‹ La France protestante (volume 4)Chapitre 70 sur 189 · II. Recueil de nouvelles pièces sur son , pasteur à Stetlin · texte numérisé non relu

II. Recueil de nouvelles pièces sur son , pasteur à Stetlin

les erreurs j^ré tendues de la philosophie de M. Wolf, Leipz., 1736, 1737, 2 part. in-8\ — Ces pièces , au nombre de trois, comprennent 1" Le Mémoire de Lange contre la philosophie de Wolf; 2" La Réponse d'un auteur anonyme [Reinbeck]; 3" La Réponse de Wolf lui-mCme. Des Champs n'a fait que les traduire.

III. Extrait des thèses de M. Iloffman, professeur à Wittemberg, publié dans le T. XLII de la Bibl. germanique. — Critique de l'Histoire de. rétablissement de la monarchie française dans les Gaules, parTabbé Dubos.

IV. Recueil de cinq sermons de J.-G. Reinbeck, trad. de rallem., Berlin, 1739, in-8". — C'est p.nil-rtre le même ouvrage que le suivant, dont le Journal lilt. d'Allemagne rend compte.

VIII. De la conversion de Saint- Paul, trad. de l'anglais de Lyttelton,

IX. La religion chrétienne prouvée par le raisonnement, trad. du Tentîimen systemal. theologia; de Wyttenbach, Cassel, Etienne, 1753, in-8*.

X. Dialogues des morts, trad. de l'anglais de Lyttelton, 1760.

XI. Discours sur cette question curieuse: Tout est-il bien, où Von compare le système de Pope et de Leibnitz sur le meilleur monde, 1 755.

— Msc. conservé dans sa famille. Ce discours avait été écrit pour un concours proposé par TAcadémic des sciences de Berlin, en 1755.

Xn. Examen critique du commentaire du docteur Sykes sur VEpUre aux Hébreux, publ. eu angl. 4756,4*.

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Xm. Mémoires secrets , msr. en 2 vol. in-4% constMv. dans sn fiimille. — Récit quelquefois intéressant de ses petites aventures depuis son arrivée ^ (îencve.

Des Champs a publié, en outre. Les dernières heures de Frnl/ric-Gmllauyne, annexées plus lard h l'histoire de ce prince, impr. en Hollande en 4740; nue Lettre de Jean Atétho-^ jphile sur la dernière campagne de Bohême et un Extrait de la logique de Regnault, ins. dans le T. II. de rOhsen-ateur hollandais (I7i")); il a fourni divers articles à laNouv. Bibl. germanique, h la Bihlioth. impartiale et au Magasin français de Londres; il est aussi l'auteur de presque tous ceux de théologie publiés dans le Journal britannique de Maty. et pendant plusieurs années, il a envové de Londrci au Journal encyclopédique des articles littéraires, que Téditeur se permit plus d'une fois d'altérer pour plaire ù Voltaire.

Jean Des Champs avait épousé, le i avril 1753, Judith Charnier^ morte le 27 déc. 1801. 11 en eut six enfants : trois ne vécurent que quelques mois ; les autres se nommaient JeanEzéchiel, qui suit; Dorothée-Sophif, née le 21 sept. 175.*), femme de John Mackie, morte à Vevay, en 1819, et Slsanne- JcDiTU, née le V oct. 1759, mariée à Thomas Cave Winscom, vicaire de Warkwortb, morte en 1820.

Jean-Ezéchiel, né le 30 mai 1754, fut présenté au baptême ^Arliarhauld, pasteur de réglise \vallonne, de Londres, par /é?fl»Chamier S(ui oncle, et parSwsanne Charnier, SIX ^T'jiiïir mm. Il fut nommé, à Tâge de dix an», pour entrer, à la première Tacance, dans Tinstitution de Charler-llouse, sous le patronaprede la reine Charlotte. Majendie,(h\)\m évêque deBauij^or el son condiscijde, se plaisait h ré]»éter que jamais il n'avait connu un meilleur lalinisle; Ton conserve, en effet, dans la famille Des Champs queUiues» traductions, faites par lui, à lMj.^e de seize ans, des meilleurs auteurs latine, ^mccs, français et

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italiens, et dont Télégrance donne une idée favorable de ses connaissances philologiques. Son père le destinait h la carrière ecclésiastique ; mais le jeune Des Champs, séduit par les récits des voyageurs, ne rêvait que les Indes Orientales, et ses prières obtinrent enCn de son oncle Antoine Charnier la permission et les moyens de visiter ces contrées célèbres. De 1772 h 1805, il fut employé h Madras dans le service civil de la compagnie des Indes, remplit pendant quelque temps les fonctions de secrétaire-général et fut enfin nommé membre du conseil de la présidence.

D'un caractère généreux et libéral, il aimait à mettre son influence au service de ses amis et des jeunes gens de mérite que leur pauvreté ou le manque de protection aurait laissés dans l'obscurité. A son retour en Angleterre, il accepta la place de trésorier de l'hf^pital de Saint-Ceorges et celle d'ancien de l'église, eu 1819 (I).

Des Champs passa les dernières années de sa vie dans les joies paisibles du foyer domestique et dans la société de ses auteurs favoris, de Grotius surtout qu'il regardait comme le meilleur interprète de l'Ecriture-Sainte. Malgré toute son instruction, il ne se sentit jamais possédé de la fureur d'écrire, et ce fut seulement sur les instances réitérées de ses amis qu'il se décida à publier .1 Meteorological accouut of theireatherat Madras frorn 1 janeto 31 may, 1788, in-4', ouvrage devenu extrêmement rare. 11 mourut le 23 fév.

1831. Depuis 1780, il avait pris le nom et les armes de Charnier^ conformément aux dernières volontés d'Antoine Chamier qui l'avait institué son héritieruniversel.De son mariage avec Georgia}m-GraceS\Wei\^V?im\x^\\\\\inabv, célébré à Mijdras le 1 oct. 1785, étaient nés !• Geoiuîiana-Sophik, qui épousa, le tO sept. 1814, Thomas

(1)11 ne faut \>^^ Iff roiifondre avec un au- Irf Jfiin />rt Onnujis, din'riour «le IMiûpital dos lU'liiu'ii"^ .1 l.oM'ln*? m 17.j8. Olui-ci iMail proliahW'iiinil lils do /'/>rrr /»rv Champs, qui avni! iriindi U"^ iut'infi> foiiclious l'n 173C, el d'Etisah'th Uane'.

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Duer Broughton, colonel dans l'armée (lu Bengale; — i" Chari.otte-Grace, morte en 1 805, sans avoir 6l6 mariée ;

— 3» Harriët-Emma, alliée, en 1813, à George Gowan, employé au service de la compagnie des Indes à Madras ;

— 4" Carolini-Louise , femme , en 4 84 3, de Robert-Edward Broughlon, frère du colonel et magistrat de police de Mary-le-Bone ; — 5' Franges- Amélie, mariée, en 1818, avec le révérend George Porcher; — 6* George-FitzwiLLiAM, employé au service de la compagnie des Indes, qui épousa h Baroda, en ^ 81 2, Marie-Catkerine Evans ; — ?• Charles, mort jeune; — 8" Henri, qui suit; — 9* Frédéric Cliamier, capitaine de vaisseau, auteur d'une série de romans maritimes intitulés Life ofa sailor, Ben Hrace, Spitfire^ Arethusa, The Gamester,JackAdams, Périls of beauly, Konigsmark^ The unfortunate man , Tom boyclhig, ainsi que d'une /?tfcw(?(Ze la révolution française de 1848, et continuateur de l'Histoire navale de James jusqu'à la campagne de Navarin; — lè»WiLMVM Charnier, ministre do l'église anglicane à Paris, marié, en 1834, 'Ji\QC Emilie Crookenden et père de plusieurs enfants; — ir Edouard, employé au •ervice delà compagnie des Indes, mort en 4836 à l'âge de 29 ans.

Henri Chamier, habile interprète des langues orientales, entra au service de la compagnie des Indes en 1813. En 4826, sir Thomas Munro le nomma secrétaire du gouvernement au fort Saint-Georges et s'en ht accompagner dans son voyage à travers les provinces méridionales. Après avoir rempli pendant 12 ans, depuis 1 83 1 , les fondions de secrétaire-général, il prit dans le conseil de la présidence la place que son père y avait occupée avant lui. Il avait épousé h Minlras, en 1816, Annr- Àntoinette-Evcluia Thurshy qui le Jaissa veuf avec onze enfants : Gfor- 6IANA-G race, mariée à M.Hhas.fîi \ 83"), *vec John Chardin \\ r<)i:i);ii;on . cl morte en 1847; — IIarrilt-Muuv, f;mme,en 1838, de John Richmond,

médecin à Madras ; — Jean-Henri el Dora-Maria-Evelina, morts jeunes; — Cuaules-Frédéric , employé de la compagnie des Indes, né en 18:25, marié, en 1849, li Florence-Lé titia-Fré^ dérique Brown^ qui le laissa veuf, en 1851, avec un fils, nommé Henki ; — Virginie-Mathilde, femme, en 4844, de James KeUie, médecin à Madras ; — Edouard, mort jeune; — Fanxy-Viegime-Evelina, alliée à Madras, en 1847, au capitaine James Whistler; — Francis-Edward-Archibald, enseigne dans le t^^"^* régiment d'infanterie da Bengale, né en 1833; — Etienne- Henri-Edouard, né en 1 834, et Hbnbi- Jean-Frédéric, mort jeune. En secondes noces, Henri Chamier épousa à Madras, le 26 sept. 1839, Marie-Elisée heth, fille du général sir Jasper Nicolls, qui lui donna encore trois enfants : Henriette, Edwin-Francis et Daniel- Van-

SITTART (1).

IV. Antoine Des Champs, né ven 1711, entra comme cornette au service de la Saxe, en 1731 . Dans la campagne de Silésie, en 174;'), où il servit avec le grade de capitiâne de cavalerie, il reçut quatre blessures et fut fait prisonnier. Il mourut lieutenant-général de l'armée polonaise.

Di:s COSTILS-BRISSET, marchand de Rouen. Sa femme étant tombée malade en 1 68 1 , le curé de la paroisse, suivi de son vicaire , se rendit auprès d'elle dans l'intention de la con • vertir, et sans écouter les représentations du mari , il s'établit d'autorité au chevet de la moribonde qui, plongée dans une espèce de léthargie , ne put ni l'entendre ni lui répondre. Le clergé romain, surtout en Normandie, n'avait pas attendu que les ordonnances l'autorisassent à violer ainsi le domicile des citoyens, pour se livrer aux barbares inspirations d'un zèle fanatique. Dès

(1) M. Ilonri Chtmicr t rais a notre diipv

sitioii, avop lapins ^TS-iousc oblijfcinre.toiis If 8 ilofuiMcMiti <|nil posM'.Jo <iir le< familles (Iliaiiii'Y n |)»'s Cliam;)^;. 11 a rat'me bien \ou- !.i J'O dniirior !a priiu* de revoir imk arlif mî», q=ii o.Troiit, par couscqucul, toute l'exariiiude désirable.

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4659, Low^JYd'Orbec, deSaint-Marcoulj du Colenliii, M"' de La Paulière de Fontaines avaient été persécutés dans leurs derniers instants par des prêtres qui n'obéissaient, nous voulons le croire, qu'à la voix d'une conscience peu éclairée. Dans le cas dont il s'agit, le curé, voyant qu'il ne pouvait tirer un mot de la malade, s'éloigna, mais pour revenir le soir méuic, accompagné du lieutenant-particulier, qui ordonna à Brisset et à ses tilles de s'éloigner, et s'empressa de dresser procès-vcrhal de rébellion, le pauvre honuue ne s'étant pas assez emj)rcssé d'obéir. Pareille scène s(! lonouvela le lendemain, el la malade fut déclarée catbolique.

Le mari adressa au roi une plainte signée par un grand nombre de Protestants, et entre autres par l'avo ;at Marin, son parent; mais avant qu'on .eût reçu la réponse, la malade mourut, et le clergé catbolique eut la satisfaction de Penterrer à sa mode. De semblables faits peignent mieux (jue les plus éloquents discours le triste, sort des Protestants sous le règne du (jrand roi ; voilà pourquoi nous nous faisons un devoir de les rapporter.

DLSCOLSl; (Ci:LSE-llL(iLEs), jurisconsulte célèbre, né h Cbàlons-sur- Saùnc, vers 1 480. On sait peu de cbose sur sa vie. Destiné de bonne beure aux lettres. Descousu fit sa philosophie à Paris ; c'est le seul point sur lequel ses biographes soient d'accord.

Selon le P. Jacob, il étudia le droit à Bourges ; selon Boubier, ce fui à Turin et à Pavie ; ce qui est certain, puisqu'il nous l'apprend lui-même, c'est qu'il prit le bonnet de docteur en Italie, à Tàge de vin^-deux ans. Après avoirexercé, pendant quelque temps, la charge d'assesseur du po(lesl;it de Milan, il revint en France et fut nommé professeur en droit canon à Montpellier ; mi;is au l)oiit de deux ans, entraîné par son inconstance naturelle ou pour tout .'iulre nioiif, il quitta sa jdace et se mit à jiarconrir la Flandre «-t i'Kspagne, sr»n érudition lui gagnant partout de puissants auiis. « Je doute fort

qu'il soit mort catholique, » dit le P. Claude Perry dans son Histoire de Châlons. Cette assertion indigne Bouhier qui déclare qu'elle est sans fondement.

Nous croyons pourtant qu'il a tort, parce que l'on observe chez tous les jurisconsultes éminents du xvi* siècle une tendance plus ou moins prononcée vers la Réforme et une hostilité plus ou moins déguisée contre l'Eglise romaine.

Aucun biographe de Descousu ni aucun bibliographe n'a donné une liste exacte et complète de ses nombreux ouvrages. Voici ceux qu'on mentionne plus particulièrement.

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