‹ La France protestante (volume 4)Chapitre 9 sur 189 · VI. Hymnes spirituels, Lyon · texte numérisé non relu

VI. Hymnes spirituels, Lyon

— Mentionné par Leu. Du Verdier, de son côté, indique : Cantiques spirituels en nombre vingt-six, Lyon, J.

Cariot, 4560, in-4 6.

VU. Principia latine loquendi serin bendique selecta ex Epistolis Cicerpwti, Paris., 4 556, in-8'; Tigur., 4578, in-8*; trad. en angl., 4 575,8V

VIII. Conciones sacrœ viginti sex, 4557, in-4 6, et en franc., sous le titre d'^Epistres ehrestiennes, Lyon, 4557.

IX. Rudimenta grammaticœ de partium orationis declinatu, recog^ nita unà cum appendice, 4 558.

X. Le miroir de la jeunesse pour la former à bonnes mosurs et civilité dévie, Poicliers, 4559, in-4 6; Paris, 4660, sous le titre : Cioilité puérile.

XI. Colloquiorum scholasticorum libri J V, ad pueros in latino sermone exercendos, 4 564, in- 8% et souvent depuis; trad. plusieurs fois en français, uotamment par Gabriel Chappuis, Lyon,

4576, in-8*; par Jean de Caurres, Paris, 4578, in-16, et en partie par Dumas, en 476S ; trad. enangl., au moins en partie, par Clarke, Lond., 4722 et . 4740,in-4«.

XII. Renumstrances et exhorta,' tioHê au roi et aux grands de son royaume^ Gen., 4564, in-S"* (4).

CORDOUAN, nom d'une famille illustre du Maine qui a donné à l'Eglise protestante des preuves nombreuses de la sincérité et de l'ardeur de sa foi. Dès 466S, on voit un seigneur de Mimbré, ûefde la maison de Cordouan, figurer parmi les Protestants qui s'emparèrent du Mans. En 4568, deux Mmbré se joignirent à Andelot et combattirent sous ses ordres jusqu'à la bataille de Jarnac où ils périrent Fun et l'autre. En 4570, nous en trouvons un troisième, Jacques de Cordouan, seigneur de Mimbré, mentionné parmi les chefs huguenots qui servaient sous Goligny. C'est apparemment de ce dernier que descendait Louis de Cordouan, seigneur de Mimbré, capitaine dans l'armée de Henri lY, qui épousa, en 4 597 , Elisabeth de Beaumanoir, dont il eut, à ce qu'il parait, un fils marié à Marie de La Noue, petite-ûUe du célèbre Bras-de- .

fer. Le silence inexplicable gardé partous les nobiliaires sur cette famille d'ailleurs illustre, en nous réduisant à l'impuissance d'en établir la filiation, ne nous permet pas de décider si Renéde Cordouan, marquis de Langey et un des confesseurs de la foi protestante à l'époque de la révocation de l'édit de Nantes, descendait directement de Jacques de Cordouan. Le marquis de Langey avait épousé Marie de Saint- Sim» de Court orner; mais son mariage ayant été rompu pour cause d'im-

(1) Cet article a été donné k la France protestante par M. le pastear Paumierde Rouen, qui s'occupe, depuis bien des années, de recuf illir des matériaux pour une histoire des églises de la Normandie. Nous avons fait seulement qaelques légères additions a la bibliographie; si nous avions commis quelque erreur, Une serait pas juste que la faute en retombât sur M. Paonicr.

puissance, à la requête de sa femme et à la suite d'une procédure scandaleuse, que Tallemant des Réaux se plaît à raconter dans tous ses détails, il se remaria avec la sœur du maréchal de Navailles, Diane de Montault, qui lui donna plusieurs enfants. Fermement attaché à la religion de ses pères, il fut jeté, en 4 686, dans les prisons de la Bastille, avec son fils, qui ne tarda pas à se convertir; sa femme fut enfermée dans le couvent de Panthemont , et sa fille aux Récollettes. M"* de Langey suivit bientôt l'exemple de son fils.

{Archiv. Ë. 3372); mais le marquis et sa fille restaient inébranlables. En 4 687, M. de Langey fut transféré dans le couvent de Saint-Victor et sa fille dans la maison des Miramionnes.

Toujours opiniâtre, il fut envoyé à Mons en 4 688; cependant il parait qu'il finit par céder, tandis que sa femme, au contraire, parvint à fuir et se retira en Hollande. On lit, en effet, dans les Additions aux Mémoires de Dangeau par Lemontey, sous ladatedu8 sept. 4 74 S:

«Madame Langeais [Langey], sœur de Madame de Noailles [Navailles], ré fugiée en Hollande, avoit plus de 80 ans, lorsqu'elle perdit son mari qui éloit resté en France. » Dangeau ajoute que ses enfants obtinrent la permission de la faire revenir dans sa patrie et qu'elle se convertit. Qu'on juge de la sincérité de semblables conversions!

En récompense de son apostasie, Louis XIV accorda à la marquise de Langey une pension de 4000 livres.

Sa fille Judith en obtint une autre de 2000, ce qui prouve qu'elle aussi avait fini par succomber. {Archiv. E.

CORHIÈRE (Jeân) , dit Barrelles, cordelier espagnol converti au protestantisme. La Faille nous peint Cormère comme un homme docte, éloquent, fort courageux, mais aussi fort étourdi, et Bèze convient que son zèle n'était pas toujours réglé par la prudence.

Avant son abjuration, il avait publié un livre qui avait été condamné par la Sorbonne et brûlé, ce qui prouve que.

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ik$ eaUe époqne, il {«rtigaait au moins enpartiek^ opiaions des réformateurs, i^rès sa conversion, il se ftt recevoir ministre de Sainte-Foy et fut placé eonune pasteur à Agen, où il se maria avec la fille d'un apothicaire. L'église de cette ville se rassemblait alors dans la maison d'un conseiller nommé de Raussanes. Gormère la desservit pendant peu de mois , Jeanne d*Albret Payant appelé i Lectoure pour y organiser l'église; cependant il parait être retourné à Agen. C'est de là au moins qu'il alla trouver Montluc pour acheter sa neutralité au prix d'une forte somme d'argent; mais le farouche capitaine, dont l'unique vertu était une fidélité inviolable à son roi, accueillit fort mal ses ouvertures et repoussa durement des offres que les églises lui firent encore renouveler en vain par Boisnormand et Labat, un de ses fermiers.

Vers la fin de 4564 ou au commencement de 4 56S, Gormère fut appelé à Toulouse avec ÀheldeNort^ MoUnet, déjà avancé en âge, et Nico^ lai Foulcon ou Folion^ dit La Vallée, qui, bientôt après, fut envoyé à Castres, d'où il passa à Orléans comme successeur de René ou Pierre Gilbert, dit La Bergerie.

Le protestantisme avait fait à Toulouse d'immenses progrès. De l'aveu de La Faille, le nombre des Réformés s'élevait alors au moins à 20,000, parmi lesquels on comptait, entre autres personnages de distinction, les huit capitouis : Adhémar Mandinel- H, docteur en droit, Pierre Hunaut, baron de Lanta, Pierre d*Asse$at, seigneur de Dussède , Pierre Du Cèdre, docteur, Guillaume Dareau, docteur, Antoine de Ganelon^ seigneur Du Sel et de La Triche, Olivier Past&reau , bourgeois , et Arnaud Vignes, coseigneur de Montesquieu.

L'église s'assemblait chez un procureur au parlement nommé Prévost; mais à la publication de l'édit de janvier, les Protestants firent bitir hors de la porte de Villeneuve un temple qui pouvait eontenir 8000 personnes et qui était

presque toujours plein de fidèles alté* rés de la Parole de Dieu, malgré les insultes et les attaques auiquelles ils étaient en butte, à l'aller et au retour, de la part d'une populace fanatisée par les prédications des moines, par les confréries, les processions, et par les autres moyens employés toujours avec succès par le clergé romain pour échauffer les imaginations du peuple.

Le désordre alla si loin que, pour prévenir l'effusion du sang, les capitool* durent entourer de troupes le lieu où s'assemblaient les Protestants. Un jour que Gormère prêchait en présence dft plus de 3000 personnes (d'autres disent que c'était son collègue de Nort) , ua soldat placé en sentinelle sur le rempart tira un coup d'arquebuse si malheureusement que la balle blessa trois Sersounes et tua le jeune La Garde^ îontheton du Quercy. Après avoir fait enlever le corps, Gormère termina soq sermon sans s'émouvoir. L'imprudent soldat fut arrêté. Il s'appelait Méchard et était au service de l'imprimeur Bou^ detnlle, zélé protestant. Lui-même professait la religion réformée. Appliqué à la question , il affirma qu'il n'avait voulu qu'effrayer l'assemblée. Quelques mois après, le parlement le fit pendre, non pas comme meurtrier, mais comme huguenot.

Un homme d'un caractère aussi impétueux et aussi énergique que Gormère devait être partisan des mesures extrêmes. Ce mt lui qui, dans un sermon violent, poussa les Protestants de Toulouse à précipiter le dénouement d'une conjuration qu'ils ourdissaient pour s'emparer de la ville. Nous raconterons ailleurs la sanglante issue du complot. Condamné à être brûlé vtf, Gormère eut le bonheur de sortir de Toulouse et de se retirer en lieu sûr; mais, depuis cette époque, il disparaît complètement de l'histoire.

COH!ULO.\l\ famille de la Brie Champenoise. Avant d'embrasser la réforme, les Gormont avaient donné des preuves de leur piété en fondant un hôpital dans le village des Bordes

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et io éolant richement la chapelle de leur chMean. De?eau membre de l'É- ^iae protestante, Antoine Cormont^ aieor Des Bordes, fils de Gilles de Cormont et de Jeanne de Pradine, cmt poQToir 8*apptopher les revenus des JNuiations pieuses de ses ancêtres; ii te contenta d'entretenir un chape^ lain. sous le nom duquel il jouissait 4e 00 bénéfice, sans prendre garde qu^il toiBJ>ait par ce seul fait sous le coup de Texcommunication lancée par le II* Synode national contre ceux qm «entretiendraient Tidolâtrie direoteme&t ou indirectement. » C'était, du reste, on Taillant gentilhomme. En 457S, il ayaii servi avec La Noue en Flandre». En 4587, il r^oignit Tannée allemande avec Mouy. Fait prisonnier (ians une escarmouche , il fut envoyé par Henri ID aux Suisses , et ce fut par •on entremise que se négocia la bon* teuse capitulation d'iuneau. Plus tard, il rendit à Henri IV des services en con* aidération desquels il obtint le brevet de gentilhomme de la chambre et de capitaine de 50 chevau-légcrs. II était fort considéré non-seulementparréglise de Sésanne qui l'avait choisi pour laden, mais par toutes celles delà Champagne qui le députèrent au Synode latioaal de Privas, en 4642. Resté veuf de iUdeUUne Hotman, il épousa Bëckel Bockart, et laissa, outre trois filles, nommées Anne-Mârii, Annb et Junmi, un fils appelé Jim, que le duc de Bonillon choisit pour gouverneur de son fils, et qui, l'éducation du prince de Sedan terminée, alla servir en IIollande sous le prince d'Orange avec le grade de capitaine d'une compagnie de chevau4éger8. Jean de Cormont.mou* rut avant 4644. 11 avait épousé, en 4648, Susanne de La Uarche-Dee Contes^ fille &' Antoine, sieur de La Roche, gouverneur de Sedan, et de Susan7ie dcMenecourt. De ce mariage naquirent Châilis , mort jeune , An- ToiNi, sieur de Villeneuve , Maubici, Majui, Rachel-Sophii, Théodore et SczàjiNE-ANiiE-ALBBaTiifi. Cette der* nière fut mariée, en 4 650, avec Abra-

kam Le Fivn dé Comumi, sienr de»

Nuisementet de Rieux, fibi de Triitên Le Fèvre et de Judith de Muaan, d'une autre branche de la môme famille. Elle le rendit père de deux fils, AiTTOiiiE et Samuel.

Cependant Louis XTV se montrait de plus en plus hostile à l'Eglise protestante. Le clergé catholique, pour lequel le mot de prescription est un non sens, jugea le moment venu de recouvrer la bénéfice dont il avait été dépouillé. En 4 668, le curé de Meure intenta un procès ai Antoine de Cormont et refusa toutes ses offres d'accommodement. A« bout de six ans, l'affaire fut enfin jugée au parlement de Paris. De Villeneuve fut condamné, le S7 avril 4 674 , I

{^ayer une somme de 4000 livres dont es revenus seraient employés à l'entretien de quatre lits à Thospice de Sélanne, à faire mettre une croix à la chapelle de son château , avec une cloche et un bénitier, à la faire réconcilier par l'évêque, à fournir le luminaire et les ornements, à faire dire tous les jours une messe, de plus à une amende de 200 livres et aux frais.

Antoine de Cormont vivait encore en 4679. Il fut député, cette année, avec son beau-frère, au synode provincial de Charenton. Il avait épousé Anne de Jaucourt, dont il eut un fils qualifié de bon protestant dans les Mém. de M** Du Noyer, qui le vit en Hollande où s'il s'était réfugié avec ses sœurs, et où il servait avec le grade de capitaine.

GORNAND DE LA GROZB (Jean), réfugié en Angleterre après la révocation de l'édit de Nantes. La Croze s'est fait avantageusement connaître par plusieurs publications.

I. Bibliothèque universelle, publiée en collaboration avec Jean Le Clerc ^ jusqu'au onzième volume qui est entièrement de lui.

II. Recueil de diverses pièces concernant le Quiétisme et les Quiétistes, êuMolinos, ses sentimens et ses dis cibles, Amsl., 4688, in-8\— Cet outrage rare et peu connu contient une

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*trad. de laGuide spirituelle et du Traité de la communion de Molinos.

lil. Trois lettres touchant Vétat .présent d^ Italie, la h'* regarde Molinos et les Quiétistes ; la 2% Vinquisition; la 3% lapolitiçue, pour servir de supplément aux lettres du docteur Burnet; trad. de Tangl., Colog., 4688, in-8^

rv. The Works of ihe Learned, Lond., 4691, in-4".

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