdit de Nantes étant venue briser sa carrière, il s'établit à Genève (2) et rendit à la République des services en considération desquels on plaça son portrait dang Thôlel-de-ville, On ignore le motif qui l'engagea h quitter une ville, où il jouissait d'une grande considération, pour aller habiter l'Allemagne. Il obtint la / cure de Butzow, et le duc de Mecklem- j bourg conçut pour lui une si haute eslime que, lorsque, après plus de vingt ■ années de travaux apostoliques, Des Champs sollicita la permission de re- ' tourner à Genève , pour surveiller l'éducation de ses fils , ce prince ne put se décider à la lui accorder. Cependant il consentit, vers la fin de 4 729, à le laisser partir sur la demande du roi do Prusse qui voulait l'attacher ï l'église de Buchholz près de Berhn ; mais à^

(1) Selon «ne tradition conservée dm* It famille, le cinquième airui de Jean Deschampi avait épousé une sœur de Thào'iorr de Bf:e.

(2) Danii un lôle de Kcfu^ies dont les biens avaient été conlisqués (Archiv. H. C67), nous lisons les nouis de deui Jean el d'un Pierre Dm Glianps da Périgord.

peine rendu k son poste , Des Champs mourut, à l'âge de 63 ans. Il avait épousé à Genève Lucrèce de Maffe (3), demoiselle du Dauphiné réfugiée dans cette ville , et il en avait eu huit enfants dont trois moururent jeunes. Les cinq autres se nommaient Gabiiel, Jacques, Jein, Antdoine et Sofhii.

Celte dernière épousa Simon , ministre à Berlin.

I. Le fils atné de Jean Des Champs, Gabriel , né en 1 703 , fut élevé page du grand-duc de Mccklembourg-Strilitz. Plus tard, il rentra en France cl s'établit c\ Rouen où il obtint la place de contrôleur des actes. Cette -circDUstancc prouve qu'il se convertit. Nous n'avons donc à nous occuper ni de lui ni de ses descendants, parn^i lesquels nous croyons devoir mentionner cependant ses petits-lils Emile et Antony Des Champs, connus avantageusement l'un et l'autre dans la littérature. .

II. Jacques Des Champs, né à Butzow en 1708, étudia la théologie à Genève, puis à Marbourg. A la mort de' son père, il fut appelé à le remplacer; mais en 4739, il fut placé à Berlin. Kn 4746, il fit annoncer dans la Nouvelle BibL germanique la prochaine publicatioD d'un Dictionnaire mythologique [étymologique?] françois en t vol. in-4% mais nous ne pensons pas que cet ou vrage ait vu le jour. Selon une publication récente {Memoir of Daniel Charnier, Lond. , 1852, in-8*), où nous puisons la plupart de nos renseignements sur la famille Des Champs , ce ne serait pas Jacques , mais Jean son frère qui aurait composé ce dictionnaire resté msc, et il ne l'aurait achevé qu'au mois d'avril 47G6. La réclame de la Bibl. germanique est conçue en termes trop clairs et trop précis pour que nous puissions y supposer une erreur. Jacques Des Champs ne bissa que deux enfants, une fille mariée avec

(3) Alexandre de Map, de VejrBe, mtreliand, fut reçu bourgeois de Geûève le 13 liée. 1715. En 1646, un Pierrg de Maffé s'était inscrit parmi les étudiiitK de VttMévaït lie Mttt Tille.

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Lefelwe y officier distingué du génie au service de Prusse, à qui revient en grande partie la gloire de la prise de Schweidnitz , et un fils qui se lit estimer du grand Frédéric par sa bravoure.

III. Jean Des Champs , le plus célèbre des quatre frères, naquit à lîutzowi le 27 mai 1709. En HiS, il fut en- "voyé à Genève avec son frère pour y faire ses études; mais la conduite un peu légère de ses 111s força le rigidepasteur de Butzow à les rappeler, en 1727, pour confier leur éducation à l'illustre professeur de Ma rbourg, Christian Wolf, sous la direction duquel ils restèrent pendant deux ans. Lesleeons de ce grand philosophe eurent unt influence décisive sur le développement moral et intellectuel du jeune Des Qiamps, qui voua à son sage Mentor un culte pour ainsi dire religieux , et se fit un devoir de répandre ses doctrines par tous les moyens en son pouvoir.

Après la mori de son père , il resta à Berlin attendant une place que la mal- ▼eillance d'un ministre rcmpécha d'obtenir, et consacrant ses trop longs loisirs à la composition de sonnets et d'autres poésies légères qui ne pouvaient rencontrer un accueil favorable que dans le cercle borné de ses amis , si l'on en excepte peut-être Tode qu'il adressa au jeune Baratier lors de sa visite à Berlin. Des Champs sentit luimôme la nécessité de se livrer ài des travaux plus sérieux, et il entreprit la traduction de la Logique de Wolf. Le prince royal de Prusse en ayant été informé, voulut , par esprit d'opposition contre son père qui haïssait les philosophes, qu'elle parut sous ses auspices.

Cette publication achevée, Des Champs partit pour Cassel, afin de s'y faire ordonner, rebuté qu'il était desdiflicultés qu'on lui opposait à Berlin , et il reçut l'imposition des mains d^ Martel, Roehentont ci Couderc»h iOjanv. 4737.

A son retour à Berlin , le prince royal l'attacha à sa maison en qualité de prédicateur ; mais, soit par sa propre iraprudence, soit, comme ilTaffirme, par les intrigues de l'envoyé de l'empereur

d'Allemagne à la cour de Prusse, il ne tarda pas à perdre la bienveillance de l'héritier du trône.

Sa disgrâce toutefois dura peu. be venu roi , Frédéric , qui l'estimait, le chargea do donner à ses frères Henri et Ferdinand des leçons de philosophie, et il resta auprès de ces jeunes princes jusqu'à son départ de Berlin, en 17i6.

11 quitta la Cour à la suite d'une nouvelle disgrâce causée par les attaques qu'il avait dirigées contre Voltaire alors au comble de la faveur , et se retira en Angleterre en passant par Hambourg et la Hollande où il se lia d'amitié avec M"' de Ncufville , la Sapho d'Amslerd^"^ *.aicc-da Ji^AO^i^^-professeur de mathématiques et de philosophie à Bois- Ic-Duc, et avec d'autres savants (1).

Débarqué ^ Londres, le 25 mars 1747, il s'y livra exclusivement h l'étude de la langue anglaise et à des travaux littéraires jusqu'en 1749, que Guillaume de Hesse lui fil offrir une chaire de philosoi»hie à (Cassel; mais l'église de la Savoye l'ayant, dans le même temps, nommé pasteur, en remplacement de Paul de Contenant y il remercia le prince de sa bienveillance à son égard, et après s'être fait ordonner par l'évoque de Londres, il eulra en fonctions au mo^gjgjyii^ 1 7ig. ^nelqueg anuécs

(1) Los sivaus quft je fréquentai le plus, lil-ou dans ses Mémoires, sont M. Boullirr, pastpur et tuteur du divers savans ouvrages de thcoloîîic et philosophie; M. de Chanf^pic son collègue, M. Wetzstcin, professeur d?s Arminiens M. Mnfisuet, l'un des auteurs de la Hibliolhèque raisonnée, M. Bernard^ jiMine médecin très-savant et berlinois, ctM. Cartier de SaiiU-l'hilippf, auteur du Je ne sais quoi, cl forrccteur, de même que le vieux M. La Motte si aimé des ienfnnt, des lieausohre et des Saurin, et qui me parut bien digne de cet hooneitr. Je contractai aussi des liaisons parlicalières avec d'auties geni de lettres de mérite, tels que MM. llrricoty Varnier, de Ckaufepié le jeune et L'Honoré, de même qu'avec MM. Chàlfiaiu, Uct Mazum et Courlonnr, très-dirTMii?collè;oesde.MM. les pasteurs Bnuilier cl (W Chnaf'epir , dont je viens de parler. Je liai au^^si une grande amitié avec un riche ne',:oriant nomi;ic i'a\fa!aiguf, homme de beaucoup d'esprii, irès-éclaire, curieux et exlrèmeraeiit liinsible, phénomène irès-raro dais une ville tuui livrée au rulie de Plutas tt ûê Mercure q^ l'eu AiBiterdtiB.

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plus tard, en !7Î36, il fut chargé d'assister Israël-Antoine- Au frère, ministre de la chapelle de S'-James depuis \ 727, dans Texercice de son ministère, et lorsque ce pasteur mourut, le 5 avril ^758, h r;\ge de 92 ans, il se mit sur les rangs pour lui succéder; mais on lui préféra Muisson. Il continua donc 5 desservir l'église de la Savoye jusqu'à sa mort, qui arriva subitement le 23 août 1767. Depuis 1760, il était un des directeurs ecclésiastiques de la commission de la Kcnéticence royale en faveur des Français réfuîriés. Ces détails, qui nous sont fournis par les Mémoires secrets do Jean Des Champs, rectifient et complètent ^ plusieurs égards l'Histoire des réfugiés de M.

Burn. Selon ce dernier écrivain, Aufrère, ^ qui son grand ûge ne permettait l>lus de s'acquitter de ses fonctions, prit pour adjoint, en ^56, Jacques Serces , et non Des Champs , qui ne ligure même pas dans sa liste des ministres de l'église de la Savoye.

Jean Des Champs a laissé quelques écrits, surtout des traductions qui ne

V. Cinç sermons sur divers textes expliqw^s selon la méthode du ci- Ifhre M. i^'olf, prononces devant S.

M. la reine de Prusse, avecun extrait de la part. II de la Philosophie pratique de M. W., trad. de l'allem., Berlin, Amb. Ilaudé, 1740, in-8'. — Ces sermons roulent sur le Pardon des injures, l'Extravagance des orgueilleux, la Bénéficence, la Perfection de l'homme et la Servitude du chrétien. Ce qui les distingue plus particulièrement, c'est quel';.:! leur les a composés sur les idées et le plan donnés par Wolf dans cinq sermons philosophiques insérés en diverses parties de ses Horae subsecivîe Marpurgenses.

VI. Le philoso2)he roi et le roi philosophe, trad. du latin de Wolf insérée d'abord dans laBibl. germaniqne; réimp. séparément avec la trad. de la Théorie des affaires publiques ^itie môme philosophe, Berlin, 4 740, in-4'.

VII. Cours abrégé de la philosophie Wol tienne en forme de lettres, Amst. et Leipz., 1743, 1747, 3 vol.

in-8*. — Les lettres du premier volo-

sont pas sans mérite. i mesontadressées à C(iôriY, jeune théo-

ï. La logique ou réflexions sur les y\oç;ien de la plus grande espérance

forces de Ventendeme^it humain, inày^ qu'une mort prématurée enleva', le 5

de l'allem. de Wolf, Berlin, 1736, S*. \ mai 17A1 ; celles du second, à Mous-

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