‹ La France protestante (volume 4)Chapitre 85 sur 189 · DOC · texte numérisé non relu

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ni>(>Tli (RicHAUD), ué à Couiicos. Chassé do. France par les [lerr îc.iiiions, Diiioth se rcfutçia eji An<^le- ;'iM% (rnù il passa à Strasbourg, puis À \\À\v.. 11 séjourna dans cette dernière viiio jusqu'en !o7i qu'il lut appelé à M(»iill)«niard comme pasleur de l'église lr;m<;aisc, en reniplacemeut de Floret.

Ciîlle église déji nombreuse s'augimmla considéri'.blemenl par Tarrivéô successive de beaucoup de réfugiés des diirérentes parties de la France, surtout lorsque le traité de Nemours eut proscrit le culte réformé. Tout furent accueillis avec bienveillance, et les deux ministres Dinolh et Samuel Cucuel^ s'empressèrent de les admettre à la Cène, après avoir calmé leurs scrupules exagérés, mais honorables, en leur assurant qu'ils ne croyaient ni h la transsubslanlialiou ni mêuie k la ronsubstantiation(67o^/'?o^ Ihipvy, N« iiO.'J), exemple admirable de tolér; ::ce donné pour la première fois et à une époque oïl les deux confessions évangéiiques continuaient 5 se combattre avec un acharnement insensé. Il est vrai que le besoin d'un accord était alors vivement senti, comme le prouve le colloque cjui se tint, en l.'iSG, ï Montbéliard, et auquel Dinolh assista •^)mme un des tenants de rFgliso luthérienne. Selon le Précis de la réformation dans le pays de Montbéliard, cette conférence n'eut d'autre résultat que d'accroître les prétealions des réiuixiés français et d'augmenter les discordes, en sorte que le comte FrrWnc n'y vit d'autre remède que de chasser de ses états tous ceux qui ne voulurent pas signer la confession de foi luthérienne.

Dinoth ne fut pas témoin de ces eii-ès d'un zèle trop fougueux, il mourut pende tempB après le colloque. Il a laissé des ouvrages historiques que leur impartialité rend précieux.

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