V. Collection of scverat jyieces of John Locke, 1720, in
VL Recueil de diverses puces sur la philosophie, la relig ion nai urelle, Vhistoire, les rnalhématigues par
Louis Des Miiizrnuc, iMsIi'ur de Pailli.'il t\<'pnis 16(iO, *\u\ Un mis en ju^nncnl, vu |i>S.., sous l'accusalion d'avoir «lit dans un srinioii que chez les Uomains le nom de roi e'.ail odicux, et d'avoir exhorlé ses frères ii hoiiorrr leur souverain (pioiqu'il les traitai rij:iiHi(iisement, en ajoutant : Il est romme un ixiîj |>ère qui «'hâlie ses enfants el ne laisse p.i.-^ dr les aiunT. Nous i'sjnorons l'i-sue de ce pi («ces (Afch, Tt. iX\}.
Leibnitz, Clarkc, Newton, {Collins) et autres aalcvrs célèbres, Amst., 1720, 2 vol. in-l 2; 1740, 2 vol.in-12. — Les Lettres de Clarke ont été trad.
par La Roche ; les llechcrches de Col lins par de Bons.
VU. Œuvres diverses de Bayle, La Haye, 1727-1731, 1737, 4 vol. in-f.
VIII. Lettres de Rayle, Amst,, 1729, 3 vol. in-1 2. — Des Maizeaux y a joint des remarques souvent utiles, toujours curieuses.
IX. Histoire naturelle, civile et ecclésiastique du Japon, La Haye, 17J9, 2 vol. in-fol. — Trad. de Kempfer.
X. Vie de Rayle, La Haye, 1732, 2 vol.in-12, et depuis 1730, en tête du Dict., de Bayle; trad. en allem. par Kohi, Hamb., 1731, in-8'.
XL Scaiigcrana, Thuana, Perroniana, Pilhœana et Colomesiana, ou Remarques historiques , critiques, morales et littéraires de J. Scaliger, etc., avec les notes de plusieurs savans, Amst., 1740, 2 vol. in-12. — Le bibliographe Watt en indique une édit. de 1711, est-ce une erreur? — Des Maizeaux, éditeur de cette collerlion de livres en Ana , a rais en tête du Scahgerana une Histoire des Scaiigcrana el ajouté au premier Scaiigcrana les Remarques de Veriunieu, de Frauçois de Sigogne, de Taneguy Le Fèvre, de Le Clerc, de Le Dmhat, et les siennes propres ; le second Sca//- ^^/*rt;irtestaccompagné, dans cette édit., des Remarq. de Sarrau, Daillé^ Co lomics, Le Clerc, Le Duchat et Des Maizeavx.
DesMaizeaux a été aussi un des plus actifs collaborateurs de la Bibliothèque britannique et de la Bibliothèque raisonnée. Il a fourni également quelques articles îi Fllistoire critique de la république des lettres. On trouve plusieurs de ses lettres parmi celles de Bayle; dans les Nouvelles de la république des lettres (avril 1704), une Lettre sur Arnaud d\indilly; dans le inr-mc recueil, \\x\q. Explication d'un passage dlUppoerufe, contre l'harmonie préétablie de Leibnilz; dans le
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Journal des sa vans (;innée I7ii), une Lettre rente de Londres à M. l'abbé de Veissière touchant Vart d'imprimer des tableaux et des portraits en couteur^ relative h lu découvcrle du peintre Le Jihnd qui avait trouvé « la manière d'imprimer les tableaux avec la môme exactitude (jue si on y eraployoit le pinceau et avec la mùme facilité qu'on imprime les toiles et les estampes. » Eniin, selon M. Quérard, Des Maizeaux a donné une Irad. anglaise du Télémaque.
Di-:s .HAK-llS (Robert), seigneur de Saint-Âubin-sur-Arqucs. C'était dans son clicUeau ({ue s'assemblait, avant la Saint-Barthélémy (I), l'église protestante de Dieppe qui avait alors deux pasteurs , do La Grève (aliàs Lagroue) et Duoal. A la nouvelle du massacre de Paris, l'un et l'autre se butèrent de fuir, abandonnant leur troupeau qui fut bientôt dissipé.
Quelques-uns seulement opposèrent aux persécutions une constance inébranlable , comme Robert Le Mire et Jacques Bacoucl, qui, n'ayant pas voulu se convertir, reçurent l'estrapade de la main de Sigognes lui-mOme, le jour de Pùques 1. '573, et furent jetés en prison où ils restèrent jusqu'à la paix. Pour la même cause, Raoulin Simon fut promené par les rues en chemise, une torche au poing et banni.
Judith Servie fut traitée avec plus de rigueur encore; mais aussi son crime était énorme : elle n'avait pu s'empêcher de manifester sa joie en apprenant la mort du monstre qu'on appelait Charles IX. Condamnée au fouet et à la prison, elle persista opiniâtrement dans « son crime, » dit le prêtre Asseline, et en conséquence elle fut traînée sur la claie et pendue sur la place du marché.
Que devint le seigneur de Saint- Aubin dans ces terribles conjonctures?
Suivit-il l'exemple presque général en se convertissant? Nul ne nous l'ap-
(1) Dès 1563, il y aNait a Saiiil-Anbin une église desservie j>ar Jrnnde Monanges^ qui se réfu|it eu Angleterre à la Sainl-Barlbclemy.
prend. Nous lisons senlomenl d.Mis un msc. du fonds Sl-(iermuin (rinuais, N' 676, qu'il laissa de son miiri:ige avec Gabrielle de Mouchy un lils nommé Dam EL qui épousa Anne Ho! and. De ce mariage naquit Cjédéon, seigneur de Saint-Aubin. Ce nom biblique semble indiquer que cette famille continuait à professer la religion protestante. Gédéon prit pour femme Marie Matthieu^ qui le rendit père de deux Uls : Geoiuîk. sieur de Saint-Aubin, marié à Elisabctii Michel, dont il eut Geor- (JE et Antoinr; et Gédkon, qui épousa Judith Lucas.
J>i:s .u VivKTS (EsvïE),ministre de Vais en 16Î0. Le synode du Vivarais, cédant à des animosités particulière?, l'avait forcé, en 1620, de donner sa démission, sous le futile prétexte qu'il ne se conduisait pas avec as^ez de gravité, et Des Marets avait été |)lacé h Alais où il se vit encore en bulle aux calomnies d'un certain Cinnoicjr\ mais cette fois, le Synode national de (Castres, dévoilant l'intrigue, força l'accusateur à le reconnaître, ainsi que son collègue 6'c^«ra;i « pour de très-dignes et très- fulèles ministres de l'Evangile, d'une vie exemplaire et sans tache. »
Des Marels continua donc à exercer pjiisiblement ses fonctions h Alais jusqu'en I63il, qu'il fut condamné à mort pour n'avoir pas empêché les habitants de cette ville de suivre le parti de Montmorency ! Son collègue Couran fut banni, et Scoffler, ministre de Lunel, n'échappa aumOme sort que par un avis opportun qu'il donna au gouverneur d'Aigues-Mortes.IIùtons-nous d'ajouter que la sentence ne fut pas exécutée, puisque nous voyons par les Actes du Synode de Charcnton que le dilférend du ministre avec le synode du Vivarais n'était pas encore vidé en 1645.
in:s jnAUi:TS(SAML'EL), en latin Maresius, un des plus féconds, sinon des plus savants théologiens protestants du XMi* siècle, né à Oisemont, le 9 août l">99, et mort à Groninguc, le 48 mars 1673.
Depuis sa conversion à la religion
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r(*rormée, la famille Des Marcts n'avait pas cessé un instanl dtï se montrer fort attachée aux doctrines cvaniçéliqucs.
Lambert, homme honoré et opulent, avait exercé la charire (Fancien dans réglise recueillie chez le prince Porcien. Son tils David, seiji:neur du Ferct, non moins zélé que lui pour la cause de la Réforme, s'était établi à Oisemont où il remplissait les fonctions de juge ordinaire, de lieutenant civil et de commissaire de la marine. Il avaitépousé Madeleine Vauguet, dont la famille jouissait en Picardie d'une considération méritée.
La naissance de Samuel combla ses parents de joie; mais elle devint en mAme temps pour eux la source de bien vives inquiétudes. 11 était d'une santé si débile que, jusqu'à l'Age de douze ans, on fut obligé de le nourrir seulement de lait. Cependant, à mesure qu'il grandit, sa constitution se fortifia au point que, dans son adolescence, il pouvait disputer aux jeunes gens de son Age le prix dans les exercices les plus violents, et qu'il arriva h 74 ans sans avoir été jamais malade.
Dés son enfance, Samuel Des Marels montra une forte inclination pour l'étude. A sept ans, il avait déjà lu deux fois la Bible. A douze, il fut confié aux soins (VEsaïe Blanchard, ministre d'Oiscmont, qui lui apprit le grec et le latin, langues dans lesquelles il Ot des progrès rapides. Il n'avait que treize •ans, lorsque son père l'envoya à Paris faire sa philosophie. De là il se rendit à l'académie de Saumur où il étudia la théologie sous Gomar et l'hébreu sous Cap2)el\ mais il n'y resta que peu de temps. 11 alla suivre encore pendant un an les cours de l'université de Genève, et revint dans sa ville natale en 1619. David Des Marels qui ambitionnait pour son fils une place éniinontc parmi les ouvriers de la vigne du Seigneur, voulut qu'il se perfectionnât dans l'art de la prédication, auquel les Protestants ont de tout tiMups accordé une grande importance, et il pria .Sawm^/ Durant^ ministre renommé de Paris, de lui don-
ner quelques leçons d'éloquence, en attendant qu'il eût l'Age requis pour se faire recevoir ministre. Ce fut au synode de Charenton, en 1G:iO, que Samuel Des Marets fut consacré, et aussitôt il fut pourvu de l'église de Laon, qu'une tentative d'assassinat commise sur sa personne l'obligea de quitter eu 1623.
Voici comment un écrivain catholique, Devisrae, raconte cet attentat dans son Histoire dcLiion. D'IIurtebùe, gouverneur de La Fère, s'étant conyerti à b religion romaine, et sa femme ayant suivi son exemple après de longues hésitations. Des Marets écrivit à cette dernière pour l'exhortera rentrer dans l'Eglise réformée. La nouvelle catholique lui adressa en réponse un exposé des motifs qui l'avaient déterminée à abandonner le protestantisme. Le ministre de Laon les réfuta dans un écrit qu'il rendit public, et la hardiesse de sa réfutation irrita les Jésuites qui menacèrent hautement de se venger. Le 13 déc. 4 6^23, Des Marets, sortant de la maison de son oncle Samuel Vauquet^ fut frappé d'un coup de couteau en pleine poitrine. L'assassin s'esquiva cl la justice mit peu d'empressement à le découvrir. Les soupçons se portèreol sur le P. d'Aubigny, qui s'était déjà acquis une triste réputation dans le procès de Ravaillac.
Des Marels s'éloigna d'une ville où ses jours étaient ainsi impunément menacés. 11 vint h Paris où il ne passa que quelques mois. Dès 1624, le synode de Vitré l'appela à desservir l'église de Falaise en Champagne, et Tannée suivante, l'académie de Sedan lui offrit la chaire laissée vacante par la mort de C appel. 11 l'accepta à condition qu'on lui accorderait au préalable un congé pour visiter la Hollande et l'Angleterre. A|)rès avoir pris le bonnet de docleur à Li^yde, il s'embarqua pour Londres, et revint à Sedan à latin de 1625. Le duc de Bouillon l'ayant choisi pour son ministre, il dut l'accompagner dans sa campagne de Hollande, en 1G31, et fut placé comme pasteur à Maastricht, lorsque le prince en fut nommé gouY«r-
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neur; mais les nombreux désagréments que lui firent essuyer les Catholiques, surtout après la conversion du duc, le décidèrent à donner sa démission. En 4636, il fut appelé à Bois-le-Duc en qualité de ministre et de professeur de théolope; puis au commencement de Tannée \ 643, k Groningue, comme collègue de La Haye à qui ses inlirmités permettaient rarement de remplir les fonctions de sa pi a (te. Des Ma rets se chargea généreusement de le suppléer dans toutes les occasions, et, pendant les neuf années que ce digne pasteur vécut encore, il prêcha tous les dimanches, bien que sa nomination à la chaire de théologie et d'histoire ecclésiaitique lui eût bientôt imposé un double fardeau. Grâce à son inlatigable activité et à son zèle, il trouva le temps de sufGre à tout, et il rendit de si bons services à Tuniversité de Groningue en qualité de professeur et de recteur, que plusieurs académies , j;ilouses do sa prospérité, essayèrent de lui enlever on homme aussi habile. Montauban le demanda pour remplacer Garissolcs^ et ^ différentes époques, Marbourg, Lausanne, Leyde, Franckcr lui tirent faire inutilement les olfres les plus avantageuses. Cependant, sur la fin de ses jours, il se décida à accepter une chaire dans l'université de Leyde, et il se disposait à en aller prendre possession, lorsqu'il mourut.
Au jugement de Bayb;, Des Marels était fort laborieux; il écrivait avec facilité et avec beaucoup de feu et d'érudition. Paquet lui accorde aussi ces qualités, sauf la dernière. « Il n'écrivait, dit-il, que médiocrement le latin, savait fort peu de grec et d'hébreu, n'avait pas une intelligence profonde de TEcriture ni de l'histoire ecclésiaslique, et il avait h peine efilouré la morale.» L'écrivain belge est trop sévère.
Sans écrire le latin comme Calrin, sans savoir le grec comme Henri Estienne ou l'hébreu comme Cappel, Des Marets était aussi versé dansées trois langues que la plupart des meilleurs théologiens de son siècle ; il parlait, en
outre, l'italien et l'espagnol. Sonérudi tion était vi>sle; seuleuu'ntuous avt»uerons qu'il ne l'a pas toujours employée à défendre la vérité, aveuglé qu'il était par les préjugés de sa secte, ou eniporlé parla fougue de son caractère. La violence de sa polémique dépassa souvent toutes les bornes de la modération. Né pour la lutte, il accepta toujours et provoqua souvent le combat, non seulement avec les docteurs catholiques , mais avec les écrivains de sa propre communion qui ne partagr^aient pas toutes ses opinion», ensorte que Burman a pu lui reprocher avec raison de n'avoir épargna presque aucun des théologiens de son temps.
Notice BiBuoiiRAruiyti:.
I. Sennoii sur la 2^^^' 'destinai iou, 1623, in-ii. — Anonyme, imprimé sans sa participation.
II. De iniquâ disputandi nobisnim methodo à Jesuitis vsnrpaln, ]i\i'ô.
— Serait-ce la réponse do Des Marels àM"' i^Hurtehize? Dans ce cas, il y en aurait eu une édit. antérieure, inconnue à Paquet et ^ tous les bibliographes.
m. De judice controverslarum ,