XV. Consilia de rehnsjnris, Lu^'d., 1570, 1586, in-fol
XVI. ClaUrSuUe et conchtsiones in utrin$quejuri$,\Qïie[., 1570, in-i».
XVII. Additiones iii Practicam Lanfranchi deOriano, Colon., 1572.
XVIII. Dominici à Saticto Germi^ niano Commentarii in lihrum scxtum Décret alium cum additiouibus, Venet., 1578, in-fol.
Il a fait en outre des apostilles sur divers ouvrages d'Antoine de Piilcrrae, de Rcbuffe, sur la Glose d'Acrurscelc.
DESKIUIKT (A:iDRÉ). né à Valence, en 1687, d'une famille noble, mort i Marbourg, le 20 janv. 1726. Dès son enfance, Deserret fit paraître beaucoup de pénétration et de capacité. Ses parents, charmés de ses heureuses dispositions, l'envoyèrent à Paris faire ses études; il y passa plus de dix ans à apprendre le latin, la philosophie d'Aristote et la théologie scolastique. C'était le temps où les querelles du jans^énisme étaient dans toute leur force. Deserret se trouva compromis dans ces violentes disputes, et pour échapper aux vengeances des Jésuites, il dut se sauver en Allemagne, où il embrassa la religion protestante. Le landgrave de Hesse lui fournit généreusement les movens de recommencer ses études à l'université de Marbourg el à celle de Genève. En 1716, il fut nommé pasteur de l'église française de Marbourg, et en 4721, professeur de philosophie et d'éloquence française. 11 mourut en 1726, et non pas en 1721, comme le dit Allard. Il a laissé divers écrits qui n'ont pas été imprimés, car c'est sans raison qu'on lui attribue l'Histoire des savans de liesse. 11 avait épousé, en 1717, MarieSvsa tOie Gachet (\oni\[Qu[ i\Gu\ fils et deux filles. Jacques Vandervelde prononça son Oraison funèbre qui a été publiée. — Il serait possible que Phinées et Jeau Deseret , nommés l'un et l'autre directeurs de ^h'^pitnl des Réfugiés à Londres, le premier en 1765, le
second en 1795, appartinssent à la même famille. Leurs ancôtres s'étaient établis en Ecosse.
Jir.SGALLA US (Nicolas), ou Des Gallards, en latin Gallasius, seigneur de Saules, près de Paris, pasteur de l'Eglise réformée. Le lieu et la date de la naissance de Des Gallars sont inconnus; on sait seulement que, dès l'année 1543, il exerçait les fonctions du ministère à Genève, où il obtint droit de bourgeoisie en 1551. Deux ans plus tard, en 1553, il fut appelé h remplacer Bourgoin à Jussy, presque aux portes de celte ville. En 1557, François de Morel, que son zèle pour la propagation de l'Evangile avait mis trop en évidence, ayant été obligé de se retirer en Suisse, Des Gallars s'ofirit pour le remplacer {Archiv. de la Com^mgnie des pasteurs^ Reg. A). La violence de la persécution l'obligea bientôt à quitter à son tour Paris où il eut pour successeur, dès le mois de janv. 1558, J^fl» Macard, de Crau en Provence (1). Il retourna donc 5 Genève. Dès cette époque, un grand nombre de Français se réfugiaient dans les pays étrangers. Ceux qui avaient cherché un asile en Angleterre, y avaient établi depuis longtemps une église; mais elle avait été dissipée sous le règne sanguinaire de Marie. L'avènement au trône d'Elisabeth permettant aux Français réfugiés de se réunir de nouveau, ils demandèrent à Genève un pasteur qui réorganisât leur église. Des Gallars leur fut envoyé en 1560, h la recommandation de Calcin qui l'avait en grande estime, et il remplit cette mission avec tout le succès désirable, malgré ses disputes avec son collègue Pierre Alexandre^ d'Arles, qui, comme commensal de Tarchevéquc Cranmer, avait dû fuir à Strasbourg pour échapper aux sanizlantes vengeances de Marie, mais qui était retourné en Angleterre depuis la mort de cette reine fanatique. Ce fut pendant
(1 ) Jetiii Macard avait rrcQ Kratuitemeot \f% droits (U> bourgeoisie a Genève, avec soa ûls Jean^ le 27 nov. liioG. Il mourui aa mois de stpl. loCO.
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son séjour à Lojidros, ciifil fat c\\o\<[ pour im des chainpionsili; la lUîformoau célèbre colloque de Poissy, où il jou i un rôle important, comme nous faYons vu ailleurs (Toy. BÈZK). Les conférences terminées, il reprit la route d'Anjj'leterre; mais sa santé ne s'accommodaut pas du climat, il revint sur le continent en 15C3, et fut donné, en 150 4, pour ministre îi Té^^lise d'Orléans. L'année suivante, il fut choisi pour présider le cinquième Synode national qui se tint à Paris. Nous av(ms publié [Pièces justif, N* XXIV) les acte? généraux de cette assemblée; parmi les faits particuliers, un seul nous semble devoir offrir encore aujourd'hui de Tinter.'!, parce qu'il fournit une preuve, entre cent autres, que la liberté d'examen proclamée par les réformateurs n'était qu'une fiction. Jean Du Gast , qui avait émis et soutenu à Poitiers quelques opinions hétérodoxes sur les deux natures du Christel la divinité du Saint- Esprit, fut forcé par le synode de les rétracter, absolument comme il l'aurait été par la Sorbonne s'il avait professé le catholicisme. Sous la rubrique d'Avertissements aux éjjlises, on trouve des conseils, la plupart pleins de sagesse, qui auraient pu, selon nous, <'tre convertis en injonctions formelles [)ar le synode: Les anciens ne doivent être changés que pour des causes très-urgentes; — Les miuistres ne recevront un étranger à la Cène que s'il est muni, autant que possible, «l'un certificat délivré par le pasteur ou les anciens de son éirlise; — Les ministres doivent prêcher et écrire avec modestie et gravité;
— Les églises entretiendront dans les universités des étudiants en théologie;
— Il serait bon que la Cène se célébrât plus de quatre fois par an, comme dans l'Eglise primitive; — Les ministres étant attachés aux lieux, non aux personnes, ne doivent pas suivre Irs seigneurs dans leurs voyages ; — Les ministres et leurs familles sont exborlés à donner l'exemple delà mndrslie dans leurs vêtements; — Les moines ou les nonnes qui quitteront leurs monastères,
seront au moins nourris par leurs frères et somrs, qui seront contraints par les plus fortes censures ecclésiastiques à remplir ce devoir, s'ils s'y refusent.
Des Gallars était encore k Orléans en 15G8. Il assista, en l.')7(), au Synode national de La Rochelle qui l'élut secrétaire, et qui le choisit avec ce qu'il y avait alors de plus distingué parmi les théologiens de l'Kglise protestante en France, pour répondre aux livres des ennemis de la Réforme. Jeanne d^Alhrct, qui connaissait déjà son mérite et qui venait d'apprendre à mieux l'apprécier encore, le nomma son ministre après la cl «Mure de l'assemblée. En 4 57i, Des Gallars assista de nouveau au Synode national de Nismes, qui l'accorda pour un an encore à la reine de Navarre. 11 accompagna à Paris cette princesse dont ses ferventes prières adoucirent les derniers instants. Il est très-vraisemblable que Des Gallars ne survécut pas longtemps ii la Saint-Barthélémy. Il laissa un Uls, nommé Daniel, dont la destinée est inconnue.
Les ouvrages de Des Gallars ne sont ni nombreux ni importants, et ils sont tous très-rares. En voici la liste.
I. Defensiopro Farello et collegis ejus ado. Pelri Garoli thcologastri caliimniaSj Gen., 1545, in-8'.
H. Trad. latine du Traité delà Cenc^ par Calvin, 1545, in-8\
m. Trad. latine de Vlnventaire des rclujurs^ par Cdlvin, 1518, in-8«.
IV. Trad. latine du Traite contre les Anabaptistes et les Libertins, par Calvin, 1549, in-8'.
V. Resjfonsio pro i. Calvino ad ineptias et concilia J. Cochlœi, (jcn., 1549, in-8'.
\T. Commentaire de Calvin sur Esfue, l55iî,in-4''. — Simlercite6^o?/tmentarius in Esaïam ex leclionibus et concionibns Calvini, Gen., in-lbl.
Faudrait-il en conclure que Des Gallars publia aussi le texte latin ?
Ml. (-onir/ienéariiin Exodum^cum icj'lic bl'j/io, Gen., J. Crispin, 15b0, in-fol.