‹ La France protestante (volume 4)Chapitre 73 sur 189 · VIII. Forma politia cccksiasticœ · texte numérisé non relu

VIII. Forma politia cccksiasticœ

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nuper itutituta Londini in cmtu GaU lorum, Lond., 1561 , in-i". — Selon Du Verdier, ce livre a ététrad. en franc. SOUS le titre : La forme de police ecclésiastique instituée à Londres en V église des François, Lond., \ 56 1 , 8*.

IX. A iriefe rehearsal of the doings atPoyssye in Fraunce, Lond., 1564, in-4 6.

X. Notes sur le N. T. avec une préface, in-S\ — Séncbier suppose que ce volume, dont le premier feuillet hmi déchiré dans le seul exemplaire qu'il ait vu, forme une partie du ï. Il de redit, de la Bible donnée par Des Gal- Iars(Gen. et Lyou, 1u6i, in-fol. et in-8*), qui y ajouta des notes. On sait, en effet, que Des Gallars a beaucoup travaillé sur les Livres saints. Outre les Commentaires cités plus haut, il a mis une Préface ^ la Bible de Genève, édit. de 1564, in-fol.; il a revu et annoté redit, de 1563, in- -4% et il a composé sur le N. T. une î^'lose tirée presque entièrement, comme il l'avoue dans l'avertissement au lecteur, des expositions de ceux de son temps qui avaient le plus travaillé ^ éclaircir l'Ecriture sainte.

XI. Traite de la divinité de J.-Ch, contre les Arriens, Orléans, 1565, in-8'. — Trad. du latin de Calvin.

XII. De divinâ Christi essentià adv. Nearianos, Aurel., 1566, in-S".

Selon Sénehier, cet ouvrage p;irut la môme année en franc, à Lyon. N'v aurait-iî pas confusion avec le N' XI ?

XIII. D. Iranei opéra curn annotationihuSy Paris., 1570, in-fol. — Cette édit. offre, déplus que les précédentes, une Préface exposant le plan de l'ouvrage et faisant ressortir l'utilité de la lecture des anciens docteurs; une table des tournures grecques qui se rencontrent dans Irénée; un grand nombre de fragments récemment découverts ; des sommaires à chaque chapitre ; In citation en marge de tous les textes bibliques cités, et des notes explicatives sur les endroits obscurs.

Des Gallars avait entrepris sur (-ypriea un travail semblable qu'il n'eut

pas le temps d'achever. C'est lui qui a réuni et publié en un vol. les Opuscules de Calvin , et on le regarde comme l'auteur des Prières qui ont été placées à la suite des Psaumes traduits \}\\iMarotQiIihe. Ancillon affirme qu'il travailla aussi à V Histoire ecclésiastique des églises réformes au royaume de France. On conserve à la Bibiiolh.

de Zurich plusieurs lettres de ce savant ministre relatives à ses querellesavec Alexandre. Nous n'en avons trouvé qu'une seule dans les Bibiiolh.

de Paris; elle fait partie du vol. 268 de la Collect. Dupuy.

Di:s HOMMES (N.), seigneur de La Rivière-le-L\s, un des plus braves et des plus habiles capitaines huguenots.

Nous pensons qu'on doit distinguer ce gentilhomme poitevin dû La Rivière^ cornette de l'amiral de Coligny, le même peut-être qui fut blessé, en 1574, au siège de Domfronl, comme aussi d'un Des Hommes, qui fut député, en 1619, an synode provincial du Berry tenu à Sancerre, par l'église de CIiatillon-sur-Loing.

Tout ce que l'on sait d'ailleurs de certain sur le compte de La Rivièrele-Lys, c'est qu'il combattit à Moncontour, et que la bataille perdue, il se relira à La Cbapelle-d'Augeron, où il fut bientôt assiégé par les Catholiques; mais il se défendit vaillamment jusqu'à ce que Briquemault vînt le dégager.

Retiré à La Rochelle après la Saint- Barthélcmy, il fut choisi, après la retraite de La Noue, pour diriger avec quatre autres capitaines, Chaillou^ Des Essarts, Normand et GargouUleau, les travaux de la défense. Résolus de lutter jusqu'à ha dernière extrémité, les Rochoilois confièrent à ces cinq chefs le pouvoir le plus étendu ; mais à condition qu'ils n'entreprendraient rien .?ans consulter le maire et le conseil de ville. Ce n'est point ici le moment de raconter l'histoire de ce siège célèbre. Lorsque nous le décrirons dans tousses détails, nous ferons ï La Rivière-le- Lys la part qui lui revient dans les

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exploits des héroïques habitants de La Bochellc.

M. Massiou, s'appuyant nous ne saTons sur quelle autorité, afftruic que La Rivièrc-îe-Lys était le gendre de Vicilleville. Une généalogie mse. lui donne , au contraire , pour femme Claude de Ponloise, dont il eut une fille, nommée Hlnée, et un lils. Ce dernier, appelé Benjamin, fut forcé de renoncer ài la carrière des armes par une blessure qui le priva de la vee. Il épousa une iille Des Liardières qui lui donna un fils, nommé Samuel, marié avec Marû de Grenouillon. — Un Des //oîwwe6' figura comme ancien dans le consistoire de Téglise française de Berlin, en IC88.

DLS IS^.iUDS ou ÏSNARD. Deux branches de cette famille ont professe le protestantisme ; Tune habitait Orange, l'autre le Dauphiné.

I. Branche i>'Orange. Galricl Des Isnards, conseiller au parlement d'Olange, quitta sa charge, en l.'iG.'J, pour embrasser la religion réformée. Son fils Ultsse remplit les fonctions de procureur-général au même parlement à une épo({ue d'agitation et de troubles. En ^604, Dlacons le fit enlever par représailles et le retint assez longtemps en prison. Il mourut en ^619, laissant de son mariage avec Marguerite de Colla: Lalrent qui suit, Paul, mort sans alliance, et quatre filles.

Laurent Des Isnards, capitaine d'une compagnie franche d'Orange sous Philippe-Guillaume de Nassau, quitta cette ville pour aller s'établir à Lussan. Il épousa Rolette Martin de Nismcs, dont il eut Antoine. Ce dernier, qui prit pour ïtxmw^Jeamie ArnavJd, fille At Jacques Arnauld^ capitaine d'infanterie, et de A'. Sahattier, entra dans la finance, h la sollicitation de son oncle Jacques Arnauld^ receveur-général de la ville de Menin. et alla s'établir en Flandre où il mourut en 1678, laissant deux enfants en bas-âge, Hk- MOND et Jean, (jui se convertirent à l'époque de la révocation.

IL Branche du Dauphiné. Cette branche descendait de Matthieu Des Isnards qui vivait vers loOO, et se divisait en deux rameaux fondés par les fils de Sébastien.

Charles Des Isnards, seigneur d'Odefred, servit sous/)<?* Adrets dans la première guerre civile (iVEu 1567, il fut appelé à Orange, avec Bernard de Nions, par le gouverneur qui leur confia le commandement des deux compagnies levées pour mettre cette ville et Courtezon h l'abri des entreprises des Catholiques. Il se trouvait encore à Orange en 1571, lors de l'elTroyable massacre qui ensanglanta, pour la seconde fois, cette ville, et il en aurait été victime sans sa présence d'esprit et son courage. Lorsque le tumulte commença, il courut sur le rempart et s'étant glissé dans le fossé au moyen d'une corde, il pars'int h se sauver. De son mariage avec Claude de Merles, d'une famille noble de Courtezon, naquirent Pierre, qui suit, et Catherine, femme, en 1 583, de Jean Faure, sieur de La Motte.

Pierre Des Isnards, capitaine d'infanterie, fut député par le Dauphiné à l'Assemblée politique deMontauban, en 4581, ^yiicSaint-May et àeBurle. Il épousa Louise de Gardinon, dont il eut Henri, capitaine d'infanterie, et Marguerite , femme de Pierre de Bologne, seigneur d'Alençon.

Le frère de Charles Des Isnards, nommé Antoine, co-seigneur d'Odefred, laissa de sa femme Geneviève de Borne, Pierre, qui épousa Claire Du Plan et en eut Pierre Des Isnards, vivant en 1668.

Au milieu du siècle dernier, celte branche de la famille Des Isnards n'était plus représentée que par une fille.

DES MAIZE.VLX (Pierri), fils d'un ministre protestant (i), ne en Au-

(1) A la nii^mp époque, Louis Isiiard, lieutenanl do François LoiUrt, seigneur de Sifoyer, dcfcndil, niai«i sans surrès, le château de ro nom, qui fui pris el réduil en cendres par les Catholiques.

(2) Son père etali t^è$-v^ai^cInblablemenl

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vergnc en 4 (*)()(>, mort à Londres au mois de juin 4 745.

Les particularités de. la vie de Des Maizeaui no sont pas connues. On sait seulement qu'il se réfugia en A.nj,'letcrrc et qu'il fui membre de la Société royale de Londres. C'était un écrivain instruit, également dislinjîuc comme philosophe, historien el biographe. Il a laissé quelques ouvrages qui, malgré leur prolixité, se lisent encore avec plaisir à , cause des faits curieux qu'ils contiennent.

L Mélange curietix des meilleures j)ièees attribuées à Saint-Evremnnt, et de plusieurs antres ouvrages rares ou nouveaux, Amst, 1 706, 2 vol. in- 1 2; Cologne [Utrecht], 1708, 2 vol. in-1 2; nouv. édit. où l'on a retranché plusieurs pièces pour en ajouter de plus intéressantes, Amst., 17:26, 1731), 2 vol. in-

IL Vie de Saint-Evremond , sans date ni nom de lieu, in-i"; La Il^iye [Rouen], 1711, in- 14, et déjh en lOte des Œuvres de Saint-Evremonl, à la publication desquelles il eut part (Colog. [Utrecht], 1708, in-i"). Au jugement de Moréri, c'est un écrit exact, curieux, bien détaillé et qui fait parfaitement connaître Saint-Evremont et ses ouvrages. La meilleure édit. est celle d'Amsterdam, 1726, in-1 2. Lelong en indique des édit. do Londres, 1705, etd'Amst., 1706.

11 L Vie de Boilean Despréaux , Amst., 1712, in-12.

IV. Life 0/ John Haies and ChiUingworthy Lond. 1711), l7 2o, in-8^

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